MW / Accueil / Articles
A PROPOS DE:

HOLISPARK (29 JUIN 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP

Music Waves a rencontré une étoile de la pop française : le groupe Holispark...
ADRIANSTORK - 05.07.2016 - 2 photo(s) - (0) commentaire(s)

Quelle est la question que l’on vous a trop souvent posée ?

Roch : Souvent on commence par nous demander comment nous nous sommes rencontrés ou d'où vient le nom « Holispark » et ce qu'il signifie. Mais nous sommes bien contents quand quelqu'un s'intéresse à ce que nous faisons, alors on y répond avec plaisir !

Manon : En fait, quand bien même certaines questions se répètent, avec le temps nos réponses s'étoffent et évoluent. On nous a souvent demandé de quoi parlent les chansons par exemple. Avant de devoir parler des textes, je pensais que j’avais juste griffonné ça sur un papier. Alors qu'en fait, en y réfléchissant lors d'interviews, je me suis rendu compte qu'ils parlent d'un tas de choses qui m'ont fait grandir : ils racontent une part de ma vie.


On vous salue comme un groupe espoir de la scène rock française, en soulignant que vous avez joué pour Mathieu Chedid ou Louis Bertignac. Malgré cette reconnaissance, est-ce que vous n'en avez pas déjà marre d'être considérés comme de bons élèves?

Kévin : Je ne vois pas en quoi nous serions de bons ou de mauvais élèves. Le fait est que nous composons notre musique avec nos influences et nos sensibilités propres, sans vouloir rentrer dans une case ou coller aux tendances actuelles.



Est-ce la proximité géographique de l'Angleterre qui vous a poussé dans cette voie?

Roch : Je pense qu'il y a une grosse part de culture dans cette histoire. La langue natale du Rock c'est l'anglais. Nous écoutons presque uniquement des groupes anglophones. Je suppose que naturellement les sonorités de la langue anglaise nous ont parlé. En fait nous nous sommes posés la question à l'envers récemment lorsqu'on nous a demandé si nous projetions d'écrire des chansons en français. D'ailleurs, aujourd'hui la réponse est non.


Quel est le rôle joué par Nicolas Delpierre et Maxime Mouquet en concert et en studio?

Manon : Nous avons enregistré THE HARVEST en trio Kévin, Roch et moi. Nous étions déjà très complices et on savait qu’on était un noyau solide. Pour le défendre sur scène nous avons proposé à des amis avec qui aujourd’hui on évolue et on avance de nous rejoindre : Nico et Max. Il est question de peut-être les intégrer au groupe à l’avenir pour un futur album.


Parlez-nous un peu de la pochette. Vous avez dit en interview qu' Holi était une fête indienne annonçant l'arrivée du printemps, est-ce pour cela que le printemps que vous proposez est explosif? Ou est-ce que ce printemps symbolise votre jeunesse?

Kévin : C'est un petit peu tout ça en même temps ! En effet, la jeunesse du groupe est indéniable. Nous voulons accomplir de belles choses ensemble. Nous commençons à écrire notre histoire avec toute l'énergie disponible et en nous investissant à 100% dans ce que nous faisons. Le dynamisme, la joie de vivre, la positivité et l'intensité de chaque instant : c'est cela que nous nous efforçons de transmettre au travers de notre musique : Holispark c'est un peu comme une explosion de couleurs vives et chaleureuses !

Manon : Question surprenante à laquelle je n’ai encore jamais réfléchi ! En ce qui me concerne, j’ai été ravie de découvrir que Holi c'était la « fête du printemps » en Inde. Je trouve l’image pleine de joie, de gaieté : le printemps c’est la sortie de l’hiver, le moment où les premières fleurs apparaissent ( je suis une grande fan de fleurs ) et où la nature retrouve ses couleurs. C’est à ce moment qu’on sort de son cocon ! 

