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STEVEN WILSON: 4 1/2 (2016)


ALBUM - AUTRE LABEL - ROCK PROGRESSIF - CORTO1809 - 04.01.2016
"Steven Wilson semble avoir trouvé la formule magique pour ne délivrer que des chefs-d’œuvre !"

5/5
GROUPES PROCHES :
PORCUPINE TREE, PINK FLOYD, KING CRIMSON, ORDINARY BRAINWASH, BASS COMMUNION, MEMORIES OF MACHINES, SANGUINE HUM, STORM CORROSION

TRACKS :

01. My Book of Regrets (09:23), 02. Year of the Plague (04:15), 03. Happiness 3 (04:31), 04. Sunday Rain Sets In (03:50), 05. Vermillioncore (05:09), 06. Don’t Hate Me (09:34)

FORMATION :
Adam Holzman (Claviers), Chad Wackerman (Batterie), Craig Blundell (Batterie), Dave Kilminster (Guitares), Guthrie Govan (Guitares), Marco Minnemann (Batterie), Nick Beggs (Basse), Ninet Tayeb (Chant (6)), Steven Wilson (Chant / Guitares), Theo Travis (Flûte (4,6), Saxophone (6))

TAGs :
Fusion, Mélancolique
Nouvelle offrande de Steven Wilson en ce début d’année 2016, "4 ½" est un EP chargé de faire patienter l’auditeur entre "Hand. Cannot. Erase" et le cinquième LP à venir, d’où son titre étrange.
D’une durée néanmoins respectable de 37 minutes, cet EP contient six titres dont l’un est issu des sessions d’enregistrement de "The Raven That Refused To Sing" et quatre de celles de "Hand. Cannot. Erase". Le dernier morceau est quant à lui une reprise d’un titre de Porcupine Tree tiré de "Stupid Dream".
On retrouve le line-up des deux albums précédents (pourquoi changer une équipe qui gagne ?) augmenté de trois petits nouveaux : Dave Kilminster à la guitare, et derrière la batterie Craig Blundell et Chad Wackerman, qui avait déjà fait une apparition sur "Hand. Cannot. Erase.".

Ceux qui avaient trouvé le dernier album un peu mollasson seront probablement rassurés par l’introduction soutenue du titre d’ouverture. Riff énergique de guitare, batterie musclée et basse sourde et ronronnante accompagnent un chant que les Beatles n’auraient pas renié. ‘My Book Of Regrets’ va profiter de ses neuf minutes pour nous emporter dans une folle spirale, le long de ponts instrumentaux enlevés où guitares et claviers s’affrontent dans des solos très dynamiques, un chant éthéré ayant à peine le temps d’apporter un contrepoint rêveur et mélancolique à la puissance des guitares avant de retrouver le thème beatlesien introductif.

Comme pour faire pendant au premier titre, ‘Don’t Hate Me’ clôt l’album avec une durée pratiquement égale. Les parties chantées en duo avec Ninet Tayeb sont d’une douceur trompeuse et cèdent rapidement la place à trois longs développements instrumentaux, le premier au piano électrique jazzy, le deuxième porté par le saxophone charismatique de Théo Travis (très "Dark Side Of The Moon") avant qu’un passage atmosphérique peuplé de sons lointains et diffus sur arpèges lents de guitare ne fasse retomber l’intensité. Tout en respectant structure et mélodie du titre de Porcupine Tree, l’ajout du chant féminin et la substitution du piano électrique et du sax à l’orgue vaporeux et à la guitare de la version originale sont autant d’apports astucieux qui embellissent celle-ci.

Coincés entre ces deux piliers, on trouve quatre pièces plus courtes, dont trois instrumentales : le doux et rêveur ‘Year Of The Plague’, contemplatif aux claviers planants et arpèges délicats de guitare acoustique, doté d’un crescendo aussi beau que subtil, le tout aussi atmosphérique ‘Sunday Rain Sets In’, floydien dans l’âme, mélangeant claviers vaporeux, guitare planante, nappes de violons synthétiques et flûte, et le bien plus turbulent ‘Vermillioncore’. Gageons que ce titre à la mélodie anguleuse suivant une belle ligne de basse est celui issu des sessions de "The Raven", avec ses sons légèrement discordants et ses guitares saturées. Il y plane l’esprit sombre et inquiétant de King Crimson mêlé de nouveau à un côté floydien très "Dark Side" (on pense notamment à ‘On The Run’), Steven Wilson n’ayant jamais caché l’influence de cet album sur ses compositions. Enfin, ‘Happiness’ est une chanson tout simple, énergique, avec une grosse section rythmique et des murs de guitare, assez proche de ce que proposait Porcupine Tree.

Encore une fois, Steven Wilson nous livre un travail d’orfèvre aux mélodies finement ciselées. Varié, surprenant, largement instrumental et surtout porté par ses guitares, "4 ½" perpétue la tradition d’excellence instaurée par ses deux prédécesseurs et confirme Steven Wilson dans son statut d’un des meilleurs artistes contemporains de rock progressif.


Plus d'informations sur http://www.swhq.co.uk/
NUNO777 - 24.01.2016
Comme prendre ce "4 ½" censé être l'étape intermédiaire entre "Hand.Cannot.Erase" et le future cinquième album de l'anglais? Par son orientation jazz et mélodique on peut imaginer une solution alternative entre le jazz torturé de "Grace For Drowning" et la pop de "Hand.Cannot.Erase". Mais en même temps il y a cette adorable reprise jazz/éthérée de 'Don't Hate Me', dont la relecture prouve une fois de plus le génie de ce créateur infatigable, qui évoque inévitablement le passé rock/métal progressif de Porcupine Tree ou la ténébreuse 'Vermillioncore' qui suinte la pesanteur métal par tous les pores. La certitude, si on lit cet EP comme prémonitoire du futur musical de Wilson, est que le prochain disque sera de caractère bien trempé, comme l'a bien indiqué Corto en parlant de l'énergie de "4 ½", et dont la part instrumentale sera imposante. En attendant les certitudes sur le successeur de "Hand.Cannot.Erase" cet EP est une vraie réussite qui n'est pas qu'une réalisation de plus de Wilson pour ne pas cesser d'exister. C'est une pierre de plus à l'édifice sublime de cet artiste rare.

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