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AVIS & NOTES
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CARAVAN: In The Land Of Grey And Pink (1971)


ROCK PROGRESSIF
5
Quel superbe album ! Un rock soft, et cependant bien cadencé, tellement mélodieux que c'en est un régal absolu !
ANCESTOR (22/06/2018)
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CARAVAN: In The Land Of Grey And Pink (1971)


ROCK PROGRESSIF
5
Le troisième album de Caravan est incontestablement le meilleur de leur discographie. D'une part parce que les musiciens ont atteint une maturité dont il manquait sur les albums précédents. D'autre part parce qu'ils bénéficient enfin d'une prise de son digne de leur talent. Enfin parce qu'ils réalisent un album homogène et très équilibré entre ses deux faces.

La première est une succession de quatre chansons au format très classique (entendez par là une succession de couplets/refrains entrecoupée ou se terminant par un court instrumental) dont le point commun est la finesse des mélodies. Toutes exsudent un charme très britannique constitué d'une bonne dose de décontraction et d'une pointe de mélancolie distinguée. Si Pye Hastings tenait le rôle de principal chanteur sur les deux albums précédents, il cède ici la place à la voix veloutée de Richard Sinclair sur les trois titres les plus longs. Les instruments se contentent d'assurer un fond sonore douillet, si ce n'est quelques incursions de l'orgue, du sax, de la flûte et du trombone au détour de mini breaks.

La seconde face est entièrement dédiée à la longue suite 'Nine Feet Underground' ainsi baptisée parce que son compositeur, David Sinclair, l'a conçue dans un sous-sol situé à neuf pieds de la surface. Contrairement à la face A majoritairement chantée, la face B est principalement instrumentale, seuls deux courts passages étant interprétés le premier par Pye Hastings et le second par Richard Sinclair. N'étant jamais mieux servi que par soi-même, David Sinclair se livre à un quasi one-man show, les claviers étant au centre de tous les thèmes ou presque. Néanmoins sa prestation ne présente jamais le caractère narcissique d'un Keith Emerson ou d'un Rick Wakeman, la virtuosité du musicien passant toujours derrière le talent mélodique du compositeur. David Sinclair est soutenu dans sa prestation par son cousin Richard qui offre à l'auditeur des lignes de basse chantantes somptueuses, la guitare et la batterie étant reléguées au rôle d'utilités rythmiques. Le titre est souvent enlevé, toujours harmonieux et envoûtant et David Sinclair signe là son chef d'œuvre.

"In The Land of Grey and Pink" est un album très mélodieux ne souffrant d'aucun temps mort. Meilleur album de Caravan, il reste également un disque incontournable à posséder dans la discothèque de tout amateur de rock progressif qui se respecte.

CORTO1809 (22/06/2018)
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CARAVAN: Caravan (1968)


ROCK PROGRESSIF
3
Ils ne l’imaginaient sans doute pas, mais avec ce premier album éponyme, les musiciens de Caravan allaient donner naissance à un genre musical à part, dit de "l’école de Canterbury" en référence au lieu géographique où vont se concentrer, même fugacement, les Robert Wyatt, Mike Ratledge, Daevid Allen, Kevin Ayers, Hugh Hooper, futurs protagonistes de Soft Machine, Gong et Matching Mole entre autres, et bien sûr les quatre membres de Caravan.

Si ce premier album reste agréable à écouter, il n’est pas vraiment représentatif du Canterbury ni de ce que Caravan va faire par la suite. Les chansons conservent une structure couplet-refrain avec de très courts solos instrumentaux pratiquement tous issus de l’orgue de David Sinclair. Seuls l’étonnant ‘Cecil Runs’, qui reste un cas unique dans la discographie de Caravan, et le long ‘Where But For Caravan Would I ?’ qui annonce l’album suivant s’affranchissent quelque peu d’un format majoritairement pop parfois parfumé de quelques senteurs psychédéliques (‘Ride’, ‘Cecil Runs’).

Caravan (principalement Pye Hastings) impose d’emblée sa qualité d’écriture : les mélodies sont immédiatement addictives, sans mièvrerie, souvent aériennes, plongeant l’auditeur dans une rêverie ouatée dont il n’a pas envie de sortir. Le timbre fragile et léger de Pye Hastings en est le vecteur adéquat, le second chanteur, Richard Sinclair, au timbre plus grave, étant peu présent sur cet album et mal servi par la production, sa voix semblant souvent lointaine.

La production est d’ailleurs le gros point faible de l’album, sans relief et approximative. Paradoxalement, elle contribue néanmoins au charme qui se dégage du disque, l’enveloppant d’une espèce de brouillard cotonneux qui sied bien à la musique.

Même si le groupe est encore loin de son apogée, il livre un premier album d’une écoute fort agréable, en attendant un mieux qui ne tardera pas avec l’album suivant.

CORTO1809 (16/02/2018)
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