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TITRE:

WORMFOOD (AVRIL 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL GOTHIQUE



A l'occasion de la sortie de leur nouvel album "L'envers", Emmanuel, chanteur de Wormfood, nous a accordé une interview pleine de gentillesse, de poésie et de sensibilité.
THIBAUTK - 30.05.2016 -
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Quelle est la question que l'on a trop posée ?

C'est quoi le style ? C'est quoi votre style ? Est-ce que tu peux nous définir le style de Wormfood ?

C'est la question la plus difficile au monde pour moi, c'est pour dire. Je ne sais pas dans quel style nous évoluons. Je peux te parler des influences qui sont les nôtres, d'où on vient, quelles sont les musiques qui m'ont construit, mais voilà, c'est très difficile… Elle t'enferme forcément quand tu réponds à cette question et j'ai pas envie de m'enfermer.





Qu'est ce qui s'est passé depuis la dernière fois qu'on s'est rencontrés ?

Je pense qu'on s'était vus pour "Résilient", et puis après j'en finis avec Erdh, je ne suis pas là pour faire leur promo, Erdh a sorti effectivement un EP cent pour cent electro, avec toujours votre humble serviteur au chant. Donc ça c'est sorti en octobre chez Apathia Records.

Ce qui s'est passé depuis, c'est que Wormfood s'est mis en retrait. On avait fait quelques concerts à la suite de la sortie troublée de "Posthume". Donc ça a été un long processus de composition et d’écriture. C'est-à-dire qu'on a passé peut-être bien trois ans sur cet album, à la fois avec le groupe en studio pour écrire et à retranscrire, moi en solitaire pour jeter la base des morceaux et écrire ensuite les paroles.


Par rapport au titre "L'envers", c'est l'envers de quoi, l'envers d'un décor idyllique ?

C'est une interprétation possible, alors évidemment c'est un titre extrêmement ouvert. Ça n'a pas été choisi par hasard, c'est arrivé assez tardivement le choix de ce titre, ça m'est tombé dessus, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment je suis venu à ça, j'avais du mal à trouver un titre pour l'album - je crois qu'on a toujours du mal à trouver un titre pour un album.

L'envers pour plusieurs raisons, il y a effectivement l'envers du décor, car on est dans quelque chose de sombre, on est aussi dans un monde qu'on développe, un monde d'inversion, un monde de perversions, avec une galerie de personnages sinistres qui se succèdent dans cet album. Mais c'est aussi l'envers, ou l'an vers, comme l'année du ver, avec un jeu de mot sur Wormfood sur le vers au sens de lombric. Et puis pendant qu'on y est il y a aussi une homophonie – un mot un peu savant – entre envers et enfer. Et puis pour en terminer avec ça, j'ai toujours cherché à avoir des titres très brefs, très percutants : "Posthume", "L'envers", "France"… c'est toujours en un seul mot parce que je trouve que c'est plus percutant… et c'est aussi difficile à trouver.


Ça veut dire que cet envers, c'est forcément un enfer?

Ça peut être un enfer, en tout cas c'est l’univers qui est développé - l'univers avec le mot vers, tu remarqueras. L’univers qui est développé dans ce disque et c'est quand même une successions de cauchemars avec quelques respirations au milieu, mais c'est pas un univers heureux, ni lumineux, ça c'est le moins qu'on puisse dire.





En lisant la présentation, j'ai vu qu'au milieu des influences logiques (Carnival in Coal) , il y a Ange. En lisant la présentation, sans écouter l'album j'ai été surpris.

Et ben moi aussi j'ai été surpris. Ce qui est drôle avec Ange, c'est que les connaissais de très très loin, voir quasiment pas et c'est à la mi-carrière de Wormfood, que je ne sais même plus qui et comment m'a dit : "Le Cimetière des Arlequins", tiens c'est exactement ça, tu devrais écouter… Puis j'ai écouté vaguement, et puis j'ai pas spécialement percuté. Quelques années après j'ai récupéré cet album sur "Émile Jacotey", et il m'a infiniment touché ce disque, parce que je le trouve vraiment très beau, et en plus il y a eu une réédition, enfin un ré-enregistrement total de l'album, qui le modernise et qui est tout aussi inspiré que la version d'origine.

