MW / Accueil / Articles / MANTICORA (02 JUIN 2014)

MANTICORA (02 JUIN 2014)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HEAVY METAL
Même sans actualité, Music Waves ne pouvait pas ne pas rencontrer les membres de Manticora qui se livrent pour une belle interview introspective sur le passé du groupe, son présent mais également et surtout son futur...
STRUCK - 10.11.2014
Comment vous sentez-vous quelques minutes avant de monter sur scène ?

Kristian Larsen : Dans un premier temps, je suis pressé et un peu stressé : je vérifie tout mon matériel… Quand tout est ok de ce côté, je peux enfin commencer à être vraiment excité. Nos concerts débutent par une intro et quand elle est lancée, je me sens vraiment heureux !

Lars F. Larsen : C’est à peu près la même chose pour moi à la différence que je dois attendre que les autres membres du groupe terminent de jouer cette fameuse intro de 2 minutes environ… Donc je les écoute en vérifiant qu’ils ne font pas de fausses notes (Rires) ! Au début de notre carrière, j’étais extrêmement nerveux mais ce n’est plus le cas !



Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Kristian : Si nous sommes frères !

Lars : Et nous ne le sommes pas (Rires) : Larsen est un nom très commun au Danemark ! Mais une autre question qu’on nous pose trop souvent est de raconter l’histoire du groupe : nous avons sorti 7 albums, nous avons énormément tourné… Je ne comprends pas qu’on puisse nous poser cette question sans avoir vérifié au préalable sur Internet !


"Le dernier album en date "Safe" a été très compliqué à créer, nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord… Plein de choses se sont passées à l’intérieur du groupe..."


Nous ne le ferons pas, en revanche, nous allons vous poser une question pas très originale concernant cette surprenante tournée avec Seven Kingdoms, surprenante dans le sens où vous n’avez rien sorti depuis 2010 et "Safe"?

Kristian : Cette tournée s’appelle "Reclaiming the Land Tour": nous avons subit pas mal de turbulences à l’intérieur du groupe ! Le dernier album en date "Safe" a été compliqué à créer, nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord… Plein de choses se sont passées à l’intérieur du groupe. Certains membres voulaient se diriger vers un autre style musical.


Les problèmes étaient donc centrés sur Kasper Gram et Martin Arendal ?

Lars : Ce n’est pas que nous nous sommes quittés en mauvais termes, au contraire, nous sommes toujours amis mais c’est juste que nos chemins musicaux nous ont séparés et puis, sur le plan personnel, plein de choses se sont passées. Nous avons donc estimé que c’était l’opportunité de prendre un nouveau départ pour le groupe ! Nous faisons cette tournée, nous allons ensuite nous pencher sur un prochain album puis faire une plus belle tournée par la suite !


Justement n’est-ce pas paradoxal de faire cette tournée sans aucune actualité depuis 4 ans : votre démarche est tout sauf logique et surtout loin des standards marketing ?

Lars : Tu as parfaitement raison mais cette tournée était l’opportunité pour nous de jouer certains titres que nous n’avons jamais eu la possibilité de faire sur scène. En effet, la plupart des tournées que nous avons faites par le passé était des premières parties où nous n’avions que 40 minutes c’est-à-dire 5 titres et comme nous avions 5 albums au compteur, nous jouions souvent un titre de chaque album.


Justement comment choisissez-vous les titres qui seront joués : est-ce une sorte de best-of de votre carrière ou allez vous privilégier un album ?

Kristian : En fait, on peut dire que c’est une sorte de best-of ! Nous avons déterminé une set-list dans laquelle nous choisissons les morceaux que nous allons jouer chaque soir : cette set-list est donc différente à chaque fois !


Pendant cette tournée vous allez donc gommer les défauts que certains ont relevé à savoir que sur scène, vous jouiez avant tout les titres rapides et heavy ?

Lars : En fait, quand nous devions choisir un titre par album, nous choisissions les plus directs ! Mais cette fois-ci, nous pouvons faire une sélection plus large de ce que nous voulons vraiment jouer !

