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LES POLÉMIQUES AUTOUR DU HELLFEST, DU METAL ET DU SATANISME (2E PARTIE)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
GUITAR HERO
Bien que le Hellfest version 2010 se soit déroulé dans de très bonnes conditions, le débat ne prend pas fin pour autant, c'est pourquoi nous vous proposons le deuxième volet de la discussion entre le sociologue Nicolas Walzer et le prêtre Robert Culat.
STRUCK - 06.09.2010
Pour relire la 1ère partie

De cette marginalisation voire désinformation sur le metal découle des rapports officiels sur le satanisme de la part d’une mission gouvernementale. Nicolas, quel est ton avis sur cette mission sachant que je crois savoir que tu y as fait un petit passage ?
Nicolas Walzer : Oui j’ai effectué un stage de quatre mois au sein de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, sous l’autorité du Premier Ministre). Là où c'est frustrant pour les sociologues, c'est que nous n'avons aucun pouvoir face aux politiques. Le président actuel de la Miviludes a déclaré sur un plateau tv qu'il n'avait rien à faire des recherches universitaires (sachant qu'il a maille à partir avec la justice sur diverses affaires).

Consciemment ou le plus souvent inconsciemment, les politiques n’utilisent la recherche que si elle vient les conforter dans leurs opinions de départ. Mais dans tous les cas, les obligations de temps, d’espace, de moyens qu’incombe la recherche ne va pas avec le monde de grande vitesse, du « tout tout de suite » qui est une conséquence de la mondialisation. On touche là à un des problèmes majeurs auquel est confrontée la recherche en science sociale aujourd’hui.

Les conclusions de la Miviludes sont évidemment inquiétantes. Mais surtout parce que sur la question du satanisme, elle est sous la coupe d’une seule personne (dont je ne citerai pas le nom mais tous les métalleux le connaissent pour ses interventions tv) qui a fait beaucoup de mal par son manque flagrant de connaissance de terrain et le fait qu’il criminalise ce qu’il ne connaît pas. Or, cette personne, comme par hasard, a toujours refusé tout débat tv avec moi ou mes collègues… C’est donc bien triste qu’un organisme officiel n’ait pas la présence d’esprit de vérifier les écrits de son prétendu spécialiste (et au contraire lui fasse prendre du galon juste après que moi et un collègue ayons rendu un rapport démontrant par a + b son manque de rigueur – ce qui en dit long sur la logique de cet organisme).

La personne en question pensait alors que j’étais jaloux de sa place alors pourtant que c’était moi et un collègue qui étions chargés de ce dossier avant lui et avant que nous décidions de quitter la Miviludes à cause de ses problèmes de méthodologie. De multiples autres chercheurs l’ont ainsi quitté pour les mêmes raisons. Tous sont bien conscients du gros problème de rigueur de la Miviludes (dont l’existence est justifiée par ailleurs, là n’est pas la question attention), puisque 90 % des sociologues remettent en question ses conclusions.

Et quel va être ou a été le résultat de cette chasse aux sorcières dont les temps semblaient révolus ?
Nicolas Walzer : Le résultat est que de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre en question ces conclusions alarmistes et surtout non prouvées. Le phénomène metal/gothic concerne aujourd’hui des centaines de milliers de personnes et les familles qui voient évoluer leurs ados dans ces mouvements se rendent compte que non seulement il y a très peu de problème mais surtout que la plupart s’équilibrent grâce à leur passion.

Jo Duplantier de Gojira déclarait à une télé locale pour le Hellfest en quoi le metal lui est bénéfique dans sa capacité à sublimer les pulsions agressives de l’individu (c’est le principe de la catharsis aristotélicienne). Plus en détail, dans la réalité, ces passions prétendues morbides homéopathisent la violence, équilibrent le psychisme de bon nombre de ces jeunes.

