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GENESIS: CALLING ALL STATIONS (1997)


ALBUM - VIRGIN - ROCK PROGRESSIF - BATRIC - 09.01.2004
"Loin du Genesis des débuts, "Calling All Stations" est un album de qualité qui mérite plus qu'une simple écoute distraite."

3/5
GROUPES PROCHES :
PETER HAMMILL, PETER GABRIEL, UNITOPIA, BIG BIG TRAIN, MOONGARDEN, CITIZEN CAIN, ECHOLYN, IZZ, HAMADRYAD, THE WATCH

TRACKS :

01. Calling All Stations - 05:44, 02. Congo - 04:52, 03. Shipwrecked - 04:23, 04. Alien Afternoon - 07:53, 05. Not About Us - 04:39, 06. If That's What You Need - 05:12, 07. The Dividing Line - 07:44, 08. Uncertain Weather - 05:29, 09. Small Talk - 05:02, 10. There Must Be Some Other Way - 07:55, 11. One Man's Fool - 08:46

FORMATION :
Mike Rutherford (Guitares), Nick D'Virgilio (Batterie), Nir Zidkyahu (Batterie), Ray Wilson (Chant), Tony Banks (Claviers)

TAGs :
Accessible / FM
En 1997 sort certainement l'un des albums de Genesis les plus controversés. Alors que bon nombre de fans ont tendance à considérer que le dernier véritable album de Genesis est Duke, l'annonce d'une nouvelle formation avec un nouveau chanteur peu connu est accueillie pour le moins fraîchement, tant il est vrai que succéder à Peter Gabriel et Phil Collins est un challenge nécessitant talent et confiance en soi.

S'il est aisément compréhensible qu'après la déception qu'a été en 1987 l'ultra commercial Invisible Touch, on puisse faire le même reproche à Calling All Stations, rester sur ce constat serait ne pas rendre justice à un album loin d'être mauvais.

La première chose qui frappe à la découverte de cet album est son côté indéniablement "genesien". Evidemment, dire qu'il se positionne dans la plus pure continuité de Selling England By The Pound serait une abomination, mais certains détails portent la marque de Genesis, à commencer par les orchestrations au clavier.

Dès l'introduction du premier morceau, donnant son titre à l'album, la touche de Tony Banks est immédiatement reconnaissable : on est en plein dans les harmonies qu'affectionne le claviériste et qui ne manquent pas de provoquer à chaque fois ce frisson tellement agréable.

Tout au long de l'album, Tony Banks et Mike Rutherford nous serviront ainsi quelques perles dont ils ont le secret, à l'image du final de "The Dividing Line" ou des morceaux "There Must Be Some Other Way" et "Small Talk".

Evidemment, le principal reproche qui sera fait à cet album sera le même que les deux, voire les trois précédents, à savoir son côté très commercial. Argument imparable s'il en est puisque des morceaux comme "Congo", "Shipwrecked" et "Not About Us" resteront en bonne place des charts pendant plusieurs semaines. D'autres l'ont fait avant Genesis, à commencer par leurs deux anciens chanteurs ou Yes, et cela n'enlève rien au talent de musiciens qui restent, quoiqu'on en dise, parmi ceux qui ont le plus apporté au rock progressif.

La seconde chose immédiatement frappante est la voix de Ray Wilson. Bien que radicalement différente de ses prédécesseurs, une voix comme celle-ci n'a absolument rien à envier en termes de qualité à Phil Collins et Peter Gabriel. Certes, elle est plus passe-partout et moins caractéristique mais elle possède un timbre et une chaleur qui servent parfaitement la musique et la sensibilité des compositions. De plus, force est de reconnaître qu'en live, Ray Wilson maîtrisait parfaitement les morceaux plus anciens et s'en sortait avec les honneurs.

Ceci est malheureusement de l'histoire ancienne puisque ce chanteur a été systématiquement écarté de tous les projets ayant vu le jour après la tournée Calling All Stations. De ce fait, aucun second album de cette formation ne verra à priori le jour, ce qui est finalement extrêmement dommage, tant le talent de Genesis reste à l'évidence intact.

Loin du Genesis des débuts, Calling All Stations est donc un album de qualité qui mérite plus qu'une simple écoute distraite. Et si vraiment le fait de le classer à côté de "The Lamb Lies Down On Broadway" vous paraît exagéré, transférez-le à côté d'albums plus commerciaux mais n'en privez pas votre discothèque.


