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ADX (26 MAI 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HEAVY METAL

Bien que touché, ADX est toujours plus fort que jamais et nous avons retrouvé Betov - Pascal le grand frère d'ADX - pour faire un large tour d'horizon dans le cadre de la sortie de "No Serviam"...
STRUCK - 27.06.2016 - 1 photo(s) - (0) commentaire(s)
Depuis notre dernière rencontre l’actualité a été fort chargée et assez dramatique avec les attentats de Charlie puis ceux de Paris, vous avez annulé d’ailleurs un festival prévu le 14 Novembre, l’Ultim Fest, qui a été depuis reprogrammé. Comment avez-vous vécu cette période, je suppose que vous étiez en région parisienne à cette date vu que vous jouiez le lendemain ?

Pascal "Betov" : C’est hallucinant ce qui arrive à ce moment-là ! Je pense que tout le monde le vit comme ça. J’étais tout simplement chez moi, de mémoire, j’allume la radio et j’entends "Prise d’otage au Bataclan"… Comme tout le monde, j’étais loin de savoir ce qu’il se passait. Le reflex bête, j’allume la télé sur les chaînes d’informations en direct et ils nous relataient tout : c’était l’hécatombe totale ! C’était une baffe dans la tronche énorme ! Et en fin de compte, sans penser au concert du lendemain, comme tout le monde, j’ai uniquement pensé au niveau humain en me demandant qui était là-bas et qui je connaissais…
Par la suite, j’ai éteint la télé parce que les images étaient insupportables mais j’ai passé toute la nuit avec une oreillette collée sur la radio pour essayer de comprendre et analyser ce qu’il se passait. J’avais l’impression d’être dans un cauchemar !
Et c’est uniquement longtemps après au petit matin que j’ai pensé à l’Ultim Fest… Nous nous tous sommes joints dans la matinée et nous avons décidé de ne pas jouer mais de toute façon, nous n’avions pas le choix puisque c’était une décision préfectorale. Nous avons donc tout annulé au dernier moment alors que tout était prêt et que nous étions contents et impatients de pouvoir faire ce festival…
Mais quelle horreur, quelle horreur ! Cela a touché des gens qui allaient faire la fête - comme nous – qui étaient au mauvais endroit, au mauvais moment… On a tous de près ou de loin quelqu’un qu’on connaît qui est tombé ou blessé ce jour-là…


Ce type d’attentat tragique a lieu tous les jours dans les pays en guerre mais pour nous, comme tu l’as dit, le plus étrange, c’est que cela touche notre mode de vie que nous pensions préservé… C’est un retour à la dure réalité mondiale…

Avec recul, c’est tout à fait ça ! Sur le moment tu ne réagis pas, tu te demandes qui a fait ça même si tu t’en doutes un peu, tu te poses des tonnes de questions.
En revanche, très rapidement après avoir pris des nouvelles de ceux concernés au premier rang - la vie prime avant tout – nous avons repris contact avec Roger Wessier qui coproduisait le spectacle avec nous, les groupe et le Glazart… et nous avons décidé de reprogrammer cette date le plus rapidement possible !

On a trouvé la date du 28 mai qui arrangeait plus ou moins tout le monde. Elle est certes un peu éloignée mais cela nous a permis de prendre un peu de recul par rapport à ces évènements. Malheureusement, certains groupes prévus le 11 novembre n’étaient pas disponibles, nous avons donc dû refaire une affiche en gardant le même esprit : sans aucune prétention, l’Ultim Fest consiste à inviter des amis à jouer. On reprend exactement le même principe que le PMFF - Paris Metal France Festival organisé par Phil'Em All - auquel nous étions quasiment toujours présents : en fin de compte, c’est une réunion de potes dans une salle pour jouer du rock’n’roll. On fait la fête ensemble et si plein de gens viennent tant mieux !


[La] date [du 13 Novembre] marque un nouveau départ mais cela ne nous empêchera pas de faire de la musique


Avez-vous depuis des appréhensions ou des doutes avant de monter sur scène ?

C’est indéniable : il y aura toujours cette appréhension. Depuis les attentats et les analyses, aujourd’hui, on connaît la situation "géopolitique" de la scène du Bataclan qui était clairement ciblée, il y a des images assez troublantes de menaces…
Cependant, notre envie est d’être sur scène et il arrivera ce qu’il doit arriver ! Je suis très réaliste : je peux très bien prendre ma voiture et mourir d’un accident…
Je suis malgré tout d’accord avec ce que tu as dit à savoir que cette date marque le début de réalité, c’est le début d’une autre ère : c’est évident !
Cette date marque un nouveau départ mais cela ne nous empêchera pas de faire de la musique de toutes façons et le plaisir en sera peut-être décuplé…
Je tiens à préciser que notre prochain album ainsi que la soirée du 28 mai sont bien évidemment dédiés aux victimes du 13 novembre.





