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HALESTORM (05 OCTOBRE 2012)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK
"J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à faire cet album et définitivement, je ressens beaucoup plus de choses humaines grâce à lui"
STRUCK - 18.02.2013
Lizzy Hale : Merci beaucoup pour cette interview !

Arejay Hale : Oui merci pour cette interview !


Comment vous sentez-vous à quelques minutes d’entrer sur scène ?

Lizzy : Nous sommes vraiment excités. C’est la première fois que nous sommes en tête d’affiche en France et c’est également notre premier concert ici à Paris !


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Et le concert est complet !

Lizzy : Oui, j’ai appris ça ! C’est un truc de fou (Rires) !


Et comment expliquez-vous ça ?

Lizzy : C’est inimaginable !

Arejay : Oui c’est incroyable ! C’est la première fois que nous jouons ici et nous n’avions aucune idée à quoi s’attendre, c’est pourquoi nous sommes vraiment excités d’autant que c’est complet !

Lizzy: J’aimerais juste remercier les fans pour savoir qui nous sommes (Rires) !

Arejay : Oui, le fait qu’ils sachent qui nous sommes est déjà extraordinaire : merci de nous connaître (Rires) !


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Lizzy : Oh ! C’est une question impossible, je n’en ai aucune idée (Rires) !

Arejay : Ou si, la question traditionnelle : "Comment sonnez-vous ?". Et j’ai l’habitude de répondre que nous sonnons comme une grosse farce dans une grosse pomme de terre (Rires) !


Etes-vous satisfaits de l’accueil réservé à “Strange case of…” ?

Lizzy : Enormément ! Nous sommes très surpris parce que nous ne savions pas vraiment ce que nous faisions (Rires). Quand nous avons fait cet album, nous avons juste pris ce qui nous excitait et au final, il ressort que nous adorons vraiment les chansons qui en découlent. Mais ce n’est pas parce que tu aimes quelque chose que les autres vont nécessairement aimer (Sourire) !


Mais quelque part, vous avez mis tout votre cœur pour faire cet album et ça ne trompe pas.

Arejay : Je pense que les gens peuvent ressentir la passion que nous avons mise dans notre musique mais également dans nos concerts. Je pense que cette passion est contagieuse. A voir des gens excités sur scène, tu le deviens toi aussi par la force des choses !


Pouvez-vous nous parler un peu des thèmes développés sur cet album. Il semblerait que sur des titres comme “American Boys” ou “You Call Me A Bitch Like It’s A Bad Thing”, vous traitiez des relations femmes/hommes d’une façon humoristique mais avec un aspect sérieux en filigrane ?

Lizzy : J’apprécie ces relations entre hommes et femmes en considérant le fait que je ne vis moi-même qu’entourée d’hommes (Rires) ! C’est intéressant car je me considère moi-même comme un garçon manqué et souvent, je partage le point de vue des hommes parce que souvent, leur vision des choses est plus… pragmatique que celle d’une femme (Rires) !

Mais je voulais vraiment parler de ça dans cet album et également montrer la complexité de ce que je suis en tant que femme. A savoir que oui, je peux être une super héroine mais j’ai également des côtés vulnérables : je suis une fille avant tout (Rires) ! Donc, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à faire cet album et définitivement, je ressens beaucoup plus de choses humaines grâce à lui !


D’une façon générale, êtes-vous d’accord si je dis qu’il est difficile d’être une femme dans la société américaine qui est très stricte et chrétienne derrière l’image de liberté qu’elle veut donner ?

Lizzy : Je suis totalement d’accord avec le fait qu’il y ait une sorte de contradiction. Et nous pouvons nous en attrister parce que même si il y a eu la libération de la femme, le droit de vote… j’ai parfois l’impression que nous revenons en arrière. En ce qui me concerne, nous sommes vraiment chanceux d’avoir eu des parents incroyables qui nous ont toujours soutenu ! Je ne pense pas que ma vie actuelle serait plus facile mariée mais c’est définitivement la question qui revient sans cesse : quand tu es différent, les gens sont curieux et se demandent pourquoi tu casses les règles de l’image d’une femme (Rires).


Dans ce sens, quel est votre avis sur le débat des élections présidentielles américaines entre Romney et Omaba et la possibilité d’un retour des Républicains, quelque part, la situation de la femme qu’on vient d’évoquer va être encore plus difficile ?

Lizzy : Absolument ! En fonction de ce qui va se passer dans les prochaines semaines, ça va être encore plus difficile pour les femmes aux Etats-Unis. A ce jour, j’ai rencontré plein de femmes fortes et je pense que nous devrions prendre encore plus de responsabilités en commençant par voter ! C’est une question vraiment intéressante d’autant que je n’ai jamais eu à y répondre mais je pense vraiment que nous devons faire quelque chose et faire en sorte que ça évolue positivement !


