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ARS NOVA: SEVENTH HELL (2009)


ALBUM - AUTOPRODUCTION - METAL PROGRESSIF - VAL - 30.03.2010
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5/5
GROUPES PROCHES :


TRACKS :

01. Seventh Hell - 11:39, 02. La Venus Endormie - 05:43, 03. Cazadora De Astros - 08:05, 04. Voice Of Wind - 04:17, 05. Salvador Syndrome - 17:12

FORMATION :
Hazime (Batterie), Keiko Kumagai (Claviers), Satoshi Handa (Guitares), Shinko "Panky" Shibata (Basse)

TAGs :
Happy / Délirant, Instrumental, Théatral
Très méconnu sous nos latitudes, Ars Nova est une de ces curiosités venues du pays du soleil levant qui a du mal à exister en dehors de ses frontières. Et pourtant, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un des groupes majeurs du mouvement progressif au Japon ! Petit à petit, l'Occident s'éveille cependant à cette scène ; et comment ne pas tomber irrémédiablement amoureux de ce groupe presque exclusivement féminin, emmené par Keiko Kumagai, que certains connaissent peut-être suite à sa participation au Flight Of The Migrator d'Ayreon. Leur métal progressif très influencé par les canons des 70's (ELP en tête, mais aussi toute la vague du prog symphonique italien) se situe depuis leurs débuts en studio (1991) au croisement de multiples cultures, très occidental dans ses instrumentations mais empreint d'une touche de folie décalée typiquement nippone... Un mélange exprimé par des albums majoritairement instrumentaux, dont les plus redoutables sont probablement The Goddess Of Darkness et The Book Of The Dead, diptyque génial sorti à la fin des années 90, au mépris total des modes d'alors. Après 4 ans de silence, et avec un line-up à peu près stable, Keiko-san est de retour avec ce Seventh Hell, un album tout bonnement éblouissant !

5 morceaux pour 46 minutes de musique, le ton est donné : c'est bien un disque de prog ! Mais loin de se limiter à des règles éculées, Ars Nova profite de cet espace d'expression pour oser (et de quelle manière) une variété qui donne le tournis. Keiko et ses claviers à eux seuls, font état d'une présence incroyable, qu'il s'agisse de leads au son démoniaque ou plus rarement de discrets samples et sonorités d'ambiance s'ajoutant aux autres instruments pour renforcer leur impact.

Assez rétro dans l'ensemble, la limpidité de la production offre à l'ensemble un caractère moderne des plus appréciables. Côté cordistes, on notera que l'arrivée de Hazime, Handa et Shibata sur l'album précédent a été galvanisée par de nombreuses performances scéniques au cours des dernières années, conférant à ce Ars Nova mark VII (eh oui !) une solidité et une entente mutuelle qui transparaît à chaque seconde. Le travail de Satoshi Handa à la guitare est particulièrement impressionnant, oscillant entre riff bien heavy, solis très mélodiques et délires hispanisants à l'acoustique, avec un souci de cohérence et d'intégration à pleurer. La finesse des arrangements est à ce propos tout aussi flatteuse pour les tympans, jamais excessive et toujours amenée avec un soin tel que les transitions les plus ahurissantes (à l'image du final de "Salvador Syndrome") passent sans créer le moindre dérangement. Rythmiquement, c'est là encore d'une solidité remarquable, Hazime remplaçant Masuhiro Goto (ex-GERARD, autre pilier du prog japonais) efficacement, bien que son style soit clairement plus basique.

Mais Ars Nova n'est pas qu'un rassemblement de musiciens, c'est avant tout une atmosphère phénoménale, onirique et immersive, qui vous prend aux tripes. La folie mentionnée au début de cette chronique est palpable à de nombreuses reprises, et n'est pas sans évoquer les ambiances créées par des artistes comme l'illustre Danny Elfman. A ce titre, nul doute que les voix enfantines terrifiantes de "Voice Of Wind" ne laisseront personne indifférent. Ce sombre psychédélisme, virevoltant, imprévisible, tantôt noir comme du Beyond Twilight, tantôt flamboyant comme du Spock's Beard, est le moteur véritable des compositions, qui n'ont de cesse de prendre l'auditeur de court, le laissant balbutiant et réellement "ailleurs".

Que dire de plus après une telle cascade de superlatifs ? Les mots me manquent pour décrire cet album hallucinant, que je ne peux que recommander avec toute ma passion aux amateurs de musique, de toutes les musiques... Unique et universel à la fois, moderne et pourtant délicieusement "old school", voici une vraie petite merveille, à ne pas rater !


Plus d'informations sur http://arsnova.chocot.net/
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