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| Notre avis sur Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy | 1315 consultations |
Note : 9.0/10 | Tout a déjà été dit au sujet de cet album. Et comment pourrait-il en être autrement ? A l'image d'un "Scenes From A Memory", il s'agit là d'un opus incontournable, tant pour les fans du groupe que pour les amateurs de musique en général. Riche, épique, mélodique et puissant, tout y est : ce pourrait être la définition du genre.
Avant d'en aborder le contenu, revenons brièvement sur les musiciens qui lui donnèrent vie. Tout d'abord, Michael Romeo, clone évolué de Malmsteen, un génie autodidacte de la six-cordes et le principal compositeur. Son alter-ego Michael Pinella, encore un virtuose, qui équilibre les parties de guitare avec ses claviers flamboyants. Vient ensuite une formidable section rythmique, Thomas Miller à la basse et Jason Rullo à la batterie : une paire de doux dingues à la musicalité exceptionnelle, notamment Miller, qui est alors très investi dans le groupe, et en est l'un des compositeurs récurrents. Et enfin, le seul, l'unique, Sir Russel Allen, vocaliste aux capacités sensationnelles qui donnera ses lettres de noblesse au groupe.
"TDWOT" est le troisième album du groupe. Le précédent, "The Damnation Game", n'avait connu qu'un succès d'estime auprès des connaisseurs, à une époque où le métal progressif n'en était qu'à ses balbutiements. TDWOT est donc l'occasion pour le combo de montrer à tous qu'ils visent plus haut, et qu'ils en ont le talent ; Russel notamment, qui n'avait pas exprimé tout son potentiel sur "The Damnation Game". Dès le premier morceau, on sait, on SENT que l'on a affaire à quelque chose d'autre. Avec "Of Sins And Shadows", la musique de Symphony X semble surgir avec naturel. Tout est en place. Romeo porte le morceau à bout de doigts, de riffs puissants à des solis toujours aussi extraterrestres. Russel développe une chaleur qu'on ne lui connaissait alors pas encore, et qui est l'un des points marquants de l'album. Et l'on ne peut que le réaliser sur le titre suivant, "Sea Of Lies", qui démarre sur une ligne de basse virevoltante, avant que les autres musiciens ne se joignent à la danse, et que la voix fabuleuse de Russel s'envole pour atteindre une puissance rare ; à noter également que ce dernier s'affirme sur ce disque comme un parolier inspiré, ce qui lui permet de chanter avec ferveur ses propres textes. Encore une fois, Romeo est au cœur des débats, alternant riffs frénétiques et sonorités acoustiques avec une aisance déconcertante, sans parler de son solo, qui est encore aujourd'hui un modèle du genre. Miller est à la fête et laisse s'exprimer tout son groove, tandis que Rullo bûcheronne avec application. "Out Of The Ashes" tranche dans le vif avec sa ligne de basse énorme, offrant au duo Romeo/Pinella le terrain de jeu idéal pour leurs élucubrations baroques, avant que l'on n'en revienne à un metal plus classique, épais et puissant, mais qui joue des rythmes et des ambiances avec intelligence, surprenant l'auditeur à chaque instant. Allen évolue ici dans un registre incroyable, passant d'un ton hargneux à des hauteurs limpides, soutenu par des chœurs parfaitement en place (notamment sur la fin du morceau), et Romeo... Que dire ? Riffs hallucinants et solis démentiels. Pinella n'est pas en reste et offre ici un solo rappelant les sons de Kevin Moore. Du haut de ses 9'50, "The Accolade" est le premier epic de cet album, et a l'intelligence d'apporter (enfin) un peu de calme à ce déferlement de notes. Ambiance acoustique et ultra-mélodique, puis le ton se durcit avec un riff à la Dimebag, mais la voix somptueuse de Russel vient porter tout ceci aux nues. Sa voix est vraiment magnifique sur ce morceau, à la fois claire et puissante. Exceptionnel travail rythmique de Romeo et Miller, puis un break absolument incroyable, tout en légèreté, permet à Russel de montrer toute l'étendue de ses capacités : incroyable. C'est à se demander si l'on écoute encore un album de métal ! La reprise se fait par le biais de sonorités cristallines, et par une ligne de basse douce et chaleureuse de Miller. Le final, dynamique, parvient à conclure avec grandiloquence sans dénaturer les mouvements précédents. Fantastique.
