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DEAD CAN DANCE: DIONYSUS (2018)
AUTRES
Dead Can Dance est vraiment un groupe trop rare, et ce "Dionysus" vient combler une nouvelle absence de 6 années.
Mais quel régal ! Un voyage intemporel rempli de musiques venues de partout et d'ailleurs. Moyen-âge ('The mountain'), Marrakech ('Dance of the Bacchantes') et autres destinations se mélangent sur fonds de percussions aussi pregnantes que sur l'album "The Serpent's Egg". La production est une nouvelle fois parfaite.
Un seul reproche : 36 minutes de musique seulement ... on en aurait aimé le double !

TONYB - 14/11/2018 -
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DREAM THEATER: THE ASTONISHING (2016)
METAL PROGRESSIF
"The Astonishing" décrit un univers dystopique dans lequel la seule musique autorisée est produite par des automates, les Nomacs. Mais dans une contrée reculée vit un homme (Gabriel, le Héros de l’histoire) qui a le don de faire et de chanter la musique. Ce talent extraordinaire lui confère rapidement une certaine renommée, et il apparaît ainsi comme une sorte de messie. L’empereur venu le voir avec toute sa suite comprend que le don de Gabriel représente une menace pour son pouvoir, mais de son côté, sa princesse de fille en tombe éperdument amoureuse.
Elle décide de le rejoindre, mais sa mère, ayant deviné ses desseins, la fait suivre par son frère Daryus. Arrivé sur place, celui-ci combat le frère de Gabriel et le tue, puis dans un moment de confusion, tue aussi sa propre sœur qu’il a prise pour Gabriel. Heureusement, Gabriel arrive et parvient à ressusciter la princesse grâce à son chant, ce qui convainc l’empereur que le chant et la musique sont de bonnes choses et qu’il est temps de changer sa façon de gouverner, dans un monde où la musique serait à nouveau appréciée.

Cette heroic fantasy musicale qui accumule les péripéties attendues est très éloignée des motifs psychologiques complexes qui sous-tendent par exemple la trame de "The Theory of Everything" d’Ayreon. Ici, pas la moindre profondeur, juste un canevas filiforme qui est un prétexte à un opéra musical typé metal. En ce sens, et bien qu’il ait été qualifié pompeusement de concept-album par ses géniteurs, cet opus est typiquement un story-album, qui ne manipule aucun concept mais s’appuie uniquement sur un récit, tout à fait à la façon de ce que Clive Nolan a développé avec "Alchemy". Il a pu être comparé avec "The Wall" ou "Tommy", qui eux, étaient de vraies paraboles sur l’enfermement, ou "Operation Mindcrime’, qui développe un univers paranoïde plus élaboré. Le battage médiatique qui a accompagné la sortie de l’album ainsi que le mystère autour du scénario auront donc fait long feu : ce n’est pas du côté du synopsis de "The Astonishing" qu’il faut rechercher une richesse consistante.

Côté musique à présent, Dream Theater déroule son savoir-faire habituel : techniquement irréprochable, le quintet est d’une précision chirurgicale, avec tout le sang froid qui s’ensuit. Les deux heures de musique sont d’un ennui glacial, sans aucune émotion, empilant les soli virtuoses, les descentes de manche et les coups de double-pédale avec une maîtrise consommée. Côté sentiments, par contre, c’est l’électro-émotionnogramme plat à de très rares exceptions près (le solo de guitare de 'Chosen', malheureusement court). La basse se réfugie dans un rôle principalement rythmique, alors qu’elle sonne beaucoup mieux quand elle est employée dans un registre plus mélodique ('New Beginning'). La batterie quand à elle est une mécanique froide et sans âme, intercalant le plus de motifs possibles à la double pédale, dans un esprit bien peu musical. Quant au chant, il souligne les limites de James Labrie, qui a toujours eu un registre très typé dont il ne peut pas s’échapper. A ce titre, vouloir à tout prix faire tenir tous les rôles (8 !) par un vocaliste mono-genre était un pari osé…

C’est quand DT fait du DT qu’il s’en sort le mieux : 'A New Beginning’, 'Moment of Betrayal’ sont de vrais bons moments mais ne surprennent pas et se noient dans la froidure ambiante. Mon impression est que le groupe, voyant la montée en puissance des musicals et autres space opera, a décidé de se lancer dans le créneau en disant : "Avec nous, vous allez voir ce que vous allez voir". Patatras, la montagne a accouché d’une souris mécanique. "The Astonishing" m’évoque irrésistiblement l’horloge d’un bloc chirurgical : outil mécanique supérieurement précis, parfaitement aseptisé et très ennuyeux à considérer.

ABADDON - 08/08/2018 -
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Belle chronique secondaire !
TORPEDO   - 19/01/2019 01:41:59
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THERION: BELOVED ANTICHRIST (2018)
AUTRES
On ne peut qu'être admiratif devant un tel labeur. Pour le reste, il faut vraiment être fondu d'opéra baroque métallique pour apprécier ce pavé monumental.
LOLO_THE_BEST59 - 09/04/2018 -
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THERION: BELOVED ANTICHRIST (2018)
AUTRES
Un monument…, pas un monolithe, chaque chanson est une brique, chaque brique est un pas. Il faut être incroyablement fou pour se lancer dans un truc pareil. Pas de mégalomanie dans ce projet, juste une quantité incroyable de travail assortie d’une belle part de talent(s) et de la conviction inébranlable d’aller jusqu’au bout. Bravo !
PIERRLOUP - 28/02/2018 -
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VANGELIS: BEAUBOURG (1978)
AUTRES
Tout simplement inaudible, à moins d'un snobisme que certains adeptes de musique contemporaine pourraient mettre en avant pour se pâmer devant ce grand n'importe quoi.
TONYB - 29/01/2018 -
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THE GERALD PETER PROJECT: INCREMENTAL CHANGES - PART ONE (2017)
ROCK PROGRESSIF
Technique imparable certes, mais pas suffisamment de variations pour que l'ennui ne finisse par s'installer.
TONYB - 19/12/2017 -
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KRAFTWERK: THE MAN-MACHINE (1978)
AUTRES
Kraftwerk semble avoir livré tout ce dont il était capable avec "Trans-Europe Express". Après ce qui reste son chef d’oeuvre, ce "The Man-Machine" s’avère bien pauvre. Squelettes de mélodies, instrumentation minimaliste et boucles répétitives constituent le frugal menu de ce disque qui, en dehors d’un certain aspect historique, n’a pas grand-chose pour retenir l’attention. Et que les sonorités de synthés qui paraissaient si modernes à l’epoque ont mal vieilli et semblent aujourd’hui kitchissimes !
CORTO1809 - 23/10/2017 -
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KRAFTWERK: TRANS EUROPE EXPRESS (1977)
AUTRES
Sans conteste le disque le plus abouti de Kraftwerk. Si les mélodies tournent toujours en boucle (signature du groupe allemand), elles sont moins simplistes et moins répétitives que sur les albums précédents. En resserrant la durée de ‘Trans-Europe Express’ (le titre), Kraftwerk évite de répéter l’erreur commise avec le trop long ‘Autobahn’.

Bien sûr, certaines sonorités semblent "datées" (les voix vocodorisées notamment), mais pas de faux pas sur cet album et, comme le souligne la chronique, une mention spéciale à la version française de ‘Showroom Dummies’ (‘Les Mannequins’) où le ton déshumanisé de Florian Schneider donnent aux paroles un sens glaçant.

Si vous ne devez écouter qu’un disque de Kraftwerk, c’est celui-là.

CORTO1809 - 20/10/2017 -
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