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TITRE:

GENERAL LEE (09 OCTOBRE 2015)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARDCORE



Music Waves serait-il masochiste ou verserait dans le syndrome de Stockholm ? Toujours est-il que bien que malmené par un album qui prend un malin (malsain ?) plaisir à flirter avec les extrêmes, votre webzine a voulu en savoir plus sur General Lee...
STRUCK - 14.10.2015 -
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Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Celle-ci (Rires)


Allez on va la faire quand même, le nom du groupe : faut-il voir un hommage au militaire du même nom ou à la voiture vedette de "Sherif fais-moi peur" ?

Plutôt à la voiture, il y a d’ailleurs un petit clin d’œil dans notre nouveau clip 'Fuel Injected Suicide Machine'





Les références aux films de série B / Western spaghetti, semblent nombreuses dans votre dernier album. Peut-on parler de concept-album ?


On avait composé deux titres lorsqu’on a commencé à parler de l’orientation de l’album. Les compositions sont brutes, spontanées, le but était de se faire plaisir en live et prendre des libertés avec les chansons … et ça colle plutôt bien avec l’esprit rock’n’roll des b-movies


On va sans doute laisser pas mal d’amateurs de "Hannibal" et de "Roads" sur le carreau mais on s’amuse bien plus dans cette configuration.


Votre dernier album nous est apparu "jusqu’au boutiste". Est-ce que la recherche d’une certaine forme de violence extrême est un objectif clairement affiché par le groupe ?

Si tu veux parler du larsen permanent qui vrille les oreilles lorsque tu écoutes l’album au casque et qui rend l’écoute assez éprouvante, je dirais oui (Rires).
Plus sérieusement, on a voulu enregistrer la bande son d’une course poursuite dans le désert et forcément, ce genre de périple n’est pas de tout repos. Après on n’est pas Agoraphobic, Noisebleed ou Merzbow non plus, on est en partie les mêmes types qui ont enregistré "Roads" (Sourire).
Par contre, on est clairement revenus aux racines plus rock’n roll hardcore des débuts du groupe sur cet album. Déjà car on en avait vraiment marre de jouer une succession de morceaux lents en live et ensuite parce que deux jeunes chiens fous en la personne d'Alex et Florian nous ont rejoints à la guitare et à la batterie et ils avaient faim de violence. Ça donne "Knives Out,  E verybody !" un album bien plus immédiat, enregistré dans l’urgence, les tronches collées aux amplis pour un résultat plus proche du bordel que l’on fait maintenant en live.
Ça a été un sacré challenge de venir à bout de la bête. On va sans doute laisser pas mal d’amateurs de "Hannibal" et de "Roads" sur le carreau mais on s’amuse bien plus dans cette configuration.


Quelles sont les limites que s’impose le groupe ?

On ne s'est pas posé ouvertement de limites … Ou s'il fallait vraiment en trouver une, ça serait l’état des oreilles de Clément Decrock du Boss Hog studio avec qui on a travaillé. Sans se dire "là on va trop loin", ni "il faut aller encore plus loin", on a juste enregistré ce qui nous parlait à ce moment-là.


Comment s’organise le partage des tâches entre les 3 guitaristes ? Est-ce à celui qui fait le plus de bruit, ou bien les choses sont-elles clairement définies ?

Les parties guitares sont évidemment définies, ce n’est pas le même genre de parties guitare comme il y a pu en avoir sur "Hannibal Ad Portas" ou "Roads". Elles sont suffisamment similaires pour pouvoir nous permettre de nous amuser encore plus en live, quitte à abandonner l’instrument sur scène.


Vous avez organisé une campagne d’appel à financement pour cet album. Quels enseignements en tirez-vous ?


On remercie du fond du cœur toutes les gentilles personnes qui nous ont aidés à financer l’album car sans elles, on aurait eu bien du mal à retourner en studio. Et on s’excuse sincèrement auprès d’elles car on a dû faire face à une multitude de problèmes qui nous ont mis quasiment trois mois dans la vue niveau retard d’envoi des lots. Ca a été un réel stress car on était redevables à 200%.
Par chance, mis à part deux trois râleurs, les contributeurs ont été tous très compréhensifs. On est chanceux de se savoir soutenus, que toutes ces personnes nous suivent les yeux fermés, avant même d'avoir pu jeter une oreille à ce qu'on pouvait produire.


Si j’évoque une proximité avec les univers de Neurosis et Crowbar, Down ou Cancer Bats, est ce que je suis dans le vrai ?


En tout cas, on ne le voit pas comme ça… On écoute vraiment de tout dans le groupe, on est vraiment très ouverts mais l’album collerait plus à nos yeux dans un univers entre The Chariot, Converge et Every Time I Die.