Alors je n'écoute pas Ange du matin au soir, mais effectivement je suis influencé par tout ce qui peut valoriser la langue française et l'écriture poétique, et en même temps, intégrer le côté rock, le côté progressif, des personnages, et en même temps ce côté terroir, moi c'est ça qui me touche énormément dans "Emile Jacotey" et c'est ça… ce terroir français, cette ambiance des campagnes des légendes.


Le goût pour la langue française quelque part…

Totalement.


Sur le dernier album c'est développé, alors que avant il y avait beaucoup de chansons en anglais…

Pas tant que ça dans Wormfood. C'est fondamental de défendre la langue française.


En défendant la langue française, j'ai l'impression que tu défends la poésie de la langue française et que tu te rapproches d'un Baudelaire, l'amour de la saleté quelque part ?

Me rapprocher de Baudelaire, je ne sais pas. Mais merci beaucoup, ne serait-ce que se rapprocher de Baudelaire c'est un compliment pour moi. Bon Baudelaire, Mallarmé et mille autres… La littérature c'est vraiment une grande influence. J'ai toujours pas eu cette question, est ce que l'on pourrait faire des textes de metal en français, qui seraient audibles, qui proposeraient des images, est-ce qu'on peut le faire ?

C'est un peu le défi qu'on essaie de relever sur les albums de Wormfood. Oui, je crois intimement qu'on n'est pas obligé d'être vulgaire pour dire des choses dérangeantes ou malsaines. Après je ne recherche pas à tout prix le malsain, le dérangeant, je ne suis plus dans une démarche de provocation que j'aurais pu avoir il y a dix ans ou quinze ans. Mais je crois qu'on peut dire avec beaucoup de raffinement, on peut chuchoter à l'oreille de l'auditeur avec beaucoup d'élégance des choses tout à fait dérangeantes. Puis, l'utilisation de langue française fait que c'est encore plus dérangeant justement. Parce que là il n'y a pas de filtre. Si je te parle en français, c'est pas "I wanna suck, fuck your fucking fuck", non là c'est pas ça. Quelqu'un vient te susurrer à l'oreille "écoute toi je vais t'enculer dans cinq minutes", ou "te sodomiser", c'est encore plus dérangeant.

Je m'excuse pour cette vulgarité, j'arrête avec les gros mots…


J'ai l'impression que cet album fait un pas vers du progressif. Il y a l'introduction parlée qui lie les morceaux. Il y a un concept c'est certain, mais on a l'impression que vous vous dirigez vers quelque chose de progressif. Il n'y a pas un morceau de moins de cinq minutes, voire huit ou neuf minutes…

C'est peut-être un gros gros défaut, qui est cette incapacité à faire des morceaux courts et des phrases courtes tu l'auras noté il me faudrait deux heures pour répondre à tes questions, je suis un petit diable bavard, alors peut-être que musicalement j'ai aussi du mal à faire des morceaux concis, ce qui est peut-être un très vilain défaut.

Je crois que ça permet d'installer une ambiance, c'est un album que je vois plus comme un spectacle pour les oreilles : les gens puissent mettre cet album, le savourer, portés par le disque et vivre quelque chose... tu vois c'est vraiment le but que je poursuis. Alors peut-être que ça va vers le progressif, mais il faudrait presque que ça soit une attraction sonore, un grand huit émotionnel, je ne sais pas.


Pour tout te dire, ça m'a fait penser, presque a un opéra rock…

Eh bien, c'est très bien. Je te remercie pour ça, mais oui ne serait-ce que sur la pochette de l'album le rapport avec le théâtre, avec la performance d'acteur, avec le fait de jouer des personnages est là.