Vous avez depuis participé à une compilation, "Play for Paris", c’était important de marquer le coup, de participer à un hommage, même petit, histoire de se sentir humain dans un monde qui l’est de moins en moins ?

Très petit, on m’a appris que les petits ruisseaux faisaient les grandes rivières : chaque participation est importante. Nous avons été contactés via le groupe Furies qui ont dû comme nous annuler la date du 14 novembre et nous n’avons pas hésité une seule seconde pour donner un morceau que nous estimons symbolique au niveau du texte : c’était tout à fait normal !


Vous nous disiez en février 2014 ne pas vouloir parler de politique ou de religion mais ces événements peuvent-ils vous avoir fait changer d’avis sur ce point ?

On n’a pas changé : ADX reste un groupe musical passionné d’histoires, de fantastique… Nous restons dans ces domaines, nous ne voulons pas nous impliquer dans quelque mouvement, qu’il soit politique, religieux… parce que c’est important pour nous de rester détachés par rapport à cela et ainsi pouvoir parler plus librement du passé qui nous apprend beaucoup de choses sur le présent et surtout sur l’avenir : les choses se répètent et c’est d’ailleurs assez troublant !
Nous y reviendrons peut-être plus tard mais le titre de l’album "No Serviam" a bien un double sens à savoir "Je ne te servirai plus" en latin par rapport au texte de la chanson qui parle d’un prêtre qui laisse tomber la robe mais également par rapport au groupe ADX qui ne veut servir aucune cause si ce n’est celle du heavy metal, de la musique et de la voie de vivre.


L’actualité nous fait penser à autre chose et réveille de vieux démons



La pochette et le titre du nouvel album sont assez parlants. ‘Non Serviam’, cette phrase a une signification particulière dans la religion, on l’attribue à Lucifer qui exprimait ainsi son rejet de Dieu, comment doit-on interpréter cette pochette et ce titre ? Etes-vous conscients que ce titre va donner lieu à des interprétations négatives ?

Absolument, et on s’en rend compte dans certaines chroniques… Mais ce n’est pas le but initial même si malheureusement, l’actualité nous fait penser à autre chose et réveille de vieux démons, c’est le cas de le dire. Mais non, finalement, ce titre est tiré d’une histoire toute simple relatée dans la presse du XIXe siècle, d’un prêtre qui rend la robe parce qu’il est attiré par le pêché de chair, ce n’est donc uniquement que sexuel…
Ce qui me gêne sans me gêner, c’est que ce titre a été utilisé par un groupe de death metal si j’ai bonne mémoire qui l’a employé dans son titre primaire. On nous relate ces faits et ce lien à Satan alors que je n’avais même pas pensé à cela au départ.
On revendique à 200% le texte, le titre du morceau et nous l’avons choisi comme titre d’album uniquement pour les mêmes raisons qui nous ont poussé à choisir "Ultimatum", "Immortel" ou "Execution" comme titre d’album : ce sont des titres compréhensibles par tout le monde.
On se voyait mal mettre 'La complainte du Demeter' comme titre d’album, quelqu’un qui vit au fin fond de la Hollande va se demander de quoi parle cet album.
On a choisi le titre pour cette raison et il s’avère que "Non Serviam" était le titre le plus universel. Après que les gens extrapolent sur certaines significations, nous ne pouvons pas l’empêcher… Mais nous sommes conscients que cela peut être un piège car à double tranchant, nous sommes donc très méfiants et c’est la raison pour laquelle nous revendiquons le fait de ne rien revendiquer ! A l’époque de "Execution", c’était pire encore avec notamment cette guillotine : on nous a catalogué pro-peine de mort mais le soufflé est retombé très vite car finalement, ce n’était pas le cas.


Mais n’est-ce finalement pas une bonne chose de donner lieu à de telles interprétations négatives ou non, cela signifie surtout que ADX ne laisse pas indifférent, ce qui est la pire des choses ?

"D’aucuns diront qu’on parle de moi en mal ou en bien, on parle de moi"… je le comprends parfaitement mais ce n’est pas le but recherché. On a créé quelque chose d’artistique, on ne peut empêcher certaines personnes d’extrapoler sur d’autres choses de démoniaque ou je ne sais quoi. D’ailleurs qui n’a pas parlé de démon sur la scène metal - c’est assez récurrent – Dio le premier alors que c’était une personne semble-t-il adorable…


Vous avez déjà abordé ce genre de thématique sur une pochette, je pense à celle de "La Terreur", dans ses deux versions d’ailleurs, la religion est toujours un vieil ennemi ?

