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TITRE:

FLOWN (12 JANVIER 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

-



Dans le cadre de la promotion de leur troisième album "Make Believe", Music Waves a rencontré le chanteur/ guitare de Flown...
STRUCK - 21.03.2016 -
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Interview durant lesquelles nous avons fait un large tour d'horizon des origines, de l'actualité et du futur de Flown...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


Flo : Comment est né Flow ?





Et on ne te la posera pas, les personnes intéressées trouveront la réponse dans votre site et sa biographie. Votre actualité est la sortie de votre troisième album "Make Believe", première question évidente lié au visuel très proche de "Child in a Box" : doit-on déjà voir un retour aux sources ou du moins la suite de "Child in a box", comme semble l’indiquer le titre "3e partie" ?

En fait, cette troisième partie est plus un clin d’œil. En revanche, sur ce troisième album nous voulions faire un lien avec le premier d’où le visuel proche.


Pourquoi avoir fait ce lien sur le troisième album et non le deuxième ?

"Gravity" est un album très spontané dans le sens où on l’a composé et enregistré en six mois. A l’époque, nous n’étions que deux pour composer - Jack et moi – et nous connaissions tous les deux des mouvements dans nos vies personnelles respectives.


Flown a été une sorte d’exutoire ?


Tout à fait ! Nous avions besoin d’exorciser les démons de cette période.


Pour ce troisième album, nous avons voulu faire  ce que nous n’avions pas réussi à faire sur les deux premiers à savoir un album de groupe



Peut-on dire que "Gravity" est votre album le plus personnel ?


Pas forcément ! C’est l’album le plus spontané : on avait vraiment besoin de faire quelque chose à ce moment-là et on a resserré nos centres d’intérêt dans la musique et dans cet album ; c’est pourquoi "Gravity" est arrivé si rapidement.
Du coup, pour ce troisième album, nous avons voulu faire  ce que nous n’avions pas réussi à faire sur les deux premiers à savoir un album de groupe. Nous avons composé et arrangé à quatre ce qui n’était pas le cas précédemment vu que les nouveaux membres sont arrivés pendant "Gravity". C’est une des raisons pour laquelle nous avons mis plus de temps pour sortir ce troisième album.
On a mis plus de temps mais nous avons l’avantage super agréable d’avoir des racines similaires au niveau de nos influences. Nous avons les trois mêmes groupes de référence, si bien que quand l’un d’entre nous apporte une idée, elle plaît forcément puisqu’elle est dans la lignée de ce qu’écoutent les autres. Nous restons dans une même sphère musicale, même si on a un peu plus exploré d’autres styles toujours proches du rock sur ce nouvel album.





Tu as parlé d’un clin d’œil au premier album notamment sur la pochette. Mais là où la pochette du premier album "Child in the Box" montrait un être de dos, le nouvel album le montre de face, est-ce que cela veut dire que Flown veut "frapper" maintenant frontalement l'auditeur?

Pas forcément ! En revanche, l’idée de base du premier album était un concept concernant un petit garçon qui est différent des autres et qui a des problèmes pour vivre de manière heureuse. Malgré tout, il met toutes les chances de son côté à travers les aventures qu’il vit pour rendre sa vie meilleure.
Dans ce troisième album, nous l’avons mis de face justement pour montrer qu’il avait trouvé les solutions pour être heureux.


"Make Believe" clôt donc positivement cette histoire ?

Ca ne clôt pas l’histoire, disons que c’est une deuxième pierre à l’édifice.


C’est la troisième pierre à l’édifice "Child in the Box". Cette histoire semble vous tenir à cœur, tient-elle du vécu ?

Non, ce n’est pas du vécu… L’idée de base est inspirée du film "L’orphelinat" de del Toro. Jack et moi avons regardé le film au moment où nous commencions à composer les paroles du premier album "Child in the Box". Quand nous écrivons nos textes, soit ils en relation avec du vécu, soit ils sont inspirés du cinéma,  des séries que nous adaptons à notre sauce.


Que pensez-vous avoir appris pendant les quatre années séparant "Gravity" de "Make Believe" ?

La grosse différence est que sur "Child in a Box" et "Gravity", j’apportais des morceaux quasiment finis et que Jack arrangeait. Vu que sur le troisième, Alx et Lois étaient déjà présents dans le projet, ça me paraissait primordial de les inclure dans ce processus pour ne pas se répéter et essayer d’apporter un souffle nouveau, mais surtout qu’ils apportent leur propre ressenti par rapport à notre musique.
Vu que l’idée de base est toujours de moi, nous gardons une ligne directrice identique aux précédents albums, en revanche le fait qu’ils soient inclus dans le processus nous a permis d’explorer des choses différentes auxquelles Jack et moi n’avions pas pensé.


