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TITRE:

ACYL (13 MAI 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DEATH METAL



A l'occasion de la sortie de "Aftermath", nous nous sommes entretenus avec Amine dont la richesse du propos n'a d'égale que celle de la musique proposée...
STRUCK - 15.06.2016 -
6 photo(s) - (0) commentaire(s)

Une longue et passionnante interview dans laquelle il sera question de la filiation avec Orphaned Land, la comparaison avec Arkan (et ses anecdotes croustillantes), la tradition algérienne, et le message d'amour et de paix que souhaite véhiculer le groupe, message qui a d'autant plus de résonance en ces temps difficiles...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


"Etes-vous aussi mignons en vrai ?". Et oui, c’est la vérité : on ne peut pas cacher le soleil (Rires) !





Nous ne sommes pas Orphaned Land et nous ne serons jamais Orphaned Land



Votre actualité est ce deuxième album, mais avez-vous conscience que malgré le temps, avec cet album, la comparaison avec Orphaned Land, va inévitablement surgir, qu’est-ce que vous inspire cette comparaison ?


Nous la vivons très bien dans le sens où c’est quand même un groupe pionnier de ce qu’on peut appeler le folk metal quand il s’agit de Moyen-Orient.
Malgré tout, nous ne sommes pas Orphaned Land et nous ne serons jamais Orphaned Land.

En anglais, on parle de "middle eastern metal", en français, on parle de metal oriental mais ne faisant pas de metal de Chine donc nous ne sommes pas orientaux, on ne fait pas de metal moyen-oriental vu que nous ne sommes pas moyen-orientaux non plus : je dirais que nous faisons du metal ethnique nord-africain de façon global et algérien plus spécifiquement. Du coup, les instruments ne sont pas les mêmes, l’approche de la musique n’est pas la même et le chant n’est pas le même… On pourrait dire que nous faisons du Eluveitie…


… qui serait plus au Sud…

Exactement ! Mais le rapprochement avec Orphaned Land se fait en raison de la culture moyen-orientale qui nous rapproche…





Mais les différences comme tu l’as dit sont nombreuses comme l’utilisation d’instruments traditionnels différents. A cet égard, vous sentez-vous comme des porte-paroles de la culture algérienne afin de montrer aux occidentaux non-avertis qu’il y a une différence ?

Totalement ! C’est l’essence même du groupe. Quand on fait de l’art et donc de la musique, on a besoin de transmettre un message, on a besoin d’exprimer certaines choses, et ce que nous exprimons vient de notre background qui est un background algérien avec une culture algérienne et donc une musique algérienne.

Tout cela se fait de manière assez spontanée qui fait que notre culture est mise en avant. Mais tout cela se fait en toute modestie et c’est pourquoi la notion de porte-parole me gêne un peu... mais nous voulons montrer que notre culture existe au reste du monde et pas seulement au monde occidental : notre musique s’adresse également au Moyen-Orient qui n’est pas forcément au courant des spécificités de la musique algérienne. Nous distillons cela dans la sauce metal vu qu’il y a une fan base assez importante dans les pays du Moyen-Orient qui découvrent de fait la culture algérienne.


Et justement comment vous est venue l’idée de distiller cette culture algérienne dans un metal typé Dark Tranquillity qui s'il peut paraître naturel aujourd’hui est finalement assez osé ?


En fait, nous n’avons aucun mérite car dans la recherche, cela s’est fait spontanément. Comme la variété française et Georges Brassens sont connus de tous les Français, la musique traditionnelle algérienne fait partie de nous. La fusion s’est faite d’elle-même !

Je ne nous vois pas faire des riffs à la Metallica ou Killswitch Engage, très sympathiques à écouter mais qui ne me viennent pas spontanément. En revanche, il nous arrive d’avoir des riffs à l’américaine parce que la musique traditionnelle de laquelle Acyl s’inspire nous emmène là, parce que la musique est universelle. Par exemple, un titre comme 'Finga' vient d’une ethnie qu’on appelle les Chaouis qui se joue en ternaire qui se rapproche énormément du stoner du Sud des Etats-Unis. Dans cet exemple, la musique Chaouis correspond dans son approche et dans sa rythmique à la musique stoner, le rapprochement se fait automatiquement : nous n’avons aucun mérite !


Tu as cité le répertoire français, est-ce une fierté d’avoir une culture si riche ?

J’ai le sentiment que les sociétés occidentales mises à part les sociétés nord-américaines ou de l’Europe du Sud ne mettent pas assez en avant ce genre de culture.
Par exemple, les groupes qui chantent en français réussissent très mal en France et pourtant, je trouve qu’ils ont le mérite de chanter dans leur langue. Ce sont des choses que je trouve très regrettables…


… sachant que c’est que tu fais toi en chantant en algérien…

Exactement ! Bien que je chante en anglais, je fais un point d’honneur de chanter en algérien.


A ce titre, comment est perçu votre musique mélange de la culture algérienne et anglo-saxonne en Algérie ou dans la communauté algérienne en France ?

Je ne pense pas que la communauté algérienne en France soit très sensible à ce type de musique.


Et comment l’expliques-tu ?


La communauté algérienne en France est une communauté franco-algérienne alors qu’Acyl est un groupe algérien à la base.
En Algérie, le public metal existe même si cela reste une musique underground parce que les musiques algériennes prennent beaucoup de place à juste titre.
Le metal a besoin de faire sa place, la scène existe depuis les années 1990 mais continue de se battre et se battra encore longtemps pour se faire une place et c’est normal…


Les [Algériens] apprécient beaucoup le fait que nous leur donnions une musique traditionnelle distillée dans du metal, ça les réconcilie avec le monde


Comme le metal en France dans une moindre mesure…

Exactement ! Du coup, comment sommes-nous perçus en Algérie ? (Il réfléchit) Les gens apprécient beaucoup le fait que nous leur donnions une musique traditionnelle distillée dans du metal, ça les réconcilie avec le monde.


Surtout en ces temps difficiles…

Mais le combat est plus local qu’universel. Ce combat nous le menons en Algérie à l’image de l’église qui est très dure avec les métalleux aux Etats-Unis ou Clisson qui est très dur avec Hellfest même si depuis que ça rapporte de l’argent, ils sont devenus beaucoup plus sympathiques (Rires)…

Du coup, je veux dire que notre musique permet de réconcilier les gens. Par exemple, l’an dernier nous avons participé à une manifestation qui s’est étalée sur toute une année, Constantine capitale de la culture arabe qui regroupe des groupes musicaux, des artistes venant de toutes les régions des pays arabes…


… l’ouverture a été faite par Faudel et la clôture par Acyl…

(Rires) Pas loin ! Il y avait des grands noms, de grands artistes invités et nous avons réussi à trouver une brèche et faire notre place grâce à ces musiques traditionnelles que nous traînons avec nous.


Le degré d’ouverture en Algérie est très dépendant des traditions



J’ai l’impression que vous menez un combat quotidien pour faire accepter votre musique…


C’est un combat quotidien qui durera encore très longtemps ! Le degré d’ouverture en Algérie est très dépendant des traditions, ce qui est une spécificité du Maghreb qui n’est pas aussi présente en Occident. Nous devons donc cravacher beaucoup plus pour imposer notre musique.


On a le sentiment que la place accordée aux instruments traditionnels est plus grande encore sur cet album, est-ce une volonté pour se rapprocher de ces traditions justement ?

A savoir que nous aurions fait cela pour mieux se vendre ? Non, c’était plus une envie. On trouvait que le côté musique algérienne n’était pas assez présent dans "Algebra".


Vous avez voulu approfondir ce que vous aviez développé sur "Algebra" et pourquoi pas créer un nouveau style ?


Je ne pense pas que nous créons un nouveau style : nous ne créons rien !


Ou du moins plus marquer l’identité du groupe !

C’est exactement cela, nous avons voulu plus marquer l’identité du groupe dans le processus de création.


On sent aussi l’influence d’Arkan…


(Il coupe) Sacrilège ! On arrête l’interview tout de suite (Rires) !


Pourquoi y-a-t’il des contentieux entre vous sachant qu’Abderrahmane est un ancien membre d’Arkan ?

Non pas du tout ! On se tire dans les pattes parce qu’on s’aime beaucoup ! Il faut savoir que la plupart des membres d’Arkan sont des amis d’enfance : tout le monde ne sait pas que j’ai commencé chez Arkan mais j’ai arrêté parce que l’orientation artistique du groupe ne me convenait pas.


Il semble que c’est également ce qui a précipité le départ d’Abderrahmane sachant que là où Acyl suit une voie traditionnelle, il semblerait qu’Arkan ait pris l’option de suivre celle d’Orphaned Land, l’arrivée de Sarah Layssac confirmant cette hypothèse ?

Je suis tout à fait d’accord mais il faut préciser qu’Arkan fait de la très bonne musique…


Le groupe était là fort de ses convictions mais les moyens ne nous permettaient pas d’être reconnus




Est-ce une fierté également de ne pas avoir répondu aux sirènes commerciales qui voudraient qu’on copie la recette commerciale d’un Orphaned Land ?

C’est naturel chez nous ! Tout d’abord, il faut savoir qu’Acyl est le prolongement de nos vies musicales antérieures qui prennent racines dans les années 1990 avec les groupes Mass et Worth dans lesquels nous jouions en Algérie. Il y a eu ensuite une période de transition entre Algérie et France : nous sommes arrivés en France en tant qu’étudiants, il a fallu se mettre dans le rythme…
En gros, Acyl existait sous un autre nom depuis 1996, année particulièrement dure à vivre au milieu de la décennie noire qu’a vécu l’Algérie. Nous vivions renfermés, isolés à cause du terrorisme que nous vivions à l’époque, que nous avons assumé et géré seuls… Le groupe était là, fort de ses convictions, mais les moyens ne nous permettaient pas d’être reconnus quoique nous devions participer à un festival qui se déroulait à Toulouse mais 15 jours avant, il y a eu l’explosion du fameux réacteur AZF et le festival a été annulé…


Et pourquoi cette journée promotionnelle aujourd’hui et ici à Paris : vous avez voulu passer un cap comme en témoigne l’évolution de votre musique depuis "Algebra" ?

Nous vivons en France depuis une dizaine d’années : nous évoluons ici, nos amis sont ici…
Ensuite, cette promotion est une évolution naturelle : nous essayons d’aborder les choses de manière beaucoup plus efficace au fil du temps et nous espérons faire mieux pour le prochain album.


Une promo aux Etats-Unis ?

… ou sur Mars (Rires) !


La consécration serait-elle une journée de ce type en Algérie ?

Mais c’est prévu ! Hier encore, j’étais en Algérie et tout est pratiquement booké pour la fin du mois de juin.


Je vois tes yeux briller : est-ce une consécration ?

Bien sûr ! Quand tu arrives à passer dans toutes les télés privées, dans les journaux… dont certains étatiques : c’est génial !
Après, l’Etat a cette volonté saine ou malsaine - dans une recherche de légitimité - de pouvoir exposer plus de diversité au peuple ce qui va notre sens, celui du metal et de l’ouverture dans la société…


Mais pourquoi serait-ce malsain ?

On ne peut pas échapper à la manipulation… Ce n’est pas propre à l’Algérie mais dans le monde entier, il y a des gouvernements qui essayent d’acheter la paix sociale…


Avec Acyl, nous avons envie d’exposer une culture et de diffuser des messages positifs : pourquoi devrions-nous parler de gens qui se font exploser au milieu de gens qui prennent du bon temps ?


Ne sommes-nous tous pas manipulés ? Certaines phrases de cette interview sorties de leur contexte pourront être manipulées… Qu’est-ce qui te rend si méfiant ?

Pour être sincère, il faut vraiment être prudent dans tout ce que l’on fait : la conjoncture est très délicate avec notamment ce poids de devoir se justifier auquel nous nous refusons… Lors de certaines interviews, on me demande si je condamner les attentats de Paris. C’est une aberration de poser une telle question : personne de normalement constituée ne peut cautionner de telles choses et nous nous refusons de répondre à une telle question, la considérant comme une insulte ! Avec Acyl, nous avons envie d’exposer une culture et de diffuser des messages positifs : pourquoi devrions-nous parler de gens qui se font exploser au milieu de gens qui prennent du bon temps ?


J’ai l’impression que cet album contient plus de passages avec des instruments traditionnels, avez-vous voulu créer un nouveau style ou approfondir ce que vous aviez fait sur "Algebra" ?

