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STEVEN WILSON: THE RAVEN THAT REFUSED TO SING (AND OTHER STORIES) (2013)


ALBUM - KSCOPE - ROCK PROGRESSIF - NUNO777 - 01.02.2013
""The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)" est un chef d’œuvre sans faille qui consacre et synthétise une carrière déjà époustouflante."

5/5
GROUPES PROCHES :
PORCUPINE TREE, PINK FLOYD, KING CRIMSON, ORDINARY BRAINWASH, BASS COMMUNION, MEMORIES OF MACHINES, SANGUINE HUM, STORM CORROSION

TRACKS :

01. Luminol-12:10, 02. Drive Home-07:37, 03. The Holy Drinker-10:13, 04. The Pin Drop-05:03, 05. The Watchmaker-11:43, 06. The Raven That Refused To Sing-07:47

FORMATION :
Adam Holzman (Claviers), Guthrie Govan (Guitares), Marco Minnemann (Batterie), Nick Beggs (Basse), Steven Wilson (Chant / Guitares / Basse / Claviers), Theo Travis (Sax, Flûte)

TAGs :
Choeurs, 70's, 80's, Expérimental, Fusion, Groovy, Planant, Jazzy, Mélancolique, Oppressant, Psychédélique, Symphonique, Technique, Théatral
Rarement une œuvre de Steven Wilson a généré autant de dissentiments au sein de la rédaction que Grace For Drowning, œuvre languissante, ennuyeuse ou élitiste pour les uns et pourvoyeuse d'émotions touchant au sublime pour les autres. Le fait que Wilson ait mis entre parenthèses la quasi-totalité de ses projets annexes, dont sa priorité Porcupine Tree, est pourtant révélateur du soucis de se concentrer exclusivement sur son travail solo. La tournée mondiale de Grace For Drowning révéla un Steven Wilson en constante jubilation, véritable chef d'orchestre d'un groupe magistral interprétant une musique emphatique et solennelle. The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) a d'ailleurs été enregistré à Los Angeles par Alan Parson avec une majorité des musiciens de la tournée de Grace For Drowning.

Entre les deux disques, il y a une évolution notable avec un contenu moins dilué et plus technique dont l'essence progressive est plus diverse et moins onirique. Comme dans Grace For Drowning, les ambiances sont encore très empreintes d'un jazz puissant et basé sur une incroyable densité rythmique (le début de "Luminol") mais aussi plus doux et psychédélique, porté par le duo Travis-Holzman (la joute centrale de "The Holy Drinker"). Les atmosphères pesantes et sombres sont ici disséminées, souvent en fin de certains morceaux, pour mettre en perspective les finals en forme d'apothéose.

L'évolution passe aussi par une coloration progressive estampillée "années 70", principalement anglaise, avec d'épais claviers (Mellotron et Hammond) et des chants d'une richesse rare. Les nombreuses harmonies vocales et les chœurs magistraux donnent à ce disque son intensité et son relief. Qu'elles se voient modulées dans un refrain explosif ("The Pin " ou "The Holy Drinker") ou accompagnant l'apogée des morceaux ("The Watchmaker" ou "The Raven That Refused To Sing") la chaleur et la beauté de ces mélodies vocales ajoutent un supplément d'âme qui pouvait faire défaut à Grace For Drowning.

La totale réussite de ce disque est aussi à mettre au crédit du talent et de la cohésion des musiciens dont Wilson a eu l'intelligence de s'entourer. L'incroyable et versatile section rythmique (Marco Minneman et Nick Beggs) apporte sa puissance aux structures les plus énergiques et sa finesse aux passages les plus intimes. Adam Holzman et Theo Travis s'emparent de la grande liberté qui leur est offerte pour briller et ornementer l'ensemble des morceaux et la nouvelle recrue Guthrie Govan met son toucher au service de l'émotion dans des soli fragiles (son chorus tout en maîtrise du larsen dans le blackfieldien "Drive Home" est bluffant). Enfin, Steven Wilson n'a jamais aussi bien chanté et sa performance sur "The Raven That Refused To Sing", en parfait accord avec les paroles, est déchirante de sensibilité et de fragilité.

