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DREAM THEATER: BLACK CLOUDS & SILVER LININGS (2009)


ALBUM - ROADRUNNER - METAL PROGRESSIF - ZOSO - 13.05.2009
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4/5
GROUPES PROCHES :
PAIN OF SALVATION, SHADOW GALLERY, HAKEN, ANTHROPIA, DEREK SHERINIAN, DARKWATER, AEON ZEN, SIEGES EVEN, ROSWELL SIX, PAGAN'S MIND

TRACKS :

01. A Nightmare To Remember - 16:06, 02. A Rite Of Passage - 08:34, 03. Wither - 05:24, 04. The Shattered Fortress - 12.53, 05. The Best Of Times - 12:57, 06. The Count Of Tuscany - 19:15

FORMATION :
James Labrie (Chant), John Myung (Basse), John Petrucci (Guitares), Jordan Rudess (Claviers), Mike Portnoy (Batterie)

TAGs :
Choeurs, Epique, Symphonique, Technique
Inutile de présenter Dream Theater… Inutile, car le groupe jouit d'une notoriété aussi forte qu'ambivalente dans le monde du Metal. En effet, depuis quelques albums, des débats nombreux et trop souvent stériles font rage. Le groupe n'aurait-il pas perdu sa touche magique ? Les albums les plus récents ne seraient-ils pas moins bons, plus irréguliers, moins transcendés par ce désir de repousser les limites musicales qu'implique l'ambitieuse appellation "progressif" ?

Car le groupe n'est plus pionnier. Même si leur immense apport (passé) les laisse dans une position de manitou suprême, ils sont talonnés par une armée de défricheurs (et de clones) dont les références sont aussi bien Genesis ou Yes qu'Emperor et Morbid Angel. Cette nouvelle vague joue une musique encore plus complexe, encore plus rapide, encore plus métissée, encore plus audacieuse. Devant cette déferlante, le groupe choisit de continuer son bonhomme de chemin sans tenter de prouver qu'ils peuvent pisser plus loin que leurs voisins, laissant certains penser que le navire commence à prendre l'eau. Autant dire que ce nouvel opus, "Black Clouds & Silver Linings", était l'un des albums les plus attendus de l'année, autant par les fans que par les détracteurs qui trouvent que toute cette histoire commence à sentir le sapin. Il faut dire que depuis quelques années, Dream Theater se prend un peu les pieds dans le tapis avec des choix pas toujours très adroits.

L'ouverture sur "A Nightmare To Remember" rassoit tous les députés sur leur banc. Pluie de circonstance, piano schizophrène, puis martelage en règle soutenu par un Portnoy omniprésent. L'ambiance oppressante est montée en sauce pour exploser dans un festival de double pédale et de mélodies grondantes. Malheureusement, ce morceau n'est pas parfait, notamment à cause d'une partie finale qui traine trop en longueur et se perd en breaks pas toujours utiles qui cassent le rythme. Mais les bases sont posées.

Première chose, nous ne sommes pas là pour rigoler. Le ton est sombre et froid (presque humide, c'est dire) et même les breaks acoustiques du premier morceau et de "The Count Of Tuscany" ne provoquent aucune chaleur, tant tout semble millimétrée et tranchant. "Nightmare To Remember" est ainsi un titre violent, mégalomaniaque, qui s'abat avec la puissance d'un raz de marée. Cette même froideur est presque insupportable sur le furieux "The Shattered Fortress", qui reprend par ailleurs avec brio les nombreux thèmes des autres morceaux de la série des alcooliques anonymes qui se retrouve ainsi complète. Plus curieusement, même un "The Best Of Times" qui parle de la mort du père de Mike Portnoy possède un aspect épique et symphonique qui nous éloigne de la dimension humaine que ce genre de morceau peut permettre d'attendre.