Au total, on peut conclure que Satan n’est plus qu’un symbole pour les métalleux, gothiques, ou même les satanistes car personne n’y croient comme entité physique. Ce symbole Satan est devenu un tuteur qui construit bien plus qu’il ne détruit. Comme je l’écris dans mon dernier livre (Satan profane. Portrait d’une jeunesse enténébrée, Desclée de Brouwer), « il est l’Adversaire qui crée une identité à cette jeunesse, le Diviseur qui la rassemble (Diable étymologiquement provient de diabolos, diviseur au contraire de symbolos) et l’Accusateur qui lui sert de porte-parole ».

Le Satan de cette jeunesse n’a plus rien à voir avec des films comme L’Exorciste ou Rosemary’s Baby, c’est juste un symbole de puissance culturelle (à bien différencier de la recherche du pouvoir social ou politique). La mutation de cette figure plurimillénaire née du mazdéisme zoroastrien (VIème siècle av. JC) est l’une des conséquences importantes des recompositions religieuses de notre temps. C’est d’ailleurs le sens du titre de mon livre : Satan profane. Le Satan sacré des Eglises a laissé la place au Satan profane de la boue des festivals.

Il faudrait d’ailleurs poser la question à Robert. Quelle est sa définition de Satan, croit-il encore à ce Satan sacré (entité physique) des Eglises/des évangiles ? Il me semble qu’il n’y a plus guère que certains exorcistes pour y croire, non ? J’ai entendu des témoignages d’exorcistes qui zappaient volontiers cette question embarrassante. Aujourd’hui, beaucoup travaillent main dans la main avec des psychiatres.

Le statut symbolique des croyances est d’ailleurs un point qu’oublie un peu un philosophe comme Michel Onfray en « substantialisant » les Evangiles alors que la majorité des chrétiens du XXIème siècle n’interprètent plus littéralement la Bible. Même si j’entends bien que Robert ne va pas contredire sa hiérarchie (c’est d’ailleurs ce que lui reprochent un peu certains métalleux). Qu’en dis-tu Robert ?

Robert Culat : Je vais répondre honnêtement à la question de Nicolas, et pas pour faire plaisir à ma hiérarchie… Oui, j’adhère à la foi traditionnelle de l’Eglise catholique (cf. Le catéchisme pour adultes des Evêques de France, n°128.129). Pour moi Satan est bien un être réel, cet ange déchu nommé autrefois Lucifer qui a péché contre Dieu par orgueil et veut entraîner les créatures humaines dans sa révolte contre Dieu. Quand je regarde l’histoire de l’humanité dans le passé et aujourd’hui, je me dis qu’une telle présence du mal ne peut provenir SEULEMENT de la méchanceté de l’homme et de sa perversion. Je pressens derrière tout cela une force supérieure, une entité capable d’inverser les valeurs.

C’est ce que Jésus affirme en donnant à Satan le titre de « prince de ce monde ». Cela n’enlève rien à notre liberté humaine et donc à notre responsabilité face au mal. En même temps Jésus ne cesse de dire que Satan est vaincu et il le montre par les nombreux exorcismes qu’il fait et surtout par son sacrifice d’amour sur la Croix et par sa résurrection d’entre les morts. Un vrai chrétien ne vit pas dans la peur de Satan. Que les exorcistes catholiques se fassent aider par des médecins spécialistes de la psychologie humaine et de ses « maladies » ne signifie pas forcément qu’ils ne croient plus en Satan comme en un être réel. Je me réjouis de ce que les exorcistes puissent profiter des progrès réalisés dans ces disciplines psychologiques pour pouvoir faire la différence entre une véritable emprise démoniaque et une maladie psychologique.

Quant à la lecture de la Bible, ce n’est pas parce que je récuse le fondamentalisme que je dois pour autant considérer tout le contenu de la Bible comme « mythique ». Le premier à avoir fait une exégèse (interprétation) critique et historique de la Bible est un prêtre français, Richard Simon, auteur en 1678 d’une « Histoire critique du Vieux Testament ». L’exégèse contemporaine de la Bible ne la vide pas de tout contenu valide pour la foi.

