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STEVEN WILSON: HAND. CANNOT. ERASE (2015)


ALBUM - KSCOPE - ROCK PROGRESSIF - NUNO777 - 28.12.2015
"Dans "Head.Cannot.Erase" Steven Wilson déploie toute sa musicalité au service d’une histoire troublante et terriblement moderne."

5/5
GROUPES PROCHES :
PORCUPINE TREE, PINK FLOYD, KING CRIMSON, ORDINARY BRAINWASH, BASS COMMUNION, MEMORIES OF MACHINES, SANGUINE HUM, STORM CORROSION

TRACKS :

01. First Regret - 2.01, 02. 3 Years Older - 10.18, 03. Hand Cannot Erase - 4.13, 04. Perfect Life - 4.43, 05. Routine - 8.58, 06. Home Invasion - 6.24, 07. Regret #9 - 5.00, 08. Transience - 2.43, 09. Ancestral - 13.30, 10. Happy Returns - 6.00, 11. Ascendant Here On… - 1.54

FORMATION :
Adam Holzman (Claviers), Guthrie Govan (Guitares), Marco Minnemann (Batterie), Nick Beggs (Basse / Stick), Ninet Tayeb (Voix), Steven Wilson (Chant / Guitares), Theo Travis (Flûte, Saxophone)

TAGs :
60's, 70's, 80's, 90's, Electro, Folk, Mélancolique, Planant, Psychédélique, Sombre, Concept-album

Incontestablement l’année 2013 fut marquée par "The Raven That Refused To Sing", troisième album de Steven Wilson. Si pour ce dernier, l’anglais puisait ses idées dans la littérature fantastique du XIXe siècle, le processus créatif de "Hand.Cannot.Erase" prend sa source dans une histoire elle aussi fantastique mais bien réelle. Le documentaire "Dreams Of A Life" retrace l’histoire de Joyce Carol Vincent, une jeune femme sociable et intégrée dans la bouillonnante vie londonienne des années 2000, retrouvée chez elle, morte depuis deux ans, sans avoir manqué à personne de son entourage pendant tout ce temps.
Partant de ce fait divers troublant, Steven Wilson a créé son propre personnage féminin bien ancré dans notre époque qui décide d’observer le monde qui l’entoure en se plaçant volontairement en retrait et en s’isolant totalement. Ce témoignage fort est l’occasion pour Wilson, comme il l’a déjà fait depuis au moins l’album "Fear Of The Blank Planet", d’aborder le sujet de la modernité, cette fois-ci sous l’angle des rapports sociaux contemporains dans l’ère de la connectivité et de l’urbanité.

"Hand.Cannot.Erase" est l’œuvre la plus narrative et la plus ancrée dans le présent qu’ait jamais écrite Steven Wilson, loin de l’impressionnisme d’"Insurgentes" et des fantasmagories de "The Raven". Plaçant tout le développement de l’œuvre du point de vue de son personnage, il en consolide la vraisemblance par les narrations (‘Perfect Life’) et les interventions inédites d’une voix féminine, en la personne de la talentueuse Ninet Tayeb (‘Routine’).
Via une composition résolument actuelle et une production moderne, Steven Wilson sollicite librement toute sa créativité pour faire que musique et texte s’alimentent mutuellement tout au long du disque. Cet existentialisme absurde vidé de la substance sociale de l’être ne connaît ni la joie ni la tristesse mais le tragique. C’est le parti pris mélodique si habilement traité par Wilson pour ne jamais susciter d’émotion tranchée. Ce concept porteur d’une vérité libère l’inspiration du britannique et fait de "Hand.Cannot.Erase" son disque le plus diversifié, sensible et désespérant.

L’introduction 'First Regret' place d’emblée l’auditeur dans l'ambiance si particulière du disque qui sera étoffée au fur et à mesure de son déroulé. Placés idéalement dans le corps de l’album, trois temps forts structurent l’œuvre. ‘Three Years Older’, ses claviers vintage et son énergie cadencée qui rappelle le rock débridé des Who, est une première salve progressive. Dans un style plus expérimental, puisant dans les sons synthétiques, le jazz et le métal du regretté Porcupine Tree, ‘Ancestral’ est le morceau le plus complexe du disque.
Enfin, véritable clé de voûte émotionnelle de l’histoire, ‘Routine’ est un condensé de pop symphonique majestueuse et emphatique qui renvoie aux derniers travaux de l’anglais. C’est principalement sous l’autorité de la pop (‘Hand Cannot Erase’ et ‘Happy Returns’) que cohabitent les autres pièces de "Hand.Cannot.Erase" dans des registres électros (‘Regret#9’ et ‘Perfect Life’), vintages et funky (‘Home Invasion’) et éthérés (‘Transience’).