Je dirais plutôt que c’est une source d’inspiration. La religion n’est pas un ennemi, nous avons nos convictions personnelles dans le groupe. Dans le titre 'L’ordre sacré', nous évoquons les Templiers qui ont fait des massacres horribles pour une religion. Et aujourd’hui, l’histoire se répète à l’inverse à savoir que d’autres religions font la même chose dans une autre mesure mais c’est exactement le même principe : ils veulent l’imposer !
C’est une évidence, nous parlons de religion dans des faits historiques, cela fait partie de l’Histoire mais nous ne revendiquons strictement rien.


En fait avec l’album précédent vous vous rapprochiez de la pochette du premier album et là de celle du deuxième album, c’est une nouvelle fois voulu ce rapprochement ? En clair, vous rendez hommage à vos débuts et racines de cette manière ?

Tu ne peux pas savoir à quel point je remercie les gens dont tu fais partie qui m’ouvrent les yeux aujourd’hui (Sourire) !


C’est difficile de le croire car lors de notre première rencontre 2014, tu m’avais répondu la même chose…

Attention, sur "Ultimatum", il y avait un clin d’œil voulu sur la guillotine de "Execution" car "Ultimatum" était l’album du retour aux sources.
Mais honnêtement, pour la pochette "No Serviam", il y a peut-être une corrélation entre les personnages à moitié en flammes sur les deux pochettes mais je ne pense pas que cela aille plus loin. En effet, quand nous avons commencé à réfléchir sur la pochette, il y avait les idées d’église, de prêtre… mais il n’y avait pas cette symbolique de feu…


Est-ce l’artiste qui a réalisé cette pochette qui a été inspiré par vos pochettes passées ?

Nous avons travaillé en commun avec Stan Decker que nous remercions encore parce qu’il a fait un travail formidable. Pour la petite histoire, nous lui avons dit que nous repartions sur une nouvelle pochette, il nous a sorti des premières idées très proches de "Ultimatum" avec des couleurs chatoyantes, cette fameuse flamme incandescente… Nous lui avons précisé que nous parlions d’une église qui est un lieu de recueillement plutôt sombre, calme, tranquille peut-être un peu glauque dans la luminosité… et il a retranscrit ça ainsi sans que nous lui fassions part de "La Terreur".
Maintenant, si pour le prochain album, on te sort un bonhomme assis sur un trône avec l’espace au milieu et que je te dis que ce n’est pas une coïncidence alors oui, là, tu pourras dire que je suis un super-menteur (Rires) !


Musicalement, nous sommes influencés par Iron Maiden depuis toujours



Vous cherchez à faire passer un message au travers de cette pochette et est-ce que des titres comme 'Non Serviam' ou 'la Mort en Face' abordent des thèmes religieux ?

Personnellement, je n’ai pas donné d’idées concernant d’éventuels messages. Nous sommes très simples par rapport aux pochettes : elles doivent refléter un morceau. Si le titre avait été 'La complainte du Demeter', nous aurions très bien pu faire ce bateau avec Dracula qui retourne vers Londres : personnellement, j’aurais préféré l’appeler "La croisière s’amuse" mais les autres membres ont refusé (Rires) !
Musicalement, nous sommes influencés par Iron Maiden depuis toujours, nous ne pouvons pas le renier parce qu’ils nous ont marqués… Et quand je regarde les pochettes de Maiden qui sont également magnifiques, il y a également cette espèce de trame et ces rappels de petits détails qui te font penser à la pochette précédente ou autre. De la même façon, je respecte totalement Status Quo - ce qui n’a strictement rien à voir – mais au dos des vinyles de Status Quo à la grande époque, tu avais un rappel de toutes les pochettes : tu ne peux pas faire plus symbolique pour rappeler la discographie.

Nous avions cette fameuse sorcière qui nous a accompagnés longtemps et aujourd’hui, suite à une idée de Stan qui voulait faire un rappel, nous avons ces deux petits démons de "Ultimatum" qui sont toujours présents et nous surveillent et puis, ils sont rigolos…
Mais pour le coup, nous avons toujours eu des symboliques comme le cigare sur un vélo que tu peux voir figurer au dos de la pochette du vinyle du premier album et qui est un délire interne au groupe, un clin d’œil pour initiés de nos fins de soirées. Cela a posé beaucoup de questions à l’époque, nous sommes donc passés à une symbolique, des clins d’œil plus sérieux comme cette sorcière qui nous a accompagnés longtemps. Peut-être que pour le prochain album, on trouvera peut-être les deux petits démons ou un seul mais ce sera l’inspiration du moment…


Abordez-vous le rapport de l’homme face à ses peurs et son besoin de croire pour ne plus avoir peur ? La religion serait en fait comme une sécurité sans réel fondement mais très rassurante ?