Elle dépasse une lecture littérale pour chercher le vrai message des textes sacrés particulièrement grâce à la notion de genre littéraire (on ne lit pas un texte poétique de la même manière qu’un texte historique, un texte prophétique comme un texte apocalyptique, un texte de sagesse comme un texte de prière etc.). La Bible est en fait une bibliothèque de 73 livres, écrits dans des langues différentes, par des auteurs différents et à des époques différentes ! L’activité littéraire par laquelle elle devient Ecriture s’étend de 1100 avant JC à 90 après JC.

C’est dire la complexité de ce livre pas comme les autres et la difficulté qu’il y a à bien l’interpréter. Aujourd’hui seuls les évangélistes américains et les sectes qu’ils ont engendrées de par le monde lisent les 10 premiers chapitres de la Genèse comme un récit historique de l’origine de notre monde en tenant mordicus au fait que notre monde a été créé par Dieu en sept jours, et ce n’est qu’un exemple. Je suis fier d’appartenir à une Eglise catholique qui n’a pas eu peur, même si c’est venu tardivement, d’intégrer les progrès des diverses sciences à sa vision de foi que ce soit dans l’exemple de l’exorcisme ou dans celui de l’interprétation de la Bible. Mais ce n’est pas une raison pour faire de Satan un simple mythe ou une superstition dépassée…

[IMAGE1]

Pour en revenir au metal à quand remonte le lien musique metal / satanisme ?
Nicolas Walzer : Comme explicité dans une autre réponse (Satan n’est à 99 % que du symbole), tu comprendras que je ne parle pas de satanisme mais d’imaginaire satanique en l’espèce.

Brièvement parce que la question est très vaste (et que je la développe dans mon Anthropologie du metal extrême), en voulant statuer sur le problème de la musique, le christianisme commençait par la juger maléfique. C’était l’idée de créer une musique religieuse qui posait problème, vouloir louer Dieu par la musique car l’art musical fut longtemps jugé équivoque. Que ce soit au Moyen Âge ou encore de nos jours, il est frappant de constater que les inquiétudes sont toujours de même nature.

Partant, les rumeurs d'adoration diabolique sont nombreuses, comme par exemple celle du violoniste du XIXème, Nicolo Paganini, accusé d'avoir vendu son âme au diable. Bien des procédés musicaux ont été, à l’époque romantique, associés à l’évocation ou au déchaînement des forces maléfiques : septièmes diminuées, usage du triton…, que l’on retrouve dans Meyerbeer, Wagner, Liszt… Le plus frappant est l’ancien terme diabolus in musica qui identifie la quinte et le triton à la présence du diable dans la musique. On a cru le voir dans maintes et maintes mélodies et notamment dans La Marseillaise. L’apothéose du triton est atteinte au XXème siècle avec l’opéra St François d’Assise d’Olivier Messiaen. Le triton est aujourd’hui pleinement accepté parmi les musiciens classiques.

Après il y a eu Robert Johnson accusé d’avoir vendu son âme au diable au détour d’un chemin pour jouer aussi bien du blues…puis Les Rolling Stones, les Beatles et bien sûr on arrive à Jimmy Page, fervent crowleyen au début. Sans oublier un groupe bien plus confidentiel : Black Widow qui avait un décorum très marqué sur scène.

Robert Culat : J’ajouterai l’exemple de la création du « Sacre du Printemps » de Stravinski à Paris en 1913. Cette représentation d’une œuvre illustrant la Russie païenne a suscité un véritable scandale parmi les spectateurs, une émeute au théâtre des Champs Élysées… Ce qui est nouveau, révolutionnaire, choquant à sa création, peut très bien devenir quelques années plus tard un classique indiscutable du patrimoine artistique mondial. Les cas sont très nombreux dans l’histoire de l’art. Le metal n’a que 30 ans d’existence, peut-être que dans quelques années il sera admis parmi les grands styles de la musique contemporaine…

Nicolas Walzer : C’est en effet une constante de sociologie de la culture : le subversif devient mainstream, il est récupéré, l’anomique devient canonique avec quelques nuances bien entendu, par exemple : on peut difficilement penser que le metal en France deviendra aussi populaire qu’en Allemagne (pour plusieurs facteurs dont je parle dans mes écrits).

