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STEVE HACKETT: WOLFLIGHT (2015)


ALBUM - INSIDEOUT - ROCK PROGRESSIF - ABADDON - 30.03.2015
"Magnifique condensé des univers de Steve Hackett, un must pour les amateurs de guitare progressive et de musiques du monde."

5/5
GROUPES PROCHES :
GENESIS, ANTHONY PHILLIPS, PARZIVALS EYE, ABEL GANZ, TALISMA, ARZ, FRANCK CARDUCCI, BOLUS, MIKE RUTHERFORD, SUBMARINE SILENCE

TRACKS :

01. Out of the Body, 02. Wolflight, 03. Love Song to a Vampire, 04. The Wheel's Turning, 05. Corycian Fire, 06. Earthshine, 07. Loving Sea, 08. Black Thunder, 09. Dust and Dreams, 10. Heart Song

FORMATION :
Gary O'Toole (Batterie), Nick Beggs (Basse / Stick), Rob Townsend (Saxophone, Duduk), Roger King (Claviers), Steve Hackett (Guitares), Amanda Lehmann (Chant / Invité), Chris Squire (Basse / Invité), Hugo Dagenhardt (Batterie / Invité), Sara Kovak (Invité / Didgeridoo)

TAGs :
Epique, Symphonique
Vingt-sixième album solo de l’immense Steve Hackett, “Wolflight” est présenté comme un album ayant pour axe la liberté sous toutes ses formes. La “Lumière du Loup” fait référence aux instants qui précèdent l’aube, c’est l’heure à la clarté incertaine où les animaux chassent, mais aussi le moment de toutes les incertitudes et de tous les possibles - des instants riches de créativité qui passionnent l’auteur de “Spectral Mornings”.

Pour traduire ce concept, Steve Hackett parcourt l’espace et les timbres dans un voyage qui emprunte à la world music, de la Grèce à l’Afrique, au Moyen-Orient ou à l’Inde. L’harmonica, le duduk ou le tar (entre autres) apportent des touches de couleurs musicales bienvenues au milieu d’une ambiance volontiers symphonique et tendue de climats sombres et de contrastes qu’a toujours affectionnés ce grand amateur de collisions musicales. Point d’orgue de l’album, ‘Corycian Fire’ est un résumé magnifiquement progressif  commencé au duduk, poursuivi d'un ample passage néo, puis densifié par une rythmique plus lourde ; l’ambiance varie ensuite avec des percussions moyen-orientales et des sonorités arabisantes, pour finir par des chœurs païens à la ‘Carmina Burana’. Cette remarquable variété parcourt la plupart des titres de l’album, parmi lesquels les excellents ‘Wolflight’, ‘Love Song For A Vampire’ (avec Chris Squire à la basse) ou ‘Dust And Dreams’.

Côté vocal, les harmonies chorales sont très développées, enrichissant le timbre agréable mais naturellement assez plat de Mr. Hackett. Quant à la guitare, elle occupe bien évidemment une place de choix, en classique comme en électrique, deux éléments indissociables pour Steve. Peu d’artistes sont capables de couvrir autant de registres, à l’image d’un ‘Black Thunder’ aux soli particulièrement diversifiés.

La présence de deux titres plus dispensables (les deux romances : ‘Loving Sea’, et ‘Heart Song’ au refrain assez pauvre et au final en fade out indigne de cet album) égratigne quelque peu l’excellence de “Wolflight” qui apparaît à ce jour comme le meilleur condensé du savoir-faire de Steve Hackett, un très bel éveil aux musiques progressives et à l’utilisation magistrale des guitares.


Plus d'informations sur http://www.hackettsongs.com/
REALMEAN - 12.05.2017
Le bonhomme est tellement productif que depuis une décennie au moins, je suis systématiquement en décalage sur ses publications. J’ai découvert "Wolflight" en ligne, un peu rapidement après sa sortie, mais je n’ai fait l’acquisition de l’album qu’à la fin 2016. L’occasion d’approfondir ce magnifique opus, une fois encore, une orfèvrerie qui mérite beaucoup plus qu’une oreille distraite. Même s’il m’a semblé que sur le titre éponyme, Steve se contente d'une pirouette (le mix de la basse et des percussions, en forme de break) en guise de lien entre un couplet aérien et un refrain d'apocalypse. Rien d'interdit, bien sûr, pour un compositeur éminemment progressif, mais sur cette base là, je pense qu'il y avait moyen de développer deux créations distinctes. Il s'agit plus d'une remarque que d'un reproche, d'autant que l'album flirte avec l'excellence. Il y a du Loreena Mc Kennitt derrière 'Dust and Dreams', de l'Era derrière 'Corycian Fire', du William Sheller au travers de 'Heart Song', et même du Nik Kershaw avec la mélodie et les inflexions vocales de 'Midnight Sun'. Autant d'atmosphères sensiblement contrastées, pour un album remarquablement unitaire. La diversité et la cohérence, c’est très difficile, mais quand ça marche c’est le cocktail de la réussite.
Comment fait-il encore cela, après une telle discographie… Rendez-vous en 2019 pour un retour sur le "Night Siren" ? Le temps que je m’imprègne totalement de ce "Wolflight"…

