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PENDRAGON: PURE (2008)


ALBUM - TOFF - ROCK PROGRESSIF - PETER HACKETT - 03.11.2008
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5/5
GROUPES PROCHES :
ARENA, PALLAS, MOSTLY AUTUMN, CARPTREE, CLEPSYDRA, TWELFTH NIGHT, NO NAME, SATELLITE, FLAMBOROUGH HEAD, ANUBIS

TRACKS :

01. Indigo - 13:44, 02. Eraserhead - 09:05, 03. Comatose (i View From The Seashore) - 07:41, 04. Comatose (ii Space Cadet) - 04:02, 05. Comatose (iii Home And Dry) - 05:55, 06. The Freak Show - 04:26, 07. It's Only Me - 08:16

FORMATION :
Clive Nolan (Claviers / Choeurs), Nick Barrett (Chant / Guitares), Peter Gee (Basse / Choeurs), Scott Higham (Batterie / Choeurs)

TAGs :
Neo, Symphonique
30 ans !!! Ça fait 30 ans que Nick Barrett fait du prog !! Pendragon est un peu moins vieux, et Nick est toujours là, contre vents et marées, et il nous offre ce qui n'est en fin de compte que le huitième 'vrai' album du groupe.

J'entends déjà les commentaires des détracteurs qui spéculent sur le manque d'originalité probable de cette nouvelle production néo-progressive. Je leur répondrai sans objectivité (car j'avoue ne pas l'être vraiment concernant Pendragon) qu'avant de juger il faut écouter et qu'ils risquent d'être surpris. Il est vrai que les errements créatifs de Barrett n'ont pas toujours été frappés par la grâce d'Euterpe (la Muse de la musique), enfantant de jolies compositions un peu convenues, mais Barrett est capable du bon comme du génial. Je n'ai pas l'habitude de commencer par la conclusion, mais là, je dois dire que Pure est de la veine des grands albums, aptes à durer.

Pendragon annonce la couleur dès le premier titre puisqu'il s'appelle Indigo et qu'il sonne fort bien et fort ... fort !! A peine 30 secondes après l'intro un chien aboie et Nick Barett passe... Il passe en faisant pleurer sa guitare. Montées et descentes de guitare et claviers qui s'entrecroisent, voix en chorus, pas de doute c'est bien du Pendragon... Oui mais le Pendragon nouveau semble plus corsé et le jeune gaillard qui s'agite frénétiquement derrière les fûts y est sans doute pour beaucoup !! Scott Higham, nouveau batteur de la formation, dynamise (pour ne pas dire dynamite !!) les compositions (et, pour l'avoir vu en concert, je peux affirmer qu'avec lui, même les titres anciens prennent un coup de jeune). Indigo est la plus longue pièce de ce nouvel album et on y retrouve avec bonheur le chant de Barrett et les soli à pleurer de Barrett !! Tout ça assaisonné de claviers planant, chantant ou bruitant sous les doigts d'un Nolan très inspiré.

On retrouve des voix programmées par la suite, comme dans Eraserhead, titre un peu plus calme que le premier, mais avec un final clavier puis guitare très "genesien" beau à faire pleurer un bloc de granit. Puis vient Comatose, une composition en trois parties qui alternent les moments intimistes et acoustiques avec les explosions de puissance, batterie heavy et guitare hurlante. L'équilibre entre la force et la finesse est toujours présent, les orages ne durent jamais longtemps et, quand le soleil brille sous les doigts de Nick Barrett, ça fait chaud au coeur. Après un The Freak Show qui démarre et finit dans le très lourd (d'aucuns diront que c'est l'influence de Porcupine Tree), l'album se referme sur 8'15 très "pendragonniennes". It's Only Me, qui commence comme une ballade sur fond d'harmonica, est, à mon avis (non objectif, je le rappelle !!), un titre qui va faire pleurer dans les chaumières. L'ambiance monte doucement pendant la première moitié et, vers 4'50, la guitrare de Nick décolle en pleurant et nous fait planer jusqu'à la fin du morceau (et donc de l'album).

"Pure" est un Pendragon grand cru. Il est certes plus corsé que les millésimes précédents mais il se laisse boire. A consommer évidemment sans modération.


Plus d'informations sur http://www.pendragon.mu
REALMEAN - 11.06.2016
Il est étonnant pour moi, n’ayant jamais développé d’attache solide avec le métal prog, de saisir un réel feeling avec chacun des 3 albums de la trilogie Pendragonienne qui s’étend de « Believe » à « Passion ». « Pure » démarre très fort en effet, avec un 'Indigo' qui n’en finit pas d’étaler sa puissance créatrice, une mélodie qui s’impose mais sans jamais prendre le dessus sur une instrumentation qui reste hégémonique, pleine à craquer (pas facile à faire, ça), suivi d’un 'Eraserhead' qui prolonge les festivités (hostilités ?) dans la même veine débordante. Je décroche un peu à partir de 'Comotose', lorsque je me rends compte que l’équipe de Barrett n’a aucune intention de marquer une pause significativement productrice de contraste. L’album se vit à 100 à l’heure, d’un bout à l’autre, ou du moins sans jamais relâcher son emprise sonore. A certains moments, j’avoue que pour mes oreilles, c’est l’overdose de rythmique et de guitare pleureuse ; et la texture vocale de Barrett n’adoucit pas spécialement le plat. N’empêche, c’est du grand Pendragon, il faut reconnaître. Et puis, 'The Freak Show' préfigure déjà un certain 'Green and Pleasant Land', à bord de l’album suivant. Qui va mettre dans le mille.