Mais comment en est-on arrivé à l’amalgame qu’en tout amateur de metal sommeille un adepte de Satan en puissance pouvant faire office de secte ?
Nicolas Walzer : Tout d’abord, attention à ne pas faire d’amalgames sur des amalgames (rires). Il n’y a pas aujourd’hui de consensus politique ou juridique qui établit une telle chose. Si on veut que les politiques soient plus précis et rigoureux, essayons d’abord d’être précis envers eux sans tous les mettre dans le même sac en pensant qu’ils sont tous sur une même position. Il y a aujourd’hui plusieurs responsables politiques qui sont fans de metal (et pas seulement le député Patrick Roy).

Comme je te le disais, on ne peut pas parler d’un tel gros mot : « satanisme » sans le définir. C’est à cause de ce manque de définition que toutes les polémiques actuelles ont lieu, celle autour des subventions du Hellfest en particulier. Le fond du problème est que le traitement partial de certains médias occulte une introduction définitionnelle essentielle en l’absence de laquelle le trouble apparaît : qu’est-ce que le satanisme ? De quelle jeunesse parlons-nous ? Seulement après cette phase d’assainissement, il est possible d’en venir au cœur du débat : Pourquoi le satanisme attire-t-il la jeunesse ? Le satanisme est-il un délit, une conduite à risques ?

Je n’ai pas la place ici de répondre en profondeur à ces questions (c’est le domaine de mes écrits). Brièvement, j’établis une dichotomie fondamentale entre l’imaginaire satanique (de type culturel) mobilisés par les musiques gothic et metal, le cinéma, les BD... d’une part et le satanisme (de type religieux) d’autre part. Il s’agit de deux phénomènes différents, l’un culturel et l’autre religieux. En France, le premier est en forte augmentation à l'inverse du second (les satanistes ne sont pas plus d'une centaine dans notre pays).

Etre sataniste implique de se déclarer sataniste, d’appartenir à une organisation ou à un groupement plus ou moins établi se déclarant sataniste, de connaître les écrits de LaVey et d’accomplir certains rituels plus ou moins élaborés. Sans cela on est plus dans ce que la sociologie des religions appelle une « pratique religieuse ». Sans une définition de cet ordre, on prend le risque, comme certains catholiques intégristes, de voir des satanistes partout, de voir le diable partout.

Certains anti-subventions du Hellfest me rétorquent : vos critères sont trop étroits pour qualifier le satanisme. Mais ce qu’ils doivent absolument comprendre, c’est qu’il faut s’en tenir à l’étymologie, à la langue française en un mot ! Il faut clarifier cette lecture qui confond le religieux avec le culturel, les satanistes avec les sataniques, le satanisme avec l’imaginaire satanique. Pour ne pas devenir victime de l’altération des néologismes, il incombe de déterminer sous le suffixe « iste » tout ce qui renvoie à la religion, à la pratique cultuelle. On parle alors d’une personne sataniste, de structures, organisations, leaders, prêtres, dignitaires satanistes. En général, les « isme » renvoient à ce qui est organisé, implanté, de l’ordre de la doctrine. C’est la langue française qui le veut, je n’y suis pour rien.

En revanche, grosso modo, le suffixe « ique » implique tout ce qui touche à la pratique culturelle: l’imaginaire, l’esthétique, la littérature, la symbolique satanique… Le mot « sataniste » renvoie à la religion, le mot « satanique » renvoie à la culture. Il s’agit donc d’être précis. Effectivement on aboutit à très peu de satanistes mais tout comme on aboutit à très peu de catholiques pratiquants aujourd’hui. On comprend donc pourquoi les satanistes sont très peu nombreux puisque toutes les appartenances religieuses sont en crise aujourd’hui exceptés l’Islam et le protestantisme évangélique.

