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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Cela 25 ans que je connais DT, et je suis dubitatif avec cette dernière galette. Certes Rudess a retrouvé son lustre d antant période LTE, avec des sonorites bien senties et moins boite de conserve. Labrie est très bon, Mangini est tres carré mais manque indiscutablement de folie créatrice et de groove de son prédécesseur .myung fait son job.et Petrucci a abandonné ses excès de shred et nous sort des solos dont il a le secret. Mais avec tout ça, je trouve l'album intéressant car une fois de plus le groupe est aller de l'avant et a fait preuve d innovation comme sur tous leurs albums. Le problème pour moi c est ce côté excessivement massif trop " que metal" même sur TOT ils avaient gardé leur patte prog. Que le groupe choisisse de faire des morceaux plus condensé et efficace est plutôt bien vu car nous avons connu des excès de passage superflu. Du coup j'ai ce désagréable sentiment de pas avoir eu la moindre émotion après 20 écoutes. Ainsi qu' une apprehension de manque de créativité qui se confirme pas ce temps arrêtés 60 minutes.bien sûr des chefs d'oeuvre par le passé ont meme fait 40 minutes. Mais ou est cette pièce prog quasi obligatoire de 15 min qui aurait trouvé sa place dans l espace vaccant. Par conséquent je ne peux m'empêcher de penser que l'omniprésence de Petrucci a la composition et production manque sans doute de contre proposition comme pouvait le faire portnoy. Au fond pour moi, cet album est l'image de sa pochette ,perte d'humanité donc de sensibilité et trop robotique dans les sonorités et structures des chansons
MARKOPETRUCHE - 03/04/2019 -
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Bon, désolé, je ne rejoindrais pas les avis laudateurs sur cet album. Non pas qu'il ne soit pas bon : Dream Theater retrouve un son direct, métal, avec un John Petrucci mis en avant au travers de descentes de manche toujours aussi étourdissantes, et un James Labbrie toujours aussi étincelant et qui distinguera toujours DT des autres groupes. Mais je reste marqué par l'atypique et grandiose "The Astonishing", qui garde une place à part pour moi. Et donc j'ai un peu de mal à revenir à l'essence du groupe, trop métal, pas assez progressif.
LOLO_THE_BEST59 - 16/03/2019 -
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Cela fait 25 ans que je connais DT, et pour la première fois je suis dubitatif. DT a toujours eu la démarche progressive au cours de leur carrière. Jamais même dans leur période dite de routine metal des année 2000 , ils n ont cessé d innover. Et pour cela ils ont le 5 même pour cet album, car la démarche d épurer le propos est plutog bienvenu, car nous étions un peu dans la redites ces de njers temps à part Atoshining. On a retrouver un russes enfin avec une certaine sobriété et des passages digne de la periode de LTE. Nous avons un mangini,sobre , efficace mais dépourvu d originalité et de groove. Langue un peu surprise . Ais efficace et myung fidèle à lui meme. Enfin Mister petrucci comme toute nous fait des passages plutôt bien sentis et leché. Afidu ke shred enfin. M
MARKOPETRUCHE   - 02/04/2019 20:41:04
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Dream Theater a trouvé un nouveau souffle avec ce "Distance Over Time".

Je n'ai jamais considéré que les Américains s'étaient perdus ou endormis dans leur carrière. Ils ont su évoluer, à leur rythme avec de belles qualités. On ne reviendra pas sur leur maîtrise technique mais il ne faut pas oublier leur créativité et le sens de la mélodie dont ils ne se sont jamais vraiment départis. Un petit côté pop rock assumé et rarement évoqué dans les critiques.

Alors, bien sûr, le virage très metal, que certains pourront regretter, les ont un peu coupé d'une certaine substance originelle mais leur discographie reste pleine de pépites, de trouvailles, et même de moment de grâce.

Pour en revenir à ce dernier opus, celui-ci est essentiellement basé sur les riffs de Petrucci et l'emphase mélodique de James Labrie. John Myung y trouve également une place particulière qui donne une profondeur et une lourdeur assez rare chez Dream Theater. Je trouve en revanche que Jordan Rudess a moins d'influence dans le son qu'il n'a pu en avoir récemment. Je ne sais pas s'il faut le regretter mais je ne fais que le constater.

