MW / Accueil / Chroniques / DREAM THEATER: Train Of Thought
GROUPE/AUTEUR:

DREAM THEATER

(ETATS UNIS)

TITRE:
TRAIN OF THOUGHT
ANNEE PARUTION:
2003
LABEL:
WARNER
GENRE:
METAL PROGRESSIF
""
TORPEDO - 12.11.2003 -
A peine sorti dans les bacs, Train Of Thought déchaîne les passions et se présente comme l’album le plus controversé de Dream Theater, laissant loin derrière les réactions mitigés qu’avait suscité « Falling Into Infinity ».

La rédaction de MW n’a pas échappé à ces remous et une fois n’est pas coutume vous allez avoir deux avis différents sur le contenu de cet album.

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Par Torpedo
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Les inspirations du premier CD de 6.D.O.I.T. et le soudain intérêt de DT pour un métal plus lourd pouvaient laisser présager un changement stylistique du groupe qui a révolutionné le métal progressif. Je ne rassurerai pas les amateurs du DT progressif des origines en disant que Train Of Thought ne fait que confirmer cette évolution.

Etant moi-même un fervent admirateur depuis les origines, je ne cacherai pas que la première écoute de ce Train Of Thought a été un véritable écoeurement. Je me suis tout bonnement arrêté à la troisième piste de dépit. Après avoir hurlé devant une telle injustice, pleuré toutes les larmes de mon corps, m’être tailladé les veines et suicidé au coupe papier je me suis remis à l’écoute pour m’assurer que tout ceci n’était qu’une première impression passagère.

Que nenni. Train Of Thought est un condensé de tous les genres métal les plus agressifs. Ce qui donne un résultat répétitif et ultra rentre-dedans. Tous les instruments jusqu’au chant imposent une sensation de lourdeur écrasante. Vous retrouverez une chiée de gros riffs ultra rugueux, une batterie brutale, un James Labrie se forçant à prendre des intonations à la Metallica et un Jordan Rudess… Inexistant. Comparé à l'utilisation grandiose qu'ils ont pu faire des claviers, ils ont ici été totalement mis de coté. On entend bien souvent un son en arrière plan que l'on pense être du synthé mais noyé dans le bruit il est difficile de le confirmer.

Pour ce qui est des compositions DT nous fait la joie de passer en revue des courants que l’on n’attendait pas. Du Néo-métal au thrash dans un style "Metallica" très prononcé, rien ne nous est épargné. Et le progressif me direz vous ? Il est bien présent. Malheureusement ils n’en ont fait rentrer dans le studio que le coté hermétique.

Pour arracher, Train Of Thought a arraché… mes oreilles. Je suis ressorti de son écoute avec une impression de fatigue indescriptible. N'attendez à aucun moment cette fameuse touche qui faisait frissonner, le feeling d'un "Scenes From A Memory" ou la force d'un "Images & Words". Cet album n'est que puissance pure et toute description technique de son contenu reste de la branlette (je m'excuse pour les oreilles chastes) car le résultat est là, je ne l'écouterai certainement plus jamais. Il ne fait aucun doute que ceux qui aiment le métal pour son coté défouloir - et son coté Metallica - vont adorer cet album. Je ne dirai pas aux autres ce qu’ils peuvent en faire. La chronique parle d’elle-même.

3/10

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par Yath
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La polémique autour de cet album a commencé avec l'écoute du premier single issu de Train Of Thought : As I Am. Titre assez direct, extrêmement heavy, avec un riff lourd et entraînant et une absence quasi totale de clavier. On en reconnaissait à peine le groupe mythique de métal progressif. Mais la patte de Dream Theater est belle et bien présente, la structure est complexe et John Petrucci nous gratifie d'un solo supersonique dont lui seul a le secret. La question essentielle qui se pose alors est de savoir si ce titre est révélateur ou non du reste de l'album. Oui et non en fait.

Oui pour le côté nettement heavy, agressif et sombre même si l'on reste dans le métal progressif, et si Jordan Rudess n'apparaît pas sur As I AM, premier titre de l'album, il est bien présent sur le reste de l'album.

Pour chaque album Dream Theater se pose un petit défi. Après le presque pop Falling Into Infinity, le concept ambitieux de Scenes From A Memory et le double Six Degrees Of Inner turbulence, Train Of Thought est l'album qui couvre l'aspect heavy et sombre du groupe.

Tout est fait pour coller à cette idée : de la pochette sombre (noir et blanc) au son énorme et lourd comme un troupeau d'éléphants. Train Of Thought est un long voyage direct vers une unique destination : les abîmes.

