MW / Accueil / Chroniques / IQ: The Road Of Bones
GROUPE/AUTEUR:

IQ

(ROYAUME UNI)

TITRE:
THE ROAD OF BONES
ANNEE PARUTION:
2014
LABEL:
REPLICA
GENRE:
ROCK PROGRESSIF
"IQ est un groupe qui sait se faire désirer, mais les cinq ans d'attente qui séparent les sorties de "Frequency" de "The Road Of Bones" semblent avoir été bénéfiques... Ce dernier opus est une vraie réussite."
PETER HACKETT - 30.05.2014 -
Un nouvel album d'IQ est toujours un événement d'autant plus attendu qu'au rythme actuel d'une sortie tous les cinq ans, les fans doivent s'armer de patience avant de déguster une nouvelle galette. La qualité de ce "The  Road Of Bones", qui n'est que le dixième enregistrement studio original en plus de trente années d'existence, saura faire oublier cette longue attente.

Des changements importants sont à noter dans le line up du groupe : Andy Edwards (batterie) et Mark Westworth (claviers) n'auront fait qu'une brève apparition pour "Frequency" et sont remplacés respectivement par Paul Cook, le batteur historique d'IQ, et Neil Durant qui a fait partie de Sphere³ et collaboré plusieurs fois avec Grey Lady Down. Plus remarquable encore est le départ de John Jowitt qui avait succédé à Tim Esau à la basse depuis "Ever", et qui est remplacé par ce même Tim Esau de retour après quinze d'absence.

Y a-t-il une relation de cause à effet, mais cette formation comportant trois des membres créateurs du groupe nous offre des compositions dignes des plus grandes heures du combo britannique. Mais avant d'évoquer le contenu musical de ce nouvel opus, il est de bon ton de mettre en avant ce qui pourrait être son défaut (le seul !). En effet, l'objet est distribué en version simple ou double CD, laissant entendre que le deuxième disque n'est 'que du bonus' alors qu'il comporte pas moins de six nouveaux titres pour une quarantaine de minutes d'écoute. Se priver de ce supplément de bonne musique serait une triste erreur.

Le premier titre du premier CD, "From The Outside In", nous replonge dans l'univers IQ comme aux plus grandes heures du groupe, un titre tonique qui ne déparerait dans "Subterranea" ! Après les 7'24 de cette introduction avalées avec avidité l'auditeur se retrouve plongé dans l'ambiance sombre de la piste suivante. Cette composition qui donne son titre à l'album semble inspirée par l'autoroute russe M56 construite dans sa première partie par des prisonniers des camps de travail puis des goulags. Ce triste ouvrage routier tire son surnom de 'route des os' du fait que les ossements des forçats décédés lors des travaux furent incorporés à son macadam. 

Après la 'belle noirceur' de "The Road Of Bones", cette première galette nous offre trois autres plages dont deux affichent une durée propice aux longs développements et aux nombreux changements de rythme : "Without Walls" belle pièce progressive de plus de dix neuf minutes et "Until The End" qui clôt de ses douze minutes un premier volet plus que réjouissant. Sur le deuxième CD, qui est loin d'être dispensable, on trouvera pas moins de six titres originaux dont deux de plus de dix minutes. Si je ne devais citer qu'un seul titre parmi ces 'bonus', ce serait le dernier, "Hardcore", dont la deuxième moitié est envoûtante, enchaînant les passages mélancoliques et les ambiances quasi planantes, allant jusqu'à évoquer Pink Floyd... 

Les craintes d'une baisse de créativité suite au départ de Martin Orford sont ainsi complètement effacées et il faut reconnaître que la maîtrise des claviers de Neil Durant apporte une dimension et des sonorités supplémentaires à la musique d'IQ. Le retour de Paul Cook, après une brève absence, et celui de Tim Esau, quinze ans après son départ, reconstituent une section rythmique d'une grande efficacité. Le chant de Peter Nicholls transmet bien l'intensité des textes grâce à (ou malgré) cette voix qui agacent certaines oreilles et enchantent beaucoup d'autres. Et enfin, j'attribuerai un satisfecit à Michael Holmes, que je ne qualifierai pas de 'toujours égal à lui-même' car sur cet album il ose placer un peu plus de soli où le feeling prend le bas sur le punch.

Pour ce dixième opus, IQ nous a gâtés en nous offrant de bien belles compositions dans un registre plutôt sombre qui sied bien au groupe. Pour peu que vous optiez pour la version deux CD, le plaisir sera double, car, loin d'être dispensables, les six titres présentés comme des bonus sont pour moi indissociables de ceux du premier CD.