Est-ce que dans ces conditions, le rock est une façon de combattre le pouvoir et le moderniser comme l’ont fait les pionniers du rock dans les années 1950 ?

Lizzy : Tout à fait, le Rock’n’roll est la liberté totale ! Pour moi, ça a été une forme de libération parce que personne ne peut te dire quoi faire, quoi dire, comment t’habiller… Je pense que les quelques femmes dans le rock’n’roll sont une sorte d’exemple !


Mais il y a quand même une contradiction dans le sens où dans cette scène rock, forme de rébellion contre le système agit au final de la même façon que la société, n’est-ce pas contradictoire ?

Lizzy : Un peu, oui ! Mon avis personnel sur le sujet est qu’en tant que femme, tu dois toujours être au top (Rires) : bien chanter, bien jouer… pour être au même pied d’égalité !

Arejay : Les chanteuses, tu les trouves essentiellement dans la scène pop…


Oui mais dans la scène hard rock et metal, on parle de groupes à chanteuses…

Lizzy : C’est correct ! Nous sommes encore une minorité dans le genre…

Arejay : Les gens regardent plus l’apparence, la beauté de la chanteuse que la voix et le talent !

Lizzy : Je pense que c’est une question de mentalité. Nous devons faire en sorte de montrer que nous sommes bonnes et le prouver tous les soirs !


Le groupe existe depuis 1997, comment expliquez-vous que "The Strange Case Of…" ne soit que votre deuxième album ?

Lizzy : (Rires) Effectivement, c’est seulement notre deuxième album distribué par une major mais je crois que cet album est déjà le sixième.

Arejay : L’explication vient du fait que nous avons commencé vraiment très jeunes. Et quand tu es jeune, tu n’as pas les mêmes possibilités que quand tu es signé dans une major. Nous avons sorti trois albums en auto-produitce qui nous a fait gagner en expérience...

Lizzy : J’ai l’impression que nous avons toujours pris une route différente des autres car nous avons rencontré énormément de groupes qui ont été signés de suite, qui ont sorti un album et qui ont disparu tout aussi rapidement. Tout ça pour dire que nous sommes dans ce groupe depuis 15 ans, ça a été difficile, c’est toujours difficile, c’est toujours un challenge quotidien mais je suis aussi heureuse qu’à 13 ans (Rires) !

Arejay : Signer sur un label est toujours un but à atteindre mais nous voulions grandir, nous construire doucement au contraire de tous ces groupes qu’on propulse sur le devant de la scène et qui disparaissent tout aussi vite !


Mais c’est aussi ce que veut notre société de consommation rapide.

Arejay : Oui et nous nous sentons vraiment chanceux d’avoir pu développer notre style…

Lizzy : Atlantic n’était pas le premier label qui nous ait approché mais nous avons fait ce choix parce qu’ils nous laissent prendre notre temps et nous soutiennent… Même si tout va très vite dans notre société actuelle !

Arejay : Je pense que notre challenge est le suivant : évoluer et être capable de sortir un album qui soit meilleur que le précédent. Je pense que c’est ce que nous avons fait avec cet album et j’espère que nous serons capables de le faire également sur le prochain (Sourire) !


“Strange case of…” réussit à mélanger rock, metal et quelques éléments pop plus commerciaux. Quelle est la recette magique pour obtenir cet équilibre qui sonne si naturel ?

Lizzy : Merci !

Arejay : Je pense que le fait d’être sur la route, spécialement après cette tournée de 3 ans, nous a permis d'accumuler beaucoup d’expérience. Quand nous sommes rentrés en studio après une seule journée de repos, nous étions remontés à bloc pour faire la musique la plus heavy que nous ayons écrite. Nous avons de fait écrit 11 bonnes chansons heavy. Nous avons fait une pause sur la plage puis nous sommes revenus écrire des chansons plus intimistes… Finalement, le résultat est un album beaucoup plus extrême que notre précédent album qui était plus médian.

Lizzy : Nous avons pris des risques !


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D’un autre côté, n’avez-vous pas peur de devenir trop commercial pour certains fans… et être trop extrême pour d’autres ?

Arejay : Je pense que cet album contient tout ce qu’il faut pour tout le monde. Et quand tu joues sur scène, tu te rends compte qu’il y a une vaste diversité de gens avec des horizons musicaux différents. Par exemple, pour le premier gros festival européen que nous avons fait, nous avons joué avec Kiss et Jay Z : c’est cette diversité de genre dont je parle !

Lizzy : Je pense qu’il faut prendre chaque chanson individuellement. Par exemple, quand nous avons écrit la chanson "Break In", nous avons dû trouver le bon piano, nous sommes allées dans plusieurs studios, j’ai dû creuser pour savoir comment mon personnage devait être… Dans l’album précédent, j’ai approché chaque chanson de la même façon mais dans cet album et spécialement au niveau du chant, j’ai essayé de trouver le personnage de chaque chanson. Donc, si tu creuses vraiment l’album, tu te rendras compte qu’il y a une différente personnalité dans chaque chanson.


