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ALICE COOPER: Dragontown (2001)
Posté par Nestor le 06.10.2010
Genre(s) : METAL INDUSTRIEL
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ALBUM / EAGLE  
GROUPES PROCHES : THE BEATLES, THE WHO, LORDI, WEDNESDAY 13, ANTONIUS REX, MAGIC PIE, TRAUMATISME, MURDERDOLLS, BLOODHOOK, FIVE FINGER DEATH PUNCH
(A écouter)
TRACKS :
01. Triggerman - 03:59 , 02. Deeper - 04:34 , 03. Dragontown - 05:05 , 04. Sex, Death And Money - 03:38 , 05. Fantasy Man - 04:06 , 06. Somewhere In The Jungle - 05:21, 07. Disgrace Land - 03:32 , 08. Sister Sara - 04:34 , 09. Every Woman Has A Name - 03:43 , 10. I Just Wanna Be God - 03:52 , 11. It's Much Too Late - 04:38 , 12. The Sentinel - 03:53

FORMATION :
Alice Cooper (Chant), Bob Marlette (Guitares / Basse / Claviers), Greg Smith (Basse), Kenny Aronoff (Batterie), Ryan Roxie (Guitares), Tim Pierce (Guitares), Wayne Swinny (Guitares)

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Après un « Brutal Planet » qui, une fois de plus, avait pris les auditeurs à contre-pieds, Alice COOPER nous revient très rapidement avec ce second (et dernier à ce jour) volet de la trilogie annoncée sur la noirceur de notre monde.

Le concept reste donc le même, et si « Brutal Planet » peignait un monde d’immoralité, d’excès et de tourments, « DragonTown » peut être considéré comme la description de la Capitale de ce monde. Un endroit où tous les travers évoqués dans l’abum précédant sont gonflés, exagérés et poussés à l’extrème. De fait, si l’univers dépeint dans « Brutal Planet » pouvait passer pour une satyre sociale, une critiques des travers de nos sociétés, ce nouvel opus est lui bien moins « réaliste ». Il s'agit plus de la vision grand quignolesque et délirante que Alice peut avoir des excès et de la dégénérescence liés à nos modes de vie.

Au niveau musical, la direction prise l’année précédente est globalement maintenue, bien que les sonorités industrielles soient un peu moins palpables. Si l’ensemble est toujours à dominance sombre, la diverstité est un peu plus de mise. Des touches de Power-pop, des pincées de Rockabilly, de bonnes doses de Hard Rock énergique et la traditionnelle Ballade, contrebalancent fortement l’ancrage Industriel de cette « trilogie ».

Les bons moments sont nombreux à l’image de « DragonTown » et de « Triggerman », un titre très Rock, qui comprend de magnifiques chorus et de non moins brillants Riffs qui montent crescendo, jusqu’à un final où la voix d’Alice est trafiquée et sous mixée. Mais on peut également citer l’explosif, étonnant et hilarant « I Just Wanna Be God » et le paradoxal « Sex, Death And Mercy » dans lequel des vocaux très légers et très lents répondent à des guitares au son écorché, pour aboutir sur un morceaux aux forts relents Rap.

De manière général, les talents de compositeur d’Alice COOPER sont bien présents et son savoir faire permet bien souvent de passer outre certains partis pris discutables en termes de Production et d’arrangements. Mais par certains aspects, le disque peine à emporter totalement l’adhésion. Ainsi « I Am The Sentinel » donne le sentiment d’avoir été expedié rapidement et de manquer de maturité. Certaines paroles manquent également d’allant et de génie, à l’image d’un « It’s Much Too Late » basiquement moralisateur ou d’un « Fantasay Man » dont les paroles souffrent d’un défaut de musicalité et sonnent de manière bancale. Si l’on ajoute à cela des vocaux mixés de façon assez étrange, et bien souvent trop effacés, on obtient un résultat assez contrasté.

Clairement ce « Dragontown » n’est pas un mauvais album, c’est un disque de Hard Rock moderne qui présente quelques facettes innovantes et qui se révèle tout à fait honnête. Mais c’est tout de même une déception au regard de ce qu’Alice COOPER est capable de nous offrir lorsqu’il lâche les rênes de sa folie et qu’il laisse parler sa créativité et son humour. Là où « Brutal Planet » réussissait à nous surprendre, à nous prendre à contre pied et à rire de notre embarras, ce second volet s’apparente plus à une tentative un peu désespérée de chasser sur le terres du Révérend MANSON. Et même s’il est vrai que ce caméléon de Vincent FURNIER est habituellement diaboliquement habile pour endosser les parures à la mode, il se montre ici un peu plus empoté qu’à l’accoutumé.

De fait, ce second volet signera la fin de la trilogie qui devait s’achever avec un « Spirit Rebellious » qui ne verra jamais le jour. Alice tournera complètement le dos à ces sonorités modernistes pour revenir avec « The Eyes Of Alice Cooper » à ses premiers amours et à une musique plus organique.

Plus d'informations sur http://www.alicecooper.com/
 
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