Cet album est très bon en cela qu'il est plus direct et efficace, très juste sur le plan mélodique et chargé en ce qui a parfois manqué, à savoir l'âme. C'est vrai que cette méthode qui consiste à s'enfermer pendant des semaines pour composer apporte ce supplément de cohésion et de cœur.

Dream Theater avait certainement besoin de cela pour se recentrer sur l'essentiel après un "The Astonishing" quelque peu impersonnel et peut être trop ambitieux.

OCERIAN - 21/02/2019 -
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Ayant écouté "The Astonishing" récemment je tempèrerais la note et les appréciations que j'ai eu à l'époque de ma chronique. Étonnamment j'ai remarqué que cet album provoque ce type de réaction chez beaucoup de chroniqueurs ayant été impressionné lors des premières écoutes. Bref, tout ça pour dire qu'après cette audacieuse aventure Dream Theater revient à du solide avec une certaine efficacité mélodique, des riffs bien cherchés et surtout bien trouvés, de la technique parfaitement contrebalancée par un feeling (surtout à la guitare) généreux. Par un mouvement inverse de celui de "The Astonishing" "Distance Over Time" s'apprécie d'autant plus au fils des écoutes. J'ai commencé par être sceptique et un peu indifférent à cet album puis il a provoqué ses effets et chaque écoute supplémentaire en renforce ses qualités. Je me retrouve dans les remarques de Struck et notamment quand il dit qu'il n'attendait plus rien des Américains. La surprise n'en est que plus réjouissante.
NUNO777 - 19/02/2019 -
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Il y a bien longtemps que Dream Theater ne me faisait plus sourciller : comme le souligne à juste titre Calgepo, je fais partie des "Francis Cabrel" du prog metal.
En revanche, il faut bien avouer que ce "Distance Over Time" est une vraie belle surprise d'un groupe dont je n'attendais plus rien !
Un album concis qui pioche dans les différentes époques du groupe pour un résultat très efficace comme chaque intro ultra-soignée et hyper addictive !
Un album hautement recommandable qui devrait à coup sûr faire l'unanimité entre fans de la première heure et les nouveaux...

STRUCK - 10/02/2019 -
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Dream Theater poursuit sa route, n’en déplaise aux grincheux et aux chantres du « c’était mieux avant » et du « c’est toujours pareil » qui ne sont pas à une contradiction près.

Après un "The Astonishing" très ambitieux, le groupe se recentre sur ses fondamentaux avec "Distance Over Time".
Je suis tout à fait d’accord avec Calgepo quand il écrit que « les Américains sont de retour en mode patron en proposant leur meilleur album depuis le départ de Mike Portnoy ». Et j’ai tendance à penser que Portnoy n’a jamais vraiment tout à fait quitté Dream Theater et qu’il continue, dix ans après la séparation, à influencer le groupe à distance (over time).

Cet album sonne comme une réponse au " Psychotic Symphony" de Sons Of Apollo. D’abord parce que les cinq musiciens se sont enfermés tous ensemble en studio pour composer, sans aucune distraction extérieure, histoire de bien montrer que Dream Theater est un groupe uni contre vents et marées, uni par une exceptionnelle créativité et par des liens d’amitié qui dépassent la musique. Ensuite parce que, contrairement à "The Astonishing", "Distance Over Time" est composé de titres plutôt courts et ramassés basés sur des riffs heavy et de belles lignes mélodiques, comme "Psychotic Symphony". Enfin parce que le morceau ‘Viper King’ est une réponse directe au son de clavier vintage de Derek Sherinian dans Sons Of Apollo.

Mais "Distance Over Time" dépasse de beaucoup "Psychotic Symphony" en puissance et en émotion. Le message de Petrucci et sa bande est clair : Dream Theater est un groupe unique qui continue à régner sur le metal prog, capable comme aucun autre d’allier tradition et modernité. Tous ceux qui tentent de le copier ou de marcher sur leurs plates-bandes en seront pour leurs frais, même s'ils sont des anciens membres du combo.

