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NOSOUND: SCINTILLA (2016)


ALBUM - KSCOPE - ROCK ATMOSPHERIQUE - CORTO1809 - 21.09.2016
"Malgré de beaux thèmes mélodiques, "Scintilla" est un peu trop linéaire et bien trop ressemblant à ses prédécesseurs pour convaincre totalement."

3/5
GROUPES PROCHES :
PORCUPINE TREE, PINEAPPLE THIEF, NO MAN, SIGUR ROS, ENGINEERS, HOLMES (SUE), MEMORIES OF MACHINES, AGUENAOU

TRACKS :

01. Short Story (02:24), 02. Last Lunch (07:00), 03. Little Man (04:38), 04. In Celebration Of Life (05:34), 05. Sogno E Incendio (04:44), 06. Emily (03:19), 07. The Perfect Wife (07:27), 08. Love Is Forever (02:51), 09. Evil Smile (04:33), 10. Scintilla (06:27)

FORMATION :
Alessandro Luci (Basse / Claviers), Giancarlo Erra (Chant / Guitares / Claviers), Giulio Caneponi (Batterie / Choeurs), Marco Berni (Chant / Claviers), Paolo Vigliarolo (Guitares), Andrea Chimenti (Invité / Chant (5)), Marianne de Chastelaine (Invité / Violoncelle), Vincent Cavanagh (Invité / Chant (4,7))

TAGs :
Mélancolique, Sombre
Si l’on en croit la petite note accompagnant cet album sur le site officiel de Nosound, "Scintilla" symbolise une nouvelle approche musicale et visuelle initiée par le leader du groupe, Giancarlo Erra. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, rappelons que Nosound évoluait jusque-là sur le terrain très balisé du rock atmosphérique.

Nouvelle approche visuelle, sans conteste. La petite fille rieuse qui court après ses bulles de savon est bien loin des pochettes dépouillées habituelles distillant un ineffable parfum de solitude, entre banc sous la neige, sièges vides, barques échouées ou silhouette féminine semblant abandonnée sur un banc, autant d’images collant parfaitement à la musique dépressive du combo italien. Cette petite fille souriante annonce-t-elle une musique plus optimiste et légère ?

Pas vraiment. "Scintilla" reprend à peu près toutes les recettes utilisées par Nosound jusqu’alors. Un tempo uniformément lent, sans à-coups, un chant mélancolique assez monocorde, des compositions d’une profonde tristesse ne s’éloignant jamais bien loin du format chanson constituent l’essentiel des dix titres que compte l’album. Des nappes de claviers, quelques solos de guitare slide préférant une langueur stratosphérique aux déferlements de décibels, une paire rythmique bien servie par la production qui dynamise quelque peu l’ensemble et un violoncelle aux longs traits mélancoliques représentent l’essentiel de la panoplie instrumentale utilisée.

Tout est très bien fait, les compositions sont toutes agréables, le groupe a de la présence et le disque s’écoute facilement. Oui, mais… si on ne peut rien reprocher à chaque titre, l’ensemble s’avère un peu monotone, un peu trop uniformément gris. Les chansons s’enchaînent sans véritable surprise, sans vraiment décevoir non plus, mais l’ennui pointe son nez à plusieurs reprises. Que retenir ? Le grain de voix d’Andrea Chimenti qui, sur les couplets de ‘Sogno E Incendio’, prend des faux airs de David Bowie (alors que les interventions de Vincent Cavanagh ne se différencient que peu de celles de Giancarlo Erra), le beau duo piano/voix de ‘Love Is Forever’, les interventions de "fausses" trompettes sur ‘Emily’ et ‘Scintilla’ ou le poétique final instrumental de ‘Scintilla’ qui incite à la rêverie ? C’est à peu près tout et c'est un peu court.

Si Nosound avait jusqu’alors a évité le principal piège du genre musical dans lequel il officie, la monotonie, il semble bien qu’il y soit finalement tombé avec "Scintilla". Malgré de beaux thèmes mélodiques, l’album est un peu trop linéaire et bien trop ressemblant à ses prédécesseurs pour convaincre totalement.


Plus d'informations sur http://www.nosound.net/
KATONOMA - 06.06.2017
Nosound nous revient 3 ans après Afterthoughts, et nous propose Scintilla, son 5ème opus.
L'artcover donne déjà une indication sur la tonalité de l'album : une petite fille souriante entourée de bulles de savons ; il y a du mouvement, de la joie et de lumière ; une lumière certes encore assez pâle, mais qui scintille.
La guitare acoustique et le piano débutent l'album, puis invitent une batterie triomphante. Les nappes synthétiques sont très discrètes et ne prennent pas toute la place.
Dès le deuxième titre, Nosound réinstalle un climat un peu plus mélancolique ; mélancolie qui se transforme en romantisme avec l'apport de Marianne De Chastelaine au violoncelle.
Les sons électro ne constituent plus le corps central des compositions (comme c'était souvent le cas sur leur premier album Sol29), mais se fondent merveilleusement bien avec les autres instruments. La batterie est plus ronde et moins mise en avant.
Vincent Cavanagh (d'Anathema) offre son «choeur » au sublime In Celebration Of Life ; un titre qui s'envole littéralement, où le violoncelle raffiné laisse place à la guitare à nouveau planante de Giancarlo Erra.
Nosound nous surprend à nouveau sur Sogno e Incendio, interprété en italien par Andrea Chimenti, en apportant un côté presque lyrique au titre.
Vincent Cavanagh réapparaît à nouveau sur The Perfect Wife, où Nosound nous gratifie d'un joyau progressif qu'Anathema n'aurait pas renié.
Une délicieuse balade au piano (Love Is Forever), avec quelques légères nappes électro rappelant la chorale de Routine sur l'album Hand.Cannot.Erase de Steven Wilson, prouve une fois de plus que Nosound veut varier les plaisirs, en proposant un titre épuré, brut, et délicat.
La lumière apparaît véritablement sur le dernier titre, qui donne son nom à l'album Scintilla .
Un titre très mélancolique et ambient dans un premier temps, rappelant la profondeur des titres de Sol29. Puis, le titre s'ouvre, s'illumine, les cuivres se déchaînent, la batterie fanfaronne ; on imagine les bulles de savons qui s'envolent, la petite fille qui rie à gorge déployée, la grande roue colorée qui vient tutoyer les nuages.

Le 5ème album de Nosound n'est pas qu'un disque d'ambiance ; c'est bien plus que cela.
Scintilla est un album très riche, et Nosound sort quelque peu de son statut de rock mélancolique et atmosphérique, pour lorgner du côté de la pop légère et subtile.
Un album parfaitement équilibré jusque dans sa durée (49 minutes), qui jamais ne lasse.
Nosound réussit à varier sa musique, à lui donner corps et consistance, tout en gardant cette touche unique d'exquise mélancolie.
L'album de la consécration.

PETE_T - 16.10.2016
Corto a tout dit.
La monotonie des compositions de Giancarlo était maintenue a son paroxysme par des instrumentalistes qui compensait le risque d'ennui.
J'ai beau aimé Nosound depuis les débuts j'ai un peu plus de mal avec cet album qui ne me fait pas vibrer autant que les précédents.
Cela reste malgré tout un bel album de progressif dépressif comme je les aime mais la magie n'opère plus.

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