LOLO_THE_BEST - 29.06.2009
Pendragon pouvait-il encore me surprendre, quinze ans après avoir découvert ce groupe et ce guitariste/chanteur si sympa qu'est Nick Barrett (je garde toujours précieusement le médiator qu'il m'a donné un soir de concert à Paris) ? Eh bien la réponse est : oui, mille fois oui. Si les nappes de claviers symphoniques et les soli ciselés sont toujours bien présents, Pendragon a nettement musclé son jeu et ça s'entend dès l'intro de Indigo. Il faudra d'ailleurs attendre près de 8 mn avant de revenir vers des rivages plus connus, mais quelle claque. Eraserhead a mis un peu plus de temps à s'imposer, et reste le maillon faible de l'album (enfin, tout est relatif). Mais Pendragon se rattrape bien vite avec Comatose, un véritable chef d'œuvre, avec un inattendu break au violon et des changements d'atmosphère qui maintiennent le titre sous tension tout du long. The Freakshow est une chanson relativement "simple" par rapport au standard du groupe, mais le refrain entêtant particulièrement réussi en rend l'écoute particulièrement intéressante. Avec sa courte et délicate intro à l'harmonica, It's only me termine l'album en douceur, avec un solo sorti de derrière les fagots. Si c'est pour continuer à nous pondre des albums de cette qualité, je veux bien en reprendre pour quinze ans !

TOPPROG - 10.05.2009
Pendragon continue d'opérer le changement débuté avec Believe, vers un prog disons plus « musclé ». L'intention de Nick Barrett est ici plus affirmée, ne serait-ce que par le choix du batteur venant de la sphère rock métal et dont on a pu apprécier en concert le jeu sur les anciens morceaux et son charisme. Ce qui rend ce groupe encore plus sympa qu'il ne l'était auparavant. Clive Nolan semble plus omniprésent ici que précédemment mais sans retrouver la place qu'il avait jusqu'à Not of this world .
On retrouve les samplers peut-être un peu moins présents que sur Believe, c'est tant mieux, ce n'est pas ma tasse de thé mais l'ami Nick s'amuse bien avec cet outil qui semble devenir une empreinte musicale inhérente au groupe (dans Unitopia c'est tout de même mieux).
Ce qui est moins habituel c'est l'harmonica ( mais c'est pas long), c'est l'utilisation de la double pédale par le batteur (mais ceci explique cela...), et l'utilisation de distorsions lourdes (plus que dans Believe et plus souvent) voire carrément écrasantes dans le style du dernier Porcupine Tree (« View from the sheashore » et l'intro de « The freak show »). La volonté de Nick de passer à un prog plus métal et forcément moins mélodieux est clairement affichée avec notamment la quasi absence de guitare acoustique. Peut-on le lui reprocher après 30 ans de carrière, sûrement pas si de cela dépend la survie de son groupe. Et ce disque paraît battre des records de vente. Personnellement je ne vais pas critiquer chez Pendragon ce que j'aime chez d'autres, à savoir le métal. Ceci dit je n'attends pas que Pendragon devienne Dream Theater.... Heureusement, on n'en est pas là. Des morceaux comme "Indigo" et "Eraserhead" sont excellents même si plus carrés et directs que ce que nous propose habituellement le combo. La suite de "Comatose" est très bonne et le final typique Pendragon est très beau, mais la globalité demeure moins riche que « The wishing well » de Believe. De même que « It's only me » ressemble peut-être un peu trop à « The edge of de world » pour être vraiment original. Reste "The Freak show" le morceau le moins intéressant qu'ait fait ce groupe à ce jour, très
« powerfull » certes mais qui tourne un peu en rond à cause aussi d'une rythmique déjà bien entendue dans le final de « Indigo » (en plus lent). Un morceau qui aurait mérité une seconde partie (Pendragon vise-t-il un hit planétaire ?). Les paroles parlent du mal être adolescent, comme le dernier Porcupine Tree ( !).
Donc pas un mauvais disque, loin de là, et le son Pendragon existe toujours grâce notamment aux claviers, à la Strat stratosphérique et la voix inimitable de Nick.L'ensemble reste très mélodique et plutôt agréble, le groupe n'a pas perdu son âme. Mais les choix délibérés de Nick nous dispensent désormais du souffle et de la poésie de certains morceaux des opus précédents. C'est un peu dommage......