Plus d'informations sur http://www.genesis-music.com
REALMEAN - 30.04.2013
Un album inégal en effet, annonçant la fin de l'aventure génésienne. Assez difficile d'imaginer que la formation allait encore survivre, après ce nouveau virage post-collinien. Et quand le syndrome du fade-out s'installe sur autant de titres, comme on avait déjà pu le constater sur And then there were three, c'est que le concept n'a pas été pleinement finalisé.
Pour autant, Calling All Stations n'est pas à jeter aux orties, loin de là. On démarre avec un superbe titre éponyme, hypnotique et ténébreux, à la sonorité survoltée. Suivi par un "Congo" dont l'esprit nostalgico-festif me convient plutôt bien, intégrant ces titres que je peux écouter en boucle sans lassitude. "Shipwrecked" quant à lui est assez convaincant dans sa partition onirico-symphonique. La partie centrale de l’album est plus mitigée ; ce sont les titres les plus courts qui curieusement paraissent les plus longs. Il n’y a rien de vraiment mauvais, mais on a tendance à s’ennuyer et ce sentiment revient avec plus ou moins d’intensité, jusqu’à la fin du programme.
Heureusement, il y a de quoi trouver un regain d’intérêt pour tout ou partie de savoureuses constructions progressives et autres ambiances ésotériques avec "The Dividing line", "Small Talk" (on rate le meilleur si on focalise sur le côté répétitif de ce morceau), "There Must Be Some Other Way" avec son break de clavier dévastateur, ou encore pour le final épique et haletant de "One Man’s Fool".
Mais ce dernier opus relève clairement du registre Tony Banks (certes influencé par la griffe de Rutherford), et c’est cela qui signe la clôture de session Genesis. Ray Wilson a été recruté pour servir la partition vocale de ce projet spécifique, et non pour reprendre le flambeau à la suite de Phil Collins. En tout cas si vous avez aimé Calling All Stations, n’hésitez pas à explorer la discographie solo de Tony, notamment Still, encore mieux Bankstatement et surtout l’excellent Strictly Inc.


PIERIV - 12.01.2013
Un album extrêmement inégal où le faible ('Congo', 'Not About Us', 'If That's What you Need', 'Small Talk' selon moi complètement insipides et vides d'une quelconque énergie) côtoie les sommets: 'Calling all Stations', 'Alien Afternoon', 'Uncertain Weather', 'One Man's Fool' sont empreints d'une mélancolie et d'une énergie noire incarnées par les guitares de Mike Rutherford, et très planants grâce à la poésie insufflée par les harmonies et sonorités de Tony Banks.

Quant à Ray Wilson, il paraît évident que ces 4 morceaux ont été écrits pour lui, tant il les incarne à la perfection, dans un mélange de désinvolture et de noirceur (je les imagine mal interprétés par Collins).

Ces quatre pièces justifiaient selon moi à elles seules le retour de Genesis et l'existence de ce disque aux sonorités complètement inédites pour ce groupe dont on peut saluer la prise de risques pour l'occasion.

CORTO1809 - 21.06.2010
Avec son dernier album studio à ce jour, GENESIS a eu la bonne idée de renouer avec une qualité musicale qu'il ne retrouvait qu'épisodiquement au fil de ses dernières productions. Globalement, "Calling All Stations" est peut-être le meilleur album depuis "Wind And Wuthering", c'est dire …
Ne nous emballons pas : ce CD ne joue pas dans la catégorie de l'âge d'or qui va, pour moi, de "Trespass" à "Wind And Wuthering" inclus. Il ne possède pas non plus de pur diamant comme un "Mama" par exemple. Mais l'ensemble de l'album est très homogène, les titres purement commerciaux ou les compositions boiteuses des albums précédents nous sont épargnés. C'est globalement un très bon album de rock, pas très progressif certes, rempli de titres honorables, équilibrés, intéressants et dont l'écoute se fait avec un réel plaisir.
Je reprocherai juste la durée de l'album, distillant une certaine lassitude sur les derniers titres qu'on a déjà l'impression d'avoir entendu tant rien ne les distingue vraiment des premiers. Ainsi la première moitié, de "Calling All Stations" à "Not About Us", s'écoute avec un réel bonheur. Par contre, seul "The Dividing Line" réveille un peu l'attention sur la seconde moitié moins enthousiasmante.
Je ne peux pas terminer cette chronique sans parler du changement de chanteur. Quand Peter Gabriel a quitté GENESIS, les fans de la première heure, dont je fais partie, se sont dit que leur groupe favori était foutu. "A Trick Of The Tail" fut donc une excellente surprise, et le timbre de Phil Collins avait une étrange ressemblance avec celui de Peter Gabriel.
La suite des évènements prouva que si les deux chanteurs avaient des caractéristiques vocales similaires, ils n'en faisaient pas le même usage, Phil Collins ayant plus de difficultés (ou n'accordant pas la même importance ?) à transmettre ses émotions que Peter Gabriel.
Le nouveau et dernier chanteur de GENESIS, Ray Wilson, n'a pas la voix légèrement nasillarde de ses illustres prédécesseurs, mais une voix d'une belle amplitude, légèrement voilée, et dont il joue admirablement bien, sachant insuffler une lancinante tristesse. Il tient parfaitement sa place, et rien ne vient nous faire regretter Phil Collins (très bon par ailleurs quand il veut bien s'en donner la peine, mais dans un autre style).
GENESIS met donc fin à sa longue carrière sur un très bon album qui me fait regretter qu'il n'ait pas eu de suite dans cette formation. Merci à ce groupe extraordinaire pour la qualité de son œuvre.