Plus d'information sur http://www.iq-hq.co.uk/

VIDEO

GROUPES PROCHES:
ARENA, MAGENTA, CARPTREE, LA TULIPE NOIRE, STEVE THORNE, CLEPSYDRA, TWELFTH NIGHT, GALAHAD, JADIS, ANUBIS

LISTE DES PISTES:
01. From The Outside In - 07:24
02. The Road Of Bones - 08:32
03. Without Walls - 19:15
04. Ocean - 05:55
05. Until The End - 12:00
06. Knucklehead - 08:10
07. 1312 Overture - 04:17
08. Constellations - 12:24
09. Fall And Rise - 07:10
10. Ten Million Demons - 06:10
11. Harcore - 10:52


FORMATION:
Michael Holmes: Guitares
Neil Durant: Claviers
Paul Cook: Batterie
Peter Nicholls: Chant
Tim Esau: Basse


TAGS:
Neo
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REALMEAN - 10/09/2015 21:11:13
Cet album me rappelle fortement le torrent de rock impétueux déversé par "Subterranea" en son temps, en plus noir encore (globalement), mais en moins monolithique. D’une écoute à l’autre, on peut y retrouver des points de repère facilitant la digestion de l’ensemble, et quoique toujours fidèle à lui-même, IQ ose quelques digressions, là où on ne l’attend pas d’ordinaire : une parenthèse très pop ('Ocean'), un air de divertissement (ou de hors sujet ?) avec l’insouciant 'Fall and Rise' au style indéfinissable (vaguement orientalisant), un petit détour par une resucée de space-rock qui aurait pu sortir des usines Tangerine Dream (le chant mis à part), avec 'Ten Million demons'…
'Until The end' pour sa part est très accrocheur, n’en déplaise aux chasseurs de plagiats - dont je suis ! (un petit air de l’Ennio Morricone de "Mon Nom est Personne" - 'Se sei qualcuno è colpa mia', et qui déborde sur 'Knucklehead'… hé oui, et pourtant la référence peut paraître lointaine et stylistiquement peu ressemblante).
Au final, peut-être pas encore l’album de la consécration, mais une double galette d’une puissance évocatrice rarement égalée dans cette longue discographie, et qui se laisse écouter sans déplaisir, en dépit de son kilométrage d’autoroute A10. Si l’on parvient à se laisser gagner par son état d’esprit, on peut lui accorder ses 4 étoiles, plus raisonnablement que pour les trois projets précédents.
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EILEAN11 - 24/07/2014 19:31:41
Without walls qui est un vrai épic comme IQ sait les concocter, une section rythmique imparable avec un très grand Paul Cook et...et... c'est tout! Mike Holmes est en semi vacances, les morceaux s'oublient vite. Je suis déçu. Neil Durant est bon au clavier mais ne remplace pas hélas son prédécesseur dans ses qualités créatrices et c'est au final le véritable manque de cet album. Avec IQ, on sait à priori à quoi s'attendre mais là, tout en restant dans leurs schémas habituels, la qualité créatrice baisse d'un cran. Espérons que cela ne soit que temporaire.
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PIERRLOUP - 21/07/2014 11:08:39
Attention : chef d'œuvre !
IQ nous étonne avec ce nouvel album dont la plus grande qualité est sans doute la profondeur et cet incroyable talent qui leur permet de renouveler un genre où certains groupes s'essoufflent parfois à reproduire les belles heures du passé. Bravo !
On notera aussi les arrangements superbes, aveux d'une admiration non dissimulée à la grande Kate Bush et son album Aerial.
Une vraie réussite !
2089 16106

ALCIBIADE - 23/06/2014 09:11:26
On sent dans cet album les influences de "Ever" et "Subterrannea": Des riffs directs mais une complexité rythmique qui font qu'on aime à la première écoute, mais on le re-découvre un peu plus à chaque fois.
2502 15977

RUGENE - 11/06/2014 11:35:38
Un groupe qui se renouvelle dans le genre néo-prog avec des belles sonorités techno. La production léchée, la grande variété de sonorité de claviers, le chant parfait et les belles envolées de guitares en font un album parfait. Le deuxième cd est aussi bon.
9579 15922

TONYB - 04/06/2014 17:13:28
L'attente fut longue, mais elle se trouve plutôt bien récompensée par ce nouvel album d'IQ, bien dans le style de la maison (ce que d'aucuns lui reprocheront peut-être), avec en tête de gondole le morceau titre dont la noirceur portée par sa pulsation de basse est tout simplement hypnotisante.

