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TITRE:

BEYOND THE DUST (04 DECEMBRE 2014)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DJENT



Music Waves a rencontré Steeves Hostin, guitariste du groupe phénomène Beyond the Dust, pour faire le point sur le premier album "Khepri" et le concert événement du 18 Février 2015 avec l'annonce exclusive des invités mystères...
ROCK'N'RAW - 19.12.2014 -
4 photo(s) - (1) commentaire(s)

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Steeves Hostin : "Quand l’album va-t-il sortir ?" (Rires)…


Votre actu est ce nouvel album "Khepri" actuellement dans le top 5 des lectures de Music Waves aux côtés de Billy Idol, Pink Floyd, PoS et AqME… Est-ce que vous vous attendiez à un tel retour ?

Vraiment pas ! Très honnêtement, le prog est un genre de musique où tu ne t’attends pas spécialement à avoir de retour. C'est très libre d’interprétation. Au final, c’est très subjectif - contrairement à d’autres styles plus consensuels où tu sais que ça va cartonner - si bien que tu te peux te retrouver avec des retours diamétralement opposés.





A l’instar d’AqME, Music Waves ne s’y est pas trompé en étant partenaire de cet album...

Ça me fait d’autant plus plaisir que Music Waves est un site que je suis depuis un moment. Je baigne dans le prog depuis très longtemps. A l’époque, n’ayant pas Internet, pour trouver des groupes, je n’avais que les magazines et quand j’ai découvert Music Waves, j’ai été comblé : j’ai découvert plein de groupes de prog…


Vous attendiez-vous à un tel retour ?

On a été agréablement surpris, on a eu principalement de très bons retours mais aussi quelques critiques négatives très intéressantes car très développées ce qui nous permet d’avancer.


"On se connaissait déjà tous plus ou moins [dans la scène djent] et on est tous plus ou moins influent les uns sur les autres"


Si je dis que cet album est un croisement savant entre le djent d’un Textures/ TesseracT allié à l’univers conceptuel d’un "Scenes from a Memory" de Dream Theater : me suis-tu sur ce chemin ?

Bien sûr ! Ce sont de grosses influences pour nous et plus particulièrement Tonio et moi.

Quand le djent a commencé en France, nous étions à ma connaissance trois à en faire : Igor Omodei d’Uneven Structure qui à l’époque s’appelait Long Chat, il y avait un groupe qui s’appelait Eliptik mais qui a un peu disparu de la circulation et moi dans ma piaule avec mon projet qui s’appelait A-SynC. C’était il y a sept-huit ans et nous formions une toute petite communauté qui passait son temps à discuter sur MSN avec notamment Misha Mansoor de Periphery, Acle de TesseracT …

A l’époque déjà, deux groupes sortaient du lot : Periphery et TesseracT qui sont les précurseurs finalement. Le premier album de djent que j’ai entendu était l’album de Fellsilent qui était formé de Acle Kahney le guitariste de TesseracT, John Browne le guitariste de Monuments et Neema Askari le chanteur de Monuments qui a quitté le groupe depuis. Au final, tout le monde était déjà là, on se connaissait déjà tous plus ou moins et on est tous plus ou moins influents les uns sur les autres.

J’ai découvert Textures par la suite et j’ai constaté qu’il y avait tout ce que j’aimais dans cette musique parce qu’il y avait ce côté très prog.


Textures est un des précurseurs de la scène djent sans le savoir finalement puisqu’à ses débuts, il était catalogué Meshuggah mélodique…

Tout à fait ! A cette époque, on faisait tous plus ou moins la même musique en étant persuadé qu’on tenait quelque chose de totalement nouveau (Rires). Et lorsqu’on s’est rencontré, on a constaté qu’on faisait tous la même chose : c’est ainsi qu’est né le djent finalement !


Malgré tout pour se faire une place dans le djent, fait-il bon être français ?