TORPEDO - 23.06.2005
Si tout l'album avait été de l'accabi de Calling All Station, la piste éponyme, nul doute qu'il aurait été une référence... En l'occurence, ce n'est pas la cas.

On regrettera donc que la majeure partie des morceaux se complaisent dans un style variétoche qui se laissent écouter mais qui lassent très rapidement.

KEITH_WAKEMAN - 26.06.2004
Y'a un mieux, c'est plus P.Collins qui chante et Ray Wilson le remplace avantageusement. Mais les grandes années Genesis ne sont plus ... C'est pas du prog, ça aurait pu être un "Mike & the Mecanics" ... Un album de variété de plus !!!

FLORENT - 03.05.2004
Ce n'est pas un mauvais album que ce "dernier Genesis".. je dis dernier car je ne suis pas sûr qu'il puisse encore y en avoir d'autres tant la composition de ce groupe a varié durant les années, et a perdu toute âme.
Ce n'est pas à mon avis Tony Banks qui conserve l'âme de Genesis, ni Mike Rutherford à mon humble avis non plus. Bien que les deux acolytes de Chesterhouse ont toujours été au générique de tous les albums du groupe, la richesse manque dans cet énième album qui respire (malheureusement) le réchauffé.

Pour moi, Calling all Stations commence sur une perle : Calling all station, le titre.. C'est un morceaux génésien au pur sens du terme, mais avec une dimension dramatique qui n'existait pas encore... elle est appuyée par la voix presque rauque de Mr Wilson. Mais passé ce morceau au gros son qui déchire et qui ouvre bien la voix, je me retrouve perdu sur un morceau qui mériterait plutôt d'avoir été mis au milieu d'un album solo de Tony Banks.
Personnellement, je n'accroche que 10% des albums solos de Tony Banks, je lui trouve beaucoup de défauts de compositeur : morceaux lents, parfoi lourds, texte un peu "simplistes"... où est passé le romantisme de The Trick of the tail ?

Après ce constat de ma part que "Congo", bien que "délassant" est loin d'être à la hauteur, le reste de l'album me paraît presque plat...
Shipwrecked : le riff est bien construit, et je trouve l'ensemble cohérent, mais pas radicament interessant (sans doute le côté pleurnichard du texte).
Small Tack : du Banks tout craché... pas mal, mais un peu "conformé"...
Uncertain Weather : une belle réussite je trouve, mais toujours très "noir"...

je crois que cet album a un défaut de production : il manque de personnalité... certes, le batteur de cet album a du tonus et des idées à revendre.. certes on sent que Banks s'est investi, mais j'ai un gros doute sur l'investissement de Rutherford !!!.... où est passé le talent de Mr Over my shoulder ? de Mr Living Years ???... on n'entend dans cet album que des riffs déjà entendus dans We Can't dance, certes très jolis, mais pas très nouveau.
Genesis nous a habitué très longtemps à des albums différents, et celui-ci me semble moins audacieux.
je ne suis pas d'accord avec ceux qui pense que Calling est un album aussi commercial que Invisible Touch.. je pense que c'est faux, car pour moi seule la production artistique est traitée à la manière d'un pur "produit", le reste est formé de bonnes compositions qui auraient mérité la présence d'un Collins ou d'un Gabriel. Dommage...

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