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LIFE LINE PROJECT - JUIN 2010


INTERVIEW - ROCK PROGRESSIF
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Ecrit par Tonyb le 04.07.2010
Rencontre avec Erik de Beer, fondateur et tête pensante de Life Line Project, projet de rock symphonique découvert récemment dans les colonnes de MusicWaves.
Entretien réalisé par mail EN FRANÇAIS entre le 15 et le 21 juin 2010


Bonjour Erik, merci de nous recevoir et de bien vouloir répondre à nos questions concernant ton projet Life Line Project.
Pour commencer, peux-tu te présenter aux lecteurs de MusicWaves, et nous retracer rapidement ton parcours musical, de tes débuts jusqu'à Life Line Project ?


Mon intérêt à jouer du rock symphonique a débuté dès que j'ai commencé à jouer de la guitare. Mais les instruments essentiels pour produire de vraies sonorités symphoniques restant cependant les claviers, j'ai rapidement commencé à dilapider le contenu de ma tirelire pour des instruments comme un synthétiseur ARP Pro-Soloist , un orgue Viscount, un piano électrique etc… Du coup, quelques années plus tard, je possédais déjà 8 claviers, dont deux synthétiseurs Moog.
J'ai alors joué dans un premier groupe de rock progressif, J.S. Quasar, en 1975, comme guitariste et claviériste. D'ailleurs, quelques pièces de Beyond Time datent de cette période. C'est à cette même époque que j'ai entrepris mes études au conservatoire de musique.
Mais, quelques années après, influencé par des groupes comme Triumvirat ou U.K., je me suis rendu compte finalement que je préférais évoluer avec une structure claviers/basse/batterie, et j'ai alors commencé à travailler avec Brancard, mais la musique est devenue alors de plus en plus compliquée. Dans les années 80, influencé par l'évolution commerciale de la musique, le bassiste a voulu faire des tubes (sans y parvenir d'ailleurs) et j'ai ainsi décidé de quitter le groupe.
J'ai ensuite réalisé deux cassettes-démo sous le nom de Zoundworks, une avec chanteuse et l'autre complètement instrumentale.

Puis, une fois mes études terminées au conservatoire, je suis devenu professeur de guitare et de clavier dans une école de musique. C'est à cette période que j'ai vraiment ressenti le besoin de faire de la vraie musique, et c'est alors que j'ai créé ce projet nommé Life Line Project, qui s'est révélé être une véritable soupape de sécurité !
Tout d'abord, j'ai commencé par jouer tous les instruments, avec la participation d'une ou plusieurs chanteuses le cas échéant. Les démos Journey To The Heart Of Your Mind (en 1990) et Duplo (en 1991) reçurent des critiques positives dans des magazines comme Harmonie. Toutefois, à cette époque, je ne jouais et n'enregistrais que pour mon propre plaisir et je ne faisais pas grand chose d'albums comme Beyond Time ou Time Out.
Durant la période 1995-2003, je me suis même complètement éloigné du rock progressif pour fonder et diriger un ensemble baroque – Tempesta Consort – avec lequel j'ai enregistré plus d'une soixantaine de disques de musique rare et peu jouée.
Finalement, je suis revenu au rock symphonique en 2003 et à mon projet, avec Illusion et avec un groupe complet. J'ai alors produit de nouvelles versions de The Journey et Duplo.
Et puis, tu as pu lire dans le livret que lors de l'enregistrement de The King, on m'a diagnostiqué un cancer en phase terminale, qui s'est en fait révélé être une "simple" sarcoïdose (NDLR : non, il ne s'agit pas d'une allergie à notre président (!), mais plus sérieusement d'une maladie inflammatoire qui peut atteindre les poumons). Ces événements m'ont alors décidé à publier mes différentes œuvres, et à reformer le groupe pour enregistrer The Finnishing Touch et Modinha … en attendant un nouvel album tout proche d'être terminé !
[IMAGE1]

Musicalement, quelles sont tes influences ?

