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HOURGLASS: OBLIVIOUS TO THE OBVIOUS (2009)


ALBUM - AUTOPRODUCTION - METAL PROGRESSIF - ZOSO - 27.03.2009
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4/5
GROUPES PROCHES :
PAIN OF SALVATION, ECHOLYN, MY EMPTY ROOM, TIMELINE

TRACKS :

101. On The Brink - 12:42, 102. Homeward Bound - 10:01, 103. Pawn Ii - 13:44, 104. Faces - 11:56, 105. 38th Floor - 21:22, 201. Facade - 14:53, 202. Skeletons - 07:01, 203. Estranged - 07:07, 204. Delirium (instrumental) - 10:23, 205. Oblivious To The Obvious - 30:36

FORMATION :
Brick Williams (Guitares), Eric Blood (Basse), Jerry Stenquist (Claviers), John Dunston (Batterie), Michael Turner (Chant)

TAGs :
Choeurs, Happy / Délirant, Epique, Fusion, Mélancolique, Technique
Si Hourglass n'est pas le groupe le plus connu du monde, il n'était pas passé inaperçu sur Music Waves avec notamment son fameux "The Jouney Into" (je vous renvoie vers la chronique correspondante de mon collègue). C'est donc avec une certaine excitation que j'ai posé une oreille sur ce quatrième album du groupe américain.

"Oblivious to The Obvious" est un double album, avec près de deux heures vingt d'une musique complexe et technique. Les titres sont longs (deux de sept minutes, sinon on dépasse toujours les dix pour aller jusqu'à la demi-heure). Il faut également signaler un changement majeur de line-up, comme d'habitude, autour du guitariste et compositeur Brick Williams. Autant dire qu'avant d'avoir saisi l'intégralité du contenu de cet opus, même en connaissant le groupe, vous aurez le temps de voir venir ses rares défauts et ses qualités.

Car "Oblivious to The Obvious" regorge de qualités. La recette du métal prog à la Dream Theater est ici appliquée à la lettre. Ce coté clone, qui pourrait en rebuter certains, garantit en l'occurrence une certaine tenue. En effet, Hourglass partage avec ses compatriotes une gestion quasi parfaite de la technique qui reste au service d'une mélodie omniprésente. Les passages instrumentaux sont parfois très véloces et complexes, mais l'auditeur ne se perd jamais vraiment en route. Forcément, les structures des chansons s'étirent et peuvent perdre en cohérence mais tout s'enchaine pourtant avec fluidité. Un bon point.

Attention toutefois de ne pas réduire Hourglass à un clone de Dream Theater. En effet, au niveau du son, il y a pas mal de divergences. La section rythmique est véritablement mise en avant avec une basse Squirienne et une batterie souple et agréable. Ces particularités amènent dans la musique du groupe un groove qui ne se retrouve pas ou peu chez la bande de Portnoy. Niveau référence, le nom de Rush s'impose (période progressive), surtout au niveau du jeu de guitare précis et pas envahissant.

Quand viens le moment de ralentir, Hourglass est parfois un peu plus maladroit avec des balades conventionnelles qui seraient vite ennuyeuses sans l'intervention lumineuse d'un piano ou d'une guitare clean. Le timbre du chanteur étant assez lisse à la base (les passages ou il s'énerve surprennent tant ils sont rares), les ajouts de chœurs amollissent considérablement le tout, faisant perdre à la musique son punch.

Un autre point regrettable concerne la production. Les basses manquent clairement d'ampleur et certains passages perdent ainsi pas mal de puissance. C'est d'autant plus dommage que les compositions proposent une véritable variété sonore, avec des passages acoustiques flirtant avec des genres aussi improbable que le jazz à la Return to Forever ou le flamenco, et qui aurait donc mérité une production plus léchée.

Au final l'album est bien entendu très enthousiasmant. La qualité et l'inspiration sont présentes tout le long de cet opus, même si il y a certains petit creux. Le groupe sait composer, sait jouer, et possède même une identité intéressante. Le problème n'est plus là. Il faut à présent une production qui rende justice à tout ce talent.


Plus d'informations sur http://www.hourglassband.com/
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