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WOLFSPRING: WHO'S GONNA SAVE THE WORLD (2013)


ALBUM - AUTRE LABEL - METAL PROGRESSIF - MARC M - 25.02.2013
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3/5
GROUPES PROCHES :
DREAM THEATER, LOUVETON

TRACKS :

01. Ninety Nine (7.24), 02. Rats (5.00), 03. In The Shade (7.22), 04. Race Against The Clock (5.09), 05. The End Of The Line (10.59), 06. My Religion (5.15), 07. The Piper Of Hamelin (5.37), 08. Different Colors Of Life (10.13), 09. Wheels Of Confusion (7.07)

FORMATION :
Guillaume Fontaine (Claviers), Jean-pierre Louveton (Guitares / Basse), Julian Clemens (Chant), Ludovic Moro-Sibilot (Batterie)

TAGs :
Groovy, Technique
Ce nouvel opus du projet Wolfspring, comme annoncé par Jean-Pierre Louveton ( Nemo), est un peu plus heavy et sombre que le premier.
"Who's Gonna Save The World" est un mélange sacrément contrasté, mêlant influences toujours revendiquées du Black Sabbath ancien, mais aussi de Blue Öyster Cult, ainsi que des éléments de jazz rock et de rock progressif plus ou moins prononcés. Certains remarqueront peut-être à l'occasion une petite similitude avec Dream Theater. Ceci dit, le son d'ensemble distingue le projet du heavy metal actuel car il est sensiblement plus léger.

L'équipe qui joue sur le disque est la même que précédemment et on reconnaît notamment le chanteur Julian Clemens, dont la voix claire et suave peut aussi sonner de manière plus agressive (mais ce n'est pas là qu'il est le plus remarquable). Son accent anglais très correct permet sans doute à Wolfspring d'être mieux apprécié par les anglophones.

L'album, assez long, mélange cinq pièces de taille moyenne avec quatre plus longues, dont deux dépassent les dix minutes.
"Ninety-Nine" qui s'ouvre avec une longue partie instrumentale, joue avec des rythmiques saccadées, puis plus calmes et linéaires ou carrément frénétiques. C'est sur les parties calmes, essentiellement, que se développent des parties vocales mélodiques. Julian Clemens s'essaye aussi à un chant un peu plus rugueux, ce qui ne lui va pas trop, d'ailleurs. Même chose avec les sons de guitares, parfois clairs à la façon de Steve Rothery (par exemple), mais souvent saturés et un peu sales, grésillants, moins lourds que dans le heavy metal mais pas assez nets ni tranchants non plus.
On retrouve cette opposition entre rythmes hachés et plus linéaires sur plusieurs titres de l'album, et déjà sur le second morceau, "Rats".
"In The Shade" est nettement plus lent, orientalisant, à la fois lourd (le riff) et orchestral. Un morceau à l'atmosphère envoutante, parmi les meilleurs de l'album.

Deux morceaux dépassent les dix minutes et sont aussi parmi les plus complexes et les plus progressifs du disque.
"The End Of The Line" démarre de manière majestueuse, avec une petite introduction orchestrale sombre suivi d'un solo de guitare ... La première partie chantée est particulièrement lente avec une guitare claire puis plus saturée et flirte légèrement avec des éléments venus du jazz rock. Les parties instrumentales du centre contrastent sensiblement, partant dans des directions diverses avec soli de guitare et de synthé assez complexes à la clé, avant un retour à la section chantée lente du début. Julian Clemens qui joue sur un double registre, rappelle Eric Bloom de B.Ö.C. sur la section finale, tour à tour doux puis agressif, dramatique.
"Different colors of life" laisse une large place aux sections instrumentales dès l'intro assez développée. Les parties chantées jouent sur les contrastes, tour à tour calmes et légèrement agressifs, avec divers oppositions de rythme et davantage d'éléments issus du jazz rock, notamment sur la longue section instrumentale finale, qui semble plus ou moins improvisée et où la guitare mène la danse.

JP Louveton est un guitariste très compétent et versatile, qui ne s'épanche pourtant pas systématiquement dans de longs soli virtuoses sur cet album, préférant souvent une approche de groupe, où l'ensemble des musiciens joue de manière soudée. Cela n'empêche pas la plupart des compositions de présenter de nombreuses parties instrumentales plus ou moins développées; deux morceaux sont d'ailleurs entièrement instrumentaux : "Race Against The Clock" plutôt basé sur des riffs, peine un peu à retenir l'attention mais "The Piper Of Hamelin", plus mélodique et contenant des influences folk, laisse place à davantage de soli assez fluides et techniques.

Seul morceau assez direct, "My Religion" n'est pourtant pas simpliste, loin s'en faut, avec quelques échos de Blue Öyster Cult, dont Louveton reprend cette tendance intelligente à alterner des sections heavy et plus mélodiques, insérant même une courte partie délicate avec guitare claire et piano.

En fin de parcours, juste après une résurgence surprise du final de "Different Colors Of Life", Wolfspring ose l'exercice de la reprise, sous la forme d'une version "Wheels Of Confusion" de Black Sabbath, qui figurait sur "Volume 4". Différente car Clemens ne chante pas comme Ozzy (certains comme moi s'en réjouiront !) et les claviers sont plus modernes, comme le son de guitare. Ce morceau assez progressif à l'origine est néanmoins ici fort reconnaissable, et relativement proche de l'original avec son intro trompeuse en forme de ballade, son rythme pesant sur la partie chantée, ses parties instrumentales accélérées... Le moyen de réaliser que Black Sabbath ne se limitait sûrement pas toujours au heavy metal embryonnaire pour lequel on le connaît.

Si on faisait un blind test en demandant de quand date cet album, la réponse serait difficile tant Wolfspring brouille les cartes. La production possède des caractéristiques des années 70, 80 et plus récentes... Côté négatif, les claviers, bien qu'étant présents sur chaque morceau, sont mixés en retrait et hormis les timbres de piano acoustique et électrique (peu réalistes), les synthés délivrent souvent des timbres plus ou moins froids, manquant de profondeur. Idem pour les parties solistes. En fait, malgré une production claire, le son manque cruellement de l'ampleur et de la puissance qui lui conviendrait. On remarque un manque de réverbe assez chronique et le son de guitare, lorsqu'il est plus agressif, n'est guère propre et manque de tranchant.

Ce second album de Wolfspring marque une évolution sensible par rapport au précédent et prend des chemins variés et plus ou moins tortueux tout en restant accessible, quoique plutôt sombre. Avec des claviers plus chauds et un son plus ample, "Who's Gonna Save The World" serait sensiblement plus réussi, mais les auditeurs moins tatillons que moi sur ce point qui ont apprécié le premier opus et Nemo devraient y trouver leur compte.


Plus d'informations sur http://www.myspace.com/wolfspringband
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