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SYR DARIA (06 JUIN 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HEAVY METAL
Arrivés à bon port malgré les crues qui ont frappé le pays et la région parisienne, les membres de Syr Daria nous avaient donné rendez-vous pour évoquer leur premier album...
STRUCK - 01.08.2016
Music Waves vous propose une longue interview découverte avec un groupe qui souhaite rattraper le temps perdu et enfin pouvoir diffuser sa musique au niveau qu'il mérite...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?

Michel Erhart : Quelles sont vos influences principales (Rires) ?





Nous ferons l'inverse : on vous donnera notre ressenti et vous validerez ou non... Votre actualité est la sortie de votre deuxième album, "Voices". Première question évidente alors que le groupe s’est formé en 2007 a sorti un premier album en 2010, pourquoi a-t-il fallu attendre 2016 pour voir apparaître votre deuxième méfait ?

Michel : Disons que nous avons fait une série de concerts qui fait qu’à un moment donné, on n’a pas travaillé sur les compos pendant un certain moment. On a ensuite travaillé sur de nouveaux morceaux et c’est vrai que ça nous a pris pas mal de temps.

Christophe Brunner : Je dirais aussi que le premier album avait été autoproduit, enregistré chez nous… nous étions plus partis sur une démo promotionnelle qui est généralement de quatre titres et comme nous en avions sept, nous les avons tous enregistrés. Dans la foulée, nous avons été signés chez Brennus… L’objectif du premier CD était de promouvoir le groupe pour démarcher les labels.
Vu que ça avait bien marché, on a voulu refaire la même chose pour le deuxième album en essayant d’être plus professionnel et abouti. Et en voulant soigner tous ces éléments toujours autoproduits, comme la production notamment, cela prend nettement plus de temps.


Nous ne voulions pas faire les choses à l’envers comme sur le premier album


Et pourquoi être revenus à l’autoproduction alors que vous étiez rapidement signés par Brennus à l’issue du premier album ?

Christophe : Nous sommes toujours distribués par Brennus pour cet album.

Michel  : On a longtemps travaillé sur la communication avec différents labels : on a eu deux ou trois propositions qu’on a considérées « légères » et nous avons finalement décidé de travailler avec Brennus parce que c’est le label qui nous offrait le plus de garanties.

Guillaume Hesse : C’est vrai qu’on a perdu du temps en démarchant les labels : nous ne voulions pas faire les choses à l’envers comme sur le premier album.


Et cela explique-t-il en partie le délai entre les deux albums ?

Michel : Oui, disons que nous aurions peut-être pu gagner un an…


Pour l’avenir, comment prévoyez-vous de travailler : toujours de façon indépendante ?

Guillaume : Je pense qu’il ne faut pas être fermé. A chaque album, nous apprenons un peu plus et aujourd’hui, je pense que nous fonctionnerions plus ou moins de la même manière mais de façon beaucoup plus rapide. Par exemple, en termes de compostions, aujourd’hui, je pense que nous pouvons dire que nous travaillons déjà sur le prochain album et en termes de compos, nous avons déjà la moitié d’un album.





Nous nous donnons déjà rendez-vous l’an prochain pour la promo de ce futur album ?

Christophe : L’objectif est de sortir quelque chose en fin d’année prochaine.


Nous nous rencontrons aujourd’hui dans le cadre d’une journée promotionnelle sur Paris : est-ce à dire que Syr Daria est en ordre de marche vers le succès ?

Michel : On essaie de se donner les moyens et nous nous sommes dit que travailler avec Replica allait nous offrir plus de visibilité.
Notre but est de nous développer, jouer beaucoup plus dans les quatre coins de la France et pour ça, il faut évidemment que les gens nous connaissent, qu’ils puissent nous écouter, faut qu’on parle de nous. L’objectif est donc de faire des albums et jouer, jouer et jouer…


Ce nouvel album reste toujours varié tout en gardant une direction plus établie dans le style



Et quels les premiers retours sur ce deuxième album ?

Guillaume : Ce qui ressort des premières chroniques, c’est la différence au niveau du son, le côté plus produit, plus pro et fini du deuxième album par rapport au premier. Et ça tombe bien car c’est l’image que nous voulions donner de cet album.

Christophe : Il y a également une différence dans la direction musicale. Le premier album était plus varié, ça partait un peu dans tous les sens… Ce nouvel album reste toujours varié tout en gardant une direction plus établie dans le style.


Le fil conducteur de la musique de nos deux albums est cette dualité qu’on retrouve dans le fleuve Syr Daria



Le Syr Daria est un fleuve qui traverse l’Asie centrale pour finir dans la mer d’Aral, l’orthographe étant la même je suppose que vous tenez vote nom de ce fleuve, cela est assez atypique comme choix, vous pourriez nous expliquer cela, l’un de vous est originaire de cette région ou l’a visitée ?

