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IQ: SUBTERRANEA (1997)


ALBUM - GIANT ELECTRIC PEA - ROCK PROGRESSIF - BATRIC - 29.08.2003
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4/5
GROUPES PROCHES :
ARENA, MAGENTA, CARPTREE, LA TULIPE NOIRE, STEVE THORNE, CLEPSYDRA, TWELFTH NIGHT, GALAHAD, JADIS, ANUBIS

TRACKS :

01. Overture, 02. Provider, 03. Subterranea, 04. Sleepless Incidental, 05. Failsafe, 06. Speak My Name, 07. Tunnel Vision, 08. Infernal Chorus, 09. King Of Fools, 10. The Sense In Sanity, 11. State Of Mine, 12. Laid Low, 13. Breathtaker, 14. Capricorn, 15. The Other Side, 16. Unsolid Ground, 17. Somewhere In Time, 18. High Waters, 19. The Narrow Margin

FORMATION :
John Jowitt (Basse), Martin Orford (Claviers), Mike Holmes (Guitares), Paul Cook (Batterie), Peter Nicholls (Chant)

TAGs :
Intimiste, Neo, Planant, Théatral, Concept-album
Subterranea est censé est être l’œuvre majeure d’IQ. Et tous les moyens ont été employés pour y parvenir. IQ nous offre ainsi plus d’une heure et demi de musique tenant sur un double CD basée sur une histoire complète. Ce concept album raconte l’histoire d’un personnage qui n’appartient pas à notre monde. Il n’a pas de nom et est retenu prisonnier par une entité connue sous le nom de « Provider » qui répond à tous ses besoins. Tout s’accélère quand il est envoyé dans le réel où il va découvrir et apprendre ce qu’est la vie avec les bons et les mauvais cotés. Intérêt et quantité sont donc au rendez-vous, mais la qualité l’est-elle ?

Un premier point se doit d’être souligné pour les amateurs de textes recherchés. Si le résumé peut paraître alléchant, il faut savoir que chez IQ, les idées et actions ne sont pas retranscrites avec des mots simples mais plutôt par des métaphores où des phrases dont le sens échappe bien souvent à toute compréhension. On est donc loin d’un « Scenes From A Memory » pour la clarté du sujet.

Avec une telle durée et mouvement progressif oblige, la musique de « Subterranea » est d’une incroyable richesse. Deux instruments tiennent la vedette. Contre toute attente on trouve la basse qui joue un rôle primordial dans toutes les constructions et beaucoup plus naturellement, le clavier. Ce dernier est omniprésent, dans les solos et arrière plan. Son utilisation est poussée à l’extrême avec les nombreuses parties où il doublé, les accords synthétiques se mélangeant au piano. Avec ce choix, il n’est pas étonnant que la guitare se retrouve assez souvent en retrait.

Ce qui vient à souligner un deuxième point venant du genre dans lequel IQ se situe. Cette utilisation intense des claviers les entraîne immédiatement à être étiqueté néo-progressif. Je précise qu’il n’y a aucune connotation péjorative dans cette déclaration, étant moi-même un fervent amateur de ce mouvement du progressif. Cependant, contrairement à beaucoup de groupes qui appuient cet état des choses par une production énorme au risque de paraître pompeux, IQ joue la carte de la finesse. Même si on est loin de l’aspect épuré d’un Gordian Knot, un certain coté intimiste est entretenu par une production précise n’en faisant pas des tonnes.

Niveau ambiance, aucune surprise. IQ est une formation qui sait fort bien retranscrire les émotions. Tous les moyens musicaux mis à leur disposition sont utilisés : changements de tonalités pour passer de la liberté au doute, des sonorités douces et légères pour figurer la paix et le bonheur, des constructions lourdes et/ou syncopées pour le tragique, etc.

La voix assez particulière de Peter Nicholls se prête au jeu des instruments pour appuyer chaque atmosphère. Elle peut étonner au premier abord mais s’intègre très vite au style.

Il est évident que « Subterranea » contient énormément de bonnes choses. La maîtrise apparaît plus au niveau des compositions qu’au niveau des instruments. La technique quant-à elle se font totalement dans les mélodies. A cheval entre deux mouvements, IQ a ainsi évité bon nombre d’aspects rébarbatifs respectifs. Certains lui reprocheront sa longueur et considérer qu’il aurait pu tenir sur un simple CD. D’autres le trouveront trop court. Mais il est certain que les reproches resteront des peccadilles comparé à l’apport en sensations qu’il pourra vous procurer.