Et avec la voix tu les incarnes vraiment…

J'essaie vraiment de faire un travail d'acteur.


Le fait qu'il y ait cette grandiloquence pourrait nuire chez certains, mais ici elle fait partie du tout. Cette grandiloquence dans la voix fait partie du tout…

J'essaie de l'assumer, c'est un style et j'y suis allé à fond. Finalement on s'en est rapprochés pendant toutes ces années, ça a commencé dès les débuts du groupe c'était un peu en germe.


Tu criais plus au début…

Oui mais parce que là c'est vraiment moi, car en tant que chanteur je n'osais pas m 'assumer en tant que chanteur. J'essaie de chanter du mieux que je peux, grâce à l'excellente direction artistique de Axel Wursthorn le producteur de l'album, qui a toujours depuis dix ans été là pour me driver en studio, pour m'accompagner dans ce long processus de trouver vraiment une voix et l'assumer totalement.

C'est pas évident de chanter, je crois que c'est le truc le plus gênant du monde. Et en plus comme beaucoup de gens qui sont chanteurs je suis d'un naturel plutôt timide, et donc c'est pas du tout évident. On se sent vraiment à nu quand on chante, encore plus quand on chante en français.






En dehors de cette grandiloquence, je trouve que l'album est très direct, très metal.

Oui, c'était aussi une des intentions.


Peut-être moins doom que les précédentes productions, moins gothic,  peut-être plus metal.

Moi j'ai l'impression qu'on essayait que faire une espèce d'album synthèse de ce qu'était Wormfood. C'est à dire de prendre le côté sombre, remettre de la violence, parce que l'album "Posthume" était beaucoup plus dépressif et doom justement et donc plus difficile à défendre parce qu'il était vraiment dépressif du début à la fin, il est conforme à ce que j'avais voulu à cette époque là et j'ai pas de regrets, j'ai jamais de regrets, il ne faut pas, car c'est fait, c'est fait.

Des gens se sont retrouvés dans certaines de ces chansons de "Posthume". Mais là on a essayé de retrouver un peu de la violence des origines, du côté presque un peu black metal sur certains moments, j'ai même osé deux trois petites voix un peu death, un peu étranges, un peu forcées parfois même si je ne le fais quasiment plus.


Quelques blasts aussi…

Quelques blasts, voilà on a essayé de faire quelque chose qui puisse parler…


Mais malgré tout c'est assez mainstream.

Je ne sais pas ce que c'est, mainstream.


J'ai l'impression que ça plairait à la majorité.

A vrai dire j'en sais rien, peut-être. Là je serai incapable de te dire. Si ça plait à la majorité, eh bien tant mieux. On ne fait pas les choses pour plaire ou pour déplaire d'ailleurs. J'aimerais que ça plaise à la majorité, et que des gens qui ne sont pas forcément fan de metal écoutent se disque, et disent c'est chouette, c'est plus qu'un simple disque de metal, c'est une expérience sonore, c'est un voyage, c'est un spectacle qui se déroule dans no oreilles et des images… voilà, c'est ça.

Si on arrive à ouvrir tant mieux, car c'est pas évident d'ouvrir le genre metal. Souvent les gens qui n'écoutent pas du metal, vont te dire en écoutant ce type d'album : "ouais, je ne comprends pas les paroles..." Alors on a essayé de faire une disque où on comprend les paroles au maximum.


J'ai l'impression que les albums précédents étaient un peu plus expérimentaux.

Je ne sais pas du tout, vraiment… C'est intéressant que tu me dises ça, car je crois que Wornfood est maintenant installé, on a trouve avec ce disque un son, une formule, il y a une espèce d'équilibre entre le chant en français, le texte, la musique. Je crois que ce disque est bien équilibré. Et même si on ne sait jamais ce que ça va donner au final, je trouve que c'est un ensemble cohérent, je pense que c'est un disque mature parce que il a été enregistré avec des musiciens qui sont des gens avec un niveau technique vraiment important. C'est vraiment qu'il y avait un aspect expérimental avant…


Ça m'a fait penser à Misanthrope.

