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THE THIRD ENDING
THE THIRD ENDING(2007)


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ALBUM - PROGROCK - ROCK PROGRESSIF - SMILE - 01.06.2007
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GROUPES PROCHES :
PORCUPINE TREE, DREAM THEATER, NEAL MORSE, SPOCK'S BEARD, SYLVAN, SIEGES EVEN

TRACKS :

01. Eleven - 5:31, 02. Back Home - 6:16, 03. Tungsten Blues - 4:52, 04. Can You Hear Me? - 7:27, 05. Fingerprints - 1:42, 06. Digital Sunrise - 5:47, 07. Cold Light Of Day - 3:19, 08. Falling - 3:29, 09. Part V - 3:57, 10. Coming Around - 5:36, 11. Fingerprints (reprise) - 6:23

FORMATION :
Andrew Curtis (Guitares / backing vocals, samples), Andrew Knott (Batterie / percussion, backing vocals), Cornel Ianculovici (Basse / backing vocals), Nick Storr (Chant / Claviers / occasional guitars)

TAGs :
Planant, Fusion
La découverte d’un nouvel univers progressif représente toujours un moment à part, qui s’entoure d’une saveur particulière. Elle prend toutefois une dimension supplémentaire lorsque l’objet appréhendé provient, non pas des terres anglo-saxonnes ou scandinaves qui lui sont traditionnellement familières, mais d’une contrée encore inconnue, d’une petite île, perdue dans le vaste univers, proche d’un autre continent, aux charmes nombreux et fascinants, et qui porte l’étrange nom de Tasmanie. Le nom de cette nouveauté ? « The Third Ending », groupe formé en 2002 et qui nous délivre son premier album, du même nom, lequel présente deux particularités étonnantes : réalisé entièrement en home studio ( !), il révèle une pochette originale, au concept hypnotisant (très « Sigur Ros »), inventée et conceptualisée par son batteur ( !), Andrew Knott. Cet effort de création démontre l’amour avec lequel ce groupe a accouché de son premier opus.

A pas feutrés, nous pénétrons un univers plaisant et séduisant. On le sent aussitôt, « The Third Ending » est animé par un talent aux multiples facettes et influencé par des valeurs reconnues. Aussi, au gré de chacun de ses onze titres, les sons atmosphériques et les mélodies à la puissance émotionnelle d’un « Porcupine Tree » ou d’un « Sylvan », fusionnent avec le métal artistique progressif d’un « Dream Theater » et les solos étincelants et lumineux d’un « Pink Floyd » moderne.

Cet album se divise très clairement en deux parties. Une première contrée au sein de laquelle se retrouvent les ingrédients nécessaires pour ériger un album de qualité, qui pourraient trouver leur place au sein du répertoire solo de Neal Morse ; intro aux riffs enjoués, débutant lentement et montant progressivement en puissance (« Eleven »), suivie d’un titre à la mélodie raffinée et accrocheuse, aux allures de single (« Back Home »), puis prolongée par une section instrumentale très « métal », somptueuse et intelligemment arrangée. Un coup de coeur qui démontre au passage l'étendue des possibilités de la formation (« Tungsten Blues »). Cette première étape s’achève magnifiquement par une ballade envoûtante, poignante et déchirée par le cri meurtri d’une âme amoureuse en peine…(« Can You Hear Me ? »).

La seconde moitié de l’album accouche d’un univers conceptuel, aux titres reliés les uns aux autres, qui nous donne le sentiment d’être immergés au sein de l’univers de « Dream Theater », période « Six Degrees of Inner Turbulence » ou « Scenes From a Memory ». On croit y croiser la voix d’un James Labrie qui, évoluant dans son registre le plus calme, semble s’emparer de notre âme. Cette suite de sept titres est compacte, débutant par un air acoustique suivi d’un refrain entêtant, animé en son milieu par une montée en puissance plus « métal » et somptueusement illuminée par un « Falling - Part V » qui évoque une descente aux enfers, une chute dans la folie. Ce passage, avec ses variations, ses chœurs prenants et sa mélodie, pourrait constituer le point culminant de cette seconde partie, dont le voyage se termine par une reprise du refrain initial, pour boucler la boucle et revenir au point de départ, s’achevant même sur un ton ironique, comme pour rappeler que le groupe ne se prend pas au sérieux. The Third Ending achève ainsi son périple conceptuel en mélangeant ses propres airs aux relents d’un « Hey Jude », chantés par une âme apparemment envahie par les effluves d’un alcool noyant les sens et embrumant l’esprit. Le propos ne semble pas innocent, comme une mise en garde : ne vous y méprenez pas, l’inspiration de la musique moderne ne sera à jamais enivrée par les trésors du passé!

Les influences multiples sont-elles trop omniprésentes sur cet album ? Non, il apparaît que les Australiens évitent cet écueil en faisant émerger, au travers de ce mélange de qualité, un son bien personnel. Une identité qui se dégage de cette capacité à enfanter, d'une musique censée complexe, un univers apparemment simple et accessible. Bien que s’inspirant de ses aînés, ils ne poussent jamais l’exploration aussi loin, et semblent se contenter d’extraire la magie à partir d’un mélange de mélodies aisément reconnaissables et assimilables, construites de manière traditionnelles, qui pourraient s’incruster dans les iPods des jeunes ados, mais au-delà desquelles se cachent une complexité recherchée et des possibilités d’expérimentation énormes, qui pourraient convaincre et convertir de nombreux adeptes de sensations "prog". La richesse de cet album peut se ressentir autant dans chacun de ses titres pris séparément que dans son ensemble, qui trouvera un écho envoûtant aussi bien auprès des âmes sensibles, des cœurs déchus, mélancoliques, tourmentés et torturés, que des esprits joyeux, nageant en plein bonheur.

« The Third Ending » s'adresse ainsi à un large public et dévoile un potentiel très prometteur, que l'on devine encore perfectible (peut-être davantage d’efforts pourront être fournis au niveau des textes) mais qui devrait, à l'avenir, permettre l'éclosion d'oeuvres somptueuses. Ce premier album, particulièrement attachant, apporte un vent de fraîcheur bienvenu. Il constitue, pour les néophytes, un accès idéal pour pénétrer l’univers progressif et, pour les autres, une découverte assurément agréable. Un bien bel album pour un début !


Plus d'informations sur http://www.thethirdending.com
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