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TITRE:

MAX PIE (07 JUILLET 2015)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Avec "Odd Memories", Max Pie nous revient vraisemblablement avec son meilleur album à ce jour. L'occasion rêvée pour Music Waves de faire le point pour connaître les raisons de cette montée en puissance progressive...
STRUCK - 11.09.2015 -
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Il est des rencontres marquantes où l'échange dépasse largement le cadre l'interview promotionnelle ... La rencontre avec Tony Carlino est de celles-ci ! Nouvelle rencontre avec le leader de Max Pie et ancien boss du PPM Fest pour un large tour d'horizon concernant la vie de notre ami... 


Max, nous t’avons rencontré il y a un an environ au sujet du PPM Fest, à l’époque rien ne laissait présager que le festival s’arrête après l’édition 2014. Que s’est-il passé ? Manque du soutien de la ville de Mons ? Lassitude par rapport à un public parfois difficile à motiver, ou fatigue vis-à-vis de la lourdeur de l’organisation et de la concurrence féroce des autres festivals ?


Tony Carlino : Il n’est aucunement question de concurrence féroce des autres festivals. C’est plus une lassitude et la lourdeur du boulot qu’un tel festival nécessite.
S’entourer de personnes fiables n’est pas toujours évident : il y a beaucoup de personnes de bonne volonté qui s’engagent et qui ne s’étaient pas rendu compte de l’ampleur du travail… Et de mon côté, j’avais de moins en moins de temps, entre le groupe, la musique, femme et enfants (Rires)…


As-tu des regrets suite à cet arrêt subit ?

Tony : Non parce que de mon côté, c’est un vrai choix dans le sens où la gestion d’un tel événement est tellement lourd qu’à un moment donné, si tu n’as pas réussi à t’entourer des bonnes personnes qui font réellement faire le taf, il y a trop de boulot pour une seule personne - en l’occurrence moi -, et donc plus aucun plaisir.
En ce qui me concerne, ma dernière année, je n’ai eu strictement aucun plaisir, ce n’était que du boulot ! Et comme je te l’avais dit l’an dernier, ce festival était un festival passion et non business. Et comme je n’avais plus de plaisir, la passion disparaît également… je n’avais plus d’intérêt à continuer !





Au sein de Max Pie avec tes collègues, est-ce que cette casquette de patron de festival, qu’on devine très prenante, a pu poser soucis quand à son implication avec Max Pie ? En fait est-ce que le PPM Fest aurait pu mettre à terme le groupe et sa participation en son sein en danger ?

Tony : Complètement ! Quand tu organises un tel festival où tous les groupes veulent venir jouer, c’est dur de faire comprendre aux musiciens avec lesquels je joue dans Max Pie qu’ils ne peuvent pas jouer à chaque fois. Et quand finalement on joue, le chanteur n’est pas là pour répéter, il retire juste sa casquette de boss du festival 5 minutes de monter sur scène et la remet aussitôt le set terminé.


Vous en avez discuté au sein du groupe ?

Lucas Boudina : On n’en a pas vraiment discuté. On savait juste que c’est énormément de boulot ! La dernière édition, je l’ai à peine vu : il courait partout (Sourire) !


Mais imaginons que Tony ait su s’entourer et que le festival ait continuaé, penses-tu que l’avenir de Max Pie se serait assombri ?

Lucas : Je ne le voyais pas ainsi. Si le PPM avait dû prendre de l’ampleur, cela aurait signifié que l’organisation aurait été un peu plus efficace et du coup, il aurait peut-être pu endosser la casquette aussi bien du manager du festival que chanteur de Max Pie.

Tony : Très bonne réponse (Rires) !


Max Pie à présent, est-ce que le fait d’être soulagé de la charge du festival t’a permis de mieux se consacrer à "Odd Memories", je me souviens que tu m’avais dit le groupe n’avait eu que 5 jours pour faire l’essentiel du travail sur ‘Eight Pieces’ ?

Tony : Tu as tout à fait raison ! Nous aurions pu être soulagés mais malheureusement, nous sommes de gros fainéants et nous avons pris cette habitude de "faire à l’arrache" et cet album l’a également été (Rires) ! En revanche, il n’a pas été fait en 5 jours. Pour ma part, j’ai eu droit à une dizaine de jours pour faire les textes, les chants et les enregistrer.

Pour être totalement honnête, on s’est rendu compteà un moment donné qu’on avait une deadline à respecter par rapport au label et au studio. Mais aujourd’hui, nous avons parfaitement pris conscience de cela ,et si la pression nous a permis de faire de belles choses, avoir un peu plus de temps c’est quand même plus cool (Rires) !





Peut-on dire que vous allez être moins fainéants pour le prochain album ?

Tony : J’espère !

Lucas : Et cela dépend aussi de l’accueil qui sera fait à cet album.


Malgré tout, on ne peut pas tout mettre sur le dos de la fainéantise. Tu évoquais une sortie en Septembre 2014, l’album arrive maintenant, ce retard est dû à une volonté de soigner les choses ? Et un single d’une cover devait arriver, or il me semble ne rien avoir vu passer, cela a été retardé pour ne pas avoir trop de sorties en même temps ?


Tony : En fait, cela est dû à l’emploi du temps de Simone (NdStruck : Mularoni de DGM et Empyrios) qui n’avait pas de disponibilité.


Mais vous n’auriez pas pu travailler avec quelqu’un d’autre ?

Tony : En fait, travailler avec Simone est un choix parce que c’est un ami… Et finalement, cela tombait plutôt bien puisqu’en septembre, nous n’étions nous-mêmes pas prêts : je crois que seulement trois morceaux étaient à moitié faits… Bref, le fait que Simone ne puisse pas s’occuper de nous avant janvier nous arrangeait bien (Sourire) !


Question organisation, allez-vous changer des choses pour éviter de travailler sans la pression ?

Tony : Pour cet album, nous souhaitions que tout le monde compose et finalement, ça n’a pas très bien fonctionné. Selon moi, nous n’avons pas trouvé la bonne formule pour que tout le monde compose.


Et pourquoi ?

Lucas : Nous avons des influences différentes, nous n’avons pas la même façon de composer la musique… Nous avons essayé de tous composer mais on s’est très vite aperçus qu’à vouloir tous composer…
Tony : … cela nous prend beaucoup plus temps !


Et que finalement la réponse à la question est dans l’âge du groupe qui est jeune et qui n’aurait pas trouvé ses marques ?


Tony : On a une façon de travailler qui est relativement claire : pour l’instant, c’est Damien -le guitariste- qui amène 80% des morceaux et chacun apporte sa patte même si je dois lui refaire faire certaines choses puisqu’il a la fâcheuse tendance à oublier qu’il y a du chant (Rires) !
Cette façon de travailler fonctionne très bien dans Max Pie mais l’idée était de rendre notre musique plus riche en faisant en sorte que les musiciens n’apportent plus seulement des arrangements mais aussi des idées. Mais n’ayant pas du tout expérimenté cette façon de travailler préalablement, au moment de commencer c’est à dire en octobre, nous nous sommes rendu compte que nous étions trop proche de la deadline pour continuer dans cette voie. Si bien qu’en novembre, nous sommes revenus à notre façon de travailler traditionnelle.


Max Pie est un groupe qui doit travailler dans l’urgence : on a besoin de cette pression !



Il semblerait que vous souhaitiez réellement changer de formule ... En revanche, ne craignez-vous de remettre en cause cette "recette de l’urgence" qui a fait ses preuves avec "Eight Pieces" et aujourd’hui "Odd Memories" ?

Tony : En fait, je pense que Max Pie est un groupe qui doit travailler dans l’urgence : on a besoin de cette pression ! Malgré tout, à l’avenir, nous souhaiterions avoir un recul avant de proposer un morceau. En clair, nous souhaiterions que tous les morceaux soient terminés et qu’il nous reste un peu de temps -un mois et demi- pour les écouter, les digérer et peut-être changer des petites choses.


Mais ce recul n’est pas le travail du producteur en l’occurrence celui de Simone ?

Tony : Oui, il pourrait mais Simone n’intervient pas du tout…


Cela signifie peut-être qu’il n’y a rien à changer sur vos morceaux ?

Tony : Sûrement mais je pense que Simone a beaucoup trop de respect pour nous pour nous dire que notre travail est mauvais et nous avons beaucoup de respect pour lui envoyer quelque chose qui n’est pas bien (Rires) ! Quand on lui envoie quelque chose, on sait déjà ce qu’on veut et de son côté, sans qu’on lui demande quoi que ce soit, il sait déjà ce qu’il va faire ! Nous sommes parfaitement sur la même longueur d’onde (Sourire) !


L’album à présent, on l’a attendu mais cela valait la peine, notre chronique en est l’écho. Musicalement je sens une certaine évolution, les aspects plus power ont été mis de côté au profit d’un métal progressif pur et dur, comment expliques-tu cette volonté d’évoluer ? On y retrouve à la fois des aspects empruntant à Symphony X qu’à Evergrey pour cette capacité à sonner progressif mais aussi métal, que penses-tu de ces comparaisons ?

Tony : On sait que nous sommes dans ce créneau. Tout le monde va faire ce genre de comparaisons et nous avons besoin de ça. J’écoute et découvre de nouveaux  groupes parce que j’ai vu qu’ils étaient comparés à tel ou tel groupe.


Il est clair que nous n’avons rien inventé. Je pense que ça fait longtemps qu’on n’invente plus rien. Malgré tout, il est important de réussir à créer sa propre identité.


J’aime ta réponse aux antipodes des groupes qui refusent qu’on leur colle des étiquettes…

Tony : Il est clair que nous n’avons rien inventé. Je pense que ça fait longtemps qu’on n’invente plus rien. Malgré tout, il est important de réussir à créer sa propre identité. Les comparaisons avec Symphony X, Dream Theater, Evergrey … je les assume avec plaisir mais ce qui me fait encore plus plaisir, c’est qu’on me dise qu’on a notre propre identité.


Et cette identité justement, quelle est la patte Max Pie selon vous ?

Tony : Notre patte est nos influences…

Lucas : Nous venons tous d’horizons différents, on écoute des musiques différentes : le batteur est très rock progressif et notamment Genesis, je suis plus branché rock’n’roll bluesy voire blues, le guitariste est plus dans le power…

Tony : Max Pie est la réunion de nos univers !





Sans renier les qualités des deux premiers disques, "Odd Memories" est l’album de la maturité, certes c’est un cliché aussi vieux que le rock de dire cela mais c’est une évidence. Le fait d’avoir pris le temps de le travailler a dû aider ?

Tony : La maturité justement (Rires) ! Même si nous n’avons pas vraiment tous bossé dans les compos, nous voulions qu’elles soient plus accessibles et l’idée était qu’il y ait des refrains entêtants, catchy et groovy sans oublier l’aspect prog qui permet de ne pas lasser en écoutant le morceau puisqu’on découvre à chaque écoute, de nouvelles choses.


En tant que musiciens, avez-vous senti au moment de l’écriture et de l’enregistrement que vous avanciez dans la bonne direction ?


Tony : Comme je te l’ai dit auparavant, nous n’avions aucun recul et je vais t’avouer que trois semaines après avoir reçu le mix final, je ne savais toujours pas si l’album était bien ou pas.

Lucas : Cette façon de travailler est vraiment intensive, j’ai passé des jours cloitré pour enregistrer mes lignes de basse…

Tony : …tout en sachant pas ce qui serait chanté dessus : ils ont découvert les lignes de chant au moment du mix final !


Cela témoigne d’une certaine confiance mutuelle…

Tony : Tout à fait !

Lucas : Je suis arrivé dans le groupe en octobre dernier et je dirais qu’on a vraiment appris à se connaître cette année : à jouer ensemble, à penser dans une direction commune…. Ca a mis du temps mais je pense que c’est ce qui explique que l’album soit si efficace alors qu’il a été fait sur une période de temps si courte.


Quelque temps après la fin êtes-vous satisfaits complètement du travail accompli avec le recul ? De plus les retours presse sont bons, cela doit être un grand plaisir ?

Tony : Je reste persuadé que si nous avions eu un temps de recul supplémentaire, nous aurions encore changé et amélioré certaines petites choses. Nous aurions pu gommer certains défauts et peut-être aller plus loin sur certaines choses. Et je reviens à cette notion de recul, nous avons quatre cerveaux mais nous n’avons pas échangé ensemble afin de donner un avis commun sur le travail de chaque membre.


Sur les aspects techniques, Tony, tu as lui aussi pas mal progressé, est-ce que le fait d’avoir travaillé avec nombre de musiciens par rapport au festival t’as permis de peaufiner ta technique vocale ?

Tony : Je ne pense pas avoir progressé….


Mais pourquoi avons-nous cette impression ?

Tony : Parce que j’ai eu 5 jours de plus (Rires) ! Et en plus, j’avais une angine au moment d’enregistrer (Rires)... Pour les growls, ça m’a certainement aidé ! Mais je pense également que j’étais un peu plus reposé, c’est une évidence : le fait de ne pas avoir le PPM dans les pattes aide forcément !
Même si nous n’avons pas passé énormément de temps dans la compo, il y a eu une réflexion. Dans l’album précédent, il y a eu des choses, qui au bout du compte, ne m’ont pas réellement plu et j’ai essayé de les gommer.
Je viens de l’univers Mercyful Fate, Raven… parfois thrashy où j’allais chercher que des notes très hautes… et au fur et à mesure du temps, je me suis élargi au niveau de la voix et des styles musicaux… et je pense que j’ai encore plein d’autres choses à faire !

Malgré tout, le genre de commentaire que tu viens de me faire me fait très plaisir malgré tout, d’autres personnes estiment que le chant est le point faible car il est trop typé et dans ce cas : soit ça plait ou non !


L’autre grand gagnant de ce disque c’est Damien, que ça soit aux claviers ou à la guitare il accomplit un travail énorme et en s’éloignant de ses bases metalcore. On voit s’éveiller un excellent musicien de progressif qui n’a rien a envier aux meilleurs du genre. Comment juges-tu cette évolution, c’est toi qui l’as fait s’ouvrir au progressif de la sorte ?

Tony : Non ! Même si Damien est un geek qui vient du classique et qui a joué du classique, c’est quelqu’un qui écoute beaucoup de choses : il écoutait plein de groupes prog et power bien avant de me connaître. Je pense seulement avoir réveillé et permis de mettre en avant ces aspects qu’il avait déjà en lui.
Mais c’est un fait, Damien a fait un super boulot : c’est une personne très minutieuse qui aime bien finir ce qu’il commence et ensuite, passer à autre chose très rapidement.



L’album semble être un concept autour de la mécanisation de l’être humain et de son enchainement aux technologies modernes, suis-je dans le bon thème et si oui, avez-vous été inspirés par l’histoire racontée par Queensrÿche dans "Operation Mindcrime" ? En effet la tête du personnage de dos comporte dans sa chevelure un symbole qui me rappelle le logo du groupe américain ?


Tony : Oui et non ! Si tu regardes le symbole tribal que tu vois, il existe depuis le début de Max Pie et il n’a rien à voir avec le logo de Queensrÿche.
Malgré tout, "Operation Mindcrime" est clairement un album marquant mais si elle a influencé "Odd Memories", c’est inconscient !
Et finalement, l’idée de l’univers de "Odd Memories" - qui n’est pas un concept album dans le sens complet du terme c’est à dire des morceaux qui tournent autour d’une histoire, dans le cas présent, ce n’est pas le cas, tous les morceaux sont indépendants - est celui de l’intelligence artificielle, la biomécanisation…

Lucas : C’est un sujet d’actualité qui m’a personnellement énormément inspiré.

Tony : C’est vraiment un thème sur lequel nous avons réfléchi.





Il semblerait que le thème vous inspire, pouvons-nous nous attendre à un approfondissement dans le futur à la façon d’un Fear Factory qui décline chacun de ses albums sur le thème de la confrontation homme/ machine ?

