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TITRE:

ENEMY OF THE ENEMY (25 MAI 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL FUSION



Music Waves vous propose de découvrir Enemy of the Enemy qui fusionne rap, metal, néo metal et riffs hardcore avec un talent certain pour un résultat explosif.
STRUCK - 21.06.2016 -
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Quelle est la question que l'on vous a trop souvent posée ?

Alors difficile à dire... Dernièrement on nous a demandé si nous étions influencés par la scène metal française, cette question a été suivie d'un silence mal à l'aise !





Le groupe a vu le jour en 2008 et a proposé très rapidement deux EP, le premier peu de temps même après votre formation. Comment êtes-vous arrivés à si rapidement être satisfaits de vos chansons pour les coucher sur disque sans perdre de temps, vous vous connaissiez avant de former le groupe et l’alchimie s’est faite de suite ?

Nous avions tous déjà des expériences de groupes et formations très diverses, on avait tous déjà joué dans des projets plus ou moins importants. En formant Enemy on savait ce que l'on voulait, on avait une idée assez claire de ce ç quoi le groupe devait aboutir.  En plus de ça on était potes depuis longtemps, habitant en colloc', donc l'alchimie comme tu dis a été très naturelle, la motivation aussi, et tout s'est fait super rapidement sans même que l'on s'en rende compte.


C'est rare finalement, nombre de groupes bafouillent pas mal avant d'oser se lancer avec une production, vous n'avez pas eu peur d'aller trop vite ?

Encore une fois rien n'a été calculé, on a écrit ce qu'on avait dans la tête, on avait envie de le coucher sur CD, l'opportunité de le faire... Je t'avoue que l'on ne s'est pas posé de questions.


Vous avez ensuite foncé à une vitesse folle, concerts en nombre avec des grands noms, Aqme, BBA et j’en passe, un autre EP dans la foulée, des clips et l’album ensuite mixé par Mr Buriez en personne ! C’est le parcours rêvé de plus d’un groupe, comment expliquez-vous cette rapidité à vous faire connaitre et apprécier ?

Wouah, bien écoute déjà merci, c'est super flatteur ton analyse ! Les réponses vont se ressembler, mais honnêtement on a juste joué ce que l'on voulait, en y prenant le plus de plaisir possible. On n'a jamais hésité à investir, se bouger pour pouvoir effectivement développer le truc, jouer un maximum. Quand tu fais du metal aujourd'hui, c'est surtout une histoire de passion, de kiff, on a joué sans rien attendre, joué notre musique, devant un max de gens, dans un max de lieux... C'est ça Enemy of the Enemy pour nous, avant tout un énorme kiff !


Buriez est un monument de notre scène métallique, comment on arrive à bosser avec lui, je le sais très demandé, comment l’avez-vous convaincu ? Il vous a connu grâce aux concerts, notamment avec BBA où évolue son batteur Hervé ?


On a fait la première partie de BBA au Hangar à Ivry, et il était venu les voir. On avait le projet d'enregistrer Hellequin, on avait déjà écouté ses prods et c'était quelqu'un qui nous intéressait même si comme tu le dis on le pensait un peu inaccessible. On a profité de l'occasion pour nous présenter, il venait en plus de nous voir sur scène, c'était idéal. L'idée l'a intéressé, du coup on s'est recroisés, on lui a envoyé ce qu'on avait déjà fait, et finalement ça s'est poursuivi jusqu'à accoucher de notre galette. C'est un mec hyper cool, très à l'écoute, qui a vraiment apporté énormément à notre son, une super expérience de studio. Le genre de moment gravé dans la mémoire du groupe !





Nous vous retrouvons pour parler d’un disque qui a vu le jour il y a 3 ans. Depuis ce temps vous avez eu le temps de travailler sur du nouveau matériel je suppose, donc pourquoi revenir sur cet album finalement déjà ancien dans ce milieu en perpétuelle évolution ? C’est une manière de relancer la machine avant de rapidement sortir un nouvel album ?

En trois ans grâce a l'album on a pas mal tourné, on a rencontré beaucoup de monde. L'équipe (ou le groupe?) a énormément évolué, on est plus seulement quatre musiciens, on a commencé à bosser avec un ingé son et un lighteux, plusieurs personnes sont venues nous aider pour la com, les réseaux sociaux. On est sorti de la région parisienne, et de France, passé par l'Ecosse, la Russie, le Motocultor Festival... On a beaucoup évolué en live a vrai dire, on a fait mûrir le projet et cherché à jouer un max. A nouveau, c'est quand même notre première motivation ! Et tu as raison, aujourd'hui on veut pousser encore un peu Hellequin avant de passer à notre prochain album.


Vous disposez de votre structure, Head Bang School, pour vous gérer mais aussi promouvoir la musique rock dans votre ville, cela est très ambitieux, vous n’avez pas peur de vous atteler à un projet difficile, les structures sont nombreuses et peu finalement tirent leur épingle du jeu ? Vous pensez pouvoir gérer cette structure en parallèle de la carrière du groupe ?

A vrai dire c'est avant tout un outil indispensable pour être vraiment libres et autonomes. Et en ce sens Head Bang School fonctionne à merveille ! On ne cherche pas vraiment à tirer notre épingle du jeu comme tu dis, simplement à pouvoir faire des événements, à être autonomes au maximum pour kiffer. Jusqu'ici, tout va bien !


Musicalement à présent, votre style est très varié et complexe à définir et finalement c’est une qualité tant cela prouve que vous n’avez de frontière ni de style trop marqué, c’est voulu ce mélange de styles, j’ai évoqué aussi bien Slipknot que Limp Bizkit, Korn et même Rage Against The Machine, vous vous retrouvez dans le son de ces formations différentes mais qui ont toutes la particularité d’avoir marié les genres et contribué à faire évoluer le metal que ça soit dans les années 90 ou 2000 ?