Mes influences sont multiples. Aux Pays-Bas, il y avait un groupe nommé Earth And Fire qui a produit un superbe album symphonique, Song Of The Marching Children (1972), saturé de Mellotron, de Gibson Les Paul et avec un chant féminin délicieux. A l'époque, c'était vraiment quelque chose de différent, et je voulais vraiment arriver à réaliser de telles choses. Il y avait également Triumvirat avec le génial Jürgen Fritz, qui jouait de façon plus mélodique et plus subtile que des gens comme Keith Emerson.
Un peu plus tard, j'ai également adoré l'excellent album de Mona Lisa, le Petit Violon de M. Grégoire et ce fut alors ma décision de réaliser des albums racontant une histoire.
Je préférais bien entendu les groupes avec beaucoup de claviers : j'ai ainsi beaucoup appris en écoutant des gens comme Duke Ellington,Keith Emerson ou Rick Van Der Linden, mais sans jamais vouloir les imiter. J'ai toujours essayé de combiner de la musique élégante, solide et mélodieuse, avec virtuosité certes, mais sans me dévergonder.

Je comprends bien ton envie de vouloir publier ta musique lorsque ta maladie s'est déclarée ; j'ai pourtant envie de te poser la question inverse : pourquoi des pièces composées depuis si longtemps (35 ans pour certaines) n'avaient jamais été enregistrées et publiées ? Avais-tu peur de la réaction du public ?

Les raisons pour lesquelles je réenregistre des pièces des années 70 sont multiples. La première se nomme tout simplement nostalgie. La seconde est, comme chez beaucoup de mes collègues, le désir de toujours vouloir se perfectionner et s'améliorer. Du temps de Quasar et Brancard, je n'ai jamais pu réaliser d'enregistrements parfaits. A l'époque, notre motivation était plutôt de jouer en concert pour gagner de l'argent, et pouvoir ainsi financer nos instruments et notre équipement. De plus, c'était très onéreux de louer un studio rien que pour faire des démo.
Alors bien sûr, j'ai des bandes datant des années 70, mais je ne pourrai pas les utiliser pour en faire des albums officiels (éventuellement pour des bonus). Aujourd'hui, grâce aux bénéfices de mes albums classiques, je peux me lancer dans des enregistrements acceptables, et c'est bien agréable de pouvoir rejouer tout ce vieux répertoire.
J'ai toujours bossé très dur pour composer, jouer et enregistrer, sans jamais prendre le temps de faire de la promotion. J'aime beaucoup faire de la musique et dès que j'ai terminé un projet, je passe au suivant. J'ai toujours fait la musique qui me plaisait le plus, sans trop m'occuper de la critique ou des retombées commerciales. Alors non, je n'avais pas peur de l'avis des autres, mais je ne prenais surtout pas le temps de promouvoir tout cela.
La promotion, je l'ai surtout faite pour les projets de mes élèves, puis ensuite je partais me réfugier dans ma propre musique. C'est à tout cela que j'ai commencé à réfléchir en 2006, au fait de mourir sans laisser de trace de quelque chose que je considérais comme vraiment important.
Aujourd'hui, je peux constater que ce sont les critiques qui m'ont beaucoup aidé, et que dans le rock progressif, tant les chroniqueurs que les musiciens sont en fait de véritables amateurs (connaisseurs) du genre et n'œuvrent bien souvent que pour l'amour de la musique.

Tu as évolué à la fois avec un groupe, mais également tout seul. Aujourd'hui, Life Line Project est à géométrie variable : parfois tu es seul, d'autres fois tu es accompagné. Quelle formule préfères-tu ? Et comment choisis-tu la configuration que tu vas utiliser pour un album ?

Pour moi, la façon la plus convenable de débuter un nouvel album est d'en choisir le thème central. Cela peut être une histoire ou une fable, ou encore un thème musical (leitmotiv). Une fois ce choix effectué, il faut savoir de quoi on a besoin pour faire l'album. Pourrais-je jouer tout moi-même ? Ai-je besoin d'autres musiciens ?
Quand on joue tous les instruments soi-même, c'est souvent plus facile car on n'a pas besoin de prendre en compte les possibilités des autres musiciens. Tout avance plus vite car il n'est pas nécessaire de répéter plusieurs fois en groupe. On connaît ses propres bizarreries et défauts et on fait avec.
En opérant en groupe, c'est plus difficile … mais quand tout va bien, le résultat est en général bien meilleur, le son plus vivant. En travaillant avec un orchestre durant plusieurs années, j'ai vraiment appris à travailler en groupe et je pense que cela m'a beaucoup aidé pour les deniers albums de Life Line Project.
En tout cas, avant de démarrer l'enregistrement, j'achève en général presque tous les arrangements. Il faut d'abord savoir ce que les bois vont jouer, s'il y aura des chœurs et ce genre de choses. Dans le cas d'une ébauche élaborée, il est nécessaire que la musique soutienne et renforce les paroles. S'il y a un thème récurrent, il faut déterminer où ce thème surgira et comment.