Au sujet du nom du groupe, est-ce que la découverte de cette Holi est le fruit du hasard ou êtes-vous vraiment intéressés par le folklore indien? (Si la fête indienne s'était appelée Ravioli, vous seriez-vous appelé Raviolipark?)

Kévin : « Raviolispark » ! En voilà une idée qu'elle est bonne !! Ahah... ! Sans déconner : A la base ce qui nous a donné cette idée c'est aussi et surtout l'imagerie qui se rapporte à cet événement. Vous avez probablement déjà vu ces courses appelées « Color Me Rad » ou « Holi Run » : on y projette de la poudre de couleurs sur les participants. C'est ce que font les indiens pour fêter l’avènement du printemps. Ce côté festif et coloré nous plaît beaucoup c'est pourquoi nous le rattachons à l'image d'Holispark.

Manon : Tous les trois nous avons vécu de vraies montagnes russes émotionnelles un peu difficiles à gérer au commencement. Aujourd’hui, je ne voudrais rien changer de notre histoire puisque malgré tout nous avons toujours gardé cette petite « étincelle » (« Spark » en anglais) qui nous fait avancer.

Roch : Comme nous avons trouvé que ces idées se mariaient plutôt bien nous avons collé les deux mots et voilà : Holispark.


'Slippery Slope' est un petit bijou. Ce dernier morceau était enregistré en fin de session. Est-ce à vos yeux un morceau anecdotique ou au contraire une nouvelle piste?

Manon : L'ensemble de l'EP parle d’avancer, de regarder devant soi, de se battre pour ses rêves. C’est beaucoup d’épreuves, de doutes, d’erreurs. 'Slippery slope', c’est pour moi, un peu comme quand pendant tout le film tout va de travers et qu’à la fin le personnage principal en ressort, pas indemne mais différent. C’était une façon de calmer le jeu et de ce dire « on a réussi » .

Kévin : Ce morceau est là pour compléter un tout et pour conclure notre EP. On avait envie de faire quelque chose qui touche sincèrement et simplement et qui puisse parler à n'importe qui. Avec une ballade c'est très difficile de ne pas tomber dans la pâle copie ou dans le morceau bateau. Nous en sommes très contents de notre côté ! Nous avons réussi à l'interpréter et à y mettre des sentiments... Pour la petite histoire, ce morceau a été figé réellement au studio. Avant ça, on avait une vague idée de comment on voulait qu'il sonne... la spontanéité et la fraîcheur de ces instants là-bas, c'est ça que vous entendez lorsque vous écoutez 'Slippery Slope' !


Manon a dit en interview que ses textes s'inspiraient de son envie de ne rien laisser tomber. Est-ce important de partager cette volonté avec l'auditeur, et est-ce que pour elle la musique est capable de redonner envie à quelqu'un qui a perdu ses espoirs?

Manon : Evidemment ! Pour faire de la musique, il faut y être sensible, je pense. Il faut s’y retrouver. A l’adolescence, une période difficile pour pas mal de monde où tu te découvres aussi toi- même, il y a des tas de chansons qui m’ont marqué. 'Somewhere Only We know' de Keane, 'The Reason' de Hoobastank sur laquelle j’ai même fait mon premier baiser, ahah ! J’ai été tellement fan de Lady Gaga dès son premier album mais le plus marquant à mes yeux a été 'Born This Way', qui parle du fait de s’accepter puisqu’on est « Né comme ça » . J’ai écouté les Rolling Stones, The Doors, The Runaways, Pat Benatar... Tous ces artistes qui, de par leurs textes, leur façon d’être, ce qu’ils disaient en interviews, m'ont aidé à m’accepter. Alors qu’au collège et au lycée, je ne supportais pas de me regarder dans un miroir, aujourd’hui, je n’ai plus aucun mal à le faire. Je crois que la musique sert à faire passer un message. Je veux aider les gens, autant que les groupes que j’ai adorés ont pu m’aider et me faire grandir.



Justement, n'avez-vous pas peur de vous fermer au public français en proposant des chansons anglaises?

