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Eindhoven Metal Meeting - Première Journée - 11 Décembre 2015


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL

Music Waves s'est rendu aux Pays-Bas pour un grand évènement en matière de métal extrême, le Eindhoven Metal Meeting, qui pour sa première journée proposait une affiche très alléchante.
NOISE - 05.01.2016 - 32 photo(s) - (0) commentaire(s)

Depuis 2010 la ville d’Eindhoven accueille en son cœur un festival dédié au métal extrême. Music Waves ne pouvait manquer la sixième édition de ce festival incontournable qui se déroule sur deux jours, les 11 et 12 Décembre 2015. Le festival est hébergé par la salle Effenaar, plus qu’une salle c’est un immense complexe avec deux salles, la principale (la Large Stage), et la plus petite (la District 19 Stage). Le lieu dispose en plus d’un bar, d’un restaurant et de plusieurs halls permettant de se poser entre deux concerts. Pour cette édition les organisateurs ont encore vu large avec 36 formations qui se succèdent sans temps mort - et qui même se chevauchent !

Les hostilités du vendredi débutent dès 16h30 et 16 groupes vont se succéder jusqu’à une heure assez tardive. Le chevauchement des formations n’est pas idéal pour suivre correctement les sets mais il est indispensable pour accueillir un nombre important de groupes. De fait suivre toute cette affiche demande une bonne condition physique permettant de naviguer sans fatigue entre les deux scènes. Mais cela ne nous pas a effrayé et nous avons réussi à suivre pas moins de 32 des 36 concerts du weekend! La District Stage 19 va nous proposer ce vendredi 9 formations dans des styles très variés avec du thrash, du death métal, du black et une pincée de doom.

 


C’est une jeune formation locale, The Heritance, qui ouvre le bal. Le groupe œuvre dans un death mélodique proche de Soilwork et Darkane. Le tout est très énergique et servi par un son correct avec juste le chant un peu en retrait. Même si cela reste très classique le groupe aura donné un concert efficace et fait office de belle découverte pour le public. Avec Todestriebe nous filons ensuite en Russie, le groupe évolue sans batteur, visuellement cela est surprenant, et propose un black métal rageur et haineux à souhait. Droit dans l’esprit d’un Marduk il nous délivre un concert froid et brutal avec une hargne assez phénoménale. Ce moment de haine à l’état pur aura bien marqué les esprits dans une salle se remplissant de plus en plus. Avec Purgatory débarque ensuite une légende de l’underground death venant d’Allemagne et pointant 20 ans de carrière. Ils vont nous délivrer un concert ultra-brutal dans la pure tradition d’un death métal dans toute sa pureté et sans concession. Le groupe va ravir un public pris à la gorge en 40 minutes de pure violence. Loudblast ayant déclaré forfait en dernière minute c’est un groupe local qui les remplace. Burn The Iris propose un métalcore très classique mais virulent et il va saisir sa chance d’évoluer dans un festival si réputé. Le groupe n’apporte rien de neuf au style mais il a ses fans et le concert se déroule dans une très bonne ambiance, le remplaçant aura fait du bon travail.

 

Avec Conan la District Stage fait place au doom. Le trio vient de Grande-Bretagne et prépare un troisième album. Il va nous balancer un gros et grand moment de doom teinté de sludge et de stoner dans un style gras et costaud qui rencontre une belle adhésion du public. Il sait aussi se faire envoûtant en se rapprochant de l’esprit malsain et glauque d’un Electric Wizzard. Nombreux sont ceux qui ce soir auront fait une bien belle découverte avec ce groupe tout en lourdeur et en puissance. Avec Heretic débarque ensuite une formation néerlandaise très attendue, le groupe est un grand nom dans son pays et il pratique depuis plus de 20 ans un black thrash bien crade que ne renierait pas Venom. Et sans surprise il va se tailler un gros succès dans une salle blindée, Heretic ne se prend pas la tête et entre thrash primaire, punk à la Misfits et rock’n’roll il propose une prestation solide et efficace qui restera comme un sacré bon souvenir du festival pour pas mal de gens.