Après cette parenthèse délicate, retour à quelque chose de plus heavy avec deux pistes qui préfigurent l'orientation mythologique et baroque des opus suivants du groupe. Tout d'abord, "Pharaoh", un morceau où Miller domine. Allen explore plus avant les limites de son registre, notamment sur le refrain, original et bien foutu. Un petit pont aérien apaisant introduit une deuxième partie féroce, qui précède une partie instrumentale à la fois arabisante et néoclassique, pendant laquelle Pinella a l'avantage, apportant une ambiance épique grâce à des sons excellents. Puis "The Eyes of Medusa" poursuit cette démarche : attention, tuerie ! Voici à coup sûr LE morceau de l'album, celui qui résume le mieux Symphony X. Riffs absolument géniaux, chant possédé, arrangements parfaits... Puissant, terrifiant, sombre et virtuose ! Une démonstration, ni plus ni moins, et un hit en puissance dans le genre. Inutile d'en dire davantage : il faut l'écouter pour comprendre. Romeo y est magistral. "The Witching Hour" est pour sa part un véritable hymne néoclassique, sorte de variation moderne sur du Malmsteen : rythmique syncopée, sons de clavecin et d'orgues, chant théâtral, duels claviers/guitare, on se croirait de retour dans les années 80. Pas spécialement mémorable à moins d'être un aficionado du genre, il n'en demeure pas moins que le groupe est aussi à l'aise dans ce style que dans les autres. Et enfin, le titre éponyme, monstre épique de 20 minutes qui permet enfin à Romeo d'accomplir ses fantasmes classiques. Opératique à l'extrême, doté d'arrangements tout à fait incroyables, sans pour autant mettre de côté les aspects plus musclés de la musique de Symphony X, il oscille donc entre les diverses facettes du groupe. A noter qu'il s'agit également d'une sorte de préquelle à l'album Paradise Lost (comme en atteste le sous-titre de "Revelations"). Il s'agit évidemment du gros morceau de bravoure, passage obligé pour les groupes progressifs et négocié ici avec brio. Le groupe affirme son identité et se montre à la hauteur de ses ambitions. La dernière chanson, "Candlelight Fantasia", est un modèle de power ballade, d'une beauté saisissante. Rien à ajouter : c'est la conclusion rêvée à un album de rêve.
12 ans après sa sortie, "The Divine Wings Of Tragedy" demeure un monument du métal progressif. Vibrante, inspirée, la musique de Symphony X y est à son apogée, et aucun de leurs albums suivants (pourtant tous très réussis) ne retrouvera cet équilibre parfait entre mélodie, technique et puissance. Un chef-d'œuvre.
Chronique rédigée par Val parue le 26.08.2009
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| Les avis des lecteurs sur Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy |
Avis de prip écrit le 24.10.09 Note : 8.0/10 | The Divine Wings of Tragedy (le morceau) est une des meilleures pièces du genre. A découvrir absolument pour ceux et celles qui apprécient cette musique.
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Pistes de Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy 01. Of Sins and Shadows 02. Sea of Lies 03. Out of the Ashes 04. The Accolade 05. Pharaoh 06. The Eyes of Medusa 07. The Witching Hour 08. The Divine Wings of Tragedy 09. Candelight Fantasia
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Formation de Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy Russell Allen : Chant Michael Romeo : Guitare Michael Pinnella : Claviers Thomas Miller : Basse Jason Rullo : Batterie
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Liens concernant Symphony X - The Divine Wings Of Tragedy [Site officiel] http://www.symphonyx.com/ |
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