TOPPROG - 09.07.2016
Steve Hackett icône vivante du rock progressif aime le blues, le hard rock, l’harmonica, le piano bastringue, le banjo, la musique classique, l’opéra, le flamenco, le latino, l’orgue de barbarie, les BO de films romantiques, la guitare classique, les rythmes lourds, les ritournelles simples, Erik Satie, les musiques des Balkans, du Maghreb et d’Orient…. Beaucoup de raisons pour le détester ou d’y perdre son bon sens quand on écoute un de ses disques la première fois ! De bonnes raisons de l’aimer aussi : un assembleur de son patchwork exceptionnel (quand il fait du blues c’est à sa façon, « Black Thunder »), un guitariste hors pair dont la vélocité n’a rien à envier à Petrucci et en prime un inventeur fabuleux de mélodies.
Explorateur de son instrument et de sonorités nouvelles, Hackett a bien sûr une patte sonore immédiatement identifiable : un son velouté, touches impressionnistes et soli aériens, bends au sustain infini qui vont chercher l’harmonique, jeu de tremolo bar vertigineux. Ce style était déjà écrit dans son premier album solo « Voyage of the acolyte » en 1975.
Il nous gratifie ici de plus nombreux et longs soli que dans le précédent opus.
Son art de la guitare classique est sublime et les morceaux proposés laissent sans voix de virtuosité entre arpèges aux accords improbables et trémolos dans le style flamenco, enchanteur (« Eartshine »). L’intro de « Blood on the Rooftops »(1977) son premier morceau « classique » semble du coup une pièce pour débutant !

Il aime imprégner sa musique de ses voyages et il a sûrement dû beaucoup visiter l’Orient ces dernières années car depuis « Into the tunnel’s mouth » cette influence exotique est assez prégnante. Ce qui donne de belles arabesques, jamais caricaturales (la guitare qui vient royalement s’immiscer sur les violons de « Dust and dreams »). J’aime cette musique avec sonorités de oud, de tar ou de doudouk.

Il nous transporte avec ses chansons, qui prennent leur temps sans jamais aucune mollesse, loin de là (voire le dynamique acoustique « Loving Sea » et Corycian Fire qui commence comme Steppes, rythme lourd, se transforme en son milieu en tuerie électrique pour finir en Carmina Burana. God !!!???

Il est bien difficile d’analyser un disque de Steve Hackett tant le propos est riche sans être hétéroclite.
Je m’arrêterais simplement sur « Love Song for a vampire » un sommet du disque. Poignant, un des meilleurs de Hackett. Cela commence sur un arpège acoustique de haut vol puis un chant simple et sombre, un refrain en sublime envolée rappelant le grand Genesis (« Seven Stones »), un solo qui trouve l’harmonique pour mieux rebondir, l’arrivée des cordes, un petit coup de romantisme à la Brahms, une partie hardrock hargneuse, la seconde partie du solo stratosphérique, et fin délicate en harmoniques : du grand art !

Steve chante tout le disque, accompagné souvent de la magnifique voix féminine de Amanda Lehmann. Sa voix est devenue au fil des années plus agréable, il en a trouvé la bonne hauteur. Le disque s’achève d’ailleurs sur un chant gai et désinvolte.
Entouré d’un groupe maintenant solide et armé d’un répertoire immense (tout ses disques solo et Genesis Revisited) Hackett semble obtenir bien plus qu’un succès d’estime auprès d’un public de plus en plus large. Fruit d’un travail au long cours sans compromis commercial.
Encore une fois, chapeau l’artiste !

PETER HACKETT - 28.03.2015
Steve Hackett est comme un grand cru qui ne cesse de se bonifier avec le temps. C'est surement aujourd'hui un des guitaristes les plus inspirés du monde rock. Avec "Wolflight" il nous offre de bien belles mélodies, des arrangements somptueux et toujours ce toucher de guitare unique et merveilleux au feeling incomparable.