Deuxième chose, Dream Theater impose sa 'patte'. Les mélodies n'ont pas peur d'être pompeuses, surtout sur le titre d'introduction. Pas de complexe non plus à servir des refrains accrocheurs plus ("Count Of Tuscany", puissant et fédérateur) ou moins ("Best Of Times", un peu trop racoleur) réussis. Le groupe se permet également des longueurs, prouvant aux adeptes de la théorie d'une 'roadrunnerocratie' à quel point ils font ce qui leur plait. Les morceaux portent ainsi tous la marque du groupe, à grands renforts de breaks et de mélodies finement ciselées. Les influences trop marquées sont laissées de coté pour sonner Dream Theater et rien d'autre. Même la balade "Wither" ne se sent pas trop perdue au milieu des pavés environnants et s'insère dans l'album avec cohérence (même si elle n'est pas très judicieusement placée). Du coup, cet opus présente une unité très agréable en évitant à peu près les passages à vide.

Des défauts ressortent, évidemment. Le son est lourd, et le mot 'gluant' me vient même dans les doigts en pensant à la basse massive de John Myung. Cette lourdeur gagne également certains riffs et le jeu de batterie de Portnoy qui n'a jamais été aussi puissant et rigide. Au niveau des constructions, l'auditeur regrettera également que certaines ficelles soient un peu trop grosses avec des plans juxtaposés et malheureusement pas toujours justifiés (sur la fin de "Nightmare To Remember", les soli de "Rite Of Passage"...). Certaines longueur aussi, notamment le passage central 'yessien' de "Count Of Tuscany" qui traine un peu. Mais malgré cela la sauce prend au fil des écoutes, et les défauts s'effacent pour ne laisser qu'une évidence compact : Dream Theater est grand, et "Black Clouds & Silver Linings" nous en apporte la preuve, à défaut d'autre chose de réellement enthousiasmant.

Au risque de décevoir les amoureux de la provocation ou les fans en attente de chef d'œuvre, il n'y a pas grand chose à dire. Cet album est bon. D'une qualité et d'une constance déprimante, produit infaillible d'une mécanique soigneusement huilée (et bien meilleur en cela que ses deux maladroits prédécesseurs). Le groupe confirme ici le talent d'une carrière plutôt que la folie d'un moment d'inspiration ou d'exploration musicale. Et si Dream Theater semble avoir passé la main aux jeunes groupes pour ce qui est de nous faire rêver et frissonner, ils laissent également un album monolithique, telle une menaçante sentinelle prête à rappeler à l'ordre quiconque voudrait prendre le trône du patron.


Plus d'informations sur http://www.dreamtheater.net
MALENTRAIDE - 01.03.2015
Un bon album de DT avec cette fois une teinte légèrement gothique. Sans être un des tous meilleurs albums, il délivre mine de rien un grand nombre de mélodies marquantes, que ce soit le thème filé sur différents albums de The shattered fortress, a nightmare to remember mais surtout the count of tuscany, probablmement le morceau le plus progressif de l'album, tourt a tour baroque, athmospherique (passage un peu pénible à mon goût, un peu trop le grand bleu...) et métal.