Vous avez des invités sur votre dernier album (Vincent Peignart- Mancini (AqME), Alex Diaz (The Prestige) et Manon Hlldr (The Shiny Deers)). Comment ces collaborations ont-elles vu le jour ? Est-ce une coïncidence qu’il ne s’agisse que de chanteurs et non des instrumentistes ?

On n’a pas vraiment pensé au featuring instrument même si dans l’album, il y a un passage à deux batteries avec Clément Decrock, l’ancien batteur de General Lee.
Par contre on avait déjà plus ou moins parlé de feat chant sur "Raiders", et on a concrétisé cette envie dans "Knives Out Everybody !". La vraie ligne directrice de cet album, c'est de se faire plaisir, et inviter les potes à chanter / jouer avec nous, ça c'est fait tout seul pour le coup.
On connaît Manon depuis plusieurs années, elle a vraiment du talent et on a voulu jouer sur le contraste de  la douceur de sa voix avec le côté malsain de la musique.
Avec Vincent, on voulait ajouter une touche plus rock'n'roll sur 'Hellbound On VHS', et pour Alex, on voulait quelqu'un pour jouer sur la dualité de 'The Beast Inside'. Ils ont tous été vite branchés par les idées et ont été des amours pour nous enregistrer tout ça comme des champions.


Qu’attendez-vous de cet album ?

Tout simplement qu’un maximum de gens l’écoutent et que ça leur donne envie de venir voir ce que Genreal Lee donne en live. On n’est pas avares en énergie et avec un public bien déchaîné et participatif, c’est encore mieux.


Quelle est la prochaine étape ?

On n’a pas prévu de se remettre à composer pour le moment, comme l'album vient de sortir. Place à un maximum de concerts. D’ailleurs on travaille sur un gros projet de tournée dont vous entendrez sûrement parler d’ici la fin d’année.


La chronique de Music Waves conclut par "Vous l’avez compris, ce "Knives Out Everybody !" laisse un souvenir douloureux, marquant et impérissable. Car ce disque est une expérience ! Et je suis intimement persuadé que des auditeurs un peu plus aventureux (et masochistes) que moi, y trouveront une immense source de plaisir malsain..". Qu’en pensez-vous, en clair, quelles sont vos ambitions en tant que groupe ?

Nous on veut juste jouer et se faire plaisir. C'est pour ça qu'on ne s'est pas donné de limites, tout à fond, et c'est justement ce côté spontané qui fait l'aventure. Après, pour être totalement honnête, il y a plein d'autres groupes qui vont encore plus loin dans la violence et le malsain. Même si on ne parle que des enfers, de cénobites et de gasoil, l'album reste assez positif dans l'ensemble.


Avez-vous un message d’excuse à adresser à la personne de Music Waves qui a chroniqué votre album, pour l’avoir fait se sentir si vieux et si fragile à l’écoute de "Knives Out Everybody" ?

Comme l’a justement dit Ted Nugent en 1976 : "Si c’est trop fort c’est que tu es trop vieux !".
Le travail de journaliste rock est une route semée d’embûches et "Knives Out, Everybody !" c’est le Grand Canyon à traverser, sans chapeau ni flotte. Bien fait pour toi (Rires) !





Question traditionnelle de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?


La tournée en Russie en 2014 a été une expérience complétement folle à tous niveaux.
Des heures et des heures de route, un accueil dingue, un public totalement allumé et des gens adorables pas blasés pour le moins du monde et qui viennent en concert pour passer du bon temps et pas pour se montrer. On a malheureusement dû annuler notre retour en Russie ce mois-ci mais on espère vraiment y retourner.


Au contraire le pire ?

Des organisateurs de concerts dont l’amateurisme frôle la caricature et qui se permettent, en plus de venir te donner des leçons, d'essayer de rogner le peu que l’on demande. Ils ne font bien heureusement pas long feu.


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

"C'est tout ce que ça te fait quand je te dis qu'on va manger des chips ?". Malheureusement, je pense que ça n'arrivera jamais. D'un autre coté, on n’a aucune idée de notre éventuelle réponse, donc l'un dans l'autre, ce n'est pas plus mal.


Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?


Merci à toi pour avoir pris quelques minutes pour nous lire. Tu aurais pu te faire un sandwich ou t’occuper de ta copine ou de ton copain mais tu as préféré passer un peu de temps avec un vieux groupe du Nord de la France qui casse les oreilles à tout le monde. Chapeau bas.


Merci à Nestor...


Plus d'informations sur http://www.myspace.com/generalee
 
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