Les riffs de John Petrucci sont lourds, rapides et surtout très groovys. Le chant de James Labrie est nettement plus agressif qu'à l'accoutumé et le jeu de Mike Portnoy pourrait faire rougir de honte beaucoup de batteurs de métal extrême. Cet album est constitué d'un amas de riffs en fusion. La tension est omniprésente, mais il y a toujours cette lueur d'espoir pour la faire exploser, ce qui fait que les morceaux respirent.

John Myung est toujours aussi inventif et sur le devant, il redémontre avec brio qu'il peut aisément adapter son jeu à n'importe quel type de musique. Ah, cette rythmique latine comme soutient au solos Petrucci/Rudess sur In The Name Of God! Quant à Jordan Rudess, aucun souci, son génie est inégalable et chacune de ses interventions, (plus nombreuses qu'on pourrait le croire à la première écoute) laisse des traces.

Après le single As I Am, direct et très "métal" dans le sens traditionnel du terme, This Dying Soul nous prend à la gorge.
Le début fait presque penser à du Pantera ou du Machine Head : riff énorme et double pédale dévastatrice. Les riffs et les solos s'enchaînent alors pour laisser place à un chant sombre de James Labrie. Parlons-en de ce chant : nettement plus agressif et parfois retouché par des effets électroniques, il est presque rapé sur une rythmique qui ne renierait pas le mouvement néo métal à la Fear Factory!

Ce titre, malgré le côté très heavy et moderne, reste du pur Dream Theater dans l'esprit : mélodies, rythmiques entraînantes et surtout musicalité extraordinaire (les claviers de Jordan Rudess sont encore une fois remarquables).

Le fait que le riff de Endless Sacrifice rappelle carrément Machine Head est un signe qui ne trompe pas. Après un début acoustique et mélodique, le refrain fait la part belle aux riffs déments et à un chant très agressif. Jouissif, surtout qu'après le deuxième verset on a droit à un break échappé d'un album de Megadeth qui annonce une partie instrumentale et progressive, typique du groupe si inspiré. Honor Thy Father commence de la même manière que le dévastateur Damage Inc de Metallica : à une vitesse supersonique. Le reste du morceau est au moins aussi lourd, mais reste groovy. John Petrucci aime les riffs rapides, mais seulement ceux qui font headbanguer. Ce morceau est la confirmation que l'influence majeure dans le domaine du métal de Dream Theater est le grand Master Of Puppets de Metallica.

Vacant est un court morceau calme, uniquement joué au piano et au violoncelle. La pression retombe avant de remonter en flèche avec l'instrumental Stream Of Conciousness. Véritable pavé de plus de 11 minutes où le groupe démontre tout son talent. Même si ça fait un moment qu'on en est convaincu, on ne boudera pas le plaisir d'écouter ces virtuoses. Ce morceau est clairement le plus progressif de l'album et peut-être le plus proche de ce à quoi Dream Theater nous avait habitué.

L'album se clôt par un morceau de 15 minutes, In The Name Of God, qui dénonce les guerres de religions. Mais ceux qui liront les paroles, verront que le sujet est traité de manière beaucoup plus intelligente que d'autres groupes. Les parties instrumentales sont encore une fois impressionnantes, riffs d'outre-tombe un peu exotiques (!!), solos qui repoussent les limites de l'imaginaire et une section rythmique transpirant l'inspiration et l'originalité. On vous parlait de ce passage de musique latine.... Dream Theater n'a jamais stagné. C'est un navire regroupant des personnes d'horizons différents qui n'ont qu'un seul but : explorer toutes les terres musicales possibles.

Même quand ils se mettent au lourd, ils sont facilement au-dessus du lot. Leur envie de faire les choses jusqu'au bout est plus que remarquable, la production et le son lourd et massif en témoignent. Dream Theater nous offre sa version du Master Of Puppets de Metallica : c'est comme ça qu'on fait du métal progressif avec un grand M. Amen.