Manon : Personnellement je n’ai jamais choisi d'aimer un groupe selon sa langue. J’ai déjà aimé des chansons en italien, en russe, en anglais, en allemand... Simplement parce que c’était l’ensemble de la chanson qui me procurait une émotion particulière. A mon avis la musique est une question de sentiments et d’émotions. Nous, on a de l’énergie et de l’amour à revendre. Que les gens en veuillent ou non, c'est à eux de décider.


La formule en trio semble une réussite avec un batteur qui a son mot à dire, une machine à riffs de guitare sur demande et une chanteuse qui écrit également ses textes, est-ce que le groupe a déjà trouvé un équilibre démocratique?

Kévin : On se connaît depuis peu de temps mais on communique ensemble de manière assez fluide, on essaye de tout se dire, de régler les tensions et les petits problèmes de vie de groupe... L'entente et la cohabitation, c'est sûrement ce qui est le plus difficile dans un groupe quand on sait qu'on doit travailler ensemble mais on est aussi et surtout de très bons amis. Du coup, chacun à son mot à dire. On se débrouille pour que tout le monde soit satisfait du résultat. C'est un pré-requis pour pouvoir assumer chaque décision et se sentir à l'aise avec notre musique et notre image.

Roch : Nous avons beaucoup d'estime, de respect et d'affection les uns pour les autres. Nous nous faisons confiance et surtout nous avons envie de mettre l'autre en valeur et non pas soi-même. Je crois que c'est ça notre équilibre.


Le clip est formé d'un melting-pot des meilleurs moments, est-ce que le groupe est pour autant attiré vers des clips ''racontant une histoire''? (pour citer Roch, le batteur).

Roch : En ce qui me concerne, je suis un grand amateur de clips et j'adorerais que nous puissions en réaliser qui racontent des histoires à l'avenir. Le truc c'est que nous sommes des musiciens, pas des acteurs. Alors ça demanderait plus de moyens : Il nous faudrait de vrais acteurs, un scénario, un metteur en scène, un réalisateur etc. Et puis, si éventuellement nous voulions jouer dedans nous aussi, ce serait un exercice très différent que celui de jouer de notre instrument en play back. Les deux clips que nous avons pour le moment sont plutôt faits-maison : nous avons des amis qui sont venus nous filmer et qui ont monté les images. Tout simplement. Ces clips sont dynamiques et frais et nous en sommes très contents !

Manon : Oui, pour l’instant nos deux clips nous représentent à merveille. Nous sommes en train de nous dévoiler au public, de le rencontrer. On est heureux de se remémorer nos premiers concerts.


L'album est hautement recommandé à tous les amoureux de riffs de guitare, véritable squelette de l'album, où Kevin va-t-il chercher tout ça?

Kévin : Je pense que ça se passe de la même manière pour toutes les personnes qui composent : on ingère énormément de musique, de morceaux, de riffs, d'accords, de mélodies... puis on digère tout ça... Et au bout d'un moment, on en sort des choses vraiment intéressantes! Il faut évidemment faire le tri parce que tout n'est pas bon à prendre pendant le processus de composition. Mes influences sont très hétérogènes... Pour ne citer que les plus importantes : Paramore, Periphery, Tesseract, PVRIS, Arctic Monkeys, Bloc Party, Monuments, Intervals... Le plus difficile, c'est de réussir à repérer et à capter l' «Idée». Celle qui va, à elle seule, définir le morceau et dont le reste va découler naturellement. A partir du moment où on la tient, c'est Jackpot ! On décline le riff de bout en bout, on trouve la suite d'accords qui va bien... On arrange tout ça à trois et en général, le morceau est plié en 2 en 3 mouvements !


Qu’attendez-vous de la sortie de cet album ?

Kévin : Nous faire connaître en tant qu'Holispark. Commencer à exister comme groupe de rock, comme entité. Nous faire un nom dans les environs, construire une fanbase, développer le projet avec tout ce que cela implique. Cet EP, c'est notre bébé. On veut le défendre et le faire valoir en France, en Europe et même plus loin ! Nous pensons avoir des choses intéressantes à dire et à proposer avec ce premier opus alors on donne tout pour porter cette partie de nous le plus loin possible !


Quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Manon : Quand j’ai chanté pour un spectacle au lycée. J’ai aimé être sur scène ! J’avais un petit groupe sympa avec lequel on reprenait les chansons bateau du moment. Quand je suis montée sur scène, presque toute ma classe m’avait fait une pancarte avec que des mots gentils. Et à la fin de la première chanson, le public a hurlé et applaudi. J’en étais tellement émue : je me souviens avoir pleuré, tremblé et mon cœur battait à 1000 à l’heure !

Roch : En 2011 j'ai eu la chance de jouer devant 20 000 personnes lors des Francofolies de SPA en Belgique. C'était ENORME ! Merveilleux, magnifique … Je ne pesais plus un gramme, j'étais complètement transporté par toutes les émotions. Je vous assure, tant de personnes heureuses d'être là et qui applaudissent, ça fait quelque chose de vraiment spécial ! Et la bonne nouvelle, c'est que je suis convaincu que très bientôt ce souvenir sera détrôné par celui d'un concert d'Holispark =) !

Kévin : Ma rencontre avec Manon et Roch et la naissance d'Holispark


Au contraire le pire ?

Manon : A priori pour l’instant je n’ai pas encore vécu de moment trop horrible. Ah si, c'était agaçant et gênant : une fois un gars que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam est venu choper mon micro en plein concert pour dire des conneries.

Roch : J'ai perdu un ami à la suite de la séparation de notre groupe. J'en suis désolé. C'est difficile de comprendre les gens parfois, de se mettre à leur place. Et ça l'est encore plus de les pardonner. Mais il faut le faire, c'est crucial !

Kévin : Faire de la Musique, c'est ce qu'il y a de mieux au monde selon moi ! Du coup, il n'y a pas vraiment de mauvais moment !


Quelle est la question que vous aimeriez que l’on vous pose ?

Manon : « Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras plus grande ? » Je n'avais jamais de réponse précise avant. Au lycée, je me forçais à trouver des idées. Il y a peu je voulais être décoratrice d’intérieur, vétérinaire, ou serveuse. Aujourd’hui, je veux être chanteuse !

Roch : « Comment vas-tu ? » C'est vrai, ça fait plaisir quand quelqu'un vous demande de vos nouvelles. D'autant que les miennes sont souvent bonnes !


Un dernier mot aux lecteurs de Music Waves ?

Manon : Si on ne vous convainc pas avec cette interview, allez écouter notre EP et venez nous voir en live. Par contre sachez qu’une fois dans la famille, on n'en sort plus jamais !

 
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'article, ajouter quelques anecdotes, quelques connaissances ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur ce article
Haut de page
 
Main Image
Item 1 of 0
 
  • 7954
  • 7955
Haut de page
EN RELATION AVEC HOLISPARK
DERNIERE CHRONIQUE
Sonic Bloom (2018)
Holispark sort un album à l'image d'une floraison sonore entre la mélancolie hivernale du début et une énergie toute printanière qui arrive au fur et à mesure. Toutes les chroniques sur HOLISPARK
DERNIERE ACTUALITE
HOLISPARK : Tournée européenne à venir
CONCERT
Toutes les actualités sur HOLISPARK
AUTRES ARTICLES
ARTICLE PRECEDENT
TYLER BRYANT & THE SHAKEDOWN (04 MAI 2016)
A la veille d'ouvrir pour AC/DC à Marseille, nous avons rencontré Tyler Bryant & the Shakedown pour une interview découverte...
 
ARTICLE SUIVANT
ROYAL REPUBLIC (19 MAI 2016)
Music Waves était l'un des premiers à mettre la lumière sur Royal Republic, il était donc logique que nous les rencontrions lors de leur promo parisienne à l'occasion de leur nouvel album "Weekend Man"...

F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020