Le projet Flown est né avec l’idée que nous ne voulions pas nous mettre de barrière, ni d’objectif, nous voulions juste nous faire plaisir en composant des choses de qualité mais sans prétention


Avec des titres mystérieux et une pochette assez occulte dans le sens caché à décrypter, peut-on considérer cet album comme un concept-album?

Non, ce n’est pas forcément un concept-album. Le projet Flown est né avec l’idée que nous ne voulions pas nous mettre de barrière, ni d’objectif, nous voulions juste nous faire plaisir en composant des choses de qualité mais sans prétention.
Les concepts que nous pourrions éventuellement mettre en place arrivent de manière naturelle. Nous trouvons des liens entre les textes et les morceaux au fur et à mesure de l’avancée de la composition.





Quelle serait l’idée principale de cet album ?

Je crois que nous sommes d’accord pour dire que Flown est la liberté. Par exemple, "Make Believe" commence par le titre 'Out of my Soul' qui dure plus de 8 minutes, c’est un parti-pris assumé… Nous ne nous fixons aucune limite : nous couchons sur la toile ce que nous ressentons.


Nous avons toujours privilégié le fait de faire des chansons : ça a toujours été le leitmotiv du groupe!



Un titre de 8 minutes, est-ce que Flown a des envies de progressif ?

Oui et non. Je suis batteur à l’origine et en tant que tel, je suis un grand fan de Mike Portnoy et donc de Dream Theater. Jack a beaucoup d’influences prog également.
Il est évident que ce sont des influences qui sont présentes dans la musique de Flown. Maintenant, devenir un groupe prog : non ! Nous avons toujours privilégié le fait de faire des chansons : ça a toujours été le leitmotiv du groupe!


Et j’imagine que le fan de Dream Theater a dû prendre plaisir à composer un titre de 8 minutes ?


Oui et non parce que nous nous sommes aperçus de la longueur du morceau qu’au moment de l’enregistrer (Rires) ! C’est ce qui nous a poussé à le laisser en premier sur l’album en nous disant que si nous nous n’étions pas aperçus de la longueur du morceau, les auditeurs ne s’en apercevront pas non plus (Sourire)… Nous l’avons également laissé en premier parce que ce titre comporte une longue intro qui collait parfaitement pour une intro d’album.


Est-ce qu'avec 'Embrace' - une ballade dépouillée avec un piano - vous avez voulu vous mettre en danger ou explorer d'autres genres?

Les ballades font également partie de notre paysage musical. Nous en avons mis sur chacun des trois albums, nous aimons les chansons "faciles" par rapport aux autres.
Certains apprécieront, d’autres non mais je pense que le fait de ne pas se mettre de barrière nous a permis d’avoir des albums éclectiques mais il est rare que les auditeurs aiment tous les morceaux de nos albums.


Ce qui n’est pas une particularité à Flown…


C’est vrai mais je pense que vu que nous ne nous posons pas de question, il y a des titres qui pourront attirer certaines personnes et d’autres non. 'Embrace' est un titre que pas mal de monde apprécie mais qui divise. Malgré tout, il était important de mettre ce morceau qui est important pour nous parce qu’il relève du vécu imagé d’un des membres du groupe.





Sur cet album, des pistes bruyantes côtoient des morceaux plus calmes et lumineux, est-ce que ce mélange est une rampe de lancement pour un quatrième album plus calme?

On s’est aperçu que "Gravity" était finalement plus pop que "Child in a box" et que ce troisième album avait des connotations un peu plus metal. Malgré tout, l’ensemble reste assez calme. Je ne pense pas qu’on va se calmer en vieillissant, je pense qu’on va continuer à proposer des morceaux différents. Quelques titres sont déjà en route pour un quatrième album mais encore une fois, on verra bien ce qu’il en découlera sans se poser de question.
En revanche, chose que nous ne faisions pas avant, nous composons désormais plus de titres pour au final, en garder un peu moins ce qui nous permet de proposer un contenu un peu plus qualitatif.


L'ultime piste « Child in a Box part 3 » est à ranger parmi les réussites atmosphériques de l'année. Est-ce que vous avez peur de vous enfermer dans un genre en réalisant un album uniquement atmosphérique?

Nous ne nous posons pas de question, nous ne nous rendons compte des choses que lorsqu’elles sont terminées. Cette piste est vraiment la continuité est 'Child in a Box part 1' et 'Child in a Box part 2', il y en aura forcément d’autres et nous avons l’ambition un jour de pouvoir jouer sur scène cette pièce complète.
'Child in a Box' est un petit peu notre fil rouge : c’est le titre qui nous a lancés, c’est la première idée que est née dans les intentions et les textes du premier album… Quelque part, c’est un clin d’œil pour indiquer d’où nous venons !