Maintenant que je travaille avec un groupe complet, les choses sont un peu différentes. La musique est plus vivante et il y a une réelle interaction avec les autres musiciens. Je crois que c'est mieux pour moi et pour la musique.
Avec le groupe actuel, nous avons déjà réalisé deux albums, et le troisième qui paraîtra en septembre vient d'être terminé. Le groupe commence à être vraiment bien huilé. Surtout, on ressent nettement l'influence de Jason. J'espère que les autres membres vont également commencer à composer, car cela enrichira encore davantage la musique.
Jason, Jody et Iris sont encore très jeunes et ça promet pour le futur ! Quand on pense qu'ils n'étaient pas encore nés quand j'ai commencé le projet LLP en 1988 !!!

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Les Pays-Bas sont réputés pour leur scène progressive, avec énormément de groupes évoluant dans ce style. As-tu des contacts avec certains d'entre eux ?

Mon contact avec d'autres groupes est un peu limité à nos "amis" de notre MySpace. Je connais quelques personnes du temps où j'écrivais des chroniques dans Background Magazine, mais c'était dans la première moitié des années 90. En plus, je suis un peu plus vieux (52 ans) que la plupart des membres des groupes actuels.
La période de gloire des groupes des Pays-Bas date pour la plupart des années 70, époque dans laquelle l'originalité avait encore son importance. Des groupes comme Supersister, Focus, Panthéon et Earth & Fire (du temps des albums "Song Of The Marching Children", "Atlantis" et "To The World Of The Future") avaient un son très original. C'est d'ailleurs remarquable que la plupart des grands groupes hollandais étaient presque tous originaires de La Haye. La Haye avait déjà une réputation de ville rock, et du fait de la présence d'un des meilleurs conservatoires du pays cela donnait une formule gagnante. D'ailleurs, je suis moi-même né à La Haye.
Tu sais, des personnes douées comme Rick Van der Linden ou Thijs Van Leer n'ont jamais vraiment été estimées aux Pays-Bas. Virtuosité et talent sont des éléments qui laissent très circonspect chez nous. C'est dommage, car ce qui reste, c'est la médiocrité, l'originalité étant toujours considérée comme une fanfaronnade.
Ainsi, les temps glorieux ont disparu et nous sommes désormais en présence d'un conservatisme musical dans lequel seules les imitations de Pink Floyd et surtout Marillion sont acceptées, avec à côté le milieu gothique.
Pour moi, c'est différent car je n'ai jamais trop aimé Pink Floyd ou Marillion. La Hollande est surtout orientée vers les pays anglo-saxons, tandis que moi je préfère les pays latins. C'est pourquoi je parle et lit beaucoup en français, italien, espagnol, portugais et roumain.

Au-delà de ta formation musicale classique qui se retrouve dans tes compositions, as-tu des influences, des références issues de la musique rock ?

Naturellement, j'aime beaucoup la musique baroque et la musique contemporaine, avec des compositeurs comme Honegger, Poulenc et Martinu, et j'ai appris énormément d'eux. Mais je dois également beaucoup aux groupes progressifs italiens et français, qui ont toujours eu un son plus chaleureux et émotionnel que la plupart des groupes anglo-saxons. J'ai toujours essayé d'obtenir ce sentiment de chaleur latine dans mes thèmes les plus symphoniques. J'aime les belles mélodies et les harmonies entières, et tout cela se trouve plus chez les groupes latins que chez les anglo-saxons.

Plus généralement, quelle musique écoutes-tu ?