Il aura fallu 24 ans à Acid Reign pour revenir aux affaires, de la fin des années 80 il ne reste que H le chanteur. Le groupe avait sorti deux disques de pur crossover thrash mais n’avait jamais réussi à se faire un nom. Et cela va nous donner un concert bien puissant, le nouveau line-up étant d’une belle efficacité. Certes les Anglais restent fort classiques dans le genre mais les morceaux n’ont guère vieilli et ravissent un public heureux de ce voyage dans le temps. La journée au cœur de cette salle se termine pour nous avec la venue d’un autre groupe culte en matière de black thrash proche de Venom, Gehennah. Le groupe a une histoire mouvementée et n’a plus sorti d’album depuis 1997, cela étant il reste une référence très attendue des fans de ce thrash primaire précurseur du black métal. Et cela va nous donner un excellent concert, dans les meilleurs de ce weekend, le groupe est rock’n’roll dans l’âme et délivre une prestation très directe nous faisant penser à un croisement de Motörhead et Venom. Et malgré l’heure déjà bien tardive le public va répondre avec une belle fougue à cette prestation punk dans l’âme, très entrainante.

Cette première journée sur la deuxième scène aura été vraiment réjouissante et s’avère être un parfait complément à une scène principale dont le programme est tout aussi alléchant avec 7 formations dont plusieurs très attendues.

Ce sont les Anglais de Winterfylleth qui ouvrent le bal devant un public déjà bien garni. Cette salle est très agréable avec un grand balcon, plusieurs accès et une très grande scène. Originaires de Grande-Bretagne Le groupe à quatre disques à son actif et opère dans un black métal épique teinté de pagan.  Il va d’abord prendre le public à la gorge avec un joli déferlement de violence porté par le chant d’outre-tombe de Chris Naughton. Puis par la grâce de passages plus atmosphériques et de chœurs épiques le groupe nous fait pénétrer dans son univers païen avec classe. Fort de ses belles ambiances viking ce concert est un beau voyage qui aura ravi les gens présents et lancé la journée dans les meilleures conditions.

 

Aeternus débarque ensuite, le groupe norvégien est le premier grand nom de la journée et il est très attendu. Il faut dire qu’en 20 ans de carrière il a proposé plusieurs très bons disques de death métal très dark complètement au service du mal et de la violence la plus pure. Et le public en attente de sensations fortes va en avoir pour son argent puisque le groupe va nous délivrer une prestation ultra-brutale et d’une rare intensité, surtout quand il propose de longs morceaux à tiroirs. Ainsi avec un brûlot comme ‘Sworn Revenge’ on peut prendre la mesure de la force de frappe du groupe. De la voix caverneuse et maléfique d’Ares en passant par des riffs ultra-rapides mais assez techniques, chacun prend une belle petite claque en pleine figure. Aeternus est venu et a vaincu en beauté

 

Après cet uppercut ce sont les Allemands d’Onslaught qui prennent la scène d’assaut. Cela fait une dizaine d’années que le groupe a repris le cours de sa carrière et est solidement emmené par Sy Keeler et Nige Rockett.  Et ces deux-là ne semblent pas devoir subir le poids des années, car malgré 30 ans sur les routes leur thrash reste incisif et d’une rare violence. L’ambiance est énorme pendant ce très attendu concert, niveau set-list ils alternent bien entre vieux titres des années 80 et leur répertoire récent. Et force est de constater que ces titres plus récents sont tout aussi efficaces dans le genre thrash sans concessions. Le public va faire un triomphe à des missiles comme ‘DeathMetal’, ‘Let There Be Death’ ou encore ‘The Sound Of Violence’ et ‘Chaos Is King’. Onslaught n’aura pas fait de quartier durant ce trop court concert, il faudra les revoir en tête d’affiche pour en prendre encore plus dans les gencives.

 

Une autre légende de l’underground métallique débarque ensuite : Nifelheim vient à Eindhoven fêter ses 25 ans d’existence et ils vont le faire avec une hargne qui va faire plaisir. Les frères Gustavsson, les deux piliers du groupe, sont déchaînés ; vêtus comme dans les années 80 de cuir et de clous, ils grimacent à s’en abimer le visage et prennent plaisir à haranguer la foule. Musicalement l’esprit black thrash à la Venom règne sur ce concert cru et bestial. De plus, en nous jouant pour l’occasion son premier album éponyme de 1985, le groupe rencontre un succès colossal. Il faut dire que des bombes comme ‘The Devastation’ ou ‘Black Curse’ n’ont guère pris de rides. Ce concert mêlant à merveille esprit punk rock’n’roll avec l’esprit métal des années 80 restera clairement comme l’un des grand crus de ce joli weekend.

