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GAELLE BUSWEL (05 SEPTEMBRE 2014)

INTERVIEW - BLUES - STRUCK - 16.09.2014
Après avoir succombé à sa musique et à la veille de la sortie physique de "Black to Blue" marquée par un concert exceptionnel à ne pas manquer à la Flèche d'Or, le 16 Octobre, Music Waves a décidé de rencontrer la talentueuse et charmante Gaëlle Buswel..
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Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Gaëlle Buswel : Ca me marque tellement que je ne m’en rappelle pas (Sourire) ! Non, c’est une bonne question qui me met dans le bain (Rires) !
Mais généralement, ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent comme celles relatives aux collaborations, ma rencontre avec Neal Black…


Et malheureusement, tu n’y couperas pas…

Mais en même temps, c’est normal (Sourire) !


Comment une française tombe-t-elle dans un style musical si marqué par les Etats-Unis qui reste assez confidentiel dans l'Hexagone ?


C’est un style de musique dans lequel je baigne depuis que je suis toute petite grâce à l’influence musicale de mes parents qui étaient très période Woodstock. Ma mère était fan de musique, mon père était batteur dans un groupe de hard rock…


Merci papa et maman…

Oui et pour ces raisons, mes influences vont de Janis Joplin à Joe Cocker en passant par Led Zeppelin, ZZ Top…


Et sont-ils fiers de ce que tu es devenue ?

Oui ils sont fiers mais ça a mis du temps avant qu'ils soient tranquilles avec l'idée que je fasse de la musique.  On a passé un deal entre nous à savoir que j'aille s au bout de mes études et ensuite, je pourrais faire ce que je voulais (Rires) !
Aujourd'hui, ils veulent venir a tous les concerts ! On est une famille très soudée...


Et as-tu envisagé de jouer avec ton père, batteur ?

Non il  n'est pas prêt de jouer : plus il vieilli et plus il est timide !


On a évoqué Janis Joplin, Joe Cocker et ZZ Top, si je dis Crosby, Stills, Nash & Young que j’entends notamment sur le titre 'Black Delta Dirt' ?

Ah oui d’autant que ma mère était une grande fan de Neil Young


Merci maman

Merci maman (Rires) !


Comment expliques-tu que "Black to Blue" soit plébiscité par les médias alors que ton premier album "Yesterday's Shadows"est passé relativement inaperçu ?

Je suis en autoproduction, ce n’était donc pas évident de me faire connaître avec ce premier album.
C’est vrai qu’ensuite, j’ai pris des armes complémentaires pour essayer de développer ce projet : il y a une plus grosse équipe sur ce deuxième album.


A commencer par JMArtistic qui a permis cette interview…


Oui, merci Jean-Michel (Sourire) ! Et surtout cet album a été produit avec l’aide des fans ce qui a permis d’avoir un impact un petit peu plus grand. Avec le premier album, cela m’a ouvert plein de portes et j’essaie de renouveler les choses avec ce deuxième album.


A propos de renouvellement comment es-tu passée de la production dépouillée d'un premier album essentiellement électro-acoustique à celle bien plus riche de "Black To Blue" ?

C’est très simple : c’est une question de moyens (Rires) ! Pour le premier album, j’étais uniquement livrée à moi-même. C’était la première fois que je faisais un album, j’avais très, très peu de moyens : on s’est donc lancé sur un album acoustique. On était vraiment une toute petite équipe, je n’ai travaillé qu’avec Neal Black ; quelques personnes sont intervenues mais pas plus que ça. Tout s’est fait un peu vite pour cette première fois !
Et quand je me suis lancée dans ce deuxième album, je l’ai fait en me disant ne pas savoir combien d’albums je vais pouvoir faire pour des questions de budget, d’organisation… -quand tu es seule, tu as toutes les casquettes et ce n’est pas facile- si bien que je voulais réaliser un album qui me fasse rêver comme ceux que je prenais entre mes mains quand j’étais petite et qui comportaient tout ce que j’aimais dedans du livret à la musique.





Verdict, maintenant que tu as cet album entre les mains ?

J’en suis super fière ! Quand je le regarde, je me dis : "Merde, on a fait ça : c’est génial !" (Rires) !
Pour le coup, on a vraiment pris le temps de le faire. Je suis indépendante et en tant que telle, je ne peux pas me permettre de refaire un nouvel album dans deux mois si jamais celui-ci venait à ne pas marcher.