Kristian : Cette tournée est la première tournée où Manticora est en tête d’affiche : nous avons donc plus de temps pour jouer sur scène, c’est notre concert et nous avons beaucoup travaillé pour proposer de bons concerts !

Lars : Aujourd’hui, nous sommes plus confiants parce qu’avec Internet, c’est plus facile de faire la promotion d’une tournée qu’il y a 3 ou 4 ans et d’aller trouver les fans même si je ne sais pas du tout combien ils seront ce soir (Rires) !


Quel a été l’accueil les précédents soirs ?

Lars : C’était plutôt pas mal ! Ca a très bien commencé avec un concert à Copenhague puis ça a baissé notamment hier à Londres où 98 personnes étaient présentes. Malheureusement, certaines - vraisemblablement des fans de Seven Kingdoms - sont parties avant que nous n'ayons commencé notre concert. Mais l’objet de cette tournée n’est pas de remplir les salles avec un public qui se bouscule... Nous préférons un public enthousiaste même si il est peu nombreux à un public nombreux mais amorphe.


A ce titre, comment vivez-vous les reproches de certains fans qui préfèrent certains aspects de votre musique et notamment progressif ?

Kristian : Et bien, je pense que la set-list que nous avons élaboré contient beaucoup de titres avec des parties progressives. C’est vrai que par le passé, nous devions faire une set-list pour le public power metal. En revanche, quand nous composons, nous ne pensons qu'en termes de plaisir et nous faisons du Manticora ! Pour cette tournée, c’est plus ou moins la même chose, nous avons sélectionné les chansons que nous aimons jouer.


"Safe" est sorti 3 ans après la seconde partie de "The Black Circus" et même si c’était un assez bon album, l’accueil des médias et du public n’a pas été à la hauteur des précédents albums. Considérez-vous qu’il n’a pas été travaillé comme il le méritait par le label ou bien que le genre power metal mélodique dans lequel vous officiez est passé de mode ?

Lars : Je pense qu’encore une fois, le problème vient du fait que "Safe" a été un album très compliqué à faire. Martin avait beaucoup plus de choses à dire et les autres devaient s'adapter. Malheureusement, nous n’arrêtions pas de nous disputer pendant les répétitions : ça ne fonctionnait pas ! Ces sessions ressemblaient un peu à celles de Metallica dans le film "Some Kind of Monster".

Tu peux entendre cela en partie quand tu écoutes l’album ! Ce n’est pas que je ne suis pas content de cet album, c’est juste que nous avons voulu essayer autre chose, un peu moins symphonique… Certains voulaient que nous nous éloignions de ces éléments pour voir qu’est-ce que ça donnait. Pour cet album, nous avons joué avec des guitares à sept cordes au lieu de six précédemment et cela a également contribué à créer une autre image de Manticora. Concernant l’aspect promotionnel, le fait est que le business musical s’écroule : peu importe ce que tu fais, les résultats ne seront plus jamais ce qu’ils étaient !


"Nous avons constaté qu'une histoire manquait sur "Safe" donc le prochain album sera définitivement un concept-album !"


Un des ingrédients du succès de "The Black Circus" est le concept développé sur les deux albums, concept qui n’existe pas dans "Safe". Ne pensez-vous pas qu’une des raisons de la déception de "Safe" soit liée à cela et si oui, allez-vous en tirer les conclusions pour le futur album ?

Lars : J’ai deux réponses à cette question ! Premièrement, de tout temps, nous n’avons jamais fait et ne ferons jamais d’albums pour les fans, nous faisons des albums pour nous-mêmes ! Avant toute chose, nous composons la musique que nous aimons et voulons sortir : si les fans suivent, tant mieux sinon, tant pis… Dans un deuxième temps, même si nous n’en sommes qu’aux prémices, les idées que nous jetons en ce moment vont dans le sens d’un concept-album.