Bonne question. Uneven Structure a très vite joué la carte de l’international. Ils ont tout le temps communiqué en anglais ce qui fait que même en les connaissant, je me demandais si ils n’étaient pas anglais mais non (Rires)… Ils ont joué cette carte, ils ont signé sur un label anglais, ils faisaient peu de choses en France… C’est un parti pris mais en même temps, le paysage metal en France est difficile par rapport aux autres pays donc du coup, je ne pense pas que ce soit un mauvais plan…


… Raison pour laquelle vous commencez à communiquer de la sorte également…

On commence à le faire dans la mesure du possible. Maintenant, il s’est passé beaucoup de temps entre la sortie de cet album et ce que nous faisions avant ce qui fait que les gens nous ont pas mal oubliés, pour ne pas dire complètement. On peut se permettre de repartir sur de nouvelles bases. si bien que nous allons tenter de communiquer une image accessible à l’international dans la mesure du possible.


La chronique dit que votre disque est un chef d’oeuvre aussi bouleversant et multi-formes que "Entropia" de Pain of Salvation ou "Dead or Dreaming" de Into Eternity, comment réagis-tu ?


Merci ! Dès que j’entends Pain of Salvation, je suis aux anges…


Après il y a deux Pain of Salvation.

Tout à fait ! Après l’EP "Linoleum", ils ont pris une direction sonore totalement seventies…


"Opeth, Pain of Salvation, Dark Suns sont mes trois plus grosses influences en termes de composition musicale."


Comme Opeth…

Pareil (Rires) ! J’ai eu du mal à comprendre mais au final, je m’y suis fait notamment "Heritage" d’Opeth. J’aime la tournure artistique : c’est du seventies moderne mais bien fait à l’inverse d’autres groupes comme Dark Suns sur "Orange". Pour le coup, Opeth, Pain of Salvation, Dark Suns sont mes trois plus grosses influences en termes de composition musicale.


Qu’est ce que cela signifie de faire du djent, n’est-ce pas simplement un effet de mode aujourd’hui?

Je pense qu’il y a un peu de ça ! Comme je te disais, à l’époque, on ne savait pas ce qu’on était en train de faire. Et du jour au lendemain, on a appris qu’on faisait du djent (Rires)… De fil en aiguille, ça a pris des proportions folles si bien que le metal progressif est devenu djent ce qui est plus ou moins regrettable parce que le progressif regroupe plusieurs styles différents au final avec des groupes comme Flower Kings, Transatlantic, Spock Beards, les projets de Neal Morse dont je suis fan…
Aujourd’hui, j’ai l’impression que quand on ne sait pas trop qualifier la musique que l’on fait car pas trop réglementaire, on dit que c’est du prog (Rires) !


'Relief' a des accents Textures très prononcés que ce soit musicalement avec les riffs syncopés que vocalement : était-ce une volonté ?


Oui ! Pour être très honnête, c’est un morceau que j’ai fait il y a très longtemps, une semaine après avoir découvert l’album de Textures "Silhouettes" et le morceau 'Messenger'. Je l’ai écouté en boucle tellement j’ai été scotché par la prestation vocale du chanteur que je trouve magistrale. Autant j’aime beaucoup le nouveau chanteur mais jamais il n’égalera ce que faisait Eric à mon gout (NdStruck : Kalsbeek).


Outre la musique, quel effet ça te fait de pouvoir reproduire l’alliage parfait d’un Textures avec un chanteur aux capacités proches au sein de Beyond the Dust ?

On ne peut pas dire que la chance caractérise Beyond the Dust on a vraiment un karma pourri mais pour le coup, on a eu un coup de chance énorme avec l’arrivée d’Andrew. Quand Syhem (ex-chanteuse) a quitté le groupe et Kory (ex-guitariste) aussi, on s’est retrouvé avec Regan et Tonio comme trois pauvres gars avec un album entre les mains… Ce n’était pas gagné.


C’est là que tu te rends compte que des coups durs débouchent sur du positif car il n’est pas sûr que vous seriez arrivés à ce niveau dans la précédente configuration…

On aurait fait quelque chose de différent. On a commencé à composer cet album avec Alex au chant. Alex est un excellent screamer et pour compenser les voix hurlées sur tout l’album, nous avions fait de grandes lignes mélodiques à la guitare.

