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NEVERMORE (28 FÉVRIER 2011)

INTERVIEW - THRASH - STRUCK - 15.06.2011
Quelques minutes avant d'entrer sur scène pour l'affiche les réunissant à Symphony X et Psychotic Waltz, Nevermore a répondu à l'interview express mais exclusive de Music Waves...
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Salut les gars ! Nous sommes Val et Struck du webzine Music Waves. Comment vous sentez-vous dans ce genre de moment, juste avant d'entrer sur scène ?
Jeff Loomis : Je suis toujours nerveux, tous les soirs. Mais je pense que c'est une bonne chose. Ca me permet d'évacuer un peu d'excitation, c'est quelque chose de naturel chez moi.

Tu es le seul à avoir le trac ?
Jeff : Je crois que Jim est encore plus nerveux que moi ! Van en revanche, non, mais il faut toujours qu'il aille aux chiottes juste avant (Rires)…
Van Williams : C'est comme ça. Je n'ai pas le trac du tout, mais avant chaque concert, genre 5 minutes avant, hop, faut que j'y aille, va savoir pourquoi.

Ton horloge biologique qui sonne à l'heure du concert ?
Jeff : Je ne suis pas nerveux du tout, mais c'est pour m'assurer qu'il n'y aura pas d'accident, un éternuement qui tourne mal, ce genre de trucs (Rires)

Qui a eu l'idée de rassembler tous ces groupes sur une même affiche ?
Jeff : Je ne sais pas exactement, ça s'est fait par le biais des différents managers... Ce que je peux te dire, c'est que c'est vraiment une super tournée, on s'éclate, tout se passe vraiment bien.

Que pensez-vous des deux groupes qui partagent le headline avec vous, Symphony X et Psychotic Waltz ?
Jeff : Ils sont vraiment très bons, je les connais depuis des années, je les écoute depuis longtemps et c'est un plaisir d'être en tournée avec eux. Je pense que le public apprécie !

Comment expliquez-vous la situation de Psychotic Waltz, un groupe qui est très respecté par les critiques et les amateurs de métal progressif, et pourtant qui n'a jamais percé et est virtuellement inconnu aujourd'hui ?
Van : Tu sais, c'est bizarre, je pense que le milieu de la musique mainstream n'est pas adapté pour ce genre de musique, surtout au niveau de la promotion. C'est pour ça que ce genre de groupe peut à la fois être très connu dans "l'underground", tu vois, et rester inconnu d'un public plus large. C'est une situation vraiment étrange.

L'affiche est quelque peu orientée vers le métal progressif ; considérez-vous que Nevermore est un groupe prog pour autant ?
Jeff : Oui, tout à fait. Je dirais que nous sommes au carrefour de pleins d'influences, on a toujours aimé mélanger les styles qu'on aime jouer, au lieu de compartimenter notre musique.

[IMAGE1]

Comment avez-vous composé la setlist pour la tournée ?
Jeff : Comme d'habitude ! On s'est réunis, on a discuté, essayé de prendre des choses de chaque album... On a insisté un peu sur le dernier, évidemment.

Quel morceau est le plus difficile à jouer live ?
Jeff : (Il réfléchit) Probablement le morceau-titre du dernier album, "The Obsidian Conspiracy". Vraiment très dur à jouer !

Le line-up de Nevermore a toujours été relativement stable au fil des années – excepté le poste de deuxième guitariste. Comment l'expliquez-vous ? Tu fais peur à tes collègues ?
Jeff : (Rires) Nevermore a connu beaucoup de seconds guitaristes, c'est vrai, il y en a eu beaucoup. Pour être réaliste, ce qui s'est passé c'est que chacun d'eux n'a jamais vraiment été un membre permanent, c'était des remplacements à chaque fois, et ça n'a jamais duré. Soit ils n'allaient pas, humainement ou artistiquement, soit ils ont préféré partir pour faire autre chose. Chris Broderick est dans Megadeth maintenant, Pat O'Brien est dans Cannibal Corpse, où il fait un super boulot, Steve Smyth est dans Forbidden...

Et quel est le meilleur parmi tous ces guitaristes pour toi ?
Jeff : Je pense que c'est Attila. Il s'est vraiment bien intégré au groupe, il a appris très vite et il joue les morceaux à la perfection, c'est vraiment un super guitariste.

Et avec quel(s) guitariste(s) aimerais-tu, ou aurais-tu aimé jouer, dans Nevermore ou en solo ?
Jeff : Oh là là... Il y en a tellement... Je suis un grand, grand fan des shreddeurs des années 80, les Marty Friedman, Jason Becker... J'adore Jeff Beck aussi.

Tu penses que le style d'un Jeff Beck se marierait bien au tien ?
Jeff : Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment pensé à ça... Je sais juste que j'adorerais jouer avec quelqu'un comme lui ! C'est un artiste que je respecte beaucoup.

