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STING (17 OCTOBRE 2019)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP
Dire que l’actualité de Sting est chargée en cette rentrée est un euphémisme ! La veille de son concert à l’AccorHotels Arena, le chanteur donnait une conférence de presse à laquelle Music Waves était convié...
STRUCK - 01.11.2019
C'est dans les murs du prestigieux Royal Monceau que Gordon Matthew Thomas Sumner plus connu sous le surnom de Sting donne cette conférence de presse et évoque cette nouvelle tournée mondiale mais également l’édition spéciale de son dernier album en date, "My Songs". Outre cette édition spéciale qui comprend des réinterprétations de ses titres les plus connus dans des versions remixées auxquelles s'ajoutent des versions lives enregistrées en live l’été dernier, l’actualité de Sting est également la sortie d’un coffret de 6 CDs de tous les albums studio de The Police avec un CD de raretés, de faces B…

Quand on vous dit que son actualité est chargée, on ne vous ment pas… Et c’est un Sting au naturel et parfaitement détendu qui a donc répondu à toutes nos questions pendant un court mais très instructif échange pour évoquer bien entendu son actualité, mais également sa carrière de façon générale, ses aspirations en tant que musicien mais également en tant que citoyen et homme…





Un enregistrement n’est jamais terminé, c’est toujours un travail en cours.


Pourquoi nous proposes-tu cette réédition de relecture de tes titres ?


Sting : A mon avis, un enregistrement n’est jamais terminé, c’est toujours un travail en cours. Je travaille donc constamment les chansons, en essayant de les réimaginer, les refaire… Des albums ne sont jamais terminés : ce sont des choses organiques, vivantes !


Je suis toujours en dehors de ma zone de confort…



Tu n’as eu de cesse d’évoluer pendant toute ta carrière de The Police, à ta carrière solo en passant par des duos avec Shaggy. Comment expliques-tu cela ?

Tu sais, j’aime beaucoup la diversité de ma carrière. Je préfère créer des surprises (Sourire) pour l’auditeur mais également moi-même ! J’essaie donc de faire des choses inattendues comme par exemple des chansons de la renaissance au luth (l’album "Songs from the Labyrinth", son huitième album solo) ou travailler avec Shaggy (l’album "44/876") qui sont des choses très opposées mais cela me permet d’évoluer, ça maintient mon intérêt en éveil. J’essaie de ne jamais avoir de complaisance, j’essaie de rester sincère et frais par rapport à tous ces différents projets : je suis toujours en dehors de ma zone de confort…


Si je faisais toujours la même chose, je m’ennuierais!


Mais ainsi tu es conscient de pouvoir décevoir certains de tes fans de la première heure ?

Mais si je faisais toujours la même chose, je m’ennuierais (Sourire) !


Et concernant la réédition de ces coffrets : est-ce une façon de clore un chapitre ou pouvons-nous rassurer de suite tes fans, cela ne marque pas la fin de ta carrière ?

Non, la sortie de ces coffrets est une chose mais c’est important d’avoir un objet aussi beau pour marquer d’une pierre angulaire une telle carrière. Et comme je le disais précédemment, une chanson n’est jamais terminée : je vais jouer ‘Roxanne’ demain à Bercy et je vais devoir réinventer ma façon de la chanter. C’est mon boulot : ces chansons ne sont pas des pièces de musée, ce sont des organes vivants !


Comment s’est fait le choix des chansons intégrées dans ce nouvel album ?

Les chansons se choisissent d’elles-mêmes ! Les chansons les plus populaires sont très faciles à choisir : je les joue depuis des années sur scène et quand je les joue, je me rends compte si c’est ce que le public veut entendre.
Et quand je réimagine une de ces chansons, c’est mieux que ce soient des titres avec lesquels le public est familiarisé pour qu’il puisse voir la différence, plutôt qu’une réinterprétation d’une chanson obscure qu’il ne connaîtrait peut-être pas.
Mon intention pour les chansons a toujours été de les faire évoluer et ces titres sont les meilleurs exemples de cette évolution à travers les années. Je connais mieux aujourd’hui ces chansons que lors du premier enregistrement. Un premier enregistrement est comme un premier rendez-vous, et comme toute relation, plus la relation avec une chanson est longue, plus on la connaît, plus elle est riche…


Malgré tout, peut-on dire que ces chansons sont très préférées ?

C’est une question qui n’est pas juste, c’est comme me demander quel est mon enfant préféré (Sourire) !
Dans un sens, on dirait que ce sont des chansons différentes mais j’aime considérer ces chansons comme une seule qui représente une longue histoire de ma vie et certaines sont donc plus populaires mais je suis reconnaissant pour chacune d’entre elles.