On avait composé de cette façon puis Syhem est arrivée. On a changé la gueule des morceaux, on les a refondu pour coller un peu plus à son chant puisqu’elle faisait du chant clair et du chant saturé. Et quand elle est partie elle aussi, Regan et Tonio ont déniché plusieurs personnes à auditionner et parmi elles, il y avait un gars -Marc- qui chantait super bien mais qui ne pouvait pas suivre pour des raisons d’emploi du temps. En revanche, il a conseillé de contacter Andrew dont il nous avait montré une vidéo. En voyant la vidéo, nous nous sommes dis qu’il nous le fallait absolument ! Et ça s’est fait très rapidement par la suite sachant qu’en prenant contact avec lui, il s’avérait qu'il connaissait et aimait Beyond the Dust.





On n’en est qu’aux prémices de la sortie de cet album mais j’imagine que vous devez être impatients de composer avec Andrew justement ?

Je n’attends que ça ! En plus d’être un excellent chanteur, Andrew est un excellent guitariste. Il est totalement autonome, il compose des morceaux… Il a une vraie créativité et j’ai hâte de mélanger toutes nos idées.


Le triptyque final est impressionnant de maîtrise et de justesse, comment avez-vous réussi à synthétiser tous les éléments de votre musique en un seul morceau ?

(Sourire) On voulait faire un concept album, on voulait partager un même sujet dans l’album. Or les morceaux qu’on avait faits avant celui-ci n’ont pas tous vraiment de lien les uns avec les autres. Musicalement, il n’y a pas de thèmes récurrents, ce sont des morceaux que j’avais composés avec Kory, l’ancien guitariste.
On a chacun notre style mais on s’est dit qu’il fallait qu’il y ait une grosse pièce dans cet album afin qu’on sente une unité. A partir de là, on a commencé à composer un morceau de 25 minutes (Rires)…


Et pourquoi l’avoir découpé en trois parties ?

C’est plus pour des questions de facilité d’écoute. Aujourd’hui, c’est plus simple de prendre un morceau et de le diviser en trois pistes sur le cd. Je sais que certains groupes ont eu des problèmes avec leur maison de disques pour ne pas l’avoir fait. Et comme nous voulions faire un album qui soit exploitable par des labels, nous nous sommes résolus à faire ce choix.


Et comment êtes-vous arrivés à faire en sorte qu’il y ait une cohérence malgré tout ?


J’ai un problème : je n’arrive pas à me dire que le morceau est terminé tant que je n’ai pas développé, exploitée l’idée de départ jusqu’au bout.

J’ai eu cette vision des choses sur 'Part 1' et 'Part 2' mais le problème est que nous nous retrouvions avec une version finale de "Khepri" de 1h15. C’était trop surtout que nous voulions presser l’album. On a donc fait des coupes sauf 'Part 1' et 'Part 2' que je voulais garder en l’état. A côté de ça, Kory avait fait un morceau terrible qui s’intégrait très bien avec 'Part 1 & 2'. Du coup, on a beaucoup bossé avec Kory, Regan et Tonio pour pouvoir intégrer les deux sachant que le plus compliqué était de ne pas perdre le thème de départ : il a donc fallu intégrer des bouts de son morceau dans le mien et inversement.


Ne vous-êtes vous pas dit que la complexité pouvait nuire à l'immédiateté de l’esprit metalcore de votre album ?

C’est le parti pris et le "sacrifice" à faire pour des morceaux de cette longueur. Nous avions le choix entre faire un album très accessible ou exprimer ce que nous voulions exprimer. C’est justement pour ça que les autres morceaux de l’album sont plus rentre-dedans comme 'After the Light', 'Last Breath', bien que toujours un peu prog comme 'Clarity'…


Comment vous est venue l’idée de ce concept ?