Je pense que la réponse est dans ta question. Si des gens vont prier, c’est pour se sentir secondés, protégés par une entité supérieure… pour se rassurer !
La mort est gérée tellement différemment par les religions : certains vont pleurer dans certains endroits d’Europe alors que d’autres vont faire des fêtes énormes puisque ouvrant la porte d’un monde bien meilleur en Asie…
Avec le recul, je suis totalement en accord avec ce que tu viens de dire à savoir que la religion est une sorte d’assurance "tranquillité" que les gens se donnent par rapport à la mort, ceux qui n’en ont pas ont trouvé quelque chose d’autre, d’autres symboles ou… rien du tout pour se rassurer.
La religion a sûrement fait beaucoup de bien - du moins je l’espère – mais fait énormément de mal, historiquement parlant, c’est édifiant !


On constate aussi que vous gardez votre thème de prédilection historique sur un titre comme 'B-17 Phantom', il me semble que c’est un avion britannique de la seconde guerre mondiale, vous aimez abordez toutes les périodes historiques il me semble, mais est-ce que le thème de la guerre vous intéresse plus, ou tout du moins est-il une plus grosse source d’inspiration ?


C’est surtout la plus grosse source de lecture : il y a énormément de bouquins sur le sujet. Il y a tellement de personnes impliquées dans les deux grandes guerres mondiales qu’il y a énormément d’anecdotes.
Nous avons choisi le thème de 'B-17 Phantom' pour la finalité de l’histoire : c’est un avion dont tout l’équipage a disparu et qui a atterri on ne sait comment… C’est le côté fantastique qui a intéressé Philippe, le chanteur du groupe, qui découvre à chaque fois de nouvelles choses comme « Les oubliés » qui parle encore d’un conflit mais cette fois-ci plus proche de nous en Afghanistan où certains soldats français avaient été oubliés par l’armée française et se sont fait massacrer.

En fin de compte, je me réfère souvent à ce que dit le personnage diabolique du "Cinquième élément" qui explique que pour reconstruire, il faut d’abord détruire. Sans faire d’extrapolation, c’est peut être ce qui nous manque ? En effet, aujourd’hui faute de conflit majeur, le conflit est aujourd’hui économique, ce qui est encore pire !


On a un style, on a créé une manière de jouer…



Musicalement on retrouve la patte ADX en un instant, à savoir un parfait concentré de heavy metal teinté de passages speed, vous parliez pour le disque précédent de speed mélodique festif, vous avez gardé ce créneau, il est important pour vous d’avoir une marque de fabrique reconnaissable en un instant et surtout de faire perdurer un style un peu mis de côté ?

On a un style, on a créé une manière de jouer… et comme tu le dis, on a la chance que les gens au bout de quelques notes nous reconnaissent, comme je peux reconnaître Judas Priest dès la première note. D’ailleurs à peine l’ai-je dit que je retire immédiatement ce que je viens de dire car je ne peux pas nous comparer à Judas Priest.


Mais à votre niveau, es-tu fier d’avoir pu créer votre patte dans le style heavy mélodique ?

Complètement !


C’est l’alchimie qui se créé entre cinq potes en répétition et en création qui nous donne cette identité !



Et comment l’expliques-tu ?


Je ne peux même pas l’expliquer, même si je suis convaincu que c’est l’alchimie qui se créé entre cinq potes en répétition et en création qui nous donne cette identité !


Tu as parlé de cinq potes mais ils ont souvent changé : comment expliques-tu que cette patte reste ?

C’est vrai ! C’est l’identité ADX à laquelle les gens qui sont dans le groupe adhèrent.


Tu sembles dire que vous pourriez tous quitter le groupe qu’ADX restera ADX ?

Tout à fait, si ils ont l’identité ADX, ils pourront jouer à notre place nos morceaux, s’inspirer de ce que nous avons fait et continuer.
Même si nous n’avons pas de maquillage, je citerais Gene Simmons qui disait que Kiss pourrait durer indéfiniment avec d’autres membres maquillés mais cela a prêté à des guéguerres.