La richesse des arrangements (le chœur masculin et les orchestrations de ‘Routine’ notamment) et les développements aux multiples détails consolident la densité de l’ensemble. Chef d’orchestre d’un des groupes les plus jubilatoires qui soient, tant dans la maîtrise technique (l'époustouflant Marco Minnemann) que la justesse d’interprétation (le solo knopflerien de Guthrie Govan sur ‘Routine’ et la montée paroxystique de 'Regret#9'), Steven Wilson hisse son chant à la hauteur des performances de ses musiciens. Ses interventions vocales témoignent des progrès déjà entrevus dans "The Raven" et affichent nuances et profondeur dans l’exercice perturbant de la voix masculine porteuse d’une sensibilité féminine.

La photographie, le cinéma ou la peinture sont des arts qui ont toujours eu une large place dans le processus créatif de l’anglais. Avec "Head.Cannot.Erase", Steven Wilson magnifie avec intelligence sa musique d’une expression figurative par l’intermédiaire d’un blog tenu par son personnage, actualisé régulièrement et consultable en ligne, et une édition prestigieuse de l’album riche d’archives et documents appuyant encore plus la véridicité de l’histoire. Il émane de ce quatrième album une authenticité émouvante et attachante qui trouve son explication au-delà de sa très grande qualité musicale. L’œuvre de Steven Wilson touche au plus profond et bouleverse par la banale proximité avec tout un chacun de cette femme sujette à la fragilité et la vacuité des rapports humains qui, par une bien étrange nécessité, décide de s’effacer et d’abandonner toute raison de vivre.



Plus d'informations sur http://www.swhq.co.uk/
ADRIANSTORK - 21.06.2017
Curieux, c'est le seul Steven Wilson que j'arrive à accrocher sur la durée. Une influence pas citée semble Spock's Beard, surtout pour ces enchaînements de moments nostalgiques et calmes et ses moments de fureur.

LOLO_THE_BEST59 - 28.10.2015
C'est la première fois que je mets la note maximale à un album. La perfection n'est pas de ce monde, mais M. WILSON ne l'est sans doute pas non plus, donc je peux me permettre.

Car oui, Hand Cannot Erase tutoie les sommets, ou les dépasse, je ne saurais dire. Les 2 premières minutes de '3 Years Older' posent le décor : une rythmique à la guitare accrocheuse, suivi d'un pont mélodique porté par une batterie implacable, un intermède folk conclu par un court passage de basse, un arpège son clair, et un solo inspiré (le 1er d'une longue série !), tout est dit. Certains n'arrivent pas à en étaler autant sur toute la durée d'une galette.

Et comment ne pas souligner la puissance émotionnelle de 'Routine', le majestueux chassé-croisé solo de synthè / solo de guitare de 'Regret#9', le désespoir infini et pourtant si léger de 'Happy Returns'.

Dans cette œuvre admirable, point de temps mort, point de temps faible. L'album de l'année, assurément, et l'un des plus addictifs de ces dix dernières années. Bref, un chef d’œuvre.

PS : au passage, belle chronique de Nuno777

TONYB - 13.04.2015
Serais-je le seul à avoir noté sur cet album des clins d'oeil appuyés à ... Porcupine Tree ? Rythmique à la 'Radiocative Toys', sonorités furtives de 'Voyage 34' et (petits) moments planants à la 'Sky moves Sideways' ?
A part ça, changement de cap par rapport à l'album précédent : ici, le propos est plus moderne, mais sonne également un peu plus décousu malgré le concept sous-jacent. Plus délicat à intégrer, cet album n'en reste pas moins un grand moment de musique.

TOURNEVIS - 05.04.2015
Un album incroyable … Je l’adore …
Les critiques sur le net étaient vraiment mirobolantes .
Par contre , je me demandais si l’effet Wilson n’était pas amplifié .