La question à laquelle on n’aura jamais de réponse à savoir ce qu’il se passe après la vie est un thème qui m’intéresse depuis longtemps. C’est une question très intéressante parce qu’elle comporte plein de promesses, de mystères…

Après avoir écouté "Scenes from a Memory" de Dream Theater -dont le concept tourne plus ou moins autour de ce thème- j’ai trouvé intéressant la façon dont ils amenaient le concept. Après avoir écouté "Existence" de Dark Suns dont le concept est à peu près le même, j’ai aimé la façon dont le thème a été développé… Ces albums nous ont apporté des éléments d’inspiration. Et comme, ce thème nous rassemblait tous dans le groupe…


"On voulait éviter le cliché de la mort et son côté morbide, cet album parle de la mort comme une transition."


… malgré tout, n’est-ce pas difficile d’apporter un concept autour de la mort ? C’est relativement sombre.

C’est dur dans le sens où on est renvoyé au cliché du groupe de metal qui parle de la mort (Rires) ! On voulait éviter le cliché de la mort et son côté morbide, cet album parle de la mort comme une transition. C’est un album qui parle de la mort et de la vie et des questions qui tournent autour : est-ce qu’on se réincarne, on va ailleurs, que se passe-t-il ? C’est libre d'interprétation, on pose juste des questions.


Vous avez choisi pour l’artwork, Igor Omodei d’Uneven Structure, c’est pour vraiment avoir un visuel djent ? C’était nécessaire d’avoir un visuel identifiable ?


A la base, on avait un premier artwork qui avait été fait par une amie de Tonio, Laura Gaugler qui est une photographe et graphiste incroyable. On avait été séduit par son travail. Ce premier artwork représentait un scarabée ce qui est intéressant par rapport au titre de l’album "Khepri" qui est une divinité représentée par une tête de scarabée.

Suite à toutes nos mésaventures, on s’est dit qu’on allait repartir de zéro comme si nous étions un nouveau groupe qui se recréé. Pour cette raison, on avait besoin de refaire le visuel. Certains se sont même demandés pourquoi nous ne changions pas le nom du groupe mais nous ne voulions pas, le groupe est chargé d’histoire. Je suis entré dans le groupe pour prendre la place vacante de guitariste suite au décès de Edan Shades, ancien guitariste et surtout ami du groupe. On a également un passif : on a eu la chance de faire plein de choses à nos débuts, on ne voulait donc pas tout jeter…

Malgré tout, nous voulions un nouveau visuel et nous sommes allés voir Igor, guitariste d’Uneven Structure mais qui est un génie visuel en termes d’artwork et de vidéo comme le clip qui sort aujourd’hui même. Et le résultat est bluffant !

Même chose pour le logo. A chaque sortie, le logo était différent notamment entre "New Dawn" et "Reality Deformed" où nous avions pris une orientation musicale différente, notre son s’est « djentifié » nous avons changé de logo, notre identité. Et aujourd’hui, Valentin -notre ancien bassiste et actuel bassiste de Betraying the Martyrs- nous a proposé un logo avec ce "O" et le trait au milieu qui rappelle Beyond the Dust.

Valentin nous a fait le logo, a bossé avec Igor pour l’intégrer dans la pochette et voilà, le résultat…


Depuis le début de l’interview, j’ai l’impression de vivre une grande histoire de famille djent…


Le metal en général est plus ou moins une grande famille. Et dans le cas du djent, tout le monde se connaît : tu vas à l’Euroblast, tu connais tout le monde que ce soit les groupes ou les fans. Et l’histoire de Beyond the Dust n’est faite que de rencontres.


Que vous apporte Dooweet qui est un vrai dénicheur de talents (Evenline, 9 Fake Reasons, Psygnosis...) ? Vous sentez vous proche de ces groupes (j’ai l’impression qu’il y a une vrai unité, un vrai esprit familial chez ce label) ?

