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AYREON: 01011001 (2008)


ALBUM - INSIDEOUT - METAL PROGRESSIF - TORPEDO - 25.01.2008
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4/5
GROUPES PROCHES :
PHIDEAUX, ANTHROPIA, ROSWELL SIX, ARJEN ANTHONY LUCASSEN, DELUSION SQUARED, GUILT MACHINE, KALISIA, JUPITER SOCIETY, ABYDOS, SUNCHILD

TRACKS :

01. Age Of Shadows/we Are Forever , 02. Comatose , 03. Liquid Eternity , 04. Connect The Dots , 05. Beneath The Waves: Beneath The Waves/face The Facts/but A Memory.../wor , 06. Newborn Race: The Incentive/the Vision/the Procedure/another Life/the C , 07. Ride The Comet , 08. Web Of Lies , 09. Fifth Extinction: Glimmer Of Hope/world Of Tomorrow Dreams/collision Co , 10. Waking Dreams , 11. Truth Is In Here , 12. Unnatural Selection , 13. River Of Time , 14. E=mc² , 15. Sixth Extinction: Echoes On The Wind/radioactive Grave/2085/to The Plan

FORMATION :
Arjen Anthony Lucassen (Guitares / Basse / Claviers / Batterie)

TAGs :
Concept-album, Epique, Lourde, Space, Théatral
Il y a longtemps qu’un nouvel album d’Ayreon n’est plus un évènement passant inaperçu et ce « 01011001 » ne dérogera pas à la règle. Tout d’abord pas moins de trois éditions seront proposées par le label InsideOut à l’éventuel acheteur qui n’aura ainsi que l’embarras du choix : une version classique, une édition spéciale contenant un DVD bonus et enfin une version « Deluxe » de grande classe de type « Book » ayant en plus du DVD un booklet de 36 pages – avis aux collectionneurs. Ensuite, vous aurez affaire au format désormais classique du double-CD gorgé à ras-bord de musique. Et surtout la liste des invités - qui ne sont pas venus faire de la figuration - conviés à chanter et à jouer de leur instrument pourra une fois encore impressionner de par ses noms prestigieux. Auriez-vous seulement songé que l’on pouvait réunir sur le même projet Anneke Van Giersbergen (ex The Gathering), Simone Simons (Epica), Floor Jansen (After Forever), Jorn Lande (Ark), Tom Englund (Evergrey), Hansi Kursh (Blind Guardian), Daniel Gildenlow (POS), Steve Lee (Gotthard) pour ne citer que les plus connus ? Une question vient alors assez rapidement à l’esprit : le projet Ayreon serait-il devenu synonyme de démesure ?

Bien souvent à trop vouloir en faire, le risque de se perdre est grand. Et même si Lucassen n’en est pas à son premier essai, ce foisonnement de voix aurait très bien pu transformer son œuvre musicale en une sorte de « Battle-Voice » sans réel intérêt. Heureusement, il n’en est rien. Les dialogues sont certes intenses mais aucun interprète ne tire la couverture vers lui. Qui plus est, le mélange des chants provenant de cultures rock et métal différentes est une véritable réussite. Savoir que chaque interprète a enregistré sa partie seul dans le studio de Lucassen et avoir cette impression d’osmose et d’unité entre les différents protagonistes est tout simplement bluffant.

Mais avant de poursuivre, revenons un instant sur le concept de cet album et surtout sur ce titre intriguant fait de 0 et de 1. Pour ceux qui n’auraient pas encore eu le courage de se renseigner, la série de chiffres formant le titre de l’album est le code binaire de la lettre « Y » et ce nouvel opus s’inscrit dans la continuité de « Into The Electric Castle ». Pour ce qui est de l’histoire et des nombreuses interrogations concernant la réalisation de ce nouvel opus je vous renvoie à la superbe interview réalisée par Struck dans laquelle vous en apprendrez beaucoup plus sur le géniteur de ce projet et sur ce mystérieux peuple « Y »…

Si l’inspiration au niveau du scénario n’est pas une franche révolution, il en va de même pour la musique. Le démarrage se veut très « ayreonnien » avec une intro très « industrielle » et toujours ces fameuses sonorités synthétiques spatiales. Le titre prend de la vitesse et une sensation de lourdeur omniprésente s’installe, dû notamment à une superposition outrancière de sonorités et d’instrumentations. Un peu de repos en milieu de morceau avec une guitare acoustique et une partie plus mélancolique, un refrain chanté par une voix masculine puis à l’identique par une voix féminine – très bonne idée - et c’est le retour au thème principal.

L’univers d’Ayreon se situe toujours dans un métal progressif à tendance rock avec quelques intonations folk (« River Of Time »). Les changements de rythmes, de phrasés sont légions assurant ainsi une bonne durée de vie à l’ensemble. Paradoxalement le point fort de Lucassen vient de sa capacité à proposer des couplets très vivants et le point faible vient des refrains avec des chœurs féminins qui deviennent très vite redondants, tout particulièrement pour celui qui suit la carrière de Lucassen depuis ses débuts. Il est d’ailleurs nécessaire de souligner le grand nombre de réminiscences à tout ce qu’il a déjà pu faire et certains passages renverront immanquablement à tel ou tel titre d’un album déjà sorti.

Le second titre est assez remarquable car il se détache de ce que peut faire généralement Lucassen. Sur un rythme électro et dans une atmosphère très sombre, la belle (Anneke Van Giersbergen) et la bête (Jorn Lande) débattent, l’une fataliste et résignée, tentant de présenter l’aspect positif de ne pas avoir de sentiments, l’autre pensant au contraire que la vie n’a pas d’intérêt sans ces sensations. Très peu de fioritures, une ambiance dépouillée mais un impact émotionnel très fort…

La quasi-totalité des morceaux qui suivent se révèlent très caractéristiques du monde d’Ayreon. Citons « Ride The Comet » qui finit dans une explosion de voix jouissive et, coté bizarreries, un pâle « Connect The Dots » très variétoche aussi bien dans son développement que dans son chant. Aucune différence n’est à souligner entre les deux CD. Earth est dans la continuité de Y. « Waking Dreams » ressort du lot par – enfin - son solo clavier/guitare en fin de titre.