J’ai pas pu résister , je me suis procuré l’album et me suis empressé de le déballer afin de le mettre dans le lecteur :) .

Le verdict...
Un album incroyable ayant comme trame de fond un sujet morbide ou bien devrais-je dire incroyable ( étant donné qu’il s’agit d’un cas vécu ) .
Mais Wilson nous fait vivre l’émotion au maximum .
Tout y est dans l’album , les compositions , la performance des musiciens , les arrangements musicaux et même la pochette .

Mais la musique étant ce qu’elle est , je ne peux que vanter les mérites de l’album en sachant très bien qu’il ne fera pas l’unanimité , mais j’encourage toute monde à y prêter une oreille attentive.

PETE_T - 11.03.2015
The Raven était un ovni.
Pour ma part, je trouve cet album un tantinet en dessous avec des erreurs de production (où sont les basses ?) et une recherche de consensus afin d'essayer d'atteindre un public plus large qui entraîne un peu l'ensemble vers le bas.
Certes, c'est toujours du haut vol mais il y a quelque chose qui cloche m'empêchant de me positionner comme envouté ou totalement acquis à la cause de SW.
Cependant, il ne faut pas renier le maître, bien des groupes aimeraient fournir une galette de cette qualité car les compos sont quand même assez réussies. Nous attendons tellement de ce grand monsieur que, forcément, il y a plus de chances d'être déçu que ravi à chaque fois.
Hand. Cannot. Erase est un disque à posséder mais The Raven continuera à avoir ma préférence.

ANCESTOR - 06.03.2015
Décidemment Steven WILSON est imprévisible. Barré. Autre part. Oh, ce n'est pas que son oeuvre vire à l’inaudible, ni que son univers nostalgique se métamorphose, non, loin de là. C'est simplement qu'il s'attaque ici à des masses de contrastes, revisite l'éclectisme avec éloquence, vogue dans l'opulence des nuances.

Le titre éponyme, une ritournelle Pop un brin tonique, est proprement irrésistible. Perfect Life, une complainte électro planante, prend de la profondeur, de l'ampleur tout au long de son déroulement. Regret #9 nous propose, sur socle de rythmique irrépressible, un duo de solos phénoménaux, entre synthé purement cosmique et guitare d'une puissance magistrale. Quant à Ancestral, un morceau en mon honneur... ? :D), ce long fleuve fantasque résonne comme le crescendo d’un patchwork de l'ensemble de ce qu'a concocté Steven jusqu'à maintenant. Le reste est à l'avenant, florilège hétéroclite d'un Prog Rock décomplexé et moderne.

Instrumentalement, Guthrie GOVAN balance des soli à frémir, qui fichent les poils, d'une technique et d'une sensibilité inouïes. Les claviers brillent de virtuosité autant que de groove (le Rhodes de Home Invasion est un régal). Il y a peu de flûte et hélas plus de sax, peut-être mon seul regret par rapport à Raven.

Néanmoins, le pire, c'est que c'est tellement écrit et en même temps si naturel à entendre... avec des mélodies si addictives... C’est limite crispant la perfection qui transpire de tout ce qu'il trafique dans sa marmite magique. Big monsieur, indéniablement.

Et si je ne me retiens pas, je suis parti pour commenter chaque seconde de ce disque un brin féerique... So, niet, silence, impossible de tout dire, l'écouter en boucle me semble nettement plus adéquate.

Le mot de la fin ? Tou, doudoudou, doudou ladame... lame, lalalalame, toudoudou, doudou, ladame… dame