Tout à fait ! C’est également une coïncidence. Il y a quelques années, je jouais dans un groupe de rock alternatif, Haven8, qui a noué contact avec Evenline. Quand j’ai monté mon projet A-sync, mon chanteur m'a fait rencontrer the Milton Incident autre groupe Dooweet qui cherchait un batteur. Je les ai rencontré à cette occasion. On a sympathisé, ils ont écouté ce que je faisais, ils ont souhaité que je me charge de la production de leur album… Et puis, quand on a terminé notre album, on a eu des propositions sans vraie implication artistique derrière sauf celle de Christophe de Dooweet qui est un vrai passionné.


Que vous a apporté le fait de proposer votre album en streaming intégral ? Avez vous réussi à avoir une plus grande audience ?

Pouvoir dire aux gens : Ecoutez ! Ça fait tellement longtemps qu’on a cet album que je n’en peux plus d’entendre ces morceaux (Rires) !  On voulait être jugé positivement ou négativement sur cet album…


Qu’attendez-vous de cet album ?

On n’attend pas grand chose parce qu’on a finalement fait ce que nous voulions faire c’est à dire faire notre musique et la partager. Maintenant, en étant plus terre à terre, on aimerait le défendre en live.





Mais avez-vous conscience de sortir un des top albums de l’année 2014 ?

Non, absolument pas ! Je me suis juste dit que je tenais dans les mains un album que je rêve de sortir depuis longtemps (Rires)… On n'avait absolument aucune idée de ce que les gens allaient penser que ce soit les anciens fans de la première heure, du premier EP qui n’a rien à voir avec cet album que ce soit les gens de la scène djent. Pour ces derniers, vu que cet album est prêt depuis longtemps, on avait peur qu'il soit périmé parce que beaucoup de choses sont sorties entre-temps et donc que les gens se disent que cet album soit réchauffé, du déjà vu…


"Créer est très dur dans le sens où tout a déjà été fait et surtout dans le djent !"


Mais qui peut se targuer de faire une musique totalement originale ?

Créer est très dur dans le sens où tout a déjà été fait et surtout dans le djent qui est à la base une musique de chambre (Rires) c’est à dire que nous avons tous commencé dans notre chambre devant notre écran d’ordinateur : on utilise tous les mêmes sons, le même matos… C’est une évidence : on sonne tous pareils ! Ce n’est pas une critique négative parce que le son est quand même sympa mais aujourd’hui, rares sont les groupes qui sortent du lot. D’ailleurs, je  recommande aux lecteurs de Music Waves le dernier album de The Contorsionist : en termes de composition, de son, d’ambiances… pour moi, cet album est parfait de A à Z et eux sortent du lot ; je suis jaloux de cet album (Rires) !


Je suppose que vous êtes impatients de jouer à Paris le 18 février ?

On a hâte (Sourire) ! Ces deux dernières années, on a fait très peu de lives pour se consacrer uniquement à l’album et je sais que certaines prestations s’en sont ressenties (Sourire)…


Et comment allez-vous faire pour être prêt ?

Aujourd’hui, être à distance n’est plus vraiment un problème pour pouvoir travailler chacun de son côté…


… mais pour préparer un concert ?

Avant une date, une tournée, on se retrouve pendant une semaine pour ne faire que des répétitions histoire d’être bien en place ensemble. Mais finalement, on connaît tous les morceaux si bien que ces répétitions sont plus un moyen de se souder humainement que musicalement.


Allez-vous adapter vos morceaux pour la scène ?

Il y en a certains que nous aimerions jouer mais qui sont difficiles à reproduire pour l’instant. A l’époque, nous les avions composé à deux guitares, aujourd’hui, je suis seul…


Mais tu disais qu’Andrew est également guitariste…


Oui (Rires) ! Les parties de chant d’Andrew sont compliquées mais cela dit, ce n’est pas impossible (Sourire)… Même si il est très chaud pour le faire, je ne pense pas qu’il joue tout de suite de la guitare sur scène avec nous.

Aujourd’hui, notre set live est prêt avec des morceaux du nouvel album. On a réussi à faire en sorte qu’il n’y ait pas de manque. Comme beaucoup de groupes aujourd’hui, il y aura des samples.