Michel : Oui, je suis Ouzbek (Rires) ! Non je trouve que ce fleuve est fascinant car il alimente la mer d’Aral et ce fleuve – comme tous les fleuves – a toujours été vecteur d’échanges entre les populations.
Le fleuve est à l’image de l’être humain il peut vecteur d’échanges pacifiques comme guerriers malheureusement.
Et ce fleuve est à la frontière de l’Occident et c’est le fleuve au-delà duquel Alexandre le Grand n’est jamais allé parce qu’il y avait des barbares derrière et il avait trop peur (Rires) !
Bref, je trouvais que le symbole de la vie que représente le fleuve était intéressant et en plus, ce nom sonne bien tout simplement…

Guillaume : Comme les derniers évènements le prouvent, un fleuve peut être calme comme il peut se déchaîner et quand c’est le cas, rien ne peut l’arrêter. Le fil conducteur de la musique de nos deux albums est cette dualité qu’on retrouve dans le fleuve. Par exemple quand je prends le titre 'The Monkey', les paroles sur les peurs enfantines sont très sombres et en même temps, c’est un morceau très sautillant limite joyeux.

Christophe : En fait, c’est un peu à l’image du clown, certaines personnes trouvent ce personnage joli et rigolo et en même temps, ça fait peur… C’est un univers où on retrouve toujours cette dualité qui nous convient bien !


Au–delà de ça, qu’est-ce qui vous a plu dans l’image du clown ?

Christophe : On revient toujours à Stephen King, "Ca"…

Guillaume : Nous sommes inspirés par la littérature contemporaine mais également historique. Nos paroles et nos univers sont très vastes, nous ne nous fixons pas de barrière : on peut parler de choses historiques comme de choses plus légères d’aujourd’hui.
Tout ce qui est lié aux clowns est parti d’un morceau qui nous a plu et nous y avons vu une sorte de mascotte qui nous a suivi sur le deuxième album, est-ce qu’il va nous suivre par la suite ? Nous ne savons pas… nous partons sur les idées et les envies du moment.


Ca serait dommage car vous vous priveriez d’une identité visuelle à laquelle pouvait se rattacher le public…

Guillaume : Tu as totalement raison !

Michel : Nous avons essayé non pas d’effacer mais de rendre plus mystérieux ce clown sachant que cet album traite un peu plus des aspects schizophréniques, c’est pourquoi on a pris ce dessin de Rorschach qui laisse deviner un clown.


Concernant Stephen King, vous avez habillement rattaché cela à l’univers horrifique et maléfique, l’idée était de sortir du lot tout en restant dans des thèmes sombres ?

Michel : C’est possible !

Guillaume : Je parlerais au niveau régional mais c’est vrai que les gens que nous connaissons associent beaucoup le groupe aux clowns…

Christophe : Et nous nous en servons aussi !

Guillaume : En termes de communication et de l’imagerie, c’est top et c’est infini… Par exemple, si je prends le premier morceau « Back to the Circus », c’est la comparaison de la vie clown qui se maquille et celle que nous vivons tous les jours et dans laquelle nous ne sommes jamais vraiment nous-mêmes : nous portons toujours un maquillage également ou un nez rouge !

Christophe : C’est un jeu !


Musicalement on vous a situé quelque part à la frontière entre thrash et heavy teinté de progressif, dans l’idée d’un Iced Earth en quelque sorte. Est-ce que groupe fait partie de vos influences ? Car des titres comme ‘Gilead’ et ‘Walk With The Dead’ me semblent droit dans cette idée musicale avec une facette épique et heavy mais aussi de l’acoustique et une alternance entre puissance et mélodie dans la lignée de ce propose le groupe américain.

Guillaume : C’est vrai et clairement comme tu l’as décrit nous retrouvons cette opposition, cette dualité entre le côté distorsion et un côté plus classique, plus clean… et cela sans vouloir le faire !


Définir son style est un exercice compliqué car cela peut paraître prétentieux mais c’est vrai que nous ne pouvons pas cacher nos influences majeures qui sont Iron Maiden, Metallica


N’est-ce pas le but caché de ces journées promotionnelles finalement, que le journaliste vous dise ce que vous avez voulu chercher à faire sans le vouloir ?

Guillaume : (Rires) Il y a de ça, c’est vrai !

Michel : C’est toujours difficile de définir son propre style et c’est vrai que nous en savons un peu plus en lisant les chroniques de nos albums. Définir son style est un exercice compliqué car cela peut paraître prétentieux mais c’est vrai que nous ne pouvons pas cacher nos influences majeures qui sont Iron Maiden, Metallica. Iced Earth est très influencé par Maiden également donc les groupes heavy modernes auront forcément ces influences également.


Nous espérons avoir réussi à créer une espèce d’identité et nous allons continuer à travailler dans ce sens



Effectivement, à ce jour, il est impossible pour un groupe moderne de créer un nouveau style, en revanche ceux qui arrivent à sortir du lot sont ceux dont les influences sont indéniables mais qui ont réussi à se les approprier. Avez-vous conscience d’avoir franchi ce cap avec "Voices" ?


