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Gohelle Fest 2015 - 1ère Journée - 04 Septembre 2015


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
HEAVY METAL

Pour sa 2è édition le Gohelle Fest se déroule sur deux jours et propose nombre de formations de qualité. Cette première journée va le confirmer avec la présence de pointures dans des genres très variés, du folk au death métal en passant par le hardcore.
NOISE - 15.09.2015 - 26 photo(s) - (0) commentaire(s)

Fort d’une très belle première édition, la venue de Kreator, Napalm Death ou encore Loudblast avait attiré pas mal de public, le Gohelle Fest est de retour en ce début Septembre mais cette fois sur deux jours, preuve de la volonté des organisateurs de pérenniser leur festival en dépit d’une concurrence assez rude. On pense bien sûr au Fall Of Summer dans un créneau musical identique et qui se tient non loin de là, en région parisienne.

C’est donc le week end des 4 et 5 Septembre que la communauté métallique nordiste et même d’ailleurs en France et en Europe s’est donné rendez-vous dans la ville de Loos-en-Gohelle pour prendre une bonne décharge de décibels avec une affiche très forte, comprenant nombre de formations établies en métal extrême sous toutes ses formes.

 

Le cadre du festival est toujours aussi agréable avec une salle spacieuse, des gradins pour profiter des concerts avec confort, des stands en grand nombre et une équipe gentille, motivée et toujours à la disposition des festivaliers avec le sourire. Il faut aussi signaler la belle initiative prise par les organisateurs qui permettent aux festivaliers de découvrir la région chaque matinée avec une visite du Louvre Lens ou encore des terrils miniers tout proches. L’idée d’associer culture locale et musicale est excellente et a ravi nombre de personnes qui ont profité de cette opportunité.

 


La journée du vendredi débute en milieu d’après-midi avec Yrzen. Originaires d’Amiens les musiciens proposent un death métal teinté de folk et de symphonique. Fort d’un album, "Fimmrot", de très bonne tenue sortie en 2013, le groupe va mettre du cœur à l’ouvrage pour convaincre un public encore assez restreint mais curieux et avide de découvertes. Servi par un son s’améliorant au fur et mesure du concert Yrzen nous propose un set percutant et convaincant, notamment grâce à la pêche de son chanteur. De plus quelques passages plus mélodiques dans certaines chansons permettent d’aérer le concert et de transcender la musique du groupe.

 


Un petit changement de dernière minute a lieu ensuite, suite à l’annulation de Benighted pour cause d’accident du batteur, les lillois de Nirnaeth les remplacent au pied levé. Œuvrant dans un black death glacial ils sont de retour après une pause dans leur carrière et un nouveau batteur en leur sein. Servi par un son puissant et clair, qui permet de savourer la puissance du groupe sans être assommé, ils vont sauter sur l’opportunité de ce concert pour se rappeler au bon souvenir de leurs fans et se connaitre des autres personnes présentes. L’ensemble est classique en matière de black death mais il est redoutable d’efficacité. Le groupe, malgré l’heure peu propice à ce genre, réussit à instaurer une ambiance glaciale très prenante et parvient  à largement convaincre le public de ses fortes qualités. Après un concert aussi bon il faut espérer revoir rapidement le groupe sur scène et dans les bacs pour un troisième album.

 


Avec M:Pire Of Evil le Gohelle Fest frappe un premier grand coup. Le groupe est formé de deux ex-membres de Venom, Mantas, le fondateur de la légende anglaise, et Demoliton Man, chanteur lors du départ de Cronos en 1989. On signalera que les deux musiciens ont en parallèle un autre groupe, Venom Inc, qui se concentre uniquement sur le répertoire de Venom. On peut donc être surpris de voir M:Pire Of Evil encore en activité alors qu’il œuvre sur la même idée de base que Venom Inc. Cela étant personne ne va bouder son plaisir et trop se poser questions pendant ce bon concert. Les musiciens nous proposent 13 titres avec pas moins de 8 reprises de Venom. Les 5 autres venant de leurs deux albums studio, sortis en 2012 et 2013. Et il est très plaisant de retrouver cet esprit du début des années 80 à l’écoute de ce concert. Mantas brille particulièrement à la guitare, il prend la pose avec un plaisir réel et distille riffs et soli avec un talent certain sans que le poids des années ne l’ait atteint. Son compère au chant assure également de belle manière, il n’a certes pas le charisme de Cronos mais il se montre au niveau avec un ton vocal proche du hurleur de Venom. La set-list va s’avérer aussi très intéressante avec les classiques de Venom bien sûr, ‘Welcome To Hell’ ou ‘Black Metal’, mais aussi avec 3 extraits de "Prime Evil" de 1987, ‘Carnivorus’, ‘Parasite’ et ‘Blackened Are The Priests’, que tout le monde est ravi de retrouver en live. Enfin les extraits des albums de M:Pire Of Evil, comme ‘Demone’ ou ‘Taking It All’ sont sympathiques - certes cela est très proche de Venom, mais l’esprit noir est là, et ils sont appréciés avec plaisir par le public. Tout cela nous a donné un bon concert, un peu nostalgique mais d’excellente qualité, et  qui a permis à tout le monde de faire un bond sympathique dans le passé.