Kristian : Quand tu crées un concept-album, tu as tendance à mieux travailler parce que les textes s’entremêlent et ont du sens du début à la fin de l’album, il y a une ligne directrice. C’est donc plus facile pour nous de créer une musique pour une histoire. Je parle pour ma part, j’aime beaucoup créer de la musique pour des grandes histoires : ça m’inspire plus ! Nous avons constaté que cette histoire manquait sur "Safe" donc le prochain album sera définitivement un concept-album !


Malgré tout, il semblerait que le silence était nécessaire au groupe après la sortie des deux "Black Circus" et après 15 ans de vie, Manticora avait besoin de faire un break pour faire le point sur la carrière du groupe mais aussi vos vies personnelles sachant que vous avez vécu des tragédies ?

Lars : Ce n’est pas un secret, la femme de Kristian nous a quitté. Ce décès a affecté tout le groupe, Kristian bien entendu mais également tous les autres membres. A partir de ce jour, ton mode de raisonnement n’est plus le même et tu te dis que le groupe n’est finalement pas si important : Kristian a une fille et il lui a fallu trouver un autre mode de vie pour s’organiser…


Et as-tu pensé tout abandonner et tout recommencer à zéro ?


Kristian : Bien sûr ! Pendant une longue période, je suis resté muré dans mon silence avec ma fille ! Puis j’ai pris en considération tout ce que j’avais dans ma vie et quelles étaient mes priorités. Il fallait choisir ce qui m’apportait réellement quelque chose : Manticora en était, ce groupe signifie énormément pour moi!



Pour revenir à des notions purement musicales, cela signifie aussi que le prochain Manticora sera meilleur que jamais sachant que comme tout artiste, ton expérience personnelle influe sur ta musique, surtout si elle est conceptuelle comme tu l’as dit…


Kristian : Tu as tout à fait raison, j’espère vraiment que ce que tu dis va se concrétiser !

Lars : En 2011, nous travaillions déjà sur de nouveaux morceaux. Malheureusement, il y a eu une gigantesque inondation à Copenhague : Kristian et moi-même avions composé l’équivalent de 25 minutes de musique qui ont été perdues à cette occasion ! Nous avons dû tout recommencer ; c’étaient vraiment des moments très difficiles ! Mais cela nous a obligé à penser d’une autre façon. Par le passé, nous nous mettions la pression pour terminer la composition d’un album à un moment précis, aujourd’hui, nous relativisons : l’album sortira quand il sera prêt si ça doit être en 2017, ce sera en 2017…


Vous ne prévoyez plus rien, vous profitez des bons moments lorsqu’ils sont là…

Lars : Absolument ! D’autant que l’industrie du disque n’est plus ce qu’elle était : plus personne ne vend de disque ! La réalisation du rêve de succès du gamin n’affecte plus notre vie ! Nous prenons du plaisir à être en tournée sur la route… mais plus grand monde ne vit de la musique ! En clair, la musique sortira lorsqu’elle sera prête et les fans devront attendre et ils attendront je n’en doute pas (Sourire)!


Malgré tout, il semblerait que 2014 soit l'année du retour de Manticora avec cette tournée, un nouveau guitariste et le fait que les guitaristes du groupe soient soutenus par Engl. Êtes-vous conscients de l'attente d'un certain public ?

Lars : Bien sûr, nous recevons sans cesse des demandes pour savoir quand nous allons sortir un album. Bien sûr, ce ne sera pas en 2017 (Sourire) parce que nous travaillons déjà sur des titres. Plus tôt cet album sortira, mieux ce sera mais au risque de me répéter, nous ne voulons plus nous fixer de date limite parce que nous ne voulons pas précipiter les choses. Nous voulons sortir un album parfait mais cela n’est possible que si nous le faisons sans stress. De plus, nous avons changé notre façon de travailler : nous ne passons plus des heures en répétition pour sortir des riffs, essayer des choses… aujourd’hui, nous enregistrons nos idées sur ordinateur puis nous les proposons en répétition.


Et vous êtes toujours sous contrat avec un label ?

Lars : Oui, nous sommes toujours sur Nightmare mais nous ne savons pas s'ils sortiront le prochain album, il s’est passé tant de choses en 4 ans !