A ce propos, tu as repris plusieurs titres de ton premier album sur le nouveau. Est-ce parce que les premières versions ne te convenaient pas ou c'est pour leur donner une seconde vie ?

Oui !


Ce n’est donc pas par manque d’inspiration ?

Non pas du tout ! En fait, ce sont des titres qui fonctionnent extrêmement bien en live. En les portant de l’acoustique à l’électrique, on leur a donné une couleur électrique que les gens ont beaucoup aimé.
On a donc décidé de les reprendre sur ce nouvel album en leur apportant cette couleur et les remettre au goût du jour.


A propos d’inspiration, est-ce qu’à l’instar d’un Jonny Lang que tu cites souvent comme référence, tu as un message particulier à faire passer auprès de ton public ?

J’avoue que ce deuxième album est beaucoup plus personnel parce qu’il y a eu du vécu à tous les niveaux. J’ai donc retranscrit ça dans les textes : la perte d’un être cher, des choses du quotidien qui me touchent, des coups de cœur, des coups de gueule… mais il y a également des choses un peu plus légères, qui apportent une petite touche d’humour.


Quelle est l'importance de Michaal (NdStruck : Benjelloun, son guitariste) dans l'évolution de ta musique ?

Michaal est un guitariste qui me suit depuis à peu près 4 ans. Il n’a pas bossé avec moi sur le premier album mais je l’ai rencontré juste après, notamment pour les premiers concerts parce que le musicien avec qui je travaillais n’était pas disponible. C’est un ami qui nous a mis en contact et depuis, j’ai trouvé mon âme sœur musicale (Sourire) ! Il est hyper présent et on travaille beaucoup les arrangements ensemble.


Sa présence est également un élément supplémentaire dans l’orientation musicale de ce nouvel album, je présume…


Oui et je l’ai beaucoup sollicité pour qu’il me joue des soli de telles façons (Rires) !
De façon générale, l’équipe qui est sur l’album est celle avec laquelle je joue en live. J’en connais certains depuis des années et je suis contente de pouvoir les emmener au bout de ce projet. Et avoir Didier Thery à la réalisation était un vrai bonheur !


A propos de soli, avant de passer à la question récurrente concernant Neal Black, comment es-tu entrée en contact avec Patrick Rondat qui n’est pas connu pour son répertoire blues rock ?

D’autant plus qu’il joue en acoustique ! Je suis super fière qu’il accepte de collaborer sur un titre acoustique parce que je trouve qu’il a un toucher acoustique assez hallucinant.
Patrick est quelqu’un que je connais depuis des années : on s’était rencontré lors d’un concert « Autour de la guitare ». Il ne savait pas que je faisais de la musique parce que je bossais sur un autre truc. Mais au fur et à mesure, il a découvert que j’avais fait un cover acoustique d’un titre de Tina Turner et du coup, il m’a invité à chanter ce titre sur scène. C’était la première fois qu’il invitait une chanteuse pendant un de ses concerts.
Depuis, nous sommes très proches et dès qu’on peut collaborer ensemble, partager de la musique, on le fait !





Venons-en à LA question : Comment es-tu entrée en contact avec Neal Black ?


(Rires) Il y avait une salle qui s’appelait le Sous-Bock -qui depuis ne fait plus de concerts- à Cauville et le programmateur m’avait programmé parce qu’il était tombé sur le premier groupe avec lequel je travaillais en compo, Camon.
Il était tombé dessus par hasard et a souhaité que je sois booké sur une date. C’était pour la fête des mères et du coup, j’ai fait cette date et par curiosité, j’ai regardé les groupes programmés dans cette super salle et je suis tombé sur Neal Black que je ne connaissais pas à l’époque.
J’ai adoré et j’ai laissé un message dans ce sens sur son Myspace. Il m’a répondu qu’il avait également écouté ce que je faisais, qu’il adorait ma voix et qu’il fallait absolument qu’on travaille ensemble. C’est parti ainsi et pour être honnête, assise derrière mon écran, je me disais que c’était trop facile (Rires) !


Penses-tu que cet effet d’annonce a contribué au succès de cet album ?