Quelles sont tes relations avec les anciens membres de The Police ? Comment vous êtes-vous organisés pour la sortie de ce coffret dédié à The Police ?

On l’a juste fait (Rires) :  il y a eu très peu de conversation !


Généralement je suis agréablement surpris et content de ma musique !




Concernant le coffret The Police, as-tu redécouvert certains titres parmi les raretés que tu proposes ?

J’écoute ma musique par accident ! Parfois, je fais des courses et une de mes vieilles chansons est passée dans le magasin et je me dis comment j’ai pu faire une telle musique quand on n’était encore que des enfants (Sourire) ! Je n’écoute donc pas souvent ma musique si ce n’est par accident… Mais généralement je suis agréablement surpris et content de ma musique !
Si j’écoutais le coffret, je trouverais probablement des choses qui m’intéresseraient et j’espère que ce sera également le cas de ceux qui l’achèteront.
Mais je me dis également que j’aurais pu mieux faire, je pourrais le faire différemment… Et l’album "My Songs" est l’exemple-même : l’idée que les chansons sont toujours en évolution


Tu as toujours été prolifique pendant ces 40 ans de carrière mais as-tu connu quelque chose qui se rapproche de la page blanche ? Et si c’est le cas, comment l’appréhendes-tu ?

Bien sûr et ça me rendait très anxieux… jusqu’à ce que je réalise que je ne serais pas en permanence productif.
Il faut qu’il y ait des moments d’arrêt de cette productivité pour pouvoir vivre sa vie, vivre des expériences qu’on retranscrit ensuite dans l’écriture. Aujourd’hui, j’ai moins peur de la page blanche au contraire, c’est même une partie nécessaire du processus, une partie du cycle. En ce moment, je suis en train de faire face à une page blanche mais ce n’est pas grave, ça reviendra : c’est cyclique !


As-tu envisagé de faire de faire un album de duos ?

Je suis très chanceux qu’on me demande de faire des duos. Ma maison de disques me dit que le dernier en date avec Maître Gims est un énorme tube. J’ai également fait cette très jolie chanson avec Mylène Farmer…
Ces opportunités viennent à moi, j’en suis reconnaissant. J’apprends toujours quelque chose en travaillant avec un autre artiste : faire des compromis, résoudre des problèmes avec un autre artiste… est un vrai défi ! C’est très intéressant et c’est un exercice d’humilité.


Mais comment arrives-tu malgré tout à garder ta propre signature en travaillant avec des artistes d’horizons si différents ?

Comme je l’ai dit, cette relation avec un autre artiste qui sont parfois de grandes stars est très intéressante. C’est une négociation, une relation, et tu dois écouter. La chose la plus importante quand tu es musicien est de pas travailler avec tes doigts avec lesquels tu joues d’un instrument mais bel et bien les oreilles. Il faut savoir écouter ce que l’autre chante et ce qu’il dit et alors ensuite seulement tu peux créer un duo. Sans écouter, tu ne peux pas être un musicien ! C’est donc un exercice de compromis, d’humilité : il faut être assez humble pour apprendre de nouvelles choses. Comme je l’ai dit, j’ai toujours appris des autres artistes, toujours !


Et envisages-tu de faire un album de reprises avec des artistes de la nouvelle génération ?

Ce serait une opportunité magnifique mais les demandes de duo dont nous avons parlé viennent initialement des autres (Sourire) ! J’ai toujours été fasciné par les jeunes artistes et ce qu’ils font et le fait qu’ils veuillent travailler avec moi alors que j’ai un certain âge (Rires) !


Tu vas jouer demain à AccorHotel Arena, les derniers concerts que tu as donné à Paris étaient dans des salles plus petites. Comment appréhendes-tu la préparation d’un tel concert par rapport aux autres dates ?

J’ai toujours été très chanceux dans ma carrière de pouvoir jouer dans des salles de dimensions très différentes. La première fois que j’ai joué à Paris, c’était au Gibus qui est une salle très petite mais j’ai également joué au Stade de France et plein de tailles intermédiaires. C’est comme un muscle : jouer au Stade de France nécessite de travailler certains muscles et jouer dans des petits clubs en fait travailler d’autres. J’essaie donc de garder ces deux extrêmes fluides…


Tu es un super chanteur mais également un bassiste génial. Le fait d’être bassiste qui n’est pas le musicien qui est généralement sous les projecteurs, penses-tu que cela a un impact sur ta réinterprétation de ces chansons ?

