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AVIS & NOTES
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SEVENTH WONDER: Tiara (2018)


METAL PROGRESSIF
3
En accord total avec cette chronique.
"Mercy Falls" est bien loin, que ce soit en termes de datation qu'en ceux de la qualité des morceaux.
Voilà bien un disque qui s'écoute sans qu'on ait particulièrement envie d'interrompre son fil, certes, avec un certain plaisir parfois, sans doute, mais qui s'oublie bien plus vite que demeurent les regrets du temps d'avant, celui de "Mercy Falls" bien sûr.

LYNOTT (30/11/2018)
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SEVENTH WONDER: The Great Escape (2010)


METAL PROGRESSIF
4
Le groupe suédois arrive à son 4ème album, quelque peu ignoré des média par chez nous mais pas partout. Seventh Wonder jouit d'une excellente réputation en Europe du Nord et elle est justifiée, tant sur le plan technique que sur celui de l'inspiration.
Après son ambitieux album-concept "Mercy Falls", on pouvait se dire que le groupe (constitué de musiciens dont la musique n'est pas l'occupation principale…) aurait du mal à trouver une suite aussi réussie. Pourtant, "The Great Escape" est un album très consistant, même sans concept général cette fois.
Les influences de Seventh Wonder ne sont pas évidentes à identifier, ce qui représente un gage de personnalité. Iron Maiden (peut-être à cause de la basse très véloce et clairement audible d'Andreas Blomqvist), Kamelot, probablement pour le côté symphonique, Shadow Gallery, Queen, et la musique classique semble une influence de première main aussi. Et comme on trouve souvent des refrains accrocheurs et accessibles, on se dit que le groupe malgré sa puissance possède un petit côté AOR, ce qui n'est pas déplaisant du tout.

S'il ne révolutionne pas le genre metal progressif, Seventh Wonder lui apporte pourtant des éléments qui se font rares. Déjà le groupe est constamment à la recherche de la perfection esthétique dans le son et les arrangements. D'autre part, les cinq hommes ne passent pas leur temps à sonner de la manière la plus agressive possible ni en alignant un maximum de sections et de solo en un minimum de temps. Et pourtant, nous avons là d'excellents techniciens, un point sur lequel cet album ne laisse pas de place au doute, mais ils ne se sentent pas obligés de le démontrer constamment… Andreas Blomqvist, qui semble un discret leader pour le groupe est un bassiste remarquable, dont le style très élaboré et mélodique est assez rare. Johnny Sandin (qui vient hélas de quitter la formation) possède un son de batterie raisonnablement puissant et chaleureux et sait utiliser autre chose que sa double grosse caisse, caressant aussi les cymbales et la caisse claire qu'il ne cherche pas à faire exploser comme tant d'autres. Johan Lifvendahl est un guitariste au jeu très précis et soigné, qui aime les sonorités harmonisées, se risque de temps en temps sur une guitare acoustique et dont les parties solistes lyriques sont à la fois bien construites et très fluides. Andreas Söderin effectue un très beau travail d'orchestration. Le claviériste affectionne beaucoup le piano (dommage qu'il n'utilise pas un véritable piano acoustique, d'ailleurs) et les grandes vagues de cordes synthétiques, tout en délivrant lui-aussi quelques soli assez techniques avec des timbres plus épais et distordus, parfois en doublant les parties de guitare. Et enfin le chanteur Tommy Karevik est une attraction à lui seul : doté d'une voix de ténor très claire et puissante, il est l'un des atouts majeurs de Seventh Wonder. D'ailleurs, il pourrait se passer d'une partie de la réverbe généreuse qu'on rajoute sur sa voix d'une pureté rare.

Ce nouvel album, malgré cette pochette obscure où figure un horrible arachnoïde géant, n'est pas particulièrement sombre. Des titres comme "Wiseman", "Alley Cat" ou encore la ballade presque pop "Long Way Home" (avec un petit pont mélodique bien puissant quand même !) possèdent des thèmes accrocheurs au point qu'on aurait presque l'impression d'entendre un groupe plus direct, genre AOR, qui ajouterait une touche symphonique et une grande complexité rythmique à ses compositions (cf. "King of Whitewater").
Parlons donc un peu des quelques défauts : le principal est un certain manque de diversité sonore, et l'album est aussi assez rapide, puissant, avec beaucoup de rythmes et de riffs saccadés, ce qui devient un peu leur marque de fabrique. Tommy Karevik, aussi bon qu'il soit, a quand même une petite tendance à en faire trop (respiration forcée, quelques séquences braillées dont on pourrait se passer) et ses superbes capacités vocales seraient tout autant appréciées s'il chantait de temps en temps de manière plus sobre, et avec un peu moins de parties vocales imbriquées…
Même si les morceaux sont tous très mélodiques, ce son énorme digne de celui que l'on aurait dans une cathédrale peut s'avérer un peu monotone sur la longueur. Andreas Söderin a aussi tendance à utiliser un son de piano trop froid et artificiel et, malgré de beaux timbres orchestraux et son talent indéniable pour les arrangements, l'ensemble des claviers manque un peu de chaleur – mais c'est une considération somme toute très subjective.
Pourtant, le long morceau éponyme possède justement une diversité sonore et stylistique que le groupe devrait développer. Répartis entre la très belle intro acoustique et la conclusion qui lui fait écho, quelques passages calmes, même s'ils ne sont pas trop longs, permettent de relâcher la tension. On a aussi quelques sections au rythme plus linéaire, ce qui n'est pas un mal ! Le final majestueux aurait même pu être rallongé ! Une partie lente aux relents de doom metal avec guitare très lourde et piano, une courte section où les vocaux se font plus agressifs, innovent aussi par rapport à l'ambiance très propre du groupe. C'est un titre passionnant, avec des transitions bien amenées et qui mérite de nombreuses écoutes attentives. A l'auditeur de décider ensuite si 30 minutes c'est trop… Il me semble que non !
A l'issue de ce quatrième opus, deux constatations s'imposent : les musiciens de Seventh Wonder confirment tout leur talent d'instrumentistes et leur goût des belles sonorités. D'un autre côté, il semble que sur le plan de l'inspiration et du style, le groupe soit arrivé à un sommet (déjà avec "Mercy Falls"). Il leur faudra sans doute évoluer un peu plus sur leur prochaine réalisation et surtout ménager des moments de respiration plus importants dans leur musique, comme sait en général bien le faire un groupe comme Shadow Gallery.
Néanmoins ne boudons pas notre plaisir : l'abondance des productions metal progressif à tendance à blaser l'auditeur… Reste que "The Great Escape" est un album à découvrir d'urgence !

MARC M (24/06/2011)
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SEVENTH WONDER: The Great Escape (2010)


METAL PROGRESSIF
3
En parfait accord avec l'excellent Nuno sur son avis relatif à cet opus, je reste déçu par l'objet, mais "Mercy Falls" était d'un tel niveau que cette déception ne me surprend guère.
Et puis, pour faire perdurer la comparaison avec "Scenes From a Memory" de Dream Theater, la bande a Portnoy n'a-t-elle pas accouché d'un piètre "Train of Thought" 4 ans après leur petit bijou ?
Alors, le complexe de l'œuvre aboutie aurait-il à nouveau frappé ?

LYNOTT (20/12/2010)
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