On ne saura jamais vraiment le traumatisme qu’a provoqué au sein du groupe le départ de Mike Portnoy. Mais "Distance Over Time" est le premier album de Dream Theater qui assume réellement cette séparation et qui démontre au monde entier qu’ils sont toujours les meilleurs, après plus de trente ans de carrière.

NEWF - 09/02/2019 -
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Pas mieux ! Bravo !
ROMIKE   - 09/02/2019 23:16:08
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DREAM THEATER: DISTANCE OVER TIME (2019)
METAL PROGRESSIF
Il y a 25 ans, je découvrais un groupe qui a ensuite fait partie du reste de ma vie, Dream Theater me mettait une grande gifle musicale, avec un certain Metropolis Pt 1 qui tournait en boucle dans mon walkman, alors que j'avais tout juste 15 ans...et pendant ce temps, les autres écoutaient de la dance !!

Le 22 février prochain sort le 14 ème effort des Américains, je me devais d'y aller de ma petite chronique personnelle, ayant eu l'opportunité de l'avoir bien avant tout le monde !! Et si ma petite contribution pouvait aider les indécis à se le procurer à sa sortie, alors j'aurai réussi !

L'album commence avec le titre "unthetered angel", un arpège en son clair qui pourrait justement rappeler un certain "pull me under" à l'époque, mais chanson qui se rapproche plus de "on the back of angels" du premier album avec mangini derrière les fûts ! Le son est excellent, puissant, propre, on perçoit bien les instruments, peut être à part les claviers un peu en retrait, le chant est bourré d'effets, mais ça passe, les refrains sont bons, pas de grande révolution non plus, mais un premier titre qui se laisse bien écouter et qui donne envie de bouger la tête !

On passe à "paralysed", qui attaque sur un riff en mid tempo, un peu "neo métal" avec une batterie en tribal, intro qui peut rappeler le "build me up break me down" du même "a dramatic turn of events" décidément...
On retient bien les couplets, les mélodies vocales de Labrie sont toujours très intéressantes, quand on connaît son histoire, et qu'on sait tout ce qu'il a écrit pour le groupe, le gars a encore des ressources, difficile de lui en demander plus...on aime sa voix ou pas, en attendant, il est au rdv niveau composition !

"Fall into the light", qui tourne depuis quelques semaines déjà, est un bon titre bien heavy, avec des riffs façon metallica, qui rappelle l'époque "train of thought" évidemment, le jeu de mangini est particulièrement intéressant, on sent qu'il est enfin intégré au groupe en tant que compositeur et non simple accompagnateur !! Le passage calme du milieu du morceau est magnifique, encore proche d'un metallica genre sanatorium, une mélodie simple et efficace, mais surtout envoûtante, qui donne envie de la chanter encore et encore ! Bref, un bon morceau de DT encore une fois...rien d'extraordinaire, mais vraiment bien à écouter...les mecs ont déjà tout montré durant 30 ans, pourquoi prouver autre chose !?? Pas besoin !

4 ème chanson, "barstool warrior", l'intro pourrait rappeler vite fait "Learning to live", vient ensuite une belle mélodie à la guitare, le morceau reste résolument calme, mélodique, beau, "the best of time" n'est pas si loin! Une belle partie au piano terminera le morceau...

Et ça y est on commence à entendre quelque chose de nouveau avec "room 137", pas révolutionnaire non plus, mais nouveau, le groupe ne nous a pas habitué à ce genre de compo, et c'est tant mieux, ça fait du bien ! Les ambiances pourraient nous faire nous souvenir des "war inside my head", un peu de folie dans ce morceau, avec des sons nouveaux...

"S2N" est un titre qui commence par une bonne basse à la Rush, et qui si nous pensons à ce groupe en l'écoutant, nous rappellerai fortement la formation Canadienne...il y a aussi du "surrender to reason" là dedans ! Très intéressant ! La fin fera cependant penser à celle de "the dark eternal night" avec un solo de clavier époustouflant, encore une fois !

"At wit's end", l'épique de l'album, enfin, sur le papier en tout cas, avec un minutage de 9'20, on pouvait s'attendre à un Metropolis Pt 3!! Queneni !! Un gros morceau mélodique qui commence sur les chapeaux de roues, avec quelques solis techniques, plaisant à écouter, puis une seconde partie beaucoup plus calme et bourrée d'émotion, et une fin à...8'20, en fade out, fausse fin qui redémarre avec un piano en guise de générique...

La ballade de l'album, "out of reach", franchement dispensable...on repense aux "wither" ou autres "beneath the surface"...sympa, mais dispensable...

Pour ce 9 ème morceau, un sample au début, et puis c'est parti, les mecs se lâchent ici, c'est clair ! En tout cas c'est mon ressenti, je les sens en pleine forme sur ce titre, des enchaînements de riffs énormes, une partie instrumentale de dingue qui durera 2 minutes (et qui me fera dire que je n'avais pas entendu ça depuis Metropolis Pt 1), mais que nous aimerions voir s'éterniser tellement ça en est jouissif ! 8 minutes de pur bonheur !

Le 10 ème et dernier titre est un bonus, et quel bonus, pas une cover, pas une ballade à 2 franc 6 sous, non, bel et bien un morceau à part entière, mais tout à fait novateur, avec un groove d'enfer, un peu bluesy, c'est vraiment pas habituel, c'est DT pourtant, c'est génial ! Bravo et merci messieurs !

Vous l'aurez compris, pas mal de retours en arrière, et notamment peut être quelques clins d'œil aux albums précédents, le prog des "images and words", et "a dramatic turn of events", le côté heavy et mélodique des "black clouds", "six degrees", "train of thought" ou "systematic chaos", en fait, ils auront pioché un peu dans toute leur discographie, avec un gros son soigné à tous les niveaux, 60 minutes qui passent très bien, à écouter au plus haut volume sur un bon système !

Je tiens surtout à remettre les choses en place, ok, Haken a sorti Vector, un disque de métal prog absolument génial, intense, technique à souhait, rien à dire, sauf que, aujourd'hui, Dream Theater envoie un message encore une fois à la nouvelle génération, en disant que les maîtres, c'est eux, c'est comme ça et c'est tout ! Les nouveaux ont encore du travail pour leur arriver à la cheville, je vous prie de le croire !

DT reste dans sa zone de confort diront certains, ok, mais quel est la signification du mot confort alors !? Il faut quand même avoir sacrément d'amour, de passion, d'envie, de technique et de maîtrise pour proposer un tel album pour un 14 ème essai ! Demandez à Iron maiden ou à megadeth s'il est facile de faire un album de cette qualité après 30 ou 35 ans de carrière...!

Encore une fois, c'est une chronique totalement subjective, c'est mon ressenti personnel, j'aime ce que fait le groupe depuis leur début, je n'ai jamais été déçu, ou très peu, je n'attend rien de particulier venant d'eux, si ce n'est du Dream Theater !! Et ça en est bel et bien !
Il faudra aussi avoir plusieurs écoutes (au moins 4 ou 5) avant de digérer totalement l'album, même pour les plus aguerris d'entre nous ! Ce qui ne feront pas cet effort passeront à côté, et c'est dommage car il y a vraiment de belles choses dans cet opus, et sûrement pas percevable dès la première écoute !

C'est la première fois que je me prend au jeu de la chronique, Dream Theater étant le groupe pour lequel j'ai le plus d'affection, et qui surtout m'a fait découvrir et adorer le métal progressif, c'était normal après quasiment 25 ans d'années à les écouter, les apprécier, les défendre, (quels que soient les musiciens qui le composent), de donner mon avis pour une fois !

Ma note : 9,5/10


ROMIKE - 08/02/2019 -
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Merci pour cette belle contribution Romike
CALGEPO   - 08/02/2019 15:09:06

Avec plaisir !!
ROMIKE   - 08/02/2019 19:26:00
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DREAM THEATER: THE ASTONISHING (2016)
METAL PROGRESSIF
"The Astonishing" décrit un univers dystopique dans lequel la seule musique autorisée est produite par des automates, les Nomacs. Mais dans une contrée reculée vit un homme (Gabriel, le Héros de l’histoire) qui a le don de faire et de chanter la musique. Ce talent extraordinaire lui confère rapidement une certaine renommée, et il apparaît ainsi comme une sorte de messie. L’empereur venu le voir avec toute sa suite comprend que le don de Gabriel représente une menace pour son pouvoir, mais de son côté, sa princesse de fille en tombe éperdument amoureuse.
Elle décide de le rejoindre, mais sa mère, ayant deviné ses desseins, la fait suivre par son frère Daryus. Arrivé sur place, celui-ci combat le frère de Gabriel et le tue, puis dans un moment de confusion, tue aussi sa propre sœur qu’il a prise pour Gabriel. Heureusement, Gabriel arrive et parvient à ressusciter la princesse grâce à son chant, ce qui convainc l’empereur que le chant et la musique sont de bonnes choses et qu’il est temps de changer sa façon de gouverner, dans un monde où la musique serait à nouveau appréciée.

Cette heroic fantasy musicale qui accumule les péripéties attendues est très éloignée des motifs psychologiques complexes qui sous-tendent par exemple la trame de "The Theory of Everything" d’Ayreon. Ici, pas la moindre profondeur, juste un canevas filiforme qui est un prétexte à un opéra musical typé metal. En ce sens, et bien qu’il ait été qualifié pompeusement de concept-album par ses géniteurs, cet opus est typiquement un story-album, qui ne manipule aucun concept mais s’appuie uniquement sur un récit, tout à fait à la façon de ce que Clive Nolan a développé avec "Alchemy". Il a pu être comparé avec "The Wall" ou "Tommy", qui eux, étaient de vraies paraboles sur l’enfermement, ou "Operation Mindcrime’, qui développe un univers paranoïde plus élaboré. Le battage médiatique qui a accompagné la sortie de l’album ainsi que le mystère autour du scénario auront donc fait long feu : ce n’est pas du côté du synopsis de "The Astonishing" qu’il faut rechercher une richesse consistante.

Côté musique à présent, Dream Theater déroule son savoir-faire habituel : techniquement irréprochable, le quintet est d’une précision chirurgicale, avec tout le sang froid qui s’ensuit. Les deux heures de musique sont d’un ennui glacial, sans aucune émotion, empilant les soli virtuoses, les descentes de manche et les coups de double-pédale avec une maîtrise consommée. Côté sentiments, par contre, c’est l’électro-émotionnogramme plat à de très rares exceptions près (le solo de guitare de 'Chosen', malheureusement court). La basse se réfugie dans un rôle principalement rythmique, alors qu’elle sonne beaucoup mieux quand elle est employée dans un registre plus mélodique ('New Beginning'). La batterie quand à elle est une mécanique froide et sans âme, intercalant le plus de motifs possibles à la double pédale, dans un esprit bien peu musical. Quant au chant, il souligne les limites de James Labrie, qui a toujours eu un registre très typé dont il ne peut pas s’échapper. A ce titre, vouloir à tout prix faire tenir tous les rôles (8 !) par un vocaliste mono-genre était un pari osé…

C’est quand DT fait du DT qu’il s’en sort le mieux : 'A New Beginning’, 'Moment of Betrayal’ sont de vrais bons moments mais ne surprennent pas et se noient dans la froidure ambiante. Mon impression est que le groupe, voyant la montée en puissance des musicals et autres space opera, a décidé de se lancer dans le créneau en disant : "Avec nous, vous allez voir ce que vous allez voir". Patatras, la montagne a accouché d’une souris mécanique. "The Astonishing" m’évoque irrésistiblement l’horloge d’un bloc chirurgical : outil mécanique supérieurement précis, parfaitement aseptisé et très ennuyeux à considérer.

ABADDON - 08/08/2018 -
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Belle chronique secondaire !
TORPEDO   - 19/01/2019 01:41:59
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