 

Avec God Dethroned le festival accueille un grand nom du death métal européen. Le groupe joue à domicile et effectue son retour depuis 2014 après avoir splitté en 2012. Pour cette tournée en forme de rétrospective, Henri Sattler a formé un nouveau line-up. La foule se masse dans une salle désormais blindée pour assister à ce concert sans savoir si elle aura l’occasion de revoir le groupe. Et le public ne va pas être déçu, God Dethroned aime les thèmes guerriers et cela se comprend tant il apparaît comme une machine de guerre scénique impitoyable de puissance et de précision. Sa hargne à balancer ce death métal empli d’un esprit dark glacial est remarquable, et on a du mal à imaginer le groupe proche de la retraite. Chacun aura pu savourer de grands moments comme ‘The Art Of Immolation’, ‘Soul Capture 1562’ ou encore ‘Storm Of Steel’, tous garants d’un savoir-faire death métal chirurgical redoutable et avec peu d’égal dans le genre.

 

Après cette tornade débarque l’une des têtes d’affiches du weekend. Behemoth est attendu par ses fidèles, et il va leur falloir de la patience tant Nergal et ses hommes vont prendre leur temps avant de jouer, occasionnant un retard sur les horaires. Mais une fois le groupe lancé dans la bataille cela est vite oublié. En quelques secondes cette ambiance de messe noire si particulière se crée. Nergal dégage une aura maléfique intense et l’alchimie est parfaite avec un public dévoué corps et âme à l’art des Polonais. Rien qu’avec un début englobant les énormes ‘Blow Your Trompets Gabriel’ et ‘Ora Pro Nubis Lucifer’, Behemoth frappe fort, son death teinté de dark et de black est toujours aussi prenant et jouissif, en se faisant à la fois très violent mais aussi très accrocheur pour qui a su pénétrer cet univers. La suite de cette heure est un joli florilège de la carrière du groupe avec en vrac ‘Christians To The Lions’, ‘Ov Fire And The Void’ ou encore ‘Ben Sahar’ et ‘At The Left Hand Ov God’, tous garants d’un savoir-faire incomparable. Enfin en rappel Nergal nous achève avec l’énorme ‘O Father, O Satan, O Sun !’, extrait de "The Satanist" et devenu en peu de temps un classique absolu. Cette formidable prestation laisse tout le public en nage et en transe et place la barre très haut pour le final de cette première journée.

 

Car même si Behemoth est en haut de l’affiche du festival c’est bien Candlemass qui clôture ce très riche vendredi. Les Suédois fêtent leurs 30 ans et célèbrent cela sur les routes. Malheureusement Leff Elding est absent, le bassiste historique a de gros soucis de santé et doit se reposer, cela est un peu dommage mais il reste quand même trois membres historiques. A leurs côtés on retrouve Mats Leven au chant, de retour depuis 2012 et l’éviction de Rob Lowe. Le groupe n’a rien sorti depuis, un EP est certes évoqué pour 2016, mais cela ne l’a pas rouillé. Candlemass garde cette aura particulière et ce statut de maître absolu d’un doom épique et heavy. Certes Leven n’a pas le côté mystérieux d’un Messiah Marcolin mais il est un chanteur d’exception qui a fait ses preuves dans nombre de formations de renom. Servi par un son clair et puissant, le groupe va frapper fort avec des grands titres - tous des grands moments de doom épique. L’interprétation fabuleuse de ‘At The Gallows End’ et de ‘Bewitched’ nous rappellent à quel point ces titres sont des classiques du genre. On citera aussi le superbe ‘Under The Oak’ ainsi que ‘’The Dying Illusion’, deux autres pépites doom. Enfin Candlemass conclut son concert par le classique et intemporel ‘Solitude’, très attendu par une foule en extase ... Force est de constater que ce joyau du doom n’a rien perdu de sa force épique. Le groupe reste un ténor du genre que l’on ne se lasse pas de voir en concert, on lui donne rendez-vous très vite et avec on l’espère Leff Elding dans ses rangs.

Ce concert clôture de belle manière une journée riche en émotions et en groupes de qualité. Le métal extrême est d’une belle diversité et est très riche en formations talentueuses, cette première journée l’a prouvé avec brio. Nous quittons la salle dans le début d’une nuit douce et avons hâte d’y retourner pour un samedi qui s’annonce tout aussi explosif et jouissif.



Plus d'informations sur http://www.candlemass.se/
 
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