Michel : Nous espérons avoir réussi à créer une espèce d’identité et nous allons continuer à travailler dans ce sens pour développer des morceaux qui nous représentent.


Tu parles de morceaux qui vous représentent, avec le recul, ce n’est pas encore totalement le cas selon toi ?

Christophe : Non, je pense qu’une direction a été prise avec cet album. Au moment de nous lancer sur ce nouvel album, j’avais un peu peur quant à la direction à prendre mais finalement non, nous avons fait avant tout des morceaux qui nous plaisent. La règle première est de faire des choses qui te plaisent et si ça te plait et que tu aimes les jouer, tu créées une espèce d’efficacité qui ressort en concert.





Vous nous avez annoncé avoir commencé à travailler sur le troisième album, est-ce que la direction que tu évoquais est confirmée dans l’ébauche du troisième ?

Christophe : Je pense que oui et je dirais que c’est même encore plus "resserré" pour l’instant.

Guillaume : Avec un bon poil de groove supplémentaire. Outre les concerts, ce qui est intéressant dans les albums c’est ce qui reste à savoir le témoignage d’une photographie d’un temps T. C’est ce qui est magique dans un album, c’est qu’il varie selon les humeurs de chacun au moment où nous l’avons enregistré.

Christophe : A force de jouer, ton jeu s’améliore et change avec les années. Quand tu écoutes l’album aujourd’hui, tu te dis que tu aurais joué le morceau différemment ne serait-ce juste parce que tu évolues techniquement et que tu as une autre approche.


On trouve aussi du Metallica dans vos influences, mais celui des années 90 quand le groupe mixait bien heavy et thrash, l’époque Black Album ou Load en fait, d’ailleurs Guillaume avec son timbre un peu éraillé me rappelle souvent James. C’est une autre influence pour vous, le Metallica de cette époque avec cette facilité à mixer mélodie et puissance ?

Guillaume : Clairement, même si tu découvres de nouveaux groupes, quand tu as été fan d’un groupe et que tu l’es encore après vingt ou trente années d’écoute, tu ne peux pas renier d’où tu viens et tu chopes certains tics, certains accents… mais au moment d’enregistrer, je ne pense que nous pensons à ce genre de choses : ça vient naturellement comme on le sent…


Tu parlais d’accent mais je ne suis pas certain que James Hetfield ait l’accent de Wittelsheim…


(Rires)


‘Slave Of Osiris’ nous a surpris aussi, il possède un petit ton oriental et une facette progressive. Pour le coup, on vous rapprocherait plus d’un Iron Maiden époque "Seventh Son", je suppose que le groupe est forcément une influence ou tout du moins un exemple à suivre quand on veut faire du heavy metal ?

Guillaume: Nous fonctionnons beaucoup à l’instinct à savoir que quand nous jouons, nous sentons de suite si le riff va le faire ou non. Tu le sens immédiatement que les poils se dressent et je ne pense pas qu’il n’y ait pas un seul riff sur cet album où nous ne nous sommes pas dit que ça claquait !


Comme tu le disais il faut que ça vous plaise avant tout pour pouvoir le défendre ensuite sur scène…


Michel : Tout à fait, il faut que ça soit communicatif et que ça parte de nous !

Guillaume : Après, concernant l’exemple à suivre, je pense que c’est totalement inconscient : nous avons tellement écouté Iron Maiden !

Christophe : quand tu as deux guitaristes qui jouent des plans un peu mélodiques harmonisés, immédiatement, tu penses à Maiden. Et la chance que nous avons, c’est que nos deux guitaristes se complètent bien et s’entendent bien : c’est une vraie chance ! Elles sont complémentaires et avec le même niveau, tu n’en as pas une qui est rythmique et l’autre soliste !
Chacun se fait sa place avec les guitares qui se chevauchent et donnent ce petit côté Maiden !


Finalement, vous mixez bien vos influences, on entend les sources mais on écoute surtout Syr Daria et pas un simple clone, cela a été difficile et long de se créer une forte identité et de fait vous avez pris du temps pour proposer ce premier album, cette volonté d’avoir une forte personnalité explique ce délai depuis l’EP ?

Michel : La personnalité s’est créée naturellement à force de jouer et on nous a offert quelques belles opportunités sur scène.

Christophe : Tu as des musiciens qui travaillent leurs instruments en faisant des reprises et tu vas le ressentir dans leurs influences : ce n’est pas notre cas ! L’avantage est que quand ils sortent un riff, même si ça ressemble à un groupe, ils ne vont pas s’en rendre compte parce que ce n’est pas fait volontairement alors que je connais des guitaristes dans certains groupes qui partent dans l’esprit de faire un morceau dans l’esprit de tel groupe : notre démarche est tout l’inverse !

Guillaume : Depuis que nous avons commencé, c’est indéniable, on nous dit souvent que ça sonne Metallica mais honnêtement, il y a pire que d’être comparé à James Hetfield (Rires) mais en même temps, on ne nous a jamais taxé de clone : on a peut-être une patