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TITRE:

THE DEAD DAISIES (15 JUIN 2015)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Quelques heures avant leur prestation en première partie de Kiss au Zenith de Paris et avant de revenir en tête d'affiche le 27 Novembre 2015, Music Waves a rencontré deux légendes du rock...
STRUCK - 03.07.2015 -
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En bonnes stars qui savent se faire attendre, les membres de The Dead Daisies sont arrivés avec une bonne heure de retard au lieu de rendez-vous, en revanche, en parfaits professionnels de l'entertainment, ils nous ont fait vite oublier ce désagrément en jouant le jeu, nous proposant une interview passionnante...


Quelle est la question que l'on vous a trop souvent posée ?


Marco Mendoza : Je dirais d'où vient votre nom "Dead Daisies" ! Non, plus encore, comment est né votre groupe ! Celle-là nous l'avons à chaque fois.


Pour être très honnête, le terme collectif n'est pas usurpé


Voilà une question que nous ne poserons pas. En revanche, votre groupe, très jeune, change énormément au point qu'on vous associe plus à un collectif qu'à un groupe. Marco tu es à la basse, et tu remplaces Darryl Jones depuis peu. Comment travaille votre groupe et va t-il encore évoluer point de vue line-up ?

Marco : Pour être très honnête, le terme collectif n'est pas usurpé. J'ai tout d'abord rencontré David Lowy et Jon Stevens quand nous tournions avec Thin Lizzy et Motley Crüe en Australie et ils m'ont demandé si j'étais intéressé de collaborer avec eux, et j'ai de suite dit oui. C'était tout à fait le genre de musique que je voulais entendre et jouer. Ces influences 70's et 80's m'ont fortement attiré.





Toi John (Corabi) tu as rejoint le groupe en mars, es-tu désormais le chanteur officiel ou Jon Stevens pourraient bien revenir ?

John Corabi : Et bien...

Marco : ... (le coupant) si tu permets je vais reprendre et terminer mes explications et cela répondra également à ta question. Nous avons tous dans ce groupe des projets extérieurs et de nombreux engagements dans d'autres formations. Il se trouve que Jon Stevens en a eu en ce début d'année et, comme d'autres musiciens, il a dû s'éloigner de Dead Daisies. Nous nous sommes alors demandé s'il fallait ralentir le travail ou continuer et John s'est révélé disponible. C'est ainsi que le groupe évolue. Qui sait s'il va garder cette forme ? En tout cas nous voulons poursuivre l'aventure et cela nous convient très bien ainsi.

John : John est un ami à moi, de longue date. C'est un type très investi dans ce qu'il fait, il joue, compose, écrit, il apporte vraiment beaucoup à un groupe et ce qu'il aime avant tout, c'est s'amuser. Je ne lui pique pas sa place, on s'entend très bien, nous formons une famille.





Vous parlez d'amusement, mais nous avons bien là un groupe formé de légendes du Rock. Vous avez joué avec Darryl Jones des Stones, Jon Stevens d'INXS, toi John avec Motley Crue et toi Marco qui as déjà joué avec la moitié de la planète Metal, mais aussi Reed et Fortus des Guns, Brian Tichy de Billy Idol entre autres. Comment parvenez-vous à rester un groupe avec tant d'ego à l'intérieur ?

John : Nous cherchons juste un groupe dans lequel nous voulons tous nous amuser. Chacun d'entre nous a beaucoup d'engagements en dehors et Dead Daisies est un projet sans stress. J'en ai parlé à David Lowy et notre producteur dès le départ. Nous venons et allons sans contrainte ici.


Oui mais cela pourrait être pris, pour nous qui sommes à l'extérieur, pour un combat d'ego ou les uns s'arrachent la place des autres.

Marco : Je comprends mais il nous faut du temps pour fixer tout cela. Cela fait deux ans que nous sommes au travail et le temps de se faire connaître, d’apparaître sur les cartes, avec nos engagements différents, tout cela a nécessité pas mal de mouvement mais nous sommes là, et ce groupe commence à devenir un repère pour nous malgré tout. Nous voulons rester sur le devant de la scène et même s'il doit encore y avoir quelques changements, nous cherchons à nous stabiliser.


Le groupe rencontre désormais un certain succès, vos tournées avec Kiss, Aerosmith ou Bad Company en sont la preuve, les ventes de CD aussi. Comment expliquez-vous un tel succès ? Le public est-il à la recherche d'authenticité ?


John : En tant que chanteur, si je suis connecté aux titres, aux textes, si j'y crois à fond et que je transmets cette implication sur scène, alors le public sera avec nous également car il y croira aussi. Là est l'authenticité. Nous nous amusons sur scène et tout cela y contribue.


Si nous étions dans le milieu pour l'argent ou suivre un effet de mode, nous ne serions plus là aujourd'hui
!




Et peut-on dire qu'avec votre expérience vous ne pouvez qu'y prendre du plaisir et que c'est cela que cherche l'auditeur ?


Marco : Tout à fait. Nous aimons tous la musique et  le plaisir d'être ensemble est présent avant tout.

John : Et les groupes que tu citais et pour lesquels nous avons ouvert comme Kiss ou Skynyrd ou Aerosmith, ils sont là pour se faire plaisir avant tout, comme nous. Si nous étions dans le milieu pour l'argent ou suivre un effet de mode, nous ne serions plus là aujourd'hui.


On sent dans votre musique un côté roots, comme l'aspect Aerosmith du titre 'Mexico'. Pas mal de groupes sont revenus au Hard Rock classique comme Chicken Foot, Black Country Communion, California Breed. Est-ce cette vague qui vous a renvoyés à ce style et poussés à créer Dead Daisies ?

Marco : J'aime ces groupes que tu cites, mais tu sais si tu prends mon Ipad à la maison, j'y ai des milliers de titres et la majorité sont du Led Zep, du Queen, du Grandfunk, Humble Pie... Nous nous échangions des tas de rares enregistrements de tous ces vieux groupes entre membres de Dead Daisies durant les enregistrements et je crois que c'est de là, de tout cela, que vient cet esprit roots dont tu parlais.


Et puis il y a ces éléments Pop comme dans 'Something I Said' ou Funk comme dans 'Get Ready', du Southern Rock et même cette reprise d'Alex Harvey qu'est 'Midnight Moses'. Comment parvenez-vous à proposer une musique aussi variée et qui pourtant fonctionne ?

Marco : Cela tient au fait que chacun est impliqué dans notre groupe, chacun apporte ce qu'il aime et nous ne cachons pas nos influences. Au contraire nous les laissons transparaître dans notre travail et c'est selon moi à cet instant précis qu'arrive l'inspiration.

John : Nous ne cherchons pas de direction, nous laissons couler la musique. Marco est par exemple arrivé avec ce riff pour le titre 'My Time' qui nous faisait tous penser à du Deep Purple. Et bien nous nous sommes dit allons-y ! Jouons cette carte à fond puisque nous sommes tous fans de ce groupe. Et de cette façon, en 30 jours l'album était bouclé de A à Z ! Pas de prise de tête, du plaisir avant tout.




C'est pour cela que ça fonctionne, c'est un album fait avec les tripes…

Marco : Et le cœur ! Tu as raison !


Cet album est donc un hommage à la musique que vous aimez et nous aimons.

Marco : Tout juste! 


Et concernant ta voix maintenant, John, son côté écorché et Rock apporte une combinaison parfaite, entre la puissance et un feeling à l'ancienne. Un peu comme si Steven Tyler rencontrait David Lee Roth. On-t-il été une influence pour toi ?


John : J'ai toujours adoré Steven Tyler, Robert Plant, Steve Mariott (Humble Pie) mais il y a surtout deux chansons que j'ai entendues quand j'étais enfant et qui m'ont fortement touché au niveau du chant, m'ont marqué durablement : 'Oh Darling' des Beatles et 'Golden Slumber' du même album. La voix de McCartney d'abord si douce puis écorchée, je trouve toujours cela incroyable.


Et pourquoi ne pas en avoir proposé une reprise comme le 'Midnight Moses' ici présent ?


John : J'avais déjà fait une reprise de 'Oh Darling' dans le premier album de mon groupe Union. Et même 'Hide Your Love Away' sur un de nos live donc, j'avais envie d'aller voir ailleurs. Le riff de 'Midnight Moses' m'a toujours  impressionné. Nous l'avions testé dans un club à Cuba et (il joue l'intro) ce titre est tellement massif que nous nous devions de le proposer sur l'album.

Marco : Et pour en revenir aux Beatles, nous reprenons en effet 'Helter Skelter' dans notre set. Il faut être stupide pour ne pas aimer les Beatles.


Si le succès n'est pas au rendez-vous, nous aurons tout de même fait ce que nous aimons


Qu'attendez-vous de cet album et de la tournée qui va suivre ?

Marco : Notre tour débute à peine mais nous espérons tourner le plus possible, rencontrer des gens comme vous pour parler de notre musique et que tout cela soit un succès. Et si cela ne fonctionne pas, si le succès n'est pas au rendez-vous, nous aurons tout de même fait ce que nous aimons.

John : Certains groupes aujourd'hui sont signés dans le monde de la musique pour un seul album et puis ils disparaissent. J'ai eu la chance de sortir des albums avec Motley Crue, Ratt, Union, The Scream et  si certains de ces groupes sont attachés à un gros business, ce groupe-ci reste, et je me répète, un vrai moment de plaisir sans pression. Nous faisons de notre mieux, pour l'album, pour le show et si les gens sont contents alors nous avons tout gagné.

 

Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que musiciens ?

Marco : Pour moi, et il y en a eu beaucoup, je dirais sans hésitation de pouvoir donner un concert aux côtés de David Coverdale. Mais j'ai vécu beaucoup de moments forts durant ma carrière, nous pourrions en parler des heures et j'espère qu'il y en aura encore beaucoup à venir.

John : De mon côté je dirais, et ceci concerne chaque groupe avec lesquels j'ai travaillé, d'entendre un titre terminé. Le fait d'arriver un jour avec une idée en tête, et d'entendre un peu plus tard le résultat en studio, c'est un moment magique.





Vous êtes le tout premier groupe à jouer à Cuba depuis la fin de la guerre froide. Participer à une telle évolution culturelle doit vous rendre fier également.

John : Oui nous sommes fiers d'ouvrir ce genre de portes et aimerions vraiment y retourner pour donner plus de shows encore.


Nous avons débuté cette interview par la question que l'on vous a trop souvent posée. Quelle serait celle que vous souhaiteriez que l'on vous pose ?

Marco : Oh mon dieu ! A la question "Pourquoi' je répondrais "Pourquoi pas" (Rires) !


Merci

Marco : Merci à toi pour cette interview très intéressante...









Merci à Noise pour sa contribution et Mr Blue pour sa retranscription fidèle...



Plus d'informations sur http://thedeaddaisies.com
 
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