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| Album : Pyramid - Groupe : Alan Parsons |
CD de Pop paru en 1978 sous le label Arista | Recommandé !
Pyramid est le troisième album du Projet Alan Parsons. Lui-même et Eric Woolfson sont toujours aux commandes et le concept fonctionne : un duo pour composer, un groupe central pour l’exécution musicale, un orchestre et des chœurs pour donner du volume, et plusieurs chanteurs de session (donc changeant d’un album à l’autre) pour varier les ambiances.
Avec "Pyramid" (un clin d'œil à la couverture de "Dark Side of the Moon ?"), APP va trouver son équilibre : il est de ces albums qui, sans qu’on comprenne pourquoi au premier abord, recèlent une certaine magie. On peut considérer "Pyramid" comme un concept-album, pas au niveau du “scénario”, assez flou, mais bien musicalement : la récurrence de certains thèmes (les quatre premières notes de Voyager) tout au long des titres tisse un joli fil conducteur que l’auditeur a plaisir à suivre. De même, la liaison entre les morceaux est très souvent assurée, ce qui donne une belle cohérence à l’ensemble.
L’utilisation d’effets sonores et l’excellence de la réalisation sont également pour beaucoup dans la réussite de cet album que nous n’hésiterons pas à qualifier d’atmosphérique. Un grand coup de chapeau à l’exacte utilisation de l’orchestre et des chœurs, présents mais pas envahissants. Mieux qu’une œuvre atmosphérique, “Pyramid” est une œuvre d’atmosphères (au pluriel) : on y passe de l’intimité dépouillée de The Eagle Will Rise Again (ah, cette voix posée sur un simple arpège aux claviers !) au rock de One More River (j’adore décidément l’énergie de Lenny Zakatek ...) avec joli break orchestral intégré et reprise au sax, puis au début planant de Can’t take it With You, à l’orientalisant In the Name of Gods (ambiance Atom Heart Mother garantie !), au déjanté Pyromania puis au spatial Hypergamma Spaces , pour enfin arriver au calme Shadow of a Lonely Man, avec son ample orchestration. Un voyage sans temps mort !
APP confirme également sa grande maîtrise des instrumentaux, sachant allier instrumentation classique et utilisation équilibrée des textures synthétiques : Voyager est une intro idéale, In the Name of Gods, une démonstration d’orchestration, et Hypergamma Spaces, une référence (pour l’époque) dans l’ambiance électro-synthétique.
Ne passez pas à côté de cet excellent album, dans lequel APP quitte la variété pop pour s’aventurer dans la frange du progressif. L’album suivant (“Eve”), encore de bonne qualité, sera plus formaté et préfigurera ce que sera l’évolution du groupe sur la fin de sa carrière.
Chronique écrite par Abaddon le 15.02.2008
Groupes proches Barclay James Harvest, Jeff Larson, Kayak, Parzivals Eye, Pink Floyd, Supertramp, Unitopia
Pistes 01. Voyager - 02:24, 02. What Goes Up... - 03:31, 03. The Eagle Will Rise Again - 04:20, 04. One More River - 04:15, 05. Can't Take It With You - 05:06, 06. In The Lap Of The Gods - 05:27, 07. Pyromania - 02:45, 08. Hyper-gamma-spaces - 04:19, 09. Shadow Of A Lonely Man - 05:34
Formation Eric Woolfson : Chant, Claviers David Paton : Chant, Basse Stuart Eliott : Batterie iarn Bairnson : Guitare John Miles : Chant Lenny Zakatek : Chant Alan Parsons : Guitare Colin Blunstone : Chant Dean Ford : Chant Andrew Powell : Orchestre
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| Les avis des lecteurs |
Avis de Realmean (écrit le 01.09.12) | Note : 9.0/10 | Une chronique clairvoyante pour un album tout simplement exceptionnel. Voici le vaisseau amiral de l'APP, peut-être pas sur le plan mélodique, mais en matière de démonstration inventive et artistique, "Pyramid" est le chef-d'oeuvre incontournable de la discographie. A la fois progressif et novateur, cérébral et accrocheur, remarquablement ésotérique et mélancolique à la fois, le fluide conceptuel de son voyage de quelques 40 minutes s'écoulant d'une traite s'insinue irrémédiablement et irréversiblement dans les veines de l'auditeur. Il y a un avant, et un après "Pyramid". Citons pour le moins le symphonique et somptueux 'In the Lap of the Gods', inoubliable (le meilleur morceau écrit par l'APP ?), ou les OVNI 'Pyromania' et 'Hyper Gamma Spaces', dont un clone sera produit pour l'album "Eye in the Sky" (personnellement, je trouve le 'Mammagamma' d' "Eye in the Sky" encore plus prégnant), + également une dérivée davantage pop-groovy, 'The Gold Bug', mais savamment hypnotique elle aussi, et qui prendra place sur "The Turn of a friendly card". Preuve que l'APP saura longtemps identifier et reconduire les recettes gagnantes, tout en variant les plaisirs. Signalons aussi, pour les heureux possesseurs d'un tirage 33T, que la pochette interne est impressionnante d'ésotérisme. Une atmosphère à laquelle le format 12x12 du CD ne pourra évidemment prétendre avec autant de force. Et puis aussi, une étrangeté sur cette version 33T: la plage n°7 ne s'intitule pas 'Pyromania', mais 'Pyramania'. Les références ultérieures (best of, etc) peuvent varier; ...alors, qui est le vrai ? le "o" ou le "a" ? Une énigme de plus pour l'insondable "Pyramid". 9,5/10
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