En ce moment, j'écoute beaucoup de musique cap-verdienne, car c'est vraiment quelque chose de différent. A part ça, de multiples genres musicaux : classique, folk, jazz-rock bref, toute bonne musique.
J'aime beaucoup également les groupes italiens des années 70, ainsi que des sud-américains comme Nexus ou Sagrado. Je suis toujours à la recherche de nouveaux groupes progressifs de par le monde, car le rock progressif et symphonique est une langue internationale dans laquelle chacun peut amener des éléments folkloriques caractéristiques de son pays, créant ainsi de nouveaux sons, de nouvelles possibilités.
Je pense ainsi que la musique est capable de se rajeunir et d'évoluer constamment. La vraie beauté naît de la diversité, pas de l'uniformité.

C'est peut-être comme cela qu'est né "The Finnishing Touch" qui aborde un style musical un peu différent de "Beyond Times" ou "The King" ? Peux-tu nous en dire plus sur cet album et son esprit ?

Après avoir terminé "The King", j'avais besoin de changer un peu de procédé. Les circonstances dans lesquelles je venais de réaliser cet album étaient tellement émotionnelles que je voulais passer à quelque chose de plus léger. J'avais trouvé dans un livre de chansons folkloriques anonymes une chanson finlandaise qui m'avait beaucoup plu. C'était une mélodie simple, mais à la fois éloquente et touchante. Presque immédiatement, j'en ai conçu la version "The Finnish Finish" (dans laquelle la mélodie passe d'un mode mélancolique à une exubérante fête villageoise), et je pensais que ce serait intéressant d'utiliser cette mélodie dans des styles musicaux différents, alternée avec d'autres pièces instrumentales.
De plus, je venais de renouveler le groupe avec l'arrivée des guitaristes Jason Eekhout et Jody van der Gijze, plus la bassiste Iris Sagan, et ce changement a apporté également une nouvelle sonorité à l'ensemble. Donc effectivement, cet album présente plus d'éléments jazz-rock, bien que la musique reste très mélodieuse. Et même si l'on a l'impression qu'il présente une collection de courtes pièces indépendantes, une écoute attentive vous laissera percevoir que les plages sont liées les unes aux autres. "Modinha", notre album de 2008, est conçu de la même façon.

Sinon, deux dernières questions pour terminer, questions "traditionnelles chez MusicWaves" …
Y a-t-il une question que tu aurais aimé que je te pose ? Si oui laquelle ? … et la réponse qui va avec !


Dans les livrets, il est indiqué "NO DIGITAL EDITING". Pourquoi cela ?
Nous voulons proposer un son authentique et vivant, donc nous n'utilisons pas d'ordinateur. Mieux vaut avoir un peu de disparité dans le timing, plutôt qu'un "quantizing" mécanique, et je préfère entendre des glissandos sur les cordes et des clics de baguettes plutôt qu'un son artificiellement corrigé. Plutôt un solo moins rapide qu'un solo "computerisé" et impossible à rejouer en concert. Aujourd'hui, les groupes veulent tout corriger et "jouer" des choses impossibles.
Alors bien sûr, dans les petits studios, un ordinateur est souvent indispensable pour pouvoir réaliser une production correcte avec de petits moyens. Et quand on travaille tout seul, c'est quasiment impossible de travailler sans séquenceur ou ordinateur. Malheureusement, la tentation de vouloir aller trop loin dans leur utilisation est devenue trop fréquente, y-compris dans les grands groupes, avec notamment un sampling trop important.
Il ne faut pas avoir peur des imperfections des vrais instruments et du vrai jeu. L'homme est de toute façon imparfait et doit toujours essayer de s'améliorer, mais sans tricher !.

Enfin, si tu devais te retrouver sur une ile déserte avec seulement 5 albums, lesquels emporterais-tu avec toi ?

Refugee – Refugee (avec Patrick Moraz)
Triumvirat – Illusions On A Double Dimple
Mona Lisa – Le Petit Violon de M. Grégoire
Nexus – Detras Del Umbral
José Cid – 10.000 Anos Depois Entre Vénus e Marte.
Salutations musicales et amicales des Pays-Bas et merci pour tout !

C'est nous qui te remercions Erik, pour ta gentillesse, ta richesse d'esprit et ta disponibilité.
Un grand merci également à Dorinde qui a rendu cette interview possible


Plus d'informations sur http://www.lifelineprojectbandclanofduplo.com
 
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