Le fait d’être bassiste dans un groupe est très intéressant. Le guitariste a une place beaucoup plus harmonique en jouant sur six cordes. De mon côté, je ne peux jouer que sur une note mais en fonction de la note que je choisis, je peux totalement changer l’harmonie du morceau. Et comme je chante en plus qui est souvent la place du leader du groupe : je dirige donc le groupe et c’est quelque chose de très puissant.
Mais le fait de jouer de la basse et chanter en même temps n’est pas si facile, c’est vraiment compliqué : c’est un exercice de contrepoint ! Et finalement, le fait de jouer ces deux rôles me permet d’être payé deux fois plus (Sourire) ! (En français) "Ce n’est pas vrai" (Rires) !


Les cultures française et anglaise ont été enrichies par l'immigration




Les Français t’aiment mais toi, comment les perçois-tu avec leurs qualités et leurs défauts ?

Je trouve la culture française très sophistiquée musicalement. Je ne sais pas si votre compréhension des harmonies vient de votre éducation. Je me baladais dans le Parc Manceau ce matin et j’ai croisé un groupe d’écoliers qui chantait en harmonisant : ça m’a impressionné. Je trouve le public français très sophistiqué : il apprécie mes tentatives pour rendre ma musique plus complexe, plus intéressante.

En France, comme en Angleterre, la culture a assimilé la musique et la culture de certains pays d’Afrique. J’ai entendu pour la première fois du raï, musique de l’Afrique du nord, ici à Paris et ça m’a énormément stimulé. Comme j’ai été stimulé par cette musique de l’Afrique de l’ouest et du Sénégal plus précisément. Comme la musique jamaïcaine avec le reggae a influencé la musique anglaise. En ce sens, les cultures française et anglaise ont été enrichies par l’immigration en assimilant les cultures de cette immigration : selon moi, l’immigration rend la vie de tous meilleure !


‘Roxanne’ a été écrite ici à Paris et je crois que tu as toujours été attiré par cette ville. Et concernant la page blanche dont nous parlions tout à l’heure, penses-tu que Paris pourra à nouveau t’inspirer ?

La question concernant les nouveaux matériels et leur provenance est toujours ouverte. Comme tu l’as dit, ‘Roxanne’ a été écrite ici à Paris (NdStruck : Sting a écrit cette chanson à Paris en octobre 1977, inspiré par les prostituées qu'il voyait près de l'hôtel minable du groupe qui jouait à l'époque au Nashville club. Le titre de la chanson vient du nom de l'héroïne de la pièce Cyrano de Bergerac, lu sur une vieille affiche accrochée dans le foyer de l'hôtel. Les paroles de ‘Roxanne’ -"you don't have to put on the red light"- font référence à la lanterne rouge allumée des établissements de prostitution pour signaler qu'ils étaient ouverts au Moyen Âge et à l'époque moderne) . Et demain soir, je commencerai le concert (en français) "avec une histoire" (Rires). Je raconterai comment cette chanson m’a été inspirée.
Paris est une ville magnifique, c’est la ville lumière. Bien entendu, il y a des problèmes comme dans n’importe quelle ville, je ne la vois donc pas avec à travers un filtre rose bonbon, je la vois réelle telle qu’elle est mais c’est une ville inspirante.
Et encore une fois, je suis fan de la culture française, la musique française, les films français -j’ai vu un film génial dans l’avion hier, "Les Visiteurs 2", j’en pleurais de rire…


Noël marquant le troisième anniversaire de la mort de George Michael. Quel est ton avis de cette reprise ? Quel souvenir gardes-tu de ce duo et de George Michael en général ?

Je connaissais très bien George depuis ses débuts avec Wham!. C’était un homme extrêmement talentueux, un incroyable chanteur, un magnifique compositeur… Pendant quelques temps, il a habité pas très loin de chez moi au nord de Londres : je le connaissais assez bien… Son décès est une tragédie comme tous ces musiciens qui nous quittent trop tôt et pour lesquels tu te demandes ce qu’ils feraient aujourd’hui, quel type de musique feraient-ils ? Je regrette qu’il ne soit plus avec nous : c’était un homme magnifique !


Ma vie est si extraordinaire [...] que tout cela devient flou dans mon esprit !





Et tu souviens-tu fait un très beau duo avec lui sur ‘Every Breath You Take’ ?

Non (Rires) (en français) "Je ne m’en souviens pas !" Ma vie est si extraordinaire -chanter avec toutes ces personnes, tous ces concerts tous les soirs…- que tout cela devient flou dans mon esprit ! Tous ces moments si spéciaux deviennent un seul moment spécial !