Parce que on chante en français et qu'il y a la référence à la monarchie...


Non parce que c'est metal plus que death…

Je ne sais pas. Je pense que le comparaison avec Misanthrope elle va nous revenir. A titre personnel je respecte tout à fait la carrière de Misanthrope, mais je n'ai jamais été un auditeur de Misanthrope. J'ai l'impression pour ce que j'en connais, que c'est un peu plus brutal dans la façon de chanter, plus growlé peut-être sur certains morceaux… mais je me rends pas vraiment compte. Misanthrope ne fait pas partie de mes influences, mais effectivement comme on évoque des images qui renvoient à la monarchie, à Versailles etc, forcément d'un certaine manière ça nous reviendra.


D'ailleurs ces images sont assez torturées, est-ce qu'elle sortent d'un cerveau torturé ?

Comme le cerveau de toute personne qui crée…


Quelqu'un nourri aux films d'horreur ?

Non, c'est paradoxal, je ne crois pas être une personne ni dangereuse, ni démente. Je ne vis pas dans un appartement remplis de dorures, de velours noir en dormant dans un cercueil. Mais il y a aussi une partie de moi-même qui est fascinée par ça et qui a ces obsessions, qui a une part d'ombre, et cette part d'ombre j'essaie de la mettre en musique. Chaque chanson de l'album est reliée à mon vécu, même si parfois tu as l'impression d'être dans un monde totalement imaginaire, c'est toujours relié à quelque chose de sincère.

Par exemple je prendrai le morceau qui s'appelle "Le Collectionneur de Poupées", qui raconte l'histoire d'un homme qui la nuit de Noël va déterrer les cadavres d'enfants pour en faire des momies. C'est une histoire inspirée d'un fait réel qui m'a frappé d'ailleurs. C'est quelque chose qui s'est passé en Russie, et quand j'ai entendu parler de ce fait divers, j'ai absolument voulu faire une chanson là dessus. Je me suis interrogé sur ce que ça voulait dire en même temps que je l'écrivai . C'est pas une histoire de nécrophilie, c'est l'histoire d'un type qui n'est pas à sa place dans le monde dans lequel il vit et qui tout adulte qu'il est, est encore en recherche du monde de l'enfance. C'est une question qui est assez intéressante, je crois. Pourquoi quand on est adultes on se retrouverait privé de tout ce qui est du domaine de l’imaginaire ?


Le phrase finale le dit bien d'ailleurs.

"Une simple collection de poupées".

Après il y a quelque chose de sulfureux là dedans, et d'ironique. Il y a une interrogation derrière ce morceau. C'est effectivement un fait divers sordide qu'on a un peu enjolivé pour les besoins de la chanson, mais il y a aussi cette interrogation sur le monde de l'enfance. Le côté effrayant qu'il peut y avoir, qu'on retrouve dans les films de Tim Burton par exemple, ou dans "Alice au Pays de Merveilles", cet imaginaire des enfants, le monde des enfants, des jouets, des rêveries, des cauchemars des monstres. Des choses qui sont intéressantes et qui me touchent à titre personnel et qu'il ne faut pas perdre quand on devient un adulte intégré dans la vie, la vie professionnelle, dans les tourments du quotidien. Ça m’intéresse énormément cette question-là.


Paradoxalement c'est sur cette composition où il y a les plus belles mélodies.

Ben merci pour ce compliment ! Là je parlais vraiment du niveau technique des musiciens, Renaud, Thomas, Vincent et Pierre qui a aussi fait tous les arrangements et les claviers, sont des gens qui ont un vrai talent musical, qui sont très créatifs, qui ont une très bonne connaissance théorique, voilà, ce sont des professionnels, c'était la meilleure chose qui pouvait arriver à Wormfood, sans d'ailleurs renier tout l'apport des gens qui étaient dans le groupe avant et qui ont fait des choses extraordinaires. Je trouve que ce nouveau lineup à emmené Wormfood sur une terrain musical beaucoup plus solide, beaucoup plus développé. On a eu vraiment des échanges très intéressants. C'est vrai que je couche les bases des morceaux et que Renaud mon guitariste retranscrit cette base, la passe en partition, réfléchit là dessus.

