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DEVIN TOWNSEND: OCEAN MACHINE (1997)


ALBUM - INSIDEOUT - METAL PROGRESSIF - STRUCK - 25.05.2007
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5/5
GROUPES PROCHES :
TEXTURES, DIABLO SWING ORCHESTRA, THIS MISERY GARDEN, ZUUL FX, CARDIACS, ZIMMERS HOLE, SICMONIC, DIVINITY, WÜRM, SHADYON

TRACKS :

01. Seventh Wave, 02. Life, 03. Night, 04. Hide Nowhere, 05. Sister, 06. 3 A.m., 07. Voices In The Fan, 08. Greetings, 09. Regulator, 10. Funeral, 11. Bastard, 12. The Death Of Music, 13. Things Beyond Things (bonus)

FORMATION :
Devin Townsend (Chant / Guitares / Claviers), John Morgan (Claviers), Jr Harder (Basse), Marty Chapman (Batterie)

TAGs :
Avant-gardiste
Révélé aux yeux du grand public en 1993, le jeune et inconnu Devin Townsend (21 ans à l’époque) allait confirmer les éloges lues sur lui lors de la tournée promotionnant l’album « Sex & Religion » en soutenant la comparaison avec le fabuleux frontman et virtuose de la 6 cordes qu’est Steve Vai.
Après de tels débuts fracassants, le canadien allait monter son propre groupe en 1995 ; Strapping Young Lad accompagné d’une section rythmique de folie entre le tentaculaire Gene Hoglan derrière les fûts et Byron Stroud à la basse… Mais c’est en 1997, que le jeune homme allait exploser sur le devant de la scène métal en exposant les deux facettes de son génie avec la sortie du mythique « City » véritable mur de son qui a révolutionné le monde du métal extrême sous l’étiquette SYL et « Biomech » sous le projet mort-né Ocean Machine qui nous intéresse plus particulièrement…

Chronologiquement enregistré juste après « City », cet album que nous qualifierons vulgairement de métal atmosphérique jette les bases de la recette estampillée Devin Townsend et que nous retrouverons dans tous les albums suivants du DTB.
En effet, si la musique du ‘sieur est difficilement qualifiable, elle est reconnaissable entre toutes… Rares sont les artistes qui peuvent se targuer d’avoir un son qui leur est propre ; Devin Townsend en fait définitivement partie…

On pourrait citer et disserter sur tous les titres de ce « Biomech » du grandiose introductif « Seventh Waves » au final « Bastard » et les 2 boni… mais ce serait vous noyer sous un flow de qualificatifs dithyrambiques -certes justifiés- mais qui ne vous aideront pas à mieux cerner ce chef d’œuvre…

Outre l’ouverture grandiloquente qu’est « Seventh Waves » qui met en exergue l’association hallucinante de riffs acérés et de refrains « popisants » entêtants que le maître a décliné depuis chez d’autres groupes qu’il produit et notamment Soilwork… On citera les intermèdes atmosphériques « Sister » et « 3 A.M. » tout simplement envoutants, magiques… Enfin, on ne pourra passer sous silence « Bastard » pierre angulaire de plus de 10 minutes –qui par certains aspects peut s’apparenter à du progressif- de ce « Biomech » mais également de la carrière solo naissante du canadien… Dans ce titre découpé en 2 sous-parties, tout y est, tout y passe… Une mélodie imparable qui nous transporte tout du long du titre en passant par des refrains où les harmonies vocales du maître font -encore une fois- merveilles vers un break affolant amenant la seconde partie « The Girl From Blue City » où les tenants se superposent, s’entremêlent, s’entrechoquent… dans un final grandiose d’un album grandiose… Cette recette magique mélodique inédite à l’époque -devenue depuis une référence- est sublimée par la performance vocale hors norme de Devin Townsend tantôt fabuleusement mélodieuse tantôt démentiellement rageuse liant les innombrables atmosphères musicales aidée par des nappes de claviers dans lesquelles se noie l’auditeur…


Avec ce « Biomech » -vraisemblablement le meilleur album solo de Devin Townsend à ce jour, avec son petit frère « Terria »- on entre dans un monde merveilleusement torturé aux sonorités jamais entendues… A partir de ce jour, on peut poser le postulat que Devin Townsend est un génie –certes malade- mais comme tout génie vivant qui se respecte !


Plus d'informations sur http://www.hevydevy.com
TOWNSEND LE DEVIN - 12.10.2013
Cette chronique est historique pour 3 raisons :
1) C'est ma première vraie chronique mais ça tout le monde s'en fout
2) Cet album représente la quintessence d'un nouveau style musical créé par Sieur Townsend himself
3) Il s'agit du meilleur album de l'artiste et du premier!