A vrai dire on a grandi dans les années 90 et 2000, on était ados pendant toute cette période et c'est sûr que l'on a écouté en boucle tous ces groupes de néo métal, de fusion. D'ailleurs, tu cites des groupes qui ont évolué dans des styles proches, mais tu pourrais élargir le panel : Cypress Hill, Suicidal Tendencies, Asian Dub Foundation, Mr Bungle, Primus, Sepultura, System of a Down... Tous ces groupes, avec des univers aussi différents, mélangeaient les genres et n'avaient pas non plus de frontières. Typiquement, pour chacun d'eux, tu écoutes et tu peux les reconnaître immédiatement. Le fait de ne pas avoir de frontières leur a permis aussi de trouver leur propre identité, et non de se noyer dans la masse.
Ce sont bien sur nos premières références, si on ne pouvait qu'arriver à leur cheville ce serait déjà une réussite incroyable pour nous !


Vous sonnez parfois brutal, un titre comme Lost Generation sonne hardcore et indus et fait bien mal par où il passe, Farmboy mixe lui le rap métal, ce côté hardcore et même du chant clair qui m’a évoqué Mike Patton. En fait avec cette variété vous êtes un peu les Faith No More français ? Ce groupe que j’ose qualifier de révolutionnaire est un exemple pour vous et une source d’inspiration ?

Les Faith No More français ? Bien encore une fois, merci beaucoup, t'as besoin de quelque chose ? Tu veux un T-Shirt gratuit (Rires) ?
C'est à nouveau très flatteur, on ne se prétendra jamais les Faith No More français nous-même, on aurait peur d'avoir les chevilles qui explosent ! Mais oui en tout cas c'est une source d'inspiration, Kal adore Mike Patton, ça lui fait très plaisir d'entendre la comparaison !


En matière de fusion vous allez loin sur Smooth Pussy et aussi avec Vendetta dans le côté rap métal proche d’un Body Count, RATM, cette époque et cette scène sont des influences pour vous, sur Vendetta il y a même un court passage reggae, vous n’avez aucune frontière ni limite ? L’idée importante est de ne surtout pas se cantonner à un genre, vous étoufferiez si vous deviez vous limiter artistiquement comme certains groupes qui n’osent pas bouger d’un style établi pour ne pas effrayer leur public ?

On fait tous de la musique depuis notre plus jeune âge on est tous passés par le conservatoire. Kal est percussioniste classique et batteur, BnV est tromboniste, ZarC est saxophoniste, Baf a commencé par le violon et la guitare... On a tous traversé des styles très éloignés du métal, et la réalité c'est que la frontière n'est que virtuelle. A la fin, ça reste de la musique, l'idée c'est avant tout de produire ce qui nous fait tripper. On espère que c'est ce qui accroche le public d'ailleurs ! Si demain on devait se cantonner à un style particulier, ou calculer en fonction d'une stratégie de com', le projet n'aurait plus vraiment d'intérêt. Le premier des kiffs est toujours de se lâcher et de créer la musique qui nous plaît, que l'on aime jouer, on pourrait te mettre un passage de zouk si on sent qu'à cet endroit ça nous fait bouger la tête !


En matière de public d’ailleurs, comment le vôtre est-il composé, vous avez tourné avec des groupes assez différents et vous avez du vous créer un base de fans assez diversifiée, vous arrivez à toucher aussi bien le fan de hardcore que le fan de rap ou de métal ?

C'est hyper large... Il y a vraiment de tout dans notre public. En réalité, ce sont sûrement les personnes les plus "fan" d'un style prédéfini qui sont le moins réceptifs. Certains métalleux rejettent complètement le côté « groove » ou le rap, dans ceux qui n'écoutent pas de métal certains trouvent cela trop énervé au contraire. En général, ce sont les personnes les plus "ouvertes" musicalement qui apprécient, en tout cas des personnes qui apprécient autant la funk que le métal indus'. Il y a vraiment tous types d'âge et de style, et de fait on ne s'adresse à aucun public particulier. Heureusement pour nous, il y a énormément de personnes aujourd'hui qui sont dans le même cas que nous, qui peuvent avoir autant Eminem que Miles Davis, Led Zeppelin ou encore Chimaira dans leur MP3


Qu'attendez vous de la sortie de cet album avec le soutien de Dooweet ?

Trois ans, ça fait pas mal de temps, on a évolué, on a appris aussi à travers nos parcours musicaux dans et hors d'Enemy. On a pas mal d'idées, on souhaite explorer de nouveaux trucs, chercher un peu plus à développer notre style et à tenter des choses. La première chose que l'on attend tient à nous, donner le maximum de nous-même pour sortir un CD que l'on pourra réécouter dans vingt ans en bougeant encore la tête. Le fait que Dooweet soit avec nous est une vraie chance, on veut toujours jouer un maximum, rencontrer des gens, visiter un max de lieux, partager notre son et notre univers avec tous ceux qui pourraient l'apprécier. Avoir un acteur qui nous aide a nous diffuser va être un atout majeur.


Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

La Russie certainement, mais pour un millier de souvenirs différents, un peu long à lister !





Au contraire le pire ?

La Russie, long à lister aussi (Rires)..


Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

C'est quoi ton 06 ?


Un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?

Ecoutez un max de sons et kiffez la vibe ! Et bien sûr, on vous attend aux concerts de ENEMY OF THE ENEMY !!


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://enemyofficial.com/
 
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