Moi qui suis un instinctif, j'ai suivi des cours de musique, j'ai fait du jazz avec plus ou moins de talent - et plutôt moins que plus. C'est vrai je ne suis pas un excellent musicien, mais eux ils sont très solides, très instruits, et très professionnels et je crois qu'ils ont vraiment apporté beaucoup, beaucoup, beaucoup à l'album. Ma grande fierté avec ce disque, c'est aussi que ce soit le premier de ce nouveau lineup,


Est-ce que Axel à apporté quelque chose à cette évolution ?

Il a toujours apporté quelque chose, je crois qu'il avait des regrets sur « Posthume ». Il avait quelques regrets sur le son de « Posthume ». Il aimait moins, il a donc essayé de faire quelque chose de beaucoup plus ambitieux encore. C'est un passionné de son et d'innovations, bien sûr qu'il a apporté énormément, il est dans une démarche de recherche et de création. Pour moi, Axel c'est un créatif. On ne participe pas au mixage dans Wormfood, on a tous des desiderata, mais une fois que le disque est enregistré, Axel a une carte blanche totale et c'est son avis qui doit primer sur celui du groupe, ça à toujours été le cas. Donc il a un apport créatif énorme.


Les solos de guitare sont très rock.

Pareil tu vois, il y a des solos dans Wormfood, il y en avait moins que ça auparavant. C'est vrai qu'on a essayé d'apporter ce côté un peu… c'est quand même séduisant et attirant ces envolées avec des beaux solos de guitare. Il a vraiment fait un travail très mélodique, et c'est assez technique. Ce sont des plages où on peut aussi savourer le savoir-faire des uns et des autres. J'espère que tous les musiciens qui ont participé à cet album l'entendent et ça rend grâce aussi à ce que j'ai apporté. On parle tout le temps des paroles, de l'univers, mais derrière tout ça, et même devant, sur les côtés et à l'envers, il y surtout ce qu'ils apportent eux. Wormfood n'est pas mon unique monstre créatif de Frankenstein.


Quel est ton meilleur souvenir d'artiste ?

(silence méditatif)

C'est vraiment difficile ce que tu me demandes parce que j'ai vécu toutes sortes de choses très fortes. Je crois que mon meilleur souvenir d'artiste, en tout cas au sein de Wormfood, c'est ces moments de rencontre avec les gens qui entendent mon disque, qui viennent me voir, qui me disent j'ai entendu ça, ça m'a rappelé quelque chose dans ma vie et ça m'a aidé à un moment de mon existence. Sans vouloir faire me messie ou le gourou, mais c'est ça, quand quelqu'un vient me voir et me dit j'ai lu ça dans cette chanson, et ça m'a touché. J'ai fait quelque chose qui est sorti un peu de moi et qui est allé au-delà.





Et au contraire le pire ?

Jouer devant une salle vide…

Perdre ses amis ou perdre des gens avec qui tu as vécu des choses très fortes au sein du groupe, quand il y a eu des tourments, des explosions. Il y a eu beaucoup de changements dans Wormfood et j'ai toujours vécu la perte de certains amis et musiciens qui sont passés dans le groupe comme des deuils, des choses difficiles à porter. C'est inhérent à l'activité musicale ces moments de tension, de conflits, ce sont pour moi les choses les plus difficiles, ça semble difficilement contournable sur quinze ans.


Quelle est la question que tu aimerais que l'on te pose ?

(silence, il cherche...) Elle est difficile celle-là !

Est-ce que c'est une démarche sincère ?


Et donc ?

Oui. (silence recueilli)

Merci



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