Point d'originalité ici-bas ? Il me semble tout de même que le monumental Without Walls explorent des contrées encore peu abordées par le groupe jusqu'alors, celui-ci prenant le temps de développer ses ambiances sombres et fantastiques. Un seul titre en retrait des autres, le peu inspiré "Ocean", mais ce ratage relatif est plus que compensé par un CD bonus là encore de grande qualité, avec notamment deux magnums épics !

The Road of Bones fait partie des incontournables de cette année 2014.
999 15880

XAV - 02/06/2014 14:24:45
A l’écoute du teaser et au vu de la pochette, « The road of bones » nouvel album d’IQ, s’annonçait comme plus sombre que certains de leurs ouvrages précédents. Le thème troublant véhiculé par les anglais laissait à penser qu’on y trouverait des contrastes impressionnants, entre riffs sombres et synthés lumineux.
Si l’album est intéressant avec ses guitares atmosphériques (bien qu’en retrait par rapport à « Frequency »), son excellent travail de synthé et sa rythmique originelle retrouvée, il n’en reste pas moins que rien ne s'oppose ni ne s’entrechoque. Aucun des instruments ne semble vraiment inspiré et la fâcheuse impression que tout a été dit précédemment ne tarde pas à poindre. De progression, il n'en est plus vraiment question depuis longtemps, tant le paradigme musical d'IQ semble inamovible depuis l'excellent "Subterranea", le groupe s'évertuant désormais à façonner son art, sans aucune prise de risque. Rassurant pour certains, insuffisant pour d'autres. Les 20 minutes épiques de " Without walls" devaient être la pierre angulaire de cet album, au lieu de cela, on y rencontre seulement une poignée de moments mémorables, le titre se perdant peu à peu, laissé à lui-même, sans direction. D’autre part, les lignes vocales de Peter Nicholls, bien que très bien interprétées s’avèrent totalement banales et plates, pour in fine s’oublier très vite.
Toutefois, « The road of bones » est sauvé par la chanson-titre : ici, IQ se montre à son apogée. Après une longue progression mélodieuse et mystérieuse, survolé par un chant habité par une kyrielle d’émotions, le titre s’achève dans une flamboyance échevelée. Une étincelante chanson ni plus ni moins. J’y ajouterai le dernier titre du second cd « Hardcore » qui après quelques minutes de rythmes syncopés, s’apaisera et s’évanouira dans des limbes oniriques et planantes à souhait. Au final, deux titres mémorables, hélas bien esseulés…
Depuis les retrouvailles de 93, IQ n’avait (presque) jamais déçu mais à la lumière des arguments avancés, force est de reconnaître que ce n’est plus le cas en 2014. “The road of bones”, un album ironiquement bien titré.
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MONCOURT - 30/05/2014 14:26:03
Les amateurs de IQ seront ravis et de plus il est vrai que l'attente aura été longue, encore une fois. La version deux CD s'impose effectivement ne serait-ce que pour "Hardcore". Paul Cook a vraiment fait défaut, Martin Orford étant agréablement remplacé. Beaucoup de beaux morceaux à écouter avec plaisir, peu ou pas de déchets selon moi. Le titre "The Road Of Bones" fait, selon ma compréhension, allusion au parcours sordide d'un tueur en série. Résultat encore une fois superbe.
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Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
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EXTREMELOL - 30/06/2014 21:34:38
Excellent ! La finesse des compos tant sur le plan rythmique (un basse/batterie inventif et au cordeau) que mélodique donne une fraîcheur bienvenue. Certes cela reste du IQ et il n'y a pas de révolution, mais cet opus réussit, au fil des écoutes, à libérer sa substantifique moelle. Malgré ce timbre de voix si particulier et monocorde, Nicholls arrive encore à m’envoûter.
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  TORPEDO   - 12/06/2019 09:48:10
Bonne analy
TORPEDO - 02/06/2014 11:25:57
Xav et Tony, tous les avis sont bons à partager... :)
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MONCOURT - 30/05/2014 17:15:19
Les amateurs de IQ seront ravis et de plus il est vrai que l'attente aura été longue, encore une fois. La version deux CD s'impose effectivement ne serait-ce que pour "Hardcore". Paul Cook a vraiment fait défaut, Martin Orford étant agréablement remplacé. Beaucoup de beaux morceaux à écouter avec plaisir, peu ou pas de déchets selon moi. Le titre "The Road Of Bones" fait, selon ma compréhension, allusion au parcours sordide d'un tueur en série. Résultat encore une fois superbe.
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ALADDIN_SANE - 30/05/2014 17:10:51
C'est vrai qu'à part "Without walls", on s'ennuie quand même un peu. Bien sûr, il y a le savoir faire d'IQ mais, pour l'originalité des compositions, on repassera. Le problème n'est pas tellement que cet album soit mauvais ou pas (d'ailleurs, il ne l'est pas), c'est plutôt qu'on s'aperçoive rapidement que le groupe est en mode "pilotage automatique" (depuis un certain nombre d'années en fait). Bref, du prog bien carré (avec la mèche au milieu) mais qui ne m'a provoqué que trop rarement une accélération du palpitant.
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XAV - 30/05/2014 17:08:39
Vous voudrez bien avoir l'amabilité de m'épargner vos sarcasmes et gardez vos expressions à l'emporte pièce qui n'ont comme seul objectif ; annihiler la parole de ceux qui ne pense pas comme vous. Je connais assez bien le monde du prog, et, ai hélas, la fâcheuse habitude de croiser d'irréductibles fans qui ne font pas toujours dans la demi-mesure dès lors qu'il s'agit d'évoquer leurs idoles.
Après de multiples écoutes, je considère cet album comme une stagnation dans la carrière des anglais (voire pire). Maintenant que de nombreux fans d'IQ prennent du plaisir à écouter cet album, est tout à fait respectable, mais alors de grâce ne minimisez pas les avis qui divergeraient des vôtres. Mon opinion ne vaut pas davantage que ce concert de louanges auquel on a droit, mais certainement pas moins !
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TONYB - 30/05/2014 16:23:21
Pas du tout d'accord avec le commentaire précédent : forcément, quand la barre est placée très haute comme le fait maintenant IQ depuis une vingtaine d'années, il peut arriver que l'on se retrouve de temps en temps un petit peu en dessous. Même si à mon sens ce n'est pas le cas ici, je trouve que c'est quelque peu "cracher dans la soupe" que d'affirmer que cet album est une déception etc etc ... Bref, pour moi, un des très bons albums de 2014
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XAV - 30/05/2014 12:45:40