Ca fait maintenant 3 ans que ton album solo est sorti ; avec le recul, en es-tu toujours satisfait ?
Jeff : Oui, je pense que c'est un album assez cool. Il a été fait très vite, ceci dit, et je veux me concentrer encore plus sur l'écriture pour le prochain. Mais en ce moment je suis trop occupé !

Est-ce que tu penses que ce genre de side-project (ton album solo, celui de Warrel aussi) sont de bonnes contributions à Nevermore ?
Jeff : On a tous nos propres projets "à côté", et on ne réfléchit pas trop aux conflits que ça pourrait créer avec Nevermore, c'est juste un plaisir additionnel que l'on s'autorise en tant qu'artistes, car on a tous des envies différentes, plus personnelles, à laquelle Nevermore ne peut pas toujours répondre.

Un après la sortie de "The Obsidian Conspiracy", avec le recul, en êtes-vous toujours satisfaits ?
Van : Personnellement, je préfère toujours certains des anciens.

Lesquels ?
Van : Pour tout dire, je suis toujours en mode "Godless"... C'est vraiment auquel je reviens le plus, et que je prends le plus de plaisir à jouer. J'aime beaucoup les titres du nouvel album, mais pour une raison que je n'explique pas, je n'ai pas le même sentiment.

Tu sais, This Godless Endeavor est vraiment votre album le plus populaire en France, et en Europe aussi je pense. Comment expliquez-vous ce succès particulier ?
Van : Je n'en ai pas la moindre idée...
Jeff : Je pense que tout le monde a son album favori, mais c'est vrai que "Godless" est aussi mon préféré. Il y a quelque chose qui s'en dégage, je ne sais pas si ça tient à l'énergie qu'on avait à l'époque, à la production, à la façon dont les choses se sont passées en studio... Pour le nouveau nous avons choisi de faire quelque chose d'un peu plus simple, d'un peu plus direct.

Essayez-vous de retrouver la magie de "Godless" quand vous écrivez ?
Jeff : Non, je ne pense pas que ce soit notre démarche ; on ne peut pas envisager les choses sous cet angle en fait, chaque album a sa propre personnalité. J'ai toujours un peu le syndrome de la "page blanche" quand je commence à travailler sur un nouvel album, donc je finis toujours par composer à partir de rien, avec des idées neuves.

Pensez-vous déjà au prochain album en ce moment ?
Van : Non, pas du tout. Pour le moment on se concentre sur la tournée, et Jeff travaille sur son album solo en plus, donc rien n'est prévu dans l'immédiat.

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Peut-on espérer qu'il ne s'écoule pas encore 5 ans avant le prochain ?
Jeff : (Rires) Probablement, oui. C'est le dernier album qui nous lie à notre maison de disques, contractuellement, donc je pense qu'il sera réalisé plus rapidement cette fois-ci. On verra bien !

Si vous deviez choisir un titre de votre discographie pour faire découvrir le groupe à quelqu'un qui ne le connaît pas, lequel et pourquoi ?
Van : Je pense à un titre de "Dead Heart In A Dead World", "Narcosynthesis" certainement. Ca te donne une bonne idée de la direction que nous prenons. Il y a du groove, du solo, des passages mid-tempo, des parties un peu thrash, "in your face" tu vois ? Ni trop calme, ni trop compliqué, il y a un peu de tout et ça représente bien notre musique je pense.

Vous vouliez déjà être musiciens étant petits ?
Van : Quand j'étais petit ? Je voulais être en tournée, je voulais voyager dans le monde entier ! Je me souviens des leçons de mon professeur de géographie à l'époque, on se moquait de lui quand il parlait de villes comme Budapest, avec ces noms qui nous paraissaient si étranges, mais quelques années plus tard, on a joué à Budapest, on y a joué plein de fois depuis. Un jour j'ai appelé un ami d'enfance pour lui dire "Mec ! Je suis à Budapest !", tu vois ; tout est là en fait, le fait de sortir de son garage, de la cave où tu répètes, et d'aller jouer pour les gens... Au début on galère, c'est sûr, on gagne rien, mais le plaisir, ça, tu ne le trouves pas ailleurs. Tes parents ne comprennent pas toujours ; ma mère n'a toujours pas accepté tu sais ! Elle me fait encore la misère tout le temps, mais d'un autre côté je voyage dans le monde entier, comment est-ce que je pourrais regretter ? Peu importe ce que les gens disent, il faut faire ce qui compte pour toi...

Tu es donc fier du chemin parcouru, même si ta mère désapprouve ?
Van : (Rires) Oui, tu sais, elle ne comprend pas mais bon... Je m'amuse trop pour renoncer maintenant.

Un petit mot en français pour finir ?
Van : (En français dans le texte) "Oui, oui !" ; voilà, c'est tout ce que j'ai !
Jeff : Non, désolé je n'en connais aucun. Mais merci pour l'interview les gars !


Un grand merci à Valérie pour avoir rendu possible cette rencontre et à Val pour la retranscription…


Plus d'informations sur http://www.myspace.com/nevermorefans
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