Le précédent album « Human Equation » m’avait laissé sur un sentiment mitigé dû à deux défauts principaux : d’une part un renouvellement peu évident et d’autre part certaines constructions mélodiques, notamment au niveau des refrains, qui n’étaient pas aussi accrocheuses qu’elles avaient pu l’être sur « The Dream Sequencer ». Si ces deux défauts, à mes yeux, n’ont pas été gommés, il s’avère que le contenu de ce nouvel opus est tout de même plus réjouissant. Pour tout amateur de chants, chœurs et dialogues (liquid Eternity), ce « 01011001 » est incontournable. Il est juste un peu dommage que les soli ne se comptent que sur les doigts d’une main. Il est certain que le travail fourni pour réaliser un album dans ces conditions est extraordinaire et le résultat pour le néophyte ne pourra qu’être à la hauteur de ses espérances. Pour le connaisseur, le fait de retrouver des ambiances et des sonorités, des mélodies même - surtout au niveau des chœurs - déjà maintes fois entendues ne manquera pas de décevoir un tantinet… Mais un album d’Ayreon reste définitivement une valeur sure…


Plus d'informations sur http://www.ayreon.com
ABADDON - 03.08.2008
Chic, Arjen Lucassen a retrouvé son sens de la narration ! Après un Final Experiment en demi-teinte, il nous livre un 01011001 d’une richesse intrumentale inouïe. Car il faut clamer qu’Arjen est un maitre de l’orchestration : on ne sait ce qu’il maîtrise le mieux, la guitare, les claviers ou les voix ... Ici, ce sont clairement les voix qui sont à l’honneur, à l’image de Beneath the Waves où 9 chanteurs (chapeau les artistes, mention spéciale à Magali Luyten, bluffante) mêlent leurs voix avec une rare complicité. Complicité d’autant plus suprenante que tous ces chanteurs ne se sont jamais croisés lors de l’enregistrement de 01011001 ! Songer que Lucassen arrive à un tel résultat sans avoir besoin de faire se rencontrer les interprètes laisse rêveur sur ses capacités de conception !

La musique d’Ayreon garde toujours cette belle énergie contenue, capable de passer de passages aériens très atmosphériques à des secteurs beaucoup plus tendus, parcourus de riffs acérés. Seul petit bémol dans ce beau voyage : les instrumentaux sont, du fait de la prééminence des vocaux, réduits à la portion congrue, mais l’œuvre (je ne vois pas d’autre mot) garde une force interne peu commune.

8,5/10

NUNO777 - 20.03.2008
Cet album d’Ayreon a quelque chose de particulier qui en fait un grand album outre le génie propre de son géniteur. La présence de trois de mes chanteurs préférés dans cet album, à savoir Jorn Lande, avec ses apparitions lumineuses, Daniel Gildenlöw et Tom Englund, est un vrai enchantement. Leur apport lié aux qualités des compositions font de ce Y un de mes favoris d’Ayreon.
Note 8.5/10


METALNATURE - 24.02.2008
Moi qui ne suit pas un tout grand fan de Ayreon, j'adore celui-ci, sans doute plus accessible, plus hard aussi. C'est aussi un pur bonheur de retrouver les vocalsites de Magnum et de Blind Guardian sur des compositions solides mais atypiques pour eux. Du tout bon! Plus proche du 9 que du 8!

TONYB - 09.02.2008
Désolé de ne pas suivre l'enthousiasme collectif qui entoure cet album, mais je dois avouer ma déception par rapport à ce Y.
Quoique; déception n'est peut-être pas le terme approprié vu une nouvelle fois la grande qualité de réalisation de ce nouveau projet. En fait, je suis déçu par le style de la musique, et plus particulièrement par le premier CD, à l'orientation beaucoup trop métallique. Dès la fin du 1er titre, on est plus que saturé des voix qui beuglent, des interprêtes qui forcent aussi bien dans les graves que les aigus, des superpositions vocales, et surtout des guitares (trop) acérées à la rythmique peu inspirée, assennant en permanence des coups de haches. Et cela dure pendant les 5 premières plages quasiment en continu, avant qu'un peu de variété arrive sur la fin de cette première partie. A vouloir en mettre plein la vue, Ayreon a oublié ce qui faisait tout son intérêt, le mix savoureux entre métal et néo-prog.
Heureusement, la deuxième partie "Earth" est beaucoup plus équilibrée, et retrouve la variété et le dynamisme qui font pour moi tout l'intérêt des précédentes productions de Ayreon, et plus particulièrement de "The Human Equation".
Au final, un intérêt assez mitigé pour ce double-album, qui tournera bien moins souvent dans ma play-list que ses prédécesseurs.

DEFNAEL - 30.01.2008
Après une bonne semaine d'écoute je ne m'en lasse pas. Je trouve très peu de moments faibles contrairement à "The Human Equation" ou "Electric Castle". Cet album me touche. J'aime particulièrement les voix très équilibrées et bien choisies. Certains passages me transportent complètement. 01011001 est un grand voyage... L'histoire est prenante, rien à dire de négatif sauf peut-être les refrains systématiquement à plusieurs voix. Mais les mélodies sont tellement bien trouvées qu'on ne s'ennuie pas une seconde.
Pour l'instant mon Ayreon préféré, il faudra voir sur le long terme pour confirmer mon point de vue.

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