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| Album : Microsolco - Groupe : Mangala Vallis |
CD de Rock Progressif paru en 2012 sous le label Maracash
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Mangala Vallis est un groupe qui ne monopolise pas l'attention de l'amateur de rock progressif. "Microsolco", troisième album en dix ans de la formation italienne, aura mis sept ans pour succéder à "Lycanthrope". Dire que ce nouvel opus était attendu est donc un doux euphémisme.
En sept ans, beaucoup de changements peuvent survenir et c'est celui du line up du groupe qui frappe au premier regard porté sur le livret de ce "Microsolco". Trois nouveaux noms (sur cinq) apparaissent par rapport à la formation présente sur "Lycanthrope" : exit Bernardo Lanzetti et son chant typé, Riccardo Sgavetti (basse) et Enzo Cattini (claviers). A noter que ce dernier a été remplacé par Cristiano Roversi (issu de Moongarden) dès 2009. Un second guitariste Nicola Milazzo vient épauler Mirco Consolini et, surtout, Roberto Tiranti (New Trolls, Labyrinth, Ian Paice & Glenn Hughes) arrive à la basse et au chant. De tels changements ont évidemment des conséquences sur la sonorité globale du groupe et l'on appréciera (ou pas) la perte de trémolos et de l'emphase théâtrale de Bernardo Lanzetti.
Le chant est donc plus sage, plus classique, mais loin d'être dépourvu de chaleur et d'expression. A l'écoute du premier titre ("Easy Empire"), on peut y trouver, dans la voix et dans le style, une petite ressemblance avec A.C.T.. Mais revenons en premier lieu au concept de l'album, puisque concept il y a (on fait du prog ou on en fait pas !). L'intitulé de l'avant dernière plage, "21/12/12", devrait vous mettre sur la voie ... Mangala Vallis y fait allusion à cette fin du Monde qui approche à grands pas selon quelques oiseaux de mauvais augure, mais nos optimistes Italiens laissent entrevoir un dénouement heureux puisque l'album se termine sur "Terra Nova", espoir !
Vous ne trouverez pas de composition épique dans "Microsolco", la plus longue durée étant 7'12 pour "Easy Empire", et c'est sans doute ce qui manque à cet album pour en faire un grand cru. Les mélodies sont accrocheuses et certaines frôlent le formatage FM ("Plastic Paradise"), mais l'efficacité des orchestrations parfois ponctuées de sons vintage, d'envolées de claviers et de soli de guitare très prog rend l'ensemble attachant. Chaque écoute révèle quelques bonnes trouvailles, là un son de violon ou de flûte, ici une réminiscence de Mellotron. Un des membres rescapés du groupe originel étant Gigi Cavalli Cocchi, l'excellent batteur, il n'est que normal de noter un travail parfois stupéfiant à la batterie.
La note finale sanctionne (mais si peu) un manque de folie, de grandiloquence dans les thèmes développés, mais ce troisième album de Mangala Vallis reste tout à fait recommandable à tous les amateurs de bon néo-prog.
Chronique écrite par Peter Hackett le 28.08.2012
Groupes proches Clepsydra, Landmarq, Magenta, Moongarden, Pallas, Pfm, Puppet Show, Shaun Guerin
Pistes 01. Easy Empire - 07:12, 02. Gods Of The Xxi Century - 04:44, 03. Plastic Paradise - 04:12, 04. Welcome To The New World - 06:39, 05. Microsolco - 05:00, 06. 21-12-12 - 04:19, 07. Terranova - 04:37
Formation Gigi Cavalli Cocchi : Chant, Batterie Cristiano Roversi : Claviers Mirco Consolini : Guitare Roberto Tiranti : Chant, Basse Nicola Milazzo : Guitare
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| Les avis des lecteurs |
Avis de MétalNature (écrit le 06.09.12) | Note : 8.0/10 | Très bel album qui s'incruste sans en donner l'air, pas d'une grande originalité cependant. Les divers commentaires donnent envie de jeter une oreille sur les albums précédents et leur "fameux" vocaliste! (7,5)
Avis de Tonyb (écrit le 04.09.12) | Note : 8.0/10 | Bernardo Lanzetti s'en est allé ... et c'est tant mieux tant sa voix insupportable venait me gâcher l'écoute des deux premiers opus du groupe. Du coup, Microsolco révèle toutes ses saveurs, le nouveau titulaire du poste étant pleinement convaincant. Une section rythmique très efficace soutient l'ensemble, bien qu'abusant un peu des rythmiques en 5/4 si chères au Marillion de Fish. Les compositions auraient néanmoins mérité quelques développements supplémentaires, certaines fins abruptes entraînant quelque frustration, de même que certains arrangements trop dépouillés sur les couplets des trois premières plages. A noter la réutilisation intéressante du thème final de Dark Side of the Moon dans "Welcome to the New World".
Un très bon cru que ce nouveau Mangala Vallis, groupe à (re)découvrir pour tous ceux qui l'avaient précédemment mis de côté en raison de leur frontman.
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