Je pense que [la diversité] est un risque mais nous essayons de tourner cela comme un avantage.


Si 'Child in a Box part 3' a enthousiasmé notre chroniqueur, en revanche, vous ne le convainquez pas totalement, est-ce que le fait d'avoir beaucoup d'influences (Ugly Joe Kid, Red Hot Chili Peppers, Aerosmith) qui pourrait nuire pas à votre identité sonore?


Oui, je pense que c’est un risque, mais nous essayons de tourner cela comme un avantage. Aujourd’hui, il est très compliqué de faire des choses originales dans le rock. Les gens mettent des étiquettes sur toutes les musiques et nous n’aimons pas ça. D’ailleurs, quand on nous demande quel style de musique nous faisons, nous répondons du rock à l’état large avec des références à d’autres styles mais cela reste du rock.
Nous n’aimons pas écouter des albums qui se ressemblent où après avoir écouté les trois premiers, tu as écouté tout l’album. Nous sommes curieux et cela se ressent dans notre musique. Mais c’est vrai que passer du noir au blanc d’un coup dans un même album peut surprendre voire rebuter ! Mais ça a toujours été l’identité de Flown et ça le restera parce que nous ne voulons pas nous mettre de barrière. Si ça plait, tant mieux. Dans le cas contraire, cela reste notre musique que nous voulons proposer tout simplement.


Qu’attendez-vous de cet album ?


Pour commencer, nous avons un peu plus de moyens sur cet album vu que sur le premier et le deuxième, nous étions complétement autoproduits, nous faisions nous-mêmes notre promotion… Sur ce troisième album, nous avons décidé de travailler avec Replica pour franchir un palier.
La deuxième étape est de faire de plus en plus de scènes, Pour commencer, nous jouons le 24 mars à O’Sullivans Backstage à Paris et l’idée est de s’exporter un peu plus dans d’autres villes de France. On a l’avantage d’avoir notre guitariste qui est Bordelais. Il y a une scène rock bordelaise qui est assez importante et nous espérons avoir des possibilités pour y jouer.
Pour avoir joué dans d’autres formations avant Flown, de notre point de vue, nous avons remarqué qu’il y a trop de choses sur Paris et en région parisienne. Du coup, ça devient banal de sortir voir un concert à Paris ou en région parisienne, c’est la raison pour laquelle il y a malheureusement des dates où le public est clairsemé. En revanche, à 150/200 kilomètres de Paris, il y a moins de choses et du coup, les gens sont plus enthousiastes pour bouger et voir des concerts.
Et comme il faut l’admettre, nous avons un public exclusivement parisien et de la région parisienne, l’idée est vraiment de s’exporter en province pour avant toute chose voir l’accueil que nous pourrions avoir là-bas.





Questions traditionnelles de Music Waves, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

J’en ai quelques-uns mais si je dois n’en retenir qu’un, je dirais la rencontre avec Jack. Avant de monter Flown, j’avais des morceaux dans le coin d’un tiroir mais je n’avais pas l’idée de monter un groupe. Et sa rencontre, le fait qu’il me dise qu’il y avait moyen de faire quelque chose avec ces morceaux a été le lancement.
Moi qui étais batteur caché derrière les fûts à l’origine, se retrouver sur le devant de la scène avec une guitare et un micro était inconcevable et c’est grâce à ses encouragements que j’ai passé le cap.


Au contraire le pire ?

(Silence)


Ta rencontre avec Jack…


(Rires) ! Non, c’est plus une anecdote qu’un pire souvenir mais je dirais un concert avec Dornfall où j’avais explosé la peau de ma caisse claire sur le deuxième morceau qui durait de 12 minutes : ce n’était pas évident ! Mais rien de grave, on apprend de ce genre d’expérience, depuis j’ai toujours une caisse claire de rechange…


Et c'est pourquoi tu t’es mis à la guitare…

(Rires)


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?


Ce n’est pas évident comme question…


… mais je présume que tu as dû être briefé sur le travail de communication par notre ami Florian avec qui tu as partagé la scène avec Dornfall justement ?


Un petit peu (Sourire)…
La question à laquelle j’aime répondre est celle relative à nos influences de composition au sein de Flown parce que tout part de là finalement.


L’essence même de la musique de Flown est de créer des chansons avec ce côté mélodique.



Alors ?

Je suis très attaché à la vague Seattle des années 1990 avec Alice in Chains, Nirvana. Ce qui est important pour moi dans la retranscription du projet Flown est de toujours garder en tête ce côté "chanson" et mélodieux et ce quoiqu’il se passe autour. L’essence même de la musique de Flown est de créer des chansons avec ce côté mélodique.


Merci

Merci à vous, c’était cool !





Merci à ProgRacer et Adrianstork pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://flownrock.com/
 
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