The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) est un chef d’œuvre sans faille qui consacre et synthétise une carrière déjà époustouflante. En termes de cohérence et de diversité, de sensibilité, de qualité instrumentale et de limpidité d'enregistrement, ce troisième album de Steven Wilson atteint un sommet qu'il sera difficile de dépasser. Chaque nouvelle écoute de ce joyau est une intense jubilation, captivante et bouleversante. Avec The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) Steven Wilson assoit son statut d'artiste contemporain majeur.


Plus d'informations sur http://www.swhq.co.uk/
TOPPROG - 04.05.2013
A propos de "Grace for Drowning" j'avais fait un jeu de mot facile en disant que Steven Wilson était en état de grâce et avait produit avec cet opus une oeuvre majeure dans l'édifice du prog. Avec "The Raven..", après d'innombrables écoutes, je m'aperçois que le précédent était un magnifique brouillon du présent chef d'œuvre. "Grace.." est une œuvre puissante, variée, avec quelques longueurs que certains ont qualifié d'intellectuelles, d'autres de carrément barbantes. Moi je n'y ai entendu qu'une musique variée, mais cohérente, une musique sublime qui prenait son temps quand cela était nécessaire. "The Raven.." procède du même esprit, mais avec une telle cohérence et concision dans le propos qu'on ne peut être que subjugué devant un tel talent.
Mister Wilson ne se cache pas d'être un musicien de prog, ni une encyclopédie vivante de ce genre (et du jazz-rock qui lui est étroitement lié) au risque de déplaire fortement à certains critiques anglais qui sont encore en admiration devant des punks hurlants qui passent 3 accords.... De plus le monsieur est adoubé par ceux qui ont fait l'histoire du prog, la génération précédente, en particulier les maitres Fripp et Hackett..ce qui n'est pas rien!
Bien sûr ici on entend du rock, folk, jazz-rock, prog, symphonique... mais à aucun moment le discours ne se réduit à un genre déterminé (Luminol ne peut pas se réduire à un morceau de jazz-rock). Et c'est bien une originalité d'être dans une certaine fusion des genres sans qu'on ait l'impression d'un patchwork. Du prog qui va de l'avant...c'est son essence même!
Bien sûr on entend du Genesis, Crimson, Van der Graaf, Return to forever, Weather Report, UK, Led Zep,Pink Floyd ... mais là encore toute ces belles références sont tellement bien "digérées", évoquées, mises en lien, intégrées à un ensemble sublime qu'à aucun moment on n'a une impression de plagiat, ou de déjà entendu passéiste (ouh!! le Mellotron de 1969..quelle modernité ici!!). SW est un alchimiste de la mise en musique, et si il a pu être parfois ennuyeux ou un peu plagiaire dans les années 90 en particulier, ici ce n'est pas le cas. Au contraire, toutes les remarquables influences qu'il revendique sont complètement personnalisées dans ce qui fait le style, la signature d'un musicien d'exception.
Il serait vain de faire une critique morceau par morceau, mais on va de claques rythmiques en claques poétiques, alternant moments de tension, voire de violence (sans mur de guitares saturées, comme quoi SW en a peut-être bien fini avec le métal, The Holy Drinker fait plutôt penser à un riff Zeppelinien qu'à Porcupine Tree..). La poésie culmine bien sûr avec le titre éponyme, fabuleusement émouvant avec la voix de Wilson qui s'améliore au fil des années (Au début de Pin Drop j'ai eu l'ipression d'entendre jeff Buckley!!).
La musique coule, avec une évidence rare, une musique pas facile, exigeante au plus haut niveau même.
La perfection réside aussi entre le parfait équilibre des parties chantées et instrumentales. SW sait s'entourer de musiciens hors norme qui ont bien compris l'exigence du maitre (voir le petit film sur les répétitions): ils savent qu'il ne faut jamais en faire trop et que tout cela est tiré au cordeau, peu, voire aucune place à l'improvisation, même sur scène.
La production -avec l'aide de Mister Alan Parson- est superbe (on aimerait la même dans les disques de PT...)
Merci Mr Wilson de nous étonner encore, mais surtout de nous donner tant de bonheur avec une musique sublime et qui le restera encore longtemps. Une œuvre magistrale...J'en veux encore!!!!