productionuser_idproduction_comment_id
TOPPROG le 13/07/2015 15:24:15
Héritier du prog des seventies, en particulier de Pink Floyd et King Crimson, cela ne fait plus de doute. SW a toujours défendu ses valeurs musicales jusqu'à devenir une encyclopédie humaine du genre et reconnu artistiquement par ceux qu'on a appelé beaucoup trop tôt et fallacieusement les dinosaures du rock. Il a su au cours de ces dernières années attiré un public qui puise largement dans les dernières générations qui, soyons optimistes, s'intéressent de plus en plus à l'authenticité du discours musical, sans arrière vue commerciale.
Pourtant on sent SW capable de tout faire depuis longtemps et le titre éponyme par son format, son rythme catchy, sa mélodie prégnante pourrait figurer en bonne position dans les charts à côté de Coldplay....si seulement l'auteur le souhaitait !
Chacun des disques de SW est sensiblement différent ici on a effectivement parfois un côté pop facilement accessible , le titre éponyme et aussi « Perfect life » traité trip hop agréable et « Happy return » le côté « folkleux au coin du feu » de SW avec ses « doo doo doo lalalala ».
Dans cet opus SW abandonne ostensiblement les côtés jazzrock de son répertoire (la disparition du saxo de Théo Travis est significative, ainsi que le relatif retrait dans le mix de la basse de Nick Beggs qui utilise de plus en plus son Chapman stick).). Nouveauté aussi la présence de voix féminines : Ninet Tayeb magnifique et aussi la narration dans « Perfect Life » de katherine Jenkins.
Malgré ses influences présentes par-ci par là SW fait du SW et nous offre ici un paysage musical bien plus personnel que dans ses disques précédents. L'ensemble est beaucoup plus homogène, aucun passage que l'on peut qualifier de long ou d'ennuyeux même si c'est une musique qui prend son temps et respire avec la poésie et la puissance qui lui est habituelle. Les amateurs de longs morceaux que sont en général les fans de prog ne sont pas déçus avec le sublime Ancestral (13 mns) et la suite que constitue « Home invasion/Regret/Transcience » (14 mns).
Ses qualités de mélodistes hors pairs suintent tout au long du disque. Porcupine Tree semble bel et bien mort et le combo magnifique dont il a su s'entourer pour donner du relief à ses mélodies ne nous le fait singulièrement pas trop regretter. On a deux super guitaristes SW himself bien sûr et Guthry Govan qui semble savoir tout faire (le solo d'Ancestral semble sortir des doigts magiques de Bonamassa !). Adam Holzman peut arriver à nous faire oublier le grand Richard Barbieri et Marco Minneman se hisse sans difficultés à hauteur de la finesse de Gavin Harrison. Que dire de la basse « Squirienne » de beggs !
Côté parole « Hand... » se veut un concept album autour de l'histoire vraie d'une jeune anglaise pleine de relations mais toutefois retrouvée seule chez elle à Londres 2 ans après son décès. Solitude dans notre société de communication, amour impossible, indifférence, lâcheté dans nos relations, temps perdu. Deux amies qui ont vécu comme des saeurs pendant quelques mois mais qui n'ont jamais cherché à se revoir (Perfect life). Un frère qui revient mais son retour indiffère car « les années ont passé comme des trains qu'on salue mais qui ne ralentissent pas » (Happy returns »).... Non, dans notre société du clic, du clip et du zap... « la main ne peut pas réinitialiser cet amour »..... Pas gai tout cela, c'est l'univers de SW...

Pour finir on sait que SW s'occupe personnellement depuis toujours de la production de ses disques. Ici pas de démarche outrageusement vintage malgré les instruments utilisés mais bien une attention particulière au son que peuvent donner ces instruments en 2015 avec l'aide incontournable des logiciels numériques (d'ailleurs SW a crée sa propre version du EastWest Ghostwriter VI).
Ainsi le mellotron de « 3 years older » est le même que celui de « In the court... » (1969) mais ici il sonne tout aussi profond, plus aérien mois inquiétant aussi. Le minimoog de « Regret » est magique grâce à un traitement de délai numérique. Chick Coréa n'aurait pu le faire sonner de cette manière en 1974. Ainsi que du Fender Rhodes de « Home Invasion » : un délice avec la batterie, on a l'impression d'être au caeur de l'instrument. La voix de Ninet Tayeb aussi parfaitement intégrée dans le mix sonore d'une manière envoutante à la fin de « Routine ». Sans compter les Phaser, Chorus et autres effets leslie qui raviront les guitaristes de tout poil ! Rien de froid contrairement à ses beaux bidoillages des années 90. l'homme a progresse et on peut dire la même chose de sa voix plus agréable qu'avant.
Du grand art à écouter sur une bonne chaine Hifi pour associer plaisirs mélomane et audiophile.
Steven Wilson est un grand du rock et de la musique tout court.
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