Un album qui raconterait plusieurs histoires ?

Lizzy : Oui, on peut dire ça… Un album plus intérieur pour atteindre plus des gens à l’extérieur !


Si vous aviez à choisir un titre de la discographie de Halestorm pour faire découvrir le groupe à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas, quel titre choisiriez-vous et pourquoi ?

Arejay : Wow ! Hum, je choisirais “I Miss the Misery” parce qu’il y a beaucoup d’émotion.

Lizzy : En raison de la mélodie, de l’émotion, également du message mais aussi parce que cette chanson est rock (Rires) !

Arejay : Je pense que cette chanson peut être prise d’une façon positive par beaucoup de gens !


Musicalement, on peut entendre des riffs à la Motörhead ou Guns avec des parties plus hard soft comme Def Leppard ou Bon Jovi. Vous sentez-vous proches de ces groupes ?

Lizzy : Définitivement ! Nous avons grandi avec les goûts de nos parents qui écoutaient tous ces groupes.

Arejay : Je pense que c’est la raison pour laquelle il y a ce son dans cet album qui contient énormément de styles musicaux différents !


Vous parlez beaucoup de vos parents, je crois savoir que le groupe a commencé avec votre père dans les rangs…

Lizzy : Oui pendant 3 ans, il a été notre bassiste (Rires) !


… comment réagit-il quand il voit ce niveau de popularité ?

Arejay : Il est très fier !

Lizzy : Nos parents ont été merveilleux, ils ne nous ont jamais poussé dans cette direction mais ils nous ont toujours soutenu ! Et à chaque fois que je le peux, je me rappelle de tout ça et je veux remercier chacun d’entre eux !


Quel est votre meilleur souvenir de musiciens ?

Lizzy : Hum, je pense que ce sera pour ce soir (Rires) ! Et quand je vois toutes ces personnes qui attendent dehors, je me dis que ça sera super !

Arejay : Je pense que c’est la première fois pour cette tournée en tête d’affiche qu’un concert affiche complet, c’est déjà un super souvenir (Rires) !


Au contraire, quel pourrait être le pire ?

Arejay : J’ai voulu jouer un concert avec une crise d’appendicite, j’avais une bassine à côté de ma batterie… Mais c’était amusant !

Lizzy : Nous n’avions pas réalisé qu’il fallait l’hospitaliser. Et quand nous sommes allés aux urgences, le docteur nous a dit qu’il fallait qu’il aille se faire opérer immédiatement !


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Lizzy : Tu en as déjà énormément posé !

Arejay : Que souhaiterais-tu que je te pose comme question Lizzy ?

Lizzy : Quel mon petit-déjeuner préféré ?

Arejay : Quel est ton petit-déjeuner préféré Lizzy ?

Lizzy : La réponse va te paraître bizarre voire dégoûtant mais mon petit-déjeuner préféré est un mélange avocat / banane…

Arejay : effectivement c'est dégoûtant !


Peut-être mais avant d’être catégorique, il faut essayer avant…

Lizzy : Merci (Rires) ! Mais c’est maintenant à mon tour, quelle est la question que tu souhaiterais que je te pose ?

Arejay : J’aimerais qu’on me demande comment un batteur construit la base sonore d’un groupe ?

Lizzy : Fais-toi plaisir !

Arejay : C’est généralement une réponse qui est liée à la question de mes influences. Mes batteurs préférés sont John Bonham de Led Zeppelin, Keith Moon des Who, Ginger Baker de Cream, Stewart Copeland de Police… tous ces batteurs ont un style particulier, personne ne peut les remplacer tant ils ont une place particulière dans la façon de sonner du groupe… Et c’est la question que je me pose souvent : comment ils ont réussi à faire ça, comment un batteur peut construire la base sonore d’un groupe ? Je pense que la réponse est dans le façonnage de soi-même, s’entraîner à être le meilleur possible et trouver son propre style sans essayer de copier quelqu’un d’autre…


Et penses-tu avoir trouvé ton propre style ?

Arejay : Je pense l’avoir trouvé après plusieurs années de recherche… Même si il est toujours difficile de définir son propre style !



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Avant de se quitter, auriez-vous un dernier mot à dire aux lecteurs de Music Waves ?

Lizzy : (En français dans le texte) "Merci beaucoup Paris".

Arejay : "Je t’aime Paris" (Rires).


Merci

Lizzy : Non encore merci encore à toi, tu as été adorable (Sourire) !

Arejay : Et bravo pour toutes ces questions pièges (Rires) !


Merci aux équipes Roadrunner ainsi que Noise pour sa contribution…


Plus d'informations sur http://www.halestormrocks.com/
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