HYDRAGON - 27.04.2013
Steven Wilson signe une fois de plus un chef-d'oeuvre, il est à ranger avec les meilleurs albums de Porcupine Tree mis en parenthèse.
C'est une superproduction de musique progressive avec des touches essentiellement Jazzy combinant avec des mélodies de Pink floyd, de Van der Graaf Generator , King Crimson et Genesis periode Peter Gabriel.
Grandiose !!!

FRAN6 - 06.03.2013
Si l'absence de Porcupine Tree vous pèse (plus de 3 ans), pas d'hésitation, procurez-vous ce cd d'urgence. Et loin d'être un lot de consolation c'est sans doute le meilleur opus que SW ait concocté depuis longtemps.
A l'exception de The Pin Drop, tous les titres sont d'une richesse et d'une diversité inégalée.
Luminol avec son intro jazzy fait penser à un générique de série TV des années soixante avant que la flute et l'orgue Hammond ne soulignent l'influence crimsonienne du morceau.
Plus loin The Watchmaker débute avec des arpèges de guitare rappelant le Genesis de P. Gabriel avant que flute, guitare et mellotron ne soulignent la puissance d'un titre éclatant comme un diamant brut.
Avec The Holy Drinker la flute jazzy laisse rapidement sa place à des breaks rushiens à couper le souffle. Du grand art !
Et enfin il y a deux ballades ou la voix expressive de SW donne toute sa mesure.
D'abord Drive Home qui aurait sa place dans Stupid Dream ou Lightbulb Sun avec la guitare flamboyante de G. Guthrie.
Et surtout The Raven... ou dès les premières notes de piano et les premières paroles, le poil se hérisse et l'ont sent que ça va être grandiose. Et effectivement
c'est une réussite exceptionnelle toute en épure ciselée et en fausse simplicité.
Un rêve : entendre et voir ce chef d'oeuvre en live...

CORTO1809 - 23.02.2013
Un premier titre qui ressemble à du King Crimson, un second à du Pink Floyd, quelle meilleure entame pour un disque qui ne connait aucune faiblesse jusqu'au magnifique et poignant titre éponyme. Steven Wilson nous a habitué au pire comme au meilleur. Là, il nous délivre un album dense à ne rater sous aucun prétexte.

ALADDIN_SANE - 02.02.2013
Steven Wilson poursuit la voie entamée par "Grace for drowning" et c'est une bonne nouvelle en ce qui me concerne. L'album commence par le trés beau "Luminol" plus jazzy que véritablement RIO (on est pas chez Henry Cow non plus) et poursuit dans cette veine "Crimsoniene" jusqu'au bout ; le tout, est servit par une production claire et moderne dont l'artiste est coutumier. Voilà exactement ce que j'attends d'un disque de rock progressif en 2013.

OCERIAN - 02.02.2013
Steven Wilson signé ici un très très grand album.
Au départ, on peut avoir peur de l'ennui car le coté jazzy de Luminol peut effrayer quelque peu les non initiés.

Mais au fil des écoutes, ce disque révèle des chefs d'oeuvre, 'The Watchmaker' ou 'Drive Home' sont des morceaux fabuleux. 'The Pin Drop' qui peut faire penser à Anathema au départ s'enrichit pour devenir sublime de finesse et d'émotion.

Rien à jeter dans cette musique créative, enthousiasmante, fine, délicate et subtile. Pour ceux qui doutaient du génie du sieur Wilson, l'écoute de "The Raven That Refused To Sing" finira de les convaincre.

TONYB - 22.01.2013
Certes, le choix d'ouvrir cet album avec un titre comme Luminol et ses 8 premières minutes de jazz rock "RIOtisant" n'est peut-être pas la meilleure idée que Steven Wilson ait eue. Mais pour le reste ...
Quel album ! Quelle classe ! Quelle leçon de rock progressif, sachant rester moderne tout en intégrant de nombreuses références au passé (claviers seventies, clins d'oeil appuyés à Pink Floyd, vocaux psychédéliques etc ...).
Ce "corbeau qui ne voulait pas chanter" va très certainement figurer tout en haut des palmarès 2013.


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