 


On change ensuite radicalement de style avec les français de Tagada Jones. Le groupe a son noyau dur de fans qui les attend avec grande impatience dans une salle qui se remplit correctement mais qui au vu de sa grande taille, parait un peu vide par endroits. Évoluant dans un hardcore teinté de punk et de métal, le quatuor est une valeur sûre depuis plus de 20 ans, et un monstre scénique qui sait mettre le feu en un rien de temps. Et Tagada Jones va être fidèle à sa brûlante réputation. Basant son concert sur ses albums récents, "Descente Aux Enfers" et "Dissident", il propose une prestation haute en couleurs et nous confirme que le temps qui passe n’enlève rien à sa hargne. Le ton est toujours aussi engagé et rebelle, le chant clair et puissant permet de bien saisir la force des textes du groupe. Au final Tagada Jones, dans un contexte métallique à priori peu favorable, a parfaitement réussi son coup et a convaincu une très grande partie du public de la haute qualité de sa musique et de sa force scénique qui n’a rien à envier aux formations métalliques extrêmes.

 


Le ton change encore fortement avec l’arrivée d’Eluveitie. Les Suisses surfent sur la vague du succès depuis quelque temps et sont attendus par un grand nombre de personnes présentes. Il faut dire que leur folk métal mêle parfaitement aspects extrêmes et aspects mélodiques. Le groupe très présent sur les routes a su grimper les échelons pour devenir une des formations les plus populaires du genre, un œil sur leur imposant stand de merchandising suffit pour s’en convaincre. Le groupe va ainsi nous délivrer un excellent concert d’une heure et demie avec un son parfait qui permet de savourer chaque instrument, du violon à la guitare en passant par la vielle à roue.

 


Basant son concert sur des deux derniers albums, "Helvetios" avec 7 chansons et "Origins" avec 3 titres, le groupe va remporter la mise auprès d’un public bien nombreux et sous le charme des mélodies folk. La force du groupe est bien d’arriver à mixer puissance et mélodie, le début du concert avec ‘King’ et ‘Nil’ ne fait guère de quartier puis au fur et à mesure le chant féminin d’Anna Murphy nous entraine dans au cœur des forêts et des montagnes. A ce titre ‘The Call Of The Mountains’, chanté en français, fait un triomphe avec son refrain imparable et sa mélodie entêtante. Ensuite avec ‘Omnos’, ‘Neverland’ ou encore ‘A Rose For Epona’, Eluveitie emporte la mise avec classe et efficacité. La fin de concert est royale avec ‘Havoc’ et ‘Alesia’ et conquiert tout le monde. Clairement Eluveitie est un nom qui compte bien au-delà du folk métal, et il a proposé un concert digne d’une tête d’affiche.

 

Cette tête d’affiche est une légende du death métal mondial, Obituary est très attendu par la frange extrême du public, la longue file d’attente lors de la dédicace du groupe le prouvant amplement. Clairement avec un groupe de cette trempe et auteur récemment d’un "Inked In Blood" explosif, le Gohelle Fest frappe fort et s’apprête à conclure sa première journée avec classe et férocité. Et pourtant Obituary va proposer un concert en demi-teinte, déjà il ne jouera qu’à peine une heure, loin de ce qui était annoncé sur le programme. Et surtout le groupe semble peu concerné et motivé, John Tardy en particulier. Le chanteur met un temps fou à arriver en début de concert puis prend de longues pauses entre chaque morceau et ne communique guère avec un public pourtant prêt à lui manger dans la main. Mais et heureusement quand le groupe joue il le fait avec un talent certain et une pêche énorme. Le poids des ans ne semble pas atteindre les membres du combo qui se déchainent avec furie sur chaque titre. Obituary ne fait pas de quartier et frappe fort et méchamment, laissant groggy la frange du public peu habituée à un death métal aussi purement violent. Car des pépites comme ‘Back To One’, ‘Intoxicated’ ou encore le référentiel ‘Slowly We Rot’ restent des monstres de brutalité même des années après leur création. Du côté des nouveautés, ‘Violence’ et ‘Inked In Blood’ montrent que le groupe reste un mastodonte dans la galaxie death brutal. Auteur d’un concert glacial Obituary a convaincu ses fans tout en nous laissant un peu sur notre faim du fait d’une durée de concert un peu courte.


 

Cela étant le bilan de la journée reste très positif. Certes on aurait aimé croiser plus de monde dans la salle mais les 6 groupes au programme ont ravi le public présent et ceci dans des styles très variés. Tout le monde repart donc enchanté et prêt au combat pour une journée de samedi qui s’annonce encore plus explosive.



Plus d'informations sur http://www.eluveitie.ch
 
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Pour sa deuxième journée le Gohelle Fest a mis les petits plats dans les grands avec une affiche faisant la part belle à de très grandes formations extrêmes.

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