Si l’on est honnête par rapport à ce qui se passe sur le terrain, il faut parler d’imaginaire satanique donc pour le metal puisque le satanisme qui implique obligatoirement un culte de par son nom ne concerne à peine une centaine de métalleux en France (qui ont vraiment pris le parti de respecter une ligne de conduite en accord avec leur croyance sataniste – ce qui n’est absolument pas illégal en soi, chacun ayant le droit de pratiquer le culte de son choix tant qu’il respecte les lois de la République).

La véritable question que les anti-subventions Hellfest doivent se poser n’est pas de dénombrer les métalleux usant d’imaginaire satanique ou les satanistes mais de savoir s’ils sont dangereux. Or les faits prouvent le contraire, il n’y a jamais eu de problèmes au Hellfest, certains métalleux se rendent même parfois dans l’Eglise de Clisson pour se recueillir comme on a pu le voir dans un reportage de France 3-région.

Les deux ou trois groupes à problème comme Shining ne seront pas réinvités au Hellfest d’après le contact que j’ai eu avec les organisateurs. Si on examine les premiers groupes annoncés pour l’édition 2010, on s’aperçoit justement qu’il n’y aura vraisemblablement plus de groupes à problème. Certains diront Dark Funeral : mais à ma connaissance, si prégnant soit leur imaginaire satanique dans leur concept, Lord Ahriman ou Emperor Magus Caligula ne sont pas satanistes (toujours au sens sociologique du terme qui, je l’espère mais je rêve un peu sans doute, deviendra le sens commun). On peut énumérer un million de fois le mot Satan dans ses morceaux, être blasphématoire au possible sans être sataniste. A l’inverse, les satanistes, pour les avoir rencontrés et interviewés, sont souvent discrets à propos de leur pratique.

Robert Culat : Je suis parfaitement d’accord avec la distinction essentielle opérée par Nicolas, distinction qui a le grand mérite d’assainir le débat sur ce point, débat d’ailleurs bien souvent trop marqué par la polémique. Est-ce que parce que je lis les « Fleurs du Mal » de Baudelaire et que j’apprécie sa poésie, je suis pour autant un sataniste ? Et avec humour : suffit-il de porter des chaussures Méphisto pour vouer un culte à Satan ? Ou bien de dire : « j’ai passé une soirée d’enfer » (notons au passage l’inversion culturelle du sens, « enfer » ayant ici une connotation très positive à l’opposé de l’enfer en théologie chrétienne)… Le problème chez certains chrétiens anti-metal, c’est qu’à la suite du père Régimbal, pionnier de la lutte contre « le rock », ils se contentent de citer des paroles, des noms de groupe, sans chercher à en comprendre le contexte humain et culturel. Un athée pourrait faire exactement la même chose avec certains textes bibliques tirés de leur contexte. Tout le monde sait qu’on peut faire dire à la Bible ce que l’on veut ! D’où l’importance de l’étude des textes bibliques et la nécessité de se former et de s’initier à cette œuvre magistrale mais ô combien complexe !

Dieu, brise leurs dents et leur mâchoire,
Seigneur, casse les crocs de ces lions :
Qu’ils s’en aillent comme les eaux qui se perdent !
Que Dieu les transperce, et qu’ils en périssent,
Comme la limace qui glisse en fondant,
Ou l’avorton qui ne voit pas le soleil !

Plus vite qu’un feu de ronces ne lèche la marmite,
Que le feu de ta colère les emporte !
Joie pour le juste de voir la vengeance,
De laver ses pieds dans le sang de l’impie !

Ces paroles ne sont pas celles d’un groupe de metal extrême, mais celles du psaume 57 dans la Bible ! C’est assez violent ! Va-t-on pour autant interdire la Bible parce qu’elle inciterait à la violence et à la vengeance ? Ce serait bien sûr stupide.

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