Le rythme est très important et c’est la base ! C’est le rythme qui t’envoie vers une musique metal et t’oblige de composer dans une optique metal.
Personnellement, je trouve qu’il y a beaucoup plus de complémentarité entre les parties traditionnelles et metal sur cet album que le précédent !


C’est une évidence et cet album est une évolution naturelle…

Tout à fait et aujourd’hui, cela forme un ensemble et pour cela, la scène aide beaucoup.
Lorsque nous avons composé le premier album, nous n’avions fait que quelques scènes… Pour ce deuxième album, nous avons vécu deux tournées, nous avons vu exactement comment il fallait procéder parce que le set sur scène est différent dans le sens arrangement parce que c’est ainsi que nous voulons exposer la culture. Et mieux encore, pour les prochains concerts, nous continuons à rétrécir notre back-line metal pour avoir plus d’espace pour le reste.


Doit-on envisager pour Acyl une carrière à la Opeth en ne faisant plus qu’une musique traditionnelle algérienne ?

(Sourire) Non, parce que nous essayons de rester efficaces en rétrécissant le matériel….


Malgré tout, ton sourire laisse pressentir une volonté d’aller dans ce sens ?

Non ! Le prochain album sera beaucoup plus traditionnel mais il sera beaucoup plus metal aussi… Nous ne pouvons pas nous permettre de ne mettre que de la musique traditionnelle : les gens se feraient chier et nous aussi parce que nous avons besoin d’un cadre metal  mais comme Sepultura avec "Roots", je pense que c’est une évolution naturelle.


Au moment de vous lancer dans la composition de ce nouvel album, avez-vous craint de faire quelque chose de différent qui puisse rebuter les metalleux de base ?

Je ne sais pas trop comment répondre à cette question parce que trouver le juste équilibre est dur. Trouver le juste équilibre entre s’exprimer de manière naturelle et spontanée, vouloir plaire et à ce que les professionnels de la musique acceptent est extrêmement compliqué et il faudra jongler avec ces trois paramètres, accepter de faire des concessions comme dans la vie de tous les jours, pour pouvoir trouver un juste milieu sans pour autant se dénaturer et rester authentique.


En parlant de juste équilibre comment répartissez-vous les différents chants arabes et anglais ?

Cela dépend des parties traditionnelles, quand il y a des parties traditionnelles : on n’a pas le choix, il faut que ce soit de l’arabe !





Vous avez essayé de mettre de l’anglais sur les parties traditionnelles ?


Nous avons essayé sur le premier album "Algebra", sur le titre 'Autonomy', nous avons fait du chant traditionnel en anglais : ça donnait bien mais personnellement, je ne trouvais pas que ce n’était pas assez authentique ! Je voulais proposer de mettre un accent à la Apu dans les Simpsons (Rires) mais je n’ai pas réussi à convaincre et l’accent reste donc naturel…


J’ai l’impression que les Français issus des minorités visibles (comme dit le gouvernement) s’intéressent de plus en plus au metal en pas seulement au rap, est-ce votre sentiment ?


Mais cette culture devient de plus en plus française. Quand tu as trois générations de français d’origine étrangère, tu ne peux plus leur dire "Nos ancêtres les Gaulois"…


Mais pourquoi donc, sachant qu’aujourd’hui qui peut se targuer d’être français pur souche et donc descendant de Gaulois ?


Si j’étais français, je serais frustré d’être français mais que mes ancêtres ne soient pas reconnus… Mes futurs enfants auront comme ancêtres les Gaulois mais également Tin Hinan qui fait l’objet d’un titre dans l’album et qui a fait des Touaregs une communauté matriarcale.


Je comprends parfaitement, mais au regard de la diversité sociale, il est impossible de faire l’histoire des ancêtres de tous les élèves raison pour laquelle on se contente de parler de l’ancêtre du pays dans lequel nous vivons…


Tu as parfaitement raison, ce serait un énorme bordel mais je pense que ces gens ont le droit pour mieux s’intégrer qu’on parle de leurs ancêtres…


Il faudrait avoir plus d’heures d’enseignement d’histoire mais justement, "Aftermath"…

(Rires) Quelle transition !