Quand tu as deux guitares, tu as une impression de mur sonore. Il a fallu combler ce manque notamment que je refasse tous mes sons. Il faut d’ailleurs qu’on bosse avec un ingénieur du son qui comprend bien cette problématique et nous aide à ce niveau.

Et en termes d’adaptation des guitares, ça s’est bien passé. Sur scène, je joue les parties que l’on entend. Sur tous les morceaux de l’album, j’ai un nombre incalculable de couches de guitares et sur scène, je joue la guitare principale que tu entends sur le morceau. Aujourd’hui, sur scène, on n’a pas de problème à mettre toutes les guitares cleans dans les samples pour donner une texture, c’est comme si tu avais un clavier finalement…


Et les guests alors ?

La date parisienne s’intègre dans le cadre de la tournée que nous allons faire avec DispersE et Terraform. Ça sera donc une très belle date et je recommande aux guitaristes de venir parce que dans un de ces groupes, il y a un certain Jakub (NdStruck : Żytecki) que je considère comme un des meilleurs guitaristes actuels.


On a parlé de guitares, qu’est-ce que ça fait d’être endorsé par Ibanez ?

(Sourire) C’est le rêve de ma vie ! Je ne te raconte pas le jour où j’ai vu ma tête sur la page des artistes signés Ibanez et pour cela, nous ne remercierons jamais assez Alain Gozzo et Mogar France -qui s’occupe de l’importation d’Ibanez, Tama,- et qui a cru en notre projet…





Cet album va figurer dans bon nombre de top album de l’année, vous êtes tous endorsés… Vous avez la reconnaissance des professionnels que manque-t-il au groupe pour exploser ?

Le metal est un milieu difficile parce que moins accessible à l’oreille. Et nous concernant, on a commencé très fort : notre toute première date était quand même l’ouverture de Periphery et Monuments. On est ensuite parti en tournée avec Sybreed et ensuite Becoming the Archetype. Dans la même année, on a fait énormément de choses…

Par la suite, on a décidé de faire cet album et depuis, il s’est passé énormément de temps, on a eu quelques soucis dans le groupe, on n’a pas fait énormément de dates même si on a eu la chance de jouer avec Protest the Hero, Betraying The Martyrs, Veil Of Maya au UK TechFest… si bien qu’on a perdu tout l’engouement qu’il y avait au début. Aujourd’hui, on repart plus ou moins de zéro. Les gens ont besoin de nous redécouvrir, on verra ce que ça va donner. Très honnêtement, on n’attend rien en particulier, on veut juste montrer ce que l’on a fait tout ce temps et le partager avec vous.


Question traditionnelle de Music Waves, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

J’hésite… En fait, il y en a trois : ouvrir pour Periphery a été incroyable, ma signature chez Ibanez qui a été un rêve de gosse et le jour où j’ai ouvert l’enveloppe dans lequel il y avait notre album. En fait, l’album est fini depuis plus d’un an mais là, quand je l’ai eu dans les mains, je me suis dit "On l’a enfin fait !" : ça me paraissait incroyable ! Enfin, il reste un truc que je veux faire et que je me suis toujours dit que je ferais, c’est d’aller à la Fnac et voir mon album…


… avant qu’elle ne ferme…

Comme le Virgin, c’est vrai...


Au contraire, quel serait le pire ?

Je ne pense pas que ce soit le pire. Sur le moment, c’était horrible mais aujourd’hui, c’est une expérience qui nous a fait grandir et apprendre : ce sont les changements de line-ups ! Toutes les personnes qui sont passées dans le groupe sont devenues des amis, des amis très proches, je pense notamment à Kory ou encore Djej et Anthony Dubois … mais c’est vrai que le jour où ils ont annoncé qu’ils quittaient le groupe, c’était horrible !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Je ne sais pas. Écoute, je crois que tu as fait le tour (Sourire)…


Merci…

Merci d’avoir écouté !


Et merci à Thibautk pour sa contribution...



Plus d'informations sur http://www.beyond-the-dust.com
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
THIBAUTK
19/12/2014
  0
Excellente interview, pour un excellent groupe !!!
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