En dehors de ça, eh bien ça suffit pour l'écouter et puis l'acheter non ? Soyons sérieux, il s'agit d'être objectif pour donner au lecteur quelques éléments importants. En effet, ce Canadien d'origine a officié dans le groupe STRAPPING YOUNG LAD en tant que chanteur - guitariste - compositeur, avant de sortir ce premier album sous son nom. Ce groupe (SYL pour les intimes) était avec FEAR FACTORY la référence en matière de Cyber Metal au son énorme, sauf que SYL était encore plus inhumain, plus extrême, au départ.

Autant dire que c'était pas gagné pour que j'apprécie cet album car je trouvais SYL trop violent à mon gout, et que Devin était alors un illustre inconnu au bataillon des métalleux...

Mais, au détour d'une chronique (Dans Metallian ou Hard n' Heavy), mon regard s'est porté sur une pochette bleue et ce fut le début de cette fabuleuse incursion dans l'univers de ce grand nom du Metal. Il faut préciser tout de même que cet univers est assez difficile d'accès à la première écoute, mais cet album se déguste comme du bon vin : d'abord par petites gorgées puis, habitué au gout succulent, on se laisse retenter facilement... tout ça pour dire que cette galette a une durée de vie illimitée et que cela en fait un des disques les plus importants du metal.

Mais quel Metal me direz vous ? Et bien, je n'en sais rien ! C'est du Devin Townsend, quoi ! C'est comme pour QUEEN par exemple. C'est pas du Rock, c'est pas du Heavy, c'est du QUEEN. Bon, cher lecteur, je vais te donner plus d'indications car tu n'es pas bien avancé avec cette minable comparaison :

Les premiers éléments flagrants sont le son et la production : c'est énorme ! Une puissance et une clarté phénoménales. En fait, du SYL originel Devin a gardé le son pour notre plus grand bonheur. A titre de comparaison avec SYL, par souci pratique - je ne vois pas d'autres groupes avec qui comparer, notre huluberlu utilise sa culture musicale (Pop, Folk, Electro...) et toute la technologie dont il dispose (j'ose pas imaginer le temps de recherche et de création pour toutes les ambiances et le son de guitare, si... puissant) pour créer une ambiance totalement incroyable, un déferlement de décibels, une vague d'harmonies, en fusion avec une voix parfaite pour ce style de musique : tantôt énervée, tantôt mélodique, toujours au top. Quel coffre ! Mais surtout quelle maîtrise... aucune erreur !

Remarquable pour un premier album où son chant se fait volontiers mélodique, voire tragique sur la dernière pièce, "The Death of Music", qui clot l'album de façon assez atmosphérique. Je ne m'attarde pas volontairement sur les autres titres, car je veux laisser le curieux découvrir toutes les richesses de ce disque.

Sache néanmoins, ami lecteur, que ce dernier peut susciter des émotions assez diverses telles que des frissons, des headbangs furieux (ahhh "Regulator"...), et aussi un état proche de la transe lorsqu'on le connait bien. Autre information importante : l'artiste, que dis-je le génie, cherche ici à te soustraire à cette réalité par des compositions simples et somme toute efficaces. Si tu veux 15 breaks différents dans chaque morceau, écoute du Metal Prog! Mais il est un fait : la recherche est omniprésente, aussi bien dans les compos (cet opus a un très grand capital émotionnel), que dans le son, si caractéristique du bonhomme.

C'est d'ailleurs le seul point noir de tous les albums de Townsend : l'ambiance sonore est tellement énorme qu'elle pourra en rebuter quelques-uns au départ. Le conseil que je donnerais est alors de stopper l'écoute et de recommencer plus tard. Comme tous les univers personnels, celui de Devin Townsend se doit d'être apprivoisé, mais il a l'avantage de procurer à l'amateur, à l'esthète musical j'ai envie de dire - celui qui prend la peine d'écouter l'ensemble - un océan de plaisir, biomécanique, dont la seule limite sera son imaginaire, et la puissance de son ampli évidemment...

Le chef-d'oeuvre de ce grand monsieur, créateur d'océans sans limites...

NUNO777 - 02.01.2010
J'ai tout d'abord été impressionné par la voix du jeune Devin dans le Sex & Religion de Steve Vai et quand l'annonce d'un album solo du canadien s'est faite j'ai tout de suite voulu entendre le résultat. A l'époque j'avais en idée qu'il ferait du métal mais pas ce genre là. Car en fait il a défini un genre nouveau dont il est l'unique membre. Ce disque est un chef d'œuvre sans contestation possible et il ouvrira la voie à d'autres albums extrêmement passionnants. Ce divin génie a une voie incroyable et un sens de l'écriture époustouflant.
Un des 10 disques que j'emporterai dans la tombe.

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STAFF : 4.6/5 (7 avis)
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