Lucas : Je ne sais pas mais je pense que c’est un thème parmi d’autres qui nous a certes inspiré sur le moment et qu’il nous a semblé intéressant d’approfondir : le côté conscience de l’humain concernant la limite entre l’homme et la machine. Sur la pochette, l’homme est câblé et aujourd’hui, nous le sommes réellement tous les jours en wi-fi !


Pensez-vous que c’est une bonne ou une mauvaise chose ?

Tony : Nous ne posons juste que des questions, n’avons pas la prétention d’avoir les réponses…
Malgré tout, si tu les lis les paroles de 'Cyber Junkie', il y a parfois une addiction qui devient parfois malsaine.
Il est clair qu’au niveau de l’information, des nouvelles technologies, c’est un plus indéniable pour l’Humanité. Malheureusement, certaines personnes ne vivent plus que par ça ou à travers ça, et là, nous sommes face à un vrai problème parce que dans ces conditions, tout devient artificiel et donc, sans réelle existence… D’où notre question, où se situe la limite ?

Lucas : Rien que poser la question permet une prise de conscience…


Avant de se quitter, quelle est la prochaine étape ?

Lucas : Le 11 septembre, nous jouons au Raismes Fest avec notamment Freak Kitchen puis le 26 septembre, le Secret of Metal… On a un concert à l’Alhambra à Mons…

Tony : On parle d’une tournée en Automne en Russie…


Et pour les Parisiens que nous sommes ?

Tony : Nous sommes actuellement en discussion avec quelques gros groupes pour des tournées à partir d’octobre mais à ce jour, rien de réellement finalisé.


A ce propos, est-ce que la casquette de boss du PPM Fest t’aide à placer Max Pie ?

Tony : Ca pourrait certainement aider mais c’est quelque chose que je n’utilise pas et que je ne souhaite pas utiliser. Et dans quel but finalement ?


Eh bien, lors du dernier PPM, la tête d’affiche était Evergrey, il paraîtrait logique aussi bien en termes de style musical que de connexions, que Max Pie assure des premières parties d’Evergrey ?

Tony : Tom est plus un pote…


… justement !

Tony : Mais c’est déjà le cas, quand on échange ensemble et qu’il a une date sur laquelle il peut nous placer, je pense qu’il le fera.


On ne sera donc pas surpris de voir Max Pie en première partie de la prochaine tournée d’Evergrey…

Tony : La tournée complète, certainement pas mais quelques dates, certainement…
Malgré tout, grâce au PPM, certaines personnes comme Andy de Vanden Plas, Mattias de Freak Kitchen… sont devenus des amis et sont restés dans mon " cercle".


On peut donc s’attendre au meilleur pour l’avenir de Max Pie…

Tony : Oui mais les discussions actuelles ne concernent pas ces groupes (Sourire)…


Mais ils repasseront…

Tony : Tout à fait ! Il y a pas mal de choses en route niveau concerts mais aujourd’hui, dans la musique, il y a un business qui est en train de s’installer qui consiste à faire payer le groupe pour qu’il joue et c’est quelque chose contre laquelle nous sommes opposés : si nous avons pris notre parti de ne pas gagner d’argent avec la musique - nous ne faisons pas ça pour gagner notre vie mais par passion - en revanche, payer pour jouer est extrêmement malsain !


Et quelles sont vos attentes finalement ?

Tony : Jouer un maximum pour faire découvrir notre musique. Je pense que très peu de gens nous connaissent et on a besoin d’être découverts, ce qui reste la chose la plus difficile.





Quoi qu’il en soit, vous êtes connus sur Music Waves qui vous suit depuis vos débuts, reste à élargir cet horizon…

Tony : Exactement, nous sommes sur un créneau et il y a des sites comme Music Waves qui nous soutiennent et ça, c’est vraiment fantastique parce que d’autres groupes qui méritent certainement plus que nous n’ont même pas cette opportunité. Nous sommes conscients de cette chance mais nous ne sommes pas encore sortis de ce créneau et la difficulté réside à passer ce cap.


Merci


Max Pie : Merci à toi !


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.maxpie.be/
 
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