Quelles sont les conséquences ?


Ouh la la, deux transitions en une (Rires) ! En fait, les conséquences sont surtout liées aux neuf personnages historiques qui font ce que nous sommes maintenant. Nous sommes un peu à l’image de tous ces personnages historiques. Après tous ces siècles de nerf, il nous faut du temps pour être pragmatiques et cela explique aussi pourquoi nous sommes si nerveux (Sourire).
Cet album est une manière d’exposer un peu tout ce qui a été fait auparavant : les gens avec leurs réussites, leurs échecs, leurs doutes, leurs schizophrénies, leurs équilibres… tout cela fait partie de nous ! Et nous avons essayé de choisir des personnages de régions différentes pour expliquer notre histoire.


Tu disais que vous êtes nerveux malgré tout, malgré tout votre musique très positive, est-ce votre intention de véhiculer un message de paix et d’amour ?

Tout à fait !


Et en parlant de conséquence, est-ce que le message de cet album a une résonance encore plus forte suite aux évènements de novembre dernier à Paris ?

Tout à fait ! Mais au risque de paraître insensible, chose que je ne suis pas, je pense que la tendance aux attentats est une tendance qui est latente depuis quelques temps. Ce qui s’est passé en France nous conforte davantage dans l’idée de comment nous avons entrepris cette initiative…


Nous voulons parler d’autre chose et ne plus avoir à se justifier…



C’est à dire ?

Nous voulons parler d’autre chose et ne plus avoir à nous justifier… Il existe une culture et des personnages : dans le titre 'Son of Muhieddine', nous parlons de l’émir Abd el-Kader qui est un personnage algérien considéré comme le père de l’Algérie moderne. A la fin du XIXe sicèle, il a été un résistant contre l’occupation française mais une fois la bataille finie, il a eu des échanges culturels sur les chevaux, sur la vie en communauté avec le maréchal Bugeaud. C’était un homme d’état qui s’est battu parce qu’il estimait qu’il avait raison - comme les Français qui se battaient estimant qu’ils avaient également raison – mais une fois le combat terminé, il avait la volonté d’aller vers l’autre pour apprendre de l’autre.
Tout cela pour dire que nous avons besoin de ces messages positifs pour pouvoir avancer. Pourquoi ne pas parler de la tolérance qui existe dans toutes les religions au lieu de demander à un musulman si il appuie sur un bouton ? De la même manière, pourquoi ne devrais-je pas fêter Pâques et la recherche des œufs ou encore fêter Noël alors que ce sont des moments géniaux de partage que j’adore sous prétexte que Jésus n’est pas le fils de Dieu ?
En bref, je veux dire qu’on peut avoir ses convictions et éviter l’universalisme bête et être nous-mêmes tout en évoluant de manière très saine avec le reste du monde.


Authentique…


(Sourire) !





Question traditionnelle de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?


C’est le jour où j’ai découvert que le bassiste d’Arkan était gay : c’était génial (Rires) !


Au contraire le pire ?


Le jour où j’ai découvert qu’il était gay (Rires) ! Je ne me mettais plus nu à ses côtés, j’avais un peu peur !
Non plus sérieusement, c’était un concert à Verdun où nous avons eu 10 minutes pour installer et jouer : j’ai cru qu’on allait mourir ! Du coup, on a pris sur le temps du set et nous avons décidé de ne jouer que trois titres mais bien les jouer…



On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

J’aimerais bien qu’on me demande où en est le metal en France ? Et répondre que c’est cool parce que c’est comme en Allemagne ou en Scandinavie…
J’aimerais bien que le rock et le metal soient aussi bien reconnus en France que dans ces pays…


Et comment expliques-tu cette différence ?


Je vais me faire taper sur les doigts… parce que je pense que les fans ont la plus grosse part de responsabilité. Quand nous partons en tournée européenne, nous voyons que les fans allemands ou scandinaves sont dans le soutien, ils aident les groupes au stand merchandising, sur scène, on les sent vraiment, sur les réseaux, ils aident… En France, le fan a un côté blasé, critique plutôt que de prendre du plaisir…





Merci

Merci à vous les gars : c’était vraiment cool !


Merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.acyl.fr/
 
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