Plus d'informations sur http://www.iq-hq.co.uk/
REALMEAN - 25.04.2015
Après moult écoutes, je reste très partagé sur la couleur de la médaille à décerner à ce "Subterranea", et je rejoins en grande partie les avis précédemment exprimés. Je me dis que cet album mérite ses 4 étoiles pour la précision chirurgicale de sa réalisation (la production sonore s’est définitivement débarrassée de ses atermoiements, en particulier), mais si les ambiances évoquées sont palpables, en revanche, l’émotion qui en émane reste filigranée, sur une bonne partie du programme. Et là, difficile de franchir le cap des 3 étoiles.
Comme Darkpoet le dit très bien, les 30 premières minutes sont captivantes, notamment par l’approche mélodique qui fait mouche intelligemment : à la fois accessible et raffinée. Mais à partir de 'Tunnel Vision', on a réellement le sentiment que l’album se met à tourner en boucle. Avec, sur la fin, quelques échappatoires aérant la musicalité de l’ensemble, mais pas suffisamment affirmées pour réveiller complètement l’auditeur assoupi : 'Capricorn', avec son saxophone parsonien ; 'The other side', petit break un peu chill-out, easy listening. Ou encore 'Unsolid ground', pop rock aux accents Simple Minds, très vaguement. Heureusement, il reste la magnifique suite de 20 minutes pour clôturer l’album, savoureusement marillionienne (époque Hogarth, s’entend) en première partie, et chassant plus volontiers sur les terres de Sebastian Hardie et de ses crescendo lyriques en seconde partie (Sebastien Hardie, la discrète mais néanmoins talentueuse formation australienne).
Un sentiment mitigé, donc, qui n’est pas le moindre des paradoxes s’agissant de mes fréquentations avec IQ : en réduisant l’album aux 6 ou 7 premiers titres, dans l’ordre (car le concept du projet est fort bien maîtrisé, il faut le dire), et en y ajoutant seulement la pépite embarquée par 'The Narrow Margin', "Subterranea" aurait pu être mon IQ favori.

DARKPOET - 08.02.2013
Complètement d'accord avec les deux avis. L'album est très (trop) homogène ; et l'ensemble se révèle à la longue un peu redondant. Certes c'est un concept-album, mais passé le premier tiers de l'album (plutôt excellent), on s'ennuie un peu. J'avoue que j'ai du mal à l'écouter d'une traite... Pourtant la production est somptueuse ; la basse claque comme on aime et on distingue bien chaque instrument.

CORTO1809 - 26.09.2009
Lisse.

C'est le premier mot qui me vient à l'esprit à chaque fois que j'écoute ce disque. Aucun morceau n'est vraiment mauvais, aucun titre n'est vraiment accrocheur, rien ne sort du lot, ni pire, ni meilleur. L'ensemble est agréable à écouter, mais pas de frisson, pas de pincement au cœur, pas d'envie de battre la mesure non plus. Peter NICHOLLS a une voix agréable, au timbre légèrement nasillard, mais il lui manque le supplément d'âme que savent mettre un Peter HAMMILL ou un Peter GABRIEL.

IQ a fait bien mieux avec Ever, The Seventh House ou Dark Matter.

ABADDON - 10.08.2005
"C'est à dire, comme le nez est faux, forcément, le reste en pâtit ..." in Le Père Noël est une ordure, pièce comique française (XXè siècle).

J'ai un gros problème avec IQ, et ce problème a pour nom Peter Nicholls ... Certes, le timbre de voix est original, mais un chanteur, musicien particulièrement exposé dans un groupe, ce n'est pas qu'un timbre, c'est la présence, la diction, la puissance plus éventuellement ... et j'avoue avoir du mal écouter celui-là. Sur les pistes enlevées (Subterranea), pas de groove, pas de feeling , ... bon. Attendons donc les passages aériens (Speak my Name)... las! il ne chante plus, il geint !
Devant ce vide, au demeurant fort dommageable sur une musique plus qu'honorablement composée, les musiciens font ce qu'ils peuvent pour ne pas être trop en avant. D'où la citation ci dessus. Et cela ne rend absolument pas justice à la qualité musicale de l'ensemble. Un tel groupe ne peut pas vivre qu'à travers ses instrumentaux ...
Malheureusement l'impression ressentie est toujours la même, malgré de nombreuses écoutes, ça ne passe pas, et mes CD "IQ" (car j'en ai quand même testé plusieurs) restent dans leur boîtes . Râlant, quand on est fan de néo-prog et que ce groupe est parmi ceux qui comptent !

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