TONYB - 21.03.2009
Enfin l'album est sorti en version simple, sans DVD_qui_ne_sert_a_rien_et_que_personne_ne_regarde_ou_alors_juste_une_fois et du coup à un prix raisonnable : du mal à comprendre quand même la démarche commerciale.
Bref, revenons à nos moutons et à la musique ... qui est tout bonnement excellente ! Tout au long de l'album, Pendragon réussit à faire la synthèse de son penchant moderne qui tend à faire sonner les guitares à la limite du métal, et son background qui entraîne Nick Barrett dans des soli de toute beauté, les plus beaux en tout cas depuis Masquerade Overture.
Sir Clive derrière ses claviers est également dans une forme olympique, et le nouveau batteur a vraiment dynamisé l'ensemble du groupe.
Seul petit bémol, la dernière plage un tantinet faiblarde, peut-être pas la meilleure pour clôturer l'album.

Sans cette lubie de l'édition spéciale, j'eus acquis cette belle galette bien plus tôt et ce Pendragon grand cru se serait retrouvé dans mon top 2008.



JIVES - 07.11.2008
L'album le plus réussi depuis Not of this word.
Un prog un peu heavy qui n'est pas pour me déplaire.

BENOÎT - 06.11.2008
Je vais faire entendre ici une petite musique assez dissonante. Cet album est pour moi une grosse déception.

Fan d’un Pendragon plus "classique", celui qui a produit un Believe, un Window of Life ou encore plus Masquerade Overture, j’avoue une grande réticence pour le Pendragon de Not of This Word ou plus encore celui de Pure. Dans ces albums, Pendragon se rapproche de ce que j’appelle le «noisy» prog où je ressens plus l’influence de Karl Groom le complice de toujours.

Les principaux reproches que je fais à ce Pure sont exactement les mêmes que ceux que je faisais à Not of This Word : absence de structures mélodiques, dominante de gimmicks battus et rebattus de la part de Barrett, présence d’un son de guitare archi-saturé.

Avec cet album, encore plus qu’avec Not of This Word, Pendragon succombe aux charmes d’une forme de ce que je considère comme de l’heavy prog qui me semblait pourtant s’éloigner depuis quelques temps. Si je compare, ce qui au fond n’est pas comparable mais allons-y quand même, avec le dernier album de It Bites, je trouve dans celui-ci, malgré cette tendance à la saturation, une ligne mélodique qui, pour moi, fait gravement défaut dans Pure. C’est, quitte à paraître attaché à un prog que certains pensent dépassé (pourtant IQ, Orford …), le principal reproche que je fais à cet album.

J’ajouterai un gros moins pour la mode à la présence de DVD’s type making of, parfaitement inutile pour de la musique (on n’est pas ici au cinéma, l’enregistrement d’un album est tout sauf cela) et un prix complètement injustifié (le progueux aurait donc, vu son âge supposé, les moyens de payer plus cher sa musique).

Si ce n’était pas Pendragon, cet album mériterait pour moi une note en dessous de la moyenne, la qualité globale de la production et des musiciens font que je lui donne 5 … malgré tout.


EILEAN11 - 05.11.2008
Et j'aurais mis 10 si cela avait été possible!

A quelques jours près, deux de nos groupes préférés sortent leur album. Marillion et Pendragon. Mais sans aucun doute possible, si je veux me régaler de guitares aujourd'hui, j'écoute Pure. Si je veux me laisser emporter par le souffle épique qui m'a fait aimer le néo-prog (grâce à Marillion), j'écoute maintenant Pendragon!
Car oui ce nouvel opus est tout simplement fantastique! Nick Barett nous y enchante de solis merveilleux et de riffs rageurs ( M.Rothery, même après 30 ans certains arrivent encore à mettre plus de 10 notes d'affilées dans un solo)!
L'album débute par un "Indigo" à couper le souffle où l'énergie "pure" se transforme peu à peu en un solo planant comme seul le sieur Nick en a le secret. N'ayons pas peur des mots : uun chef d'oeuvre.
"Eraserhead" plus progressif assure une bonne transition vers un "Comatose" dont l'écoute répétée nous réserve sans cesse de nouvelles surprises sonores. Il faut avouer que la production est certainement la plus réussie de tous les albums de Pendragon.
"The Freakshow" .....une tuerie!!! A prescrire par la sécurité sociale en guise de vitamines matinales et ce solo....reprise partielle d'un thème se trouvant déjà sur "Indigo" est une merveille mélodique.
Enfin "It's only me", dans la veine des grands classiques du groupe, regorgeant d'émotions, cloture un album qui ne peut laisser indifférent! Un réel moment de bonheur!
Pour finir, je tiens à appuyer la note fournie dans l'album et écrite par Monsieur Barett sur le téléchargement illégale. Il est évident que pour avoir encore la chance d'avoir des albums de cette trempe, il faut faire "l'effort' d'acheter le CD en passant outre la tentation du téléchargement. Un groupe sans couverture médiatique ne peut se permettre de voir son fond de vente habituel fondre comme neige sans mettre son existence en péril! Alors, acheter, acheter Pure, pour que nous puissions encore avoir des albums exceptionnels comme celui-ci!!!!!



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