THIBAUTK - 27.03.2015
Magnifique, voilà le seul mot qui vient à l'esprit…

Steve Hackett en grande forme livre un des plus beaux albums de sa carrière, une galette qui exhausse son génie, qui nous projette aux sources du voyage entamé en octobre 1975.

Le disque fait un tour d'horizon des sonorités chères au guitariste, c’est aussi dans celle-ci que la guitare est la plus présente, et sur laquelle les mélodies sont les plus puissantes. Wolflight propose aussi un magnifique contraste entre passages planants et cavalcades très heavy...

Le seul bémol est l’ultime titre (Heart Song), qui bien que le lead de guitare soit magnifique et plein de feeling, tourne en rond car il fait figure de sucrerie un peu mièvre et un brin convenue... Néanmoins, il permet de détendre l'atmosphère et de terminer cet excellent album sur une impression de paix, de recueillement et de libération.

Un des meilleurs albums du maître, plein de maturité, de finesse de puissance et de grâce. Un retour en pleine lumière digne des premières instants ou de Spectral Mornings...

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TOPPROG le 13/07/2015 15:22:27
Steve Hackett icône vivante du rock progressif aime le blues, le hard rock, l’harmonica, le piano bastringue, le banjo, la musique classique, l’opéra, le flamenco, le latino, l’orgue de barbarie, les BO de films romantiques, la guitare classique, les rythmes lourds, les ritournelles simples, Erik Satie, les musiques des Balkans, du Maghreb et d’Orient…. Beaucoup de raisons pour le détester ou d’y perdre son bon sens quand on écoute un de ses disques la première fois ! De bonnes raisons de l’aimer aussi : un assembleur de son patchwork exceptionnel (quand il fait du blues c’est à sa façon, « Black Thunder »), un guitariste hors pair dont la vélocité n’a rien à envier à Petrucci et en prime un inventeur fabuleux de mélodies.
Explorateur de son instrument et de sonorités nouvelles, Hackett a bien sûr une patte sonore immédiatement identifiable : un son velouté, touches impressionnistes et soli aériens, bends au sustain infini qui vont chercher l’harmonique, jeu de tremolo bar vertigineux. Ce style était déjà écrit dans son premier album solo « Voyage of the acolyte » en 1975.
Il nous gratifie ici de plus nombreux et longs soli que dans le précédent opus.
Son art de la guitare classique est sublime et les morceaux proposés laissent sans voix de virtuosité entre arpèges aux accords improbables et trémolos dans le style flamenco, enchanteur (« Eartshine »). L’intro de « Blood on the Rooftops »(1977) son premier morceau « classique » semble du coup une pièce pour débutant !

Il aime imprégner sa musique de ses voyages et il a sûrement dû beaucoup visiter l’Orient ces dernières années car depuis « Into the tunnel’s mouth » cette influence exotique est assez prégnante. Ce qui donne de belles arabesques, jamais caricaturales (la guitare qui vient royalement s’immiscer sur les violons de « Dust and dreams »). J’aime cette musique avec sonorités de oud, de tar ou de doudouk.

Il nous transporte avec ses chansons, qui prennent leur temps sans jamais aucune mollesse, loin de là (voire le dynamique acoustique « Loving Sea » et Corycian Fire qui commence comme Steppes, rythme lourd, se transforme en son milieu en tuerie électrique pour finir en Carmina Burana. God !!!???

Il est bien difficile d’analyser un disque de Steve Hackett tant le propos est riche sans être hétéroclite.
Je m’arrêterais simplement sur « Love Song for a vampire » un sommet du disque. Poignant, un des meilleurs de Hackett. Cela commence sur un arpège acoustique de haut vol puis un chant simple et sombre, un refrain en sublime envolée rappelant le grand Genesis (« Seven Stones »), un solo qui trouve l’harmonique pour mieux rebondir, l’arrivée des cordes, un petit coup de romantisme à la Brahms, une partie hardrock hargneuse, la seconde partie du solo stratosphérique, et fin délicate en harmoniques : du grand art !

Steve chante tout le disque, accompagné souvent de la magnifique voix féminine de Amanda Lehmann. Sa voix est devenue au fil des années plus agréable, il en a trouvé la bonne hauteur. Le disque s’achève d’ailleurs sur un chant gai et désinvolte.
Entouré d’un groupe maintenant solide et armé d’un répertoire immense (tout ses disques solo et Genesis Revisited) Hackett semble obtenir bien plus qu’un succès d’estime auprès d’un public de plus en plus large. Fruit d’un travail au long cours sans compromis commercial.
Encore une fois, chapeau l’artiste !
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