A l’écoute du teaser et au vu de la pochette, « The road of bones » nouvel album d’IQ, s’annonçait comme plus sombre que certains de leurs ouvrages précédents. Le thème troublant véhiculé par les anglais laissait à penser qu’on y trouverait des contrastes impressionnants, entre riffs sombres et synthés lumineux.
Si l’album est intéressant avec ses guitares atmosphériques (bien qu’en retrait par rapport à « Frequency »), son excellent travail de synthé et sa rythmique originelle retrouvée, il n’en reste pas moins que rien ne s'oppose ni ne s’entrechoque. Aucun des instruments ne semble vraiment inspiré et la fâcheuse impression que tout a dit précédemment ne tarde pas à poindre. De progression, il n'en est plus vraiment question depuis longtemps, tant le paradigme musical d'IQ semble inamovible depuis l'excellent "Subterranea", le groupe s'évertuant désormais à façonner son art, sans aucune prise de risque. Rassurant pour certains, insuffisant pour d'autres. Les 20 minutes épiques de " Without walls" devaient être la pierre angulaire de cet album, au lieu de cela, on y rencontre seulement une poignée de moments mémorables, le titre se perdant peu à peu, laissé à lui-même, sans direction. D’autre part, les lignes vocales de Peter Nicholls, bien que très bien interprétées s’avèrent totalement banales et plates, pour in fine s’oublier très vite.
Toutefois, « The road of bones » est sauvé par la chanson-titre ; ici IQ, se montre à son apogée. Après une longue progression mélodieuse et mystérieuse, survolé par un chant habité par une kyrielle d’émotions, le titre s’achève dans une flamboyance échevelée. Une étincelante chanson ni plus ni moins. J’y ajouterai le dernier titre du second cd « Hardcore » qui après quelques minutes de rythmes syncopés, s’apaisera et s’évanouira dans des limbes oniriques et planantes à souhait. Au final, deux titres mémorables, hélas bien esseulés…
Depuis les retrouvailles de 93, IQ n’avait (presque) jamais déçu mais à la lumière des arguments avancés, force est de reconnaître que ce n’est plus le cas en 2014. “The road of bones”, un album ironiquement bien titré.
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