9/10

Plus d'information sur http://www.dreamtheater.net

VIDEO

GROUPES PROCHES:
PAIN OF SALVATION, SHADOW GALLERY, HAKEN, ANTHROPIA, DEREK SHERINIAN, DARKWATER, AEON ZEN, SIEGES EVEN, ROSWELL SIX, PAGAN'S MIND

LISTE DES PISTES:
01. As I Am - 7:48
02. This Dying Soul - 11:27
03. Endless Sacrifice - 11:24
04. Honor Thy Father - 10:14
05. Vacant - 2:57
06. Stream Of Consciousness - 11:16
07. In The Name Of God - 14:14


FORMATION:
James Labrie: Chant
John Myung: Basse
John Petrucci: Guitares
Jordan Rudess: Claviers
Mike Portnoy: Batterie


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STEVENAKERFELDT - 01/01/2012 16:04:42
En 2002, le plus célèbre quintette progressif du monde nous servait un ambitieux, double CD comportant une "symphonie" à la sauce métal très progressif... bonne pioche! Une année plus tard en 2003, ils reviennent avec l'Album qui va diviser les fans: Train of Thought. En effet ils décident ici de revenir à un métal "plus basique" comme dirait certains, mais qu'est ce que c'est bon! Selon moi le meilleur album du groupe, comment oser prétendre que cet album n'est pas progressif quand on voit que 5 des 7 chansons durent plus de 10 minutes? L'album ouvre sur le puissant et lourd AS I AM, 8 minutes de guitares ultra tranchantes accordées en un Si bien gras! On enchaîne ensuite avec THIS DYING SOUL, la chanson qui se rapproche le plus des anciens albums, pas étonnant quand on sait qu'elle fait partie de la Alcoholics Anonymous Suite, composée par Portnoy et traitant de sa lutte contre l'alcoolisme! La critique a souvent reprochée à l'album de mettre en retrait la basse de Myung et les claviers de Rudess, néanmoins le basse est prépondérante dans ce morceau avec ce fameux motif que l'on retrouve avec plaisir dans les 5 parties de la suite, je vous laisse deviner lesquelles... le 3ème morceau est ENDLESS SACRIFICE, avec son intro qui fait monter la sauce pour arriver au refrain et son riff dévastateur! Ici Rudess est très important car même si les nappes de claviers ont presque disparues de l'album, ce-dernier comporte des envolées lyriques et mélodiques qui apportent un cachet que l'on ne retrouve pas dans les autres albums, sauf peut-être dans SDOIT... Les paroles ont été écrites par Petrucci et sont dédiées à sa femme et à ce qu'elle endure durant les tournées, lorsque le petit John n'est pas à la maison, mais sur scène, pour notre plus grand plaisir! Vient ensuite HONOR THY FATHER, pièce très violente on Portnoy déclame sa haine à son beau-père par des cris sur les refrains ou des enregistrements de drames familiaux très symboliques, il suffit de regarder les paroles pour comprendre ses sentiments... Et qui dit sentiments dit pensées; le titre de l'album est très bien choisi, car entre l'alcoolisme, la colère de Portnoy et l'amour de Petrucci, cet album est un véritable "train des pensées"! Tout le monde y dit ce qu'il a sur le cœur! Les deux chansons n’en font en réalité qu'une, car le thème de VANCANT, chanson très douce contrastant avec le reste de l'album, est repris et développé dans le magistral STREAM OF CONSCIOUSNESS, pièce instrumentale épique et possédant un final orgasmique! l'album finit ensuite sur le monumental IN THE NAME OF GOD, superbe pièce de 15 minutes dénoncant l'utilisation de la religion à de "mauvaises" fins, comme le fanatisme ou l’extrémisme...
Cet album est certes un OVNI dans la discographie de Dream Theater, mais quel OVNI! L’écouter plusieurs fois est nécessaire afin de l'apprécier à sa juste valeur, mais cela vaut vraiment la peine, car il possède des qualités qu'aucun autre album ne peut prétendre avoir et il est malheureusement trop souvent catalogué comme un album parmi d'autres, alors je lui laisserais le dernier mot:
"Take me as i am"
2369 11092

MALENTRAIDE - 03/04/2011 22:01:07
Je donne mon avis sur cet album, seulement parce que c'est lui qui m'a fait découvrir Dream Theater. Avec le recul, ce n'est pas un des meilleurs, mais il ne mérite pas l'anathème général. Il reste en particulier largement meilleur que l'infâme "Falling Into Infinity". Je pense que c'est l'album idéal pour passer du gros métal au progressif (c'est ce qui s'est passé pour moi).
2296 9623

NIURK - 23/02/2009 14:41:54
Après le diptyque 6 Degrees, 2 voies s'offraient à Dream Theater : se lancer à l'assaut d'un nouveau concept-album aux inspirations symphoniques après les premières pistes lancées sur le 2e CD du l'opus précité, ou partir à la conquête d'un penchant sombre, jusque là effleuré dans Awake et un peu plus mis en avant sur le 1er CD.