Je pense que ça aide un peu. Mais c’est surtout une envie que j’avais. Je faisais un deuxième album seule, je ne savais pas comment ça allait se passer, combien de temps ça allait me prendre… et je voulais travailler avec les gens que j’adore, des gens qui m’ont aidé comme Neal Black qui m’a vraiment permis de m’exposer en mon nom propre sur mes projets.
Elliot Murphy, je l’ai également rencontré au Sous-Bock et le fait de collaborer avec des artistes américains quand on fait de la musique américaine : c’était génial, je réalisais un rêve !



Comptes-tu renouveler l'expérience ou bien crains-tu que ton nom soit associé à des collaborations ?


J’adore ces collaborations, je trouve que c’est super enrichissant ! Ca permet déjà de réaliser quelque chose qu’on a envie de faire -parce qu’on choisit ses collaborations- et je trouve que c’est super de pouvoir partager avec des gens d’univers différents comme Patrick. Ce n’est pas parce qu’il est d’une culture metal et que je fais du blues ou du folk qu’on ne peut pas faire de la musique ensemble. La musique est faite pour être partagée, c’est un échange et je pense qu’on l’a bien prouvé sur cet album.
Et en termes d’écritures, j’ai beaucoup travaillé avec Angela Randall. C’est une des mes plus grandes fiertés parce que cette parolière est juste géniale, ce qui m’a permis de développer certaines choses dans ma propre écriture.


Comme le succès de cet album n’est pas uniquement cantonné au média, tu es actuellement en cours de mixage du Dvd live ? Pourquoi si rapidement, histoire de surfer sur le succès ?

Pas du tout ! Je travaille avec des gens très motivés et très actifs et il faut réagir au quart de tour…


Qu’attends-tu de ce Dvd ?


Ce Dvd est le concert du New Morning. On ne pousse pas la commercialisation mais il y a une demande des fans. Du coup, ils pourront le retrouver ce Dvd pendant les concerts ou sur le site Internet mais c’est tout pour le moment.


On parlait de stratégie de présence avec le Dvd, tu es également extrêmement présente sur le net (Facebook entre autre). Quel intérêt trouves-tu à cette présence et penses-tu pouvoir la déléguer dans le futur si ta carrière continue à se développer de la sorte ?


C’est grâce aux fans que j’existe. C’est toujours drôle de parler de fans… mais c’est grâce aux personnes qui me suivent, qui communiquent sur ma musique, qui la partagent, l’échangent que j’existe !
Les choses se sont développées grâce à cela et le site KissKiss BankBank par lequel je suis passé pour le crowdfunding a aussi permis de développer une nouvelle base de fans. Ce sont tous ces gens qui m’ont aidé à réaliser cet album et le réaliser de cette façon-là ! Cette participation en pré-commandant l’album a permis de financer un tiers de l’album -ce qui est énorme- et du coup, de pouvoir le réaliser avec tout ce que rêvait mes fans !
C’est super parce que certaines personnes me suivent depuis le début et ont vu toute l’évolution, la progression, l’énergie, la motivation… et rester présente vis-à-vis d’eux c’est hyper concret et ça me fait plaisir !


Tu traverses régulièrement l'Atlantique. Comment se développe ta carrière là-bas et quelles y sont tes ambitions ?


C’est en cours ! Je reviens tout juste de ma tournée en Amérique du Nord, c’est encore tout frais !
Beaucoup de choses positives se sont passées et beaucoup de gens sont prêts à m’aider là-bas : on va voir comment ça se passe ! A ce jour, c’est positif mais aujourd’hui, je ne peux pas en dire plus que ça… Je ne maîtrise pas ces paramètres.
Je pars du principe que je vais là où on veut de ma musique : si il faut pour cela aller à l’autre bout du monde pour la partager, j’y vais. Ca m’est arrivé au mois de Mai en Pologne : jamais je n’aurais imaginé jouer un concert en Pologne (Rires) !
Partir jouer à l’étranger ne me fait pas peur et ça me touche d’autant plus quand l’intérêt vient des Etats-Unis parce que les influences viennent de là-bas.
Mais c’est assez hallucinant de constater que c’est plus difficile d’avoir des ouvertures en France qu’à l’étranger.