Te souviens-tu de sa reprise de ‘Roxanne’ ?

Tout à fait ! Et ça m’a inspiré pour faire quelque chose de semblable ! Ce qu’avait fait George avec cet orchestre était très intéressant : j’ai volé cette idée et j’ai refait ma chanson de cette façon !


Et que penses-tu du retour du vinyle ?

Pour moi, le vinyle était une expérience quasi-religieuse. J’achetais les albums, je lisais toutes les notes, je regardais les artworks, la pochette… pour moi c’était une relique sacrée.
Puis je posais l’album sur la platine et le diamant sur le vinyle : c’était un vrai rituel important pour moi d’écouter de la musique ainsi et c’est quelque chose qui me manque. Aujourd’hui, quand tu écoutes de la musique en streaming, c’est comme faire fonctionner une machine à café, c’est une commodité sans aucune expérience artistique !
J’aime le fait que le vinyle soit de retour, qu’on puisse à nouveau tenir cet objet dans les mains comme quelque chose de sacré… Non je suis vraiment sérieux : c’était un rituel sacré !


Mon message est constant depuis 30 ans mais les politiciens devraient commencer à écouter


Tu soutiens plus que jamais la fondation Rainforest. Peux-tu nous dire un peu plus ? Et comptes-tu t’investir dans la politique ?

(Rires) (En français) "Jamais" !
Je parle de ces sujets en tant que citoyen de mon pays, de l’Europe, du monde. Je parle en tant que père, mari, grand-père… J’ai donc des droits, des responsabilités et des devoirs en tant que citoyen. Je ne parle pas de ces problèmes en tant que rock star mais en tant que citoyen.
Depuis 30 ans, je m’engage dans ces sujets et j’essaie de sauver ces forêts vierges sud-américaines, africaines, extrême orientales… Et la façon le plus efficace pour ralentir le changement climatique est de protéger ces forêts : c’est la solution la plus économique… mais aujourd’hui, nous brûlons ces forêts tous les jours ce qui contribue à augmenter le problème.
Mon message est constant depuis 30 ans mais les politiciens devraient commencer à écouter. Ils devraient écouter Greta Thunberg qui dit la vérité pour sa génération mais aussi pour tout le monde parce que ma génération a laissé tomber sa génération. Nous devons vraiment écouter ce qu’elle dit parce que ses propos ont vraiment du sens !


Nous avons d’autres sujets plus importants à traiter comme le changement climatique, les guerres… le fait d’avoir un passeport bleu ou rouge est totalement hors de propos !





Quel est ton avis sur le Brexit ?

Comme vous le savez tous, j’ai voté pour que nous restions dans l’Union Européenne qui est une union très importante selon moi. A la base, si nous avons créé cette union, c’est pour arrêter les guerres et nous avons oublié cela (Sourire) ! Nous avons oublié à quel point les guerres européennes ont été dévastatrices dans les années 1940. Le fait de commercer ensemble nous a aidé à rester en paix !
Je pense que cette décision de quitter l’Union Européenne sera très dommageable à court terme mais également à moyen et long terme. Je ne suis pas sûr que nous puissions vraiment la quitter, je pense que c’est impossible : il va falloir réfléchir encore 20 ans pour savoir comment organiser cette nouvelle relation complexe !

Nous avons d’autres sujets plus importants à traiter comme le changement climatique, les guerres… le fait d’avoir un passeport bleu ou rouge est totalement hors de propos !
Je me considère comme un Européen, j’adore mon pays mais j’estime que nous devons rester dans l’Union. Et puis, il faut se souvenir que c’est un référendum qui a été très serré -ce n’était pas un vote unanime pour quitter l’Union, 48% voulaient rester- et je suis convaincu que si nous faisions un autre référendum demain, mon sentiment serait que le résultat différent mais ce n’est que mon sentiment…


Et quel pourrait être l’impact sur les musiciens anglais ?

Aujourd’hui, je peux venir et jouer en France facilement. Je peux également aller en Hollande ou en Allemagne… Devrai-je avoir un visa pour jouer à Paris ? Ce serait un cauchemar…
Et puis, je vis également en Italie. Devrai-je également avoir un visa pour me rendre dans ma ferme ? Ce ne sera pas facile. Si ce Brexit se concrétise, il y aura des embouteillages monstres de Paris à Calais et de Douvres à Londres… Ils ne pourront pas gérer ce trafic, c’est impossible !


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