Tout le heavy traditionnel dont nous faisons partie n’est pas vraiment mort, au contraire, il est en plein revival depuis cinq ou six ans, et on en profite…


Et concernant avec cette marque de fabrique, pensez-vous faire perdurer un style un peu mis de côté ces derniers temps ?

Pour la première fois depuis que nous avons commencé cette interview, je ne suis pas d’accord avec toi. Tout le heavy traditionnel dont nous faisons partie n’est pas vraiment mort, au contraire, il est en plein revival depuis cinq ou six ans et on en profite…


Vous en profitez malgré tout, de toutes les journées promo que nous avons pu faire récemment, ADX est le seul représentant de ce heavy traditionnel. Vous considérez-vous comme la locomotive française du style ?

À la limite si nous pouvons revendiquer une chose, c’est par rapport à la musique et à ce style mais aussi aux groupes qui sont souvent sur scène avec nous et qui partagent les mêmes idées que nous. Franchement, il y a des groupes excellents, je pense notamment à des supers potes que sont Hurlement dans un style metal plus guerrier à la Manowar : je ne dis pas ça parce que je suis invité dessus (Rires) mais ils sortent leur prochain album très prochainement. Ils sont à fond dans ce qu’ils font et peu importe si il y a du monde aux concerts, ils sont comme nous : ils jouent à fond et tout le monde remue et ressort avec le sourire…
Mais il n’y a pas que Hurlement, il y a plein d’autres groupes que nous motivons en essayant de les aider dans la mesure du possible en parlant d’eux : même si je n’aime pas trop le terme, nous sommes un peu les grands frères. C’est un rôle qui humainement parlant me convient parfaitement !





Pascal le grand frère quoi !

Bien vu, c’est mon prénom (Rires) !


Ce style, du speed métal typé années 80, l’ancêtre du thrash en quelque sorte, est quand même bien vivant en France, je pense à Satan Jokers ou à Killers, ces deux groupes sont proches de vous musicalement, vous vous sentez proches de ces groupes ?


Avec Killers, on a débuté ensemble, on s’est fait massacrer dans la presse française ensemble notamment par une personne qui n’avait même pas eu le courage de se nommer, il se faisait appeler Le Juge, qui disait en 1985 que nous n’entendrions plus parler de ces deux groupes en l’occurrence Killers et nous. Malheureusement pour lui, 30 ans après nous sommes toujours là (Sourire) ! Cela nous a soudé avec Killers et même si il ne reste plus que Bruno Dolheguy d’origine, quand on se recroise lors de festival, c’est la famille comme si nous ne nous étions perdus de vue.
Pour Satan Jokers, c’est autre chose, on se croise sur des festivals mais on n’a pas de passé en commun aussi fort. En revanche, Blasphème, Killers, nous, Square c’est la famille. On va d’ailleurs retrouver certains d’entre eux lors de festivals à la rentrée et ça me fait énormément plaisir car c’est avant tout une histoire humaine !


Nous sommes dans un style médiatiquement peut-être moins mis en lumière mais il ne faut pas oublier qu’en France, le metal ne l’est tout simplement pas


Tu disais ne pas être d’accord avec moi mais finalement, on va finir sur une bonne note, il y a finalement une scène française toujours vivante et résistante : comment l’expliques-tu ?


Je crois que c’est le plaisir de jouer ! Honnêtement, si personne ne s’intéressait à ADX, si personne ne venait au concert, je serais le premier à dire à faire le constat qu’il faut arrêter. Mais ce n’est pas le cas, les gens viennent nous voir avec Blasphème, Killers, Square. Les gens nous demandent et les organisateurs de festival le savent et organisent ces dates et c’est génial !
Comme tu le disais, nous sommes dans un style médiatiquement peut-être moins mis en lumière mais il ne faut pas oublier qu’en France, le metal ne l’est tout simplement pas : nous avons la double peine ! Je considère que nous sommes des guerriers qui prennent ce drapeau et qui vont affronter tout cela pour - non pas se faire reconnaître - mais tout simplement se faire connaître du public. Nos anciens fans viennent toujours nous voir parce que ça leur rappelle leur jeunesse et la nôtre, mais plein de gamins de 20 ans viennent nous voir en disant qu’on a une pêche d’enfer, nous écrivent en disant qu’ils reviendront nous voir, achètent nos albums… Ca me rappelle une phrase qu’on nous a dit à notre reformation en 2006 d’un gamin me disant : "Tu sais mon papa, il a tous tes disques !" (Rires).


Merci

Merci à toi, c’est toujours enrichissant ce genre d’interview !


Merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.a-d-x.ch/
 
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