En prime, une reprise propre de Stargazer, un des meilleurs titres de Rainbow

TOPPROG - 10.11.2011
Dixième album studio du groupe de prog/métal américain le plus célèbre. Il est certain qu'au fil des disques le versant metal a pris un fort ascendant sur le versant prog. Donc à la première écoute on a le même sentiment que pour les derniers disques : ça défonce méchant! Cependant force est de reconnaitre que dans cet opus DT s'est démarqué de certaines influences qui faisaient que certains morceaux étaient un peu "en dehors" du propos (Muse, U2....) et d'autres influences itératives qui, tout en s'intégrant parfaitement à l'ensemble, donnaient une impression de "déjà entendu" (Pink Floyd, Queen....).
Ici c'est toute la personnalité sonore du groupe qui irradie et je dirais que c'est sûrement le disque le plus cohérent et authentique qu'ils nont jamais réalisé. 100% Dream Theater. Beaucoup de métal donc mais aussi des moments plus calmes, d'autre complètement foldingues dans un enchaînement qu'eux seuls savent faire. A nightmare to remember et The count Of Tuscany me semblent faire partie des meilleurs morceaux jamais réalisés par le groupe. C'est vertigineux de puissance. Petrucci est remarquable tout au long de l'album avec des sons complètement identifiables qui donnent en grande partie l'identité sonore du groupe mais aussi qui, avec sa technique, démarque nettement ce guitariste de ceux a qui on l'a souvent comparé, à savoir Satriani et Vai. Ici, il délivre un discours très varié, du hard rock au métal, en passant par le shred avec retour en force de la wah. Labrie s'est nettement amélioré au fil des années et je ne trouve plus de passages, notamment dans les aigus, qui le rendait parfois insupportable dans les premiers disques. Il participe fortement à l'identité sonore du groupe.
Alors bien sûr DT a aussi ses limites et ses défauts que les fans inconditionnels ne reconnaitront jamais et qui rendent le groupe rédhibitoire pour ses détracteurs. A savoir : certaines longueurs, certaines lourdeurs dans les rythmes, de la redite, des passages mièvres, une basse indigente, Portnoy qui en fait trop, des sons de claviers parfois "cheap", le "chant" de Portnoy, de la pompe. Mais malgré tout, force est de reconnaitre que ce groupe a une force d'attractivité magique et les disques reviennent souvent sur la platine. Peut-être à cause de morceaux comme A rite of passage, typique de l'ambiance DT, avec une mélodie pénétrante, un rythme solide et au milieu un instrumental déjanté.
Dream Theater est toujours là et son succès grandit apparemment, ce qui est une bonne chose pour les fans et pour la diffusion plus large d'une musique pas si simple que cela.
Mais attention, ici je ne trouve rien de strictement nouveau dans le fond et je trouve que le Métal/prog proposé par Riverside est plus excitant que ce disque....ça pousse derrière!

PROGPOWER - 13.02.2010
Enfin ! Nous voilà peut-être avec cette album à la renaissance du VRAI Dream Theater d'autrefois, celui qui savait nous pondre des albums exceptionnels qui nous ont tous au moins une fois donner ce frisson d'émotion que nous adorons tant !
Le meilleur depuis Metropolis Part.2 tout simplement !
Espérons qu'ils continuent dans cette voie plutôt que de retomber dans la facilité commerciale !

YESBEARD - 08.07.2009
J'ai écouté le dernier album de Dream Theater en entier (oui je sais, faudrait me payer).
J'ai adoré les albums Scene from a memory, Six degrees of inner turbulence, Train of thought ( de ... Metallica ). Je les ai écoutés en boucle..
Et c'est bien ça le problème !!!!
Dream Theater se recopie sur Systematic chaos et continue de façon encore plus flagrante sur Black clouds : même rythmique, même solo, même phrasé !!
Ils ont fait, en fait, 2 covers, un de groupes qui les ont influencés: Queen, Iron Maiden, Dixie Dregg, King Crimson ... et un de Dream Theater !!!
J'attendais beaucoup trop de ce groupe ... ils portaient à bout de bras le metal progressif dans son côté découverte, inventivité.
Ils sont maintenant, une machine marketing très bien huilée ---> pack 3 cd avec T-shirt et un ticket pour avoir l'honneur de leur parler .... moi je préférais les entendre jouer de la musique !!!
Enfin, l'album n'est pas mauvais, juste décevant, d'un groupe sans inspiration, qui techniquement est à des années lumières de la plupart de leur congénères !!!
Comme quoi technique et inspiration ne sont pas liées!
Seul réjouissance, l'album de cover est très agréable ...
Mention spéciale au medley de Queen et celui de King Crimson.

JUZAM - 03.07.2009
Après une traversée du désert de 10 ans, DT nous revient en pleine forme. Personnellement, je ne les croyais plus capables de nous sortir un tel album. Et pourtant, ils l'ont fait. Dès la première écoute, j'ai tout de suite senti qu'il s'était passé quelque chose, comme s'ils avaient retrouvé une nouvelle jeunesse : sincérité, énergie, inspiration, conviction, émotion, comme au bon vieux temps ! D'ailleurs, il ne vous aura pas échappé que la pochette rappelle également de bons souvenirs... James LaBrie a retrouvé sa voix d'antant, certains passages de chant atteignant même des sommets, beaux à faire frissoner de plaisir. Deuxième bonne nouvelle : Petrucci est aussi redevenu capable de nous poser des solis magnifiques et inspirés, comme celui qui conclue "The Best of Times". Quant aux autres musiciens, Portnoy est impeccable (comme d'habitude), Myung assure le service minimum (comme d'habitude), et Rudess nous épargne enfin ses délires qui ne faisaient rire que lui. Bien entendu, l'album contient d'indiscutables imperfections, comme des mélodies un peu trop sirupeuses ou des plagias du Metallica de la mauvaise époque, mais elles seront vite pardonnées par l'exceptionnelle qualité du reste : des riffs qui tuent, des refrains entraînants, des solis plein de feeling, de subtils arrangements et l'un des tous meilleurs morceaux de DT, "The Count of Tuscany", bijou d'émotion et de créativité qui aurait pu figurer sur "Images and Words" ou "SFAM". Le DT de la grande époque est de retour. Encore merci les gars et surtout continuez sur cette lancée. On a encore besoin de vous...