La 2e voix a été choisi, et j'en suis heureux ! Heureux car pour DT cela témoigne d'une réelle volonté de remise en question permanente, les amenant à se dépasser, et ce même s'ils doivent perdre quelques fans en chemin. Je ne crois pas qu'un artiste soit redevable de son orientation artistique envers ses fans. Ceux-ci ont le droit d'être déçu, mais la liberté de penser l'oeuvre et de la concevoir reste celle de l'auteur, pas du consommateur. Heureux également, car j'aime l'idée que le groupe ne se lance pas à l'assaut de son chef d'oeuvre SFAM et entreprenne de ce fait une quête du Graal qui le mènerait à sa propre perte. Je prends donc ce nouvel opus pour ce qu'il est : un métal progressif particulièrement rugueux, rageur, sec, abrupt, rentre-dedans, kicking-your-ass & smash-in-your-face !

Je remercie en passant le groupe pour avoir réintégré au premier plan un John Myung au génie absolu ! Pour le reste, on ne peut que s'incliner devant les performances respectives des musiciens qui s'affranchissent à nouveau de toutes limites. Un coup de chapeau à James en particulier également, car il évolue dans un registre vocal loin de ses prédilections tout en restant tout à fait crédible.
1880 5723

ZOSO - 05/03/2008 09:33:30
J’ai eu la chance de découvrir Dream Theater grâce à cet album. Je dis la chance car ainsi, ne connaissant rien du groupe, j’ai pu aborder cet album sans grands préjugés, ne connaissant pas le reste de leur fabuleuse discographie. Novice que j’étais à l’époque, une chose m’a sauté aux oreilles : Aucun groupe de métal n’est capable de jouer avec cette finesse…aucun batteur n’égal la puissance et la subtilité de Portnoy, aucun bassiste de métal ne cumule le son énorme de Myung et la richesse de son jeu, comparable au Chris Squire de la grande époque… (Je vais en faire hurler certains, je sais…) La finesse et l’intelligence des claviers jette la honte sur tous les pseudos groupe de métal symphonique qui veulent ajouter de la profondeur à leur son avec des masse indigeste de synthétiseurs.... Inversement, à ma connaissance, aucun groupe de prog n’a jamais délivré une œuvre avec un son aussi lourd et puissant… Aucun groupe « sophistiqué » n’a pu entretenir aussi loin une ambiance aussi malsaine et sombre.
Après avoir découvert l’ensemble de l’œuvre de Dream Theater, il est clair que cet album n’est pas le « meilleur » à proprement parler tant des œuvres comme Scenes From a Memory, Awake, ou Images and Word dégoulinent de génie. Néanmoins, il s’agit d’une perle noire dans la discographie de ces monstres, au même titre que « The X-Factor » d’Iron Maiden, et cet album vaut bien plus que son statut d’échec artistique…
1677 4368

ALADDIN_SANE - 21/08/2007 14:05:40
Difficile de concilier Progressif et Métal ? Toutes les critiques de cet album tourne autour de l'idée qu'il ne serait pas assez "Progressif" ou trop "Métal" ; allons bon, soyons honnête, cela n'est pas suffisant pour dire qu'il s'agit d'un mauvais album. Certes, le ton s'est durci (quoique l'on pouvait s'y attendre à l'écoute de l'album précédent) mais cela reste un bon album de métal progressif, dans la lignée de ce que sait faire Dream Theater, avec ses moments de bravoure (l'instrumental "Stream of Consciousness") et ses moments de faiblesse ("As I Am" plutôt moyen).
367 3059

JUZAM - 21/08/2007 14:05:40
Mais qu'est-ce qui leur arrive ? Non mais franchement, à ce niveau là, c'est du foutage de gueule... Comment osent-ils saborder leur propre groupe et gâcher autant de talent ? Ils pourraient respecter un peu plus leur public, sans lequel ils ne seraient jamais devenus ce qu'ils sont aujourd'hui. Personnellement, je n'ai plus beaucoup d'espoir dans l'avenir de Dream Theater. Mais enfin, on peut toujours rêver...
387 1495

TARJY - 21/08/2007 14:05:40
Bah oui, c'est bien Dream Theater qui a enfanté ce disque... Bon, disons les choses clairement, je n'apprécie pas plus que ça l'album que je trouve trop "metal". Et pourtant, j'aime également ce style (apparemment, ce n'est pas vraiment le cas quand c'est DT qui s'y colle...)