Questions traditionnelles de Music Waves : quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Il y en a eu plein mais une chose qui m’a énormément marquée était à l’époque où "Yesterday’s Shadows" sortait, j’avais fait une vidéo en réponse  à un défi qui était de jouer et faire chanter les gens dans le métro à Londres -je l’ai également fait en France depuis- et suite à cette vidéo, le directeur d’un centre de détention m’a contacté pour faire des concerts. Au départ, je ne savais pas si je devais accepter de le faire, c’était quelque chose que j’appréhendais un peu mais j’ai été agréablement surprise de constater l’énergie qu’ils nous ont renvoyés. C’était un gros défi mais au final, c’était hallucinant parce que certains spectateurs se sont mis à pleurer : je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Ils nous ont dit après coup qu’on leur avait fourni avec ce concert une liberté qu’ils n’avaient plus et c’est à ce moment que j’ai vraiment pris conscience de cette notion de liberté et d’échange qu’avait la musique !


Tu as joué au festival Agla'Scénes en avril 2013 ? Quel est ton souvenir ?


On a fait beaucoup de festivals mais c’est génial que tu parles de ce festival en particulier (Sourire) ! Agla’Scènes est le premier festival où j’apparaissais en tête d’affiche et j’ai beaucoup apprécié la grosse équipe de bénévoles qui a monté ce festival et ils avaient réussi à faire quelque chose d’assez démentiel au niveau de la scène, des lumières, de l’accueil… et ce sont des gens qui se défoncent énormément pour leur festival !
J’ai également un très bon souvenir de la double scène derrière et à la fin de ce concert, une vingtaine ou une trentaine de danseuses sont montées sur scène et même si je ne suis pas danseuse, je me suis prêtée au jeu pour rentrer dans la chorégraphie : on a fait un show pour le dernier morceau du concert, c’était super fun !


Tu as joué la même soirée que Weend'ô. Qu'as-tu pensé de leur musique (progressive et un légèrement métal) ?


Je me rappelle très bien d’eux mais je ne cache pas qu’ils ont joué pendant qu’on faisait le point sur certaines choses si bien qu’on n’a pas pu voir leur concert entièrement mais je me souviens qu’ils dégageaient une belle énergie.
De façon générale, ce festival avait programmé des artistes en développement qui défendaient très bien leur projet !


Est-ce que le style prog est un style qui t'intéresse ?  


Tout ce qui est musique progressive est un univers que je ne maîtrise pas bien : pour cette raison, j’évite d’y mettre les pieds (Rires) !


Tu as évoqué ton meilleur souvenir, au contraire, quel pourrait être le pire ?

(Rires) C’était assez hallucinant mais ça se finit bien ! A l’époque, on jouait en trio acoustique et le son était une catastrophe.
On avait fait les balances où tout s’était bien passé mais lors du concert, je n’avais plus aucun retour, Michaal avait le son de William et inversement. L’ingénieur du son essayait de régler la technique en même temps si bien qu’il montait sur scène pour arracher les plugs directement et les rebrancher ailleurs  c’était infernal !
Du coup, on n’a pas paniqué, on a tout arrêté, on s’est débranché, on est descendu au milieu des gens et on a joué en acoustique !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?


Je ne sais pas comment formuler précisément la question mais même si on l’a un peu évoqué, j’aimerais beaucoup aborder ma relation avec les fans parce que je trouve que c’est super important !
Il n’y a pas si longtemps que ça j’ai fait la radio nationale de Belgique -Radio Classique 21- grâce à deux fans belges qui ont harcelé l’animateur, en envoyant des choses sur moi, en communiquant sur moi en disant qu’il fallait absolument que je sois connue en Belgique. Grâce à ces deux fans belges, les portes de la Belgique se sont ouvertes.
De la même façon, certains programmateurs de festivals me contactent parce qu’il y a de la demande !
C’est quelque chose qui me marque énormément !


Avant de se quitter, le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?

Merci, merci, merci (Rires) !
Et merci à toutes ces personnes dans l'ombre qui donnent le maximum pour cet album. Ce qui fait que si nous sommes là est aussi grâce à toutes ces personnes qui aiment et partagent ma musique et pour ça : Merci (Sourire) !





Et merci à Loloceltic et Pete_T pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.gaelle-buswel.fr/
eventuser_idarticle_comment_id
STRUCK le 19/09/2014 20:41:45
C'est la jalousie qui te fait parler !
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TORPEDO le 17/09/2014 10:26:05
Pas trop convaincu par la chanson du clip associé à l'article.
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