NUNO777 - 07.06.2009
Pas convaincu par ce nouvel album pour de multiples raisons. Pour résumer je dirais que malgré quelques bonnes idées, le manque de finition est patent. Pour exemple, le titre The Best Of Times avec son début très larmoyant et plein de pathos débouche sur une bonne seconde partie mais qui retombe dans les mêmes travers à la fin. Deuxième exemple, le titre The Count Of Tuscany qui possède une formidable intro instrumentale dans un style Rush-LTE du tonnerre. Le couplet est très bon mais le pré-chorus avec le voix de Portnoy est une erreur à mon sens (comme souvent quand celui-ci prend le micro). Dommage car le refrain est réussi. Tout cela baigne dans un manque de cohérence entre les séquences.
Par contre, le morceau best-of The Shattered Fortress est plutôt bien fichu car le risque de mal faire était grand. Les thèmes classiques de DT sont repris avec de légères modifications et avec de beaux enchainements.
En somme, pas de réelles surprises mais pas de déceptions fondamentales non plus. Malgré tout, certaines parties laissent plutôt optimiste pour l'avenir.

METALNATURE - 15.05.2009
Un album qui tourne en boucle chez moi, plus accessible que ses prédécesseurs, et ce n'est pas péjoratif, assez organique finalement. Pas innovateur, utilisant de nouvelles recettes (pour eux), intégrant de nouvelles influences, mais avec talent et en gardant leur marque. allez je me le remets (8,5/10)

TONYB - 13.05.2009
Ca faisait bien longtemps qu'un album de DT ne m'avait plus séduit à ce point. Ce nouvel opus est clairement bien plus accessible aux non-aficionados du métal (dont je fais partie), et c'est le côté progressif qui finit par l'emporter.
Pas d'artifice, pas de surenchère instrumentale, un chanteur qui se contrôle : bref, un véritable plaisir auditif.

PLATYPUS - 13.05.2009
Dream Theater propose avec Black Clouds & Silver Linings son plus grand album depuis SFAM, et les défauts justement pointés par ZoSo n'altèrent en rien le plaisir de l'écoute. Certes, un album comme Cybion de Kalisia s'avère certainement être bien plus excitant, mais DT joue ce qu'il sait jouer, et retrouve le niveau de ses meilleures années, à savoir les 90's. Point de véritable surprise sans doute, mais un Petrucci remettant la musicalité au coeur de son jeu, ça faisait longtemps que je ne l'attendais plus. Tout comme cette longue pièce purement progressive qu'est "The Count of Tuscany", qui prouve que Dream Theater continue malgré tout à se réinventer. Et si "The Best of Times" semble parfois un peu facile, proche du grandiloquent parfois, le long final épique sur lequel Petrucci livre un solo absolument majestueux devrait permettre de convaincre les plus récalcitrants à l'habituelle avalanche technique caractérisant souvent les interventions solistes du maître.
Un album qui sans renier sa part de virtuosité, fait également la part belle aux émotions ; c'est ce que pour ma part j'attends du métal progressif, en espérant néanmoins pour la prochaine fois une prise de risque un peu plus importante.
8.5

TORPEDO - 13.05.2009
Enfin ! J'ai enfin retrouvé le DT qui me faisait frissonner et il aura fallu attendre 10 ans pour cela... Un album tout simplement excellent.

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