Rien à faire, je n'arrive pas à écouter ce disque de bout en bout. Heureusement, j'aime bien l'instru Stream Of Consciousness, ce qui lui permet d'obtenir tout juste la moyenne sachant que le reste n'est pas non plus franchement mauvais... Allez, c'est décidé les gars, pour le prochain album, on fait machine arrière !!
185 1325

LEVIATHAN - 21/08/2007 14:05:40
Trop métal et pas assez progressif !
749 1273

AYREON2084 - 21/08/2007 14:05:40
À la première écoute, Train of Thought surprend, laissant l'auditeur perplexe, ne sachant trop quoi en penser. Il est vrai que depuis quelques albums, DT nous avait habitué à un style plus prog que métal, surtout avec Six Degrees of Inner Turbulence.

Cette fois, c'est tout à fait l'inverse: on a affaire à album lourd, rude, sans compromis. J'ai toujours été et je serai toujours avant tout un fan de prog, et non de métal. J'ai donc été plutôt bouleversé à ma première écoute de cet album. Par contre, je crois qu'il serait très superficiel de dire qu'il sagit ici d'un album de métal, pur et dur.
À vrai dire, c'est dès la deuxième écoute qu'on commence à comprendre véritablement à quel genre d'album on a affaire: un album de métal, certes, mais un album de métal subtil, intelligent, innovateur. Les arrangements sont complexes, les musiciens sont au sommet de leur forme, poussant la technicité de leur art à des limites parfois quasi-inimaginables(que dire de la guitare de John Petrucci?).
Troisième écoute, on découvre le clavier (!!!) de Jordan Rudess, certes moins à l'avant-scène, mais toujours aussi vibrant et imaginatif. Quatrième écoute, on est en amour. Véritablement, c'est un album qui ne se laisse pas apprivoiser facilement, probablement en raison de sa sonorité très aggressive et lourde qui empêche aux premiers abords d'explorer toute la subtilité et la richesse des arangements qui s'offrent à nos oreilles (trop en même temps).
Malheureusement, certains resteront bloqués à cette première impression. Ce n'est certe pas le meilleur DT, mais il sagit tout de même d'un album exceptionnel, à la hauteur du talent des membres de DT. D'ailleurs, certaines chansons sur ce disque sont certainement parmi les meilleures qu'ils aient composées. Je pense ici surtout à Endless Sacrifice et à Stream of Consciousness.

Bref, un album puissant, énergique et à la fois très créatif, sensible. Le plaisir croit avec l'usage...
555 1081

SUBVINS - 21/08/2007 14:05:40
Je trouve que Train Of Thought est un véritable chef-d'oeuvre! Je suis vraiment surpris de toutes les mauvaises critiques qui tournent autour de cet album ! Je ne suis pas un fan de DT depuis le début ! J'ai découvert DT cette année et j'ai eu la chance de découvrir tous leurs albums en même temps et, avec ce recul, je pense vraiment que c'est une évolution très respectable. Ils ont voulu faire un album plus heavy que les autres et c'est une super réussite ! Je n'ai jamais entendu un album aussi puissant, aussi mégalo (dans le bon sens du terme), aussi riche, aussi harmonieux, ... Jordan Rudess inexistant ?? La chanson In The Name Of God contient le solo guitare (effectué à l'unisson avec le clavier d'ailleurs !) le plus fluide et le plus ahurissant que j'ai jamais entendu ! "Endless Sacrifice" contient des moments de progressifs d'une intensité magique... je ne comprends pas qu'on ne puisse pas se rendre compte du génie qui transcende cet album !
542 1031

YULIN - 21/08/2007 14:05:40
Même si DT s'éloigne de ce qui a fait leur réputation, ToT reste un très bon album, bien plus agressif que tous les précédents. Ne leur en voulons pas d'avoir encore fait un album différent (car chacun de leurs albums se détache de tous les autres). DT a voulu faire un album purement metal, une envie née lors du concert de Barcelone en 2002 (où ils ont interpreté l'album "Master of Puppets" de Metallica dans son intégralité), et je les félicite d'avoir une production aussi libre qui leur permet de faire tout ce qu'ils veulent !
533 1024

KEITH_WAKEMAN - 21/08/2007 14:05:40
Dream Theater c'est bien ce groupe qui a fait "Scenes from a memory" et "Six degrees of inner turbulence" ? ... Les pauvres, qu'est ce qui leur est arrivés ? Disque pas prog du tout ... sans grand intérêt !!!
287 928
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