Vous avez joué au Wacken en 2012, au PPM Fest en 2013, cette tournée en 2014 : pourquoi n’avez-vous pas plus qu’un évènement par an?

Lars : Parce que c’est impossible, personne ne voulait de nous…


N’êtes-vous pas déçus par cela sachant qu'au PPM Fest vous étiez assez loin de la tête d’affiche… Pensez-vous de façon générale que votre musique, votre très belle discographie et votre carrière sont sous-évaluées ?


Kristian : Bien évidemment !


"Avec le recul, on se rend compte qu'on a un groupe fantastique que personne ne connaît !"



Et comment l’expliquez-vous ?

Kristian : C’est une question très difficile ! Je pense que la plupart des réponses se trouve dans le fait que nous avons toujours été signés par des petits labels : par exemple, nous n’avons jamais fait de promotion… Si bien qu’au final, avec le recul, tu te rends compte que tu as un groupe fantastique que personne ne connaît !
Nous parlons d’un nouvel album, avec de la super nouvelle musique, un concept génial… mais à côté, tu as tout ces groupes phénomènes à la mode sur Internet. En clair, sans promotion, pourquoi irais-je écouter Manticora sachant qu’il y a des millions de groupes par ailleurs ?

Lars : Je dirais aussi que nous avons pris de mauvaises décisions lors de cette dernière tournée : par exemple, nous avons fait la première partie de Jon Oliva’s Pain. Ce sont des mecs supers mais notre musique ne collait pas avec la leur et leurs fans n’appréciaient pas notre prestation. A côté, il faut savoir que ce n’est pas toujours possible de faire sa propre tournée ou être en première partie d’Angra qui collait parfaitement ! Par manque de contact, nous n’avons pu faire la première partie de Blind Guardian alors que nous aurions adoré le faire et que ça aurait parfaitement matché également.


Dans ces conditions, avez-vous toujours envie de promouvoir, lutter pour défendre un nouvel album quand la musique que vous jouez n’est plus à la mode et que l’industrie du disques a changé ?

Kristian : Notre motivation est simple : nous adorons jouer de la musique ! Il y a 10-15 ans, nous rêvions tous d’une énorme tournée en tête d’affiche devant des milliers de personnes tous les soirs. Aujourd’hui, ce rêve a disparu. C'est juste que nous ne pouvons pas vivre sans musique ! Comme un peintre qui peint chaque jour parce qu’il aime peindre, Manticora continue à faire de la musique parce que nous aimon ça !


Tu as évoqué votre rêve d’il y a 10-15 ans, qu’est-ce qu’il vous reste comme rêve raisonnablement accessible ?

Kristian : Le rêve possible serait de créer un album vraiment génial et tourner avec cet album pour un public plus nombreux. Nous avons besoin de plus d’attention !

Lars : Effectivement, nous savons par avance que ce concert parisien sera à perte ce qui n’est pas amusant ! Ce serait fantastique de faire une tournée et rentrer chez soi en se disant que chaque membre sera payé des milliers d’euros pour cette tournée… Aujourd’hui, la question n’est pas de se faire de l’argent mais de ne pas en perdre afin de pouvoir réaliser notre passion ! Nous avons tous plus ou moins atteint nos rêves : sortir un album sur un label, faire une tournée européenne, faire une tournée aux USA, jouer au Wacken… Donc, la seule chose que nous souhaitons faire maintenant est de pouvoir tourner et faire un peu d’argent. Ce n’est pas encore le cas et nous remercions la patience de nos épouses qui continuent à nous soutenir en acceptant que nous suivions nos rêves.


Question traditionnelle du site, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Kristian : Mon meilleur souvenir est la tournée avec Angra : ce fut une expérience extraordinaire ! Après, comme Lars l’a dit, un des plus grands moments est quand nous avons signé notre premier contrat avec un label… C’est impossible de choisir entre les deux.

Lars : Je dirais aussi avoir fait la première partie de Gamma Ray. En 2008, nous avons eu l’opportunité d’ouvrir pour Helloween et Gamma Ray, ce qui est énorme pour nous sachant que ces groupes sont une grande inspiration et que Kai Hansen est notre Dieu (Rires) ! Tu imagines donc que pouvoir discuter avec lui autour d’une cigarette est un super souvenir ! Mais ma plus grande expérience est la première fois que nous avons ouvert le festival ProgPower en 2005 : c’était notre premier concert aux Etats-Unis ! Tout était fantastique…


Au contraire, quel pourrait être le pire souvenir d’artiste?

Lars : Budapest, lors de la dernière tournée !

Kristian : La tournée avec Jon Oliva’s Pain a été vraiment très, très mauvaise…

Lars : … à cause du tour manager qui nous traitait comme des chiens ! Et cela a créé une tension énorme pendant toute la tournée entre Jon Oliva’s Pain et nous : le tour manager nous faisait passer pour des fouteurs de merde que nous ne sommes pas ! Sachant que 4 mois plus tard, nous avons tourné aux Etats-Unis avec le même groupe mais sans le tour manager et tout s’est parfaitement déroulé… Oui c’était vraiment une expérience très désagréable!

Kristian : J’ai aussi en tête la fois où nous devions ouvrir pour Scorpions dans un grand stade lors de cette même tournée.

Lars : Nous jouions dans la ville de Madrid, le promoteur responsable de ce concert et de la tournée avec Jon Oliva’s Pain était le même : il était prévu que nous jouions tous les trois le même soir mais finalement, c’est un petit groupe finlandais qui a joué à notre place…

Kristian : … et nous, nous nous sommes saoulés à la place (Rires)!


On a commencé cette interview par la question qu’on vous avez trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Lars : Pourquoi n’arrêtes-tu pas de dire que ton but est de vendre un million d’albums ? Tout simplement parce que je peux le faire (Rires) !



Avant de se quitter, un mot de la fin à dire aux lecteurs de Music Waves et peut-être en français?


Kristian : Ouh, je ne sais pas parler français!

Lars: J’aimerais juste demander une chose : pourquoi vous autres français - qui lors de la tournée avec Angra en 2005, n’arrêtiez pas de taper dans vos mains et de hurler "Manticora, Manticora… - ne venez-vous plus à nos concerts aujourd’hui ? Venez nous voir (Rires) !


Je présume que tous les groupes se posent la même question finalement à commencer par Angra ?

Lars : Tu as raison ! C’est une autre réalité : les gens ne vivent plus la musique, ils la consomment leur écran d’ordinateur… Et malheureusement, tu ne peux pas forcer les gens à se concentrer une heure pour écouter un album dans son intégralité !


Merci

Manticora : Ce fut un plaisir de répondre à tes questions…


Merci à Noise et Thibautk pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.manticora.dk/
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 2832
  • 2833
EN RELATION AVEC MANTICORA
DERNIERE ACTUALITE
MANTICORA : Deux concerts en France prochainement
CONCERT

Lire l'actualité
Voir toutes les actualités concernant MANTICORA
 
DERNIER ARTICLE
Même sans actualité, Music Waves ne pouvait pas ne pas rencontrer les membres de Manticora qui se livrent pour une belle interview introspective sur le passé du groupe, son présent mais également et surtout son futur...

Lire l'article
Voir tous les articles concernant MANTICORA
 
DERNIERE CHRONIQUE
To Kill To Live To Kill (2018)
Manticora signe un retour fracassant. Amateurs de speed, de power et de heavy metal, ce "To Kill to Live to Kill" a la puissance pour tout exploser, y compris les tympans de vos voisins.

Lire la chronique
Voir toutes les chroniques concernant MANTICORA

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
Quelques uns de nos partenaires :
Roadrunner Records, Mascot Label Group, Spv Steamhammer, Afm Records, Sony Bmg, Peaceville, Warner, Unicorn Digital, Frontiers Records, Karisma Records, Insideout Music, Kscope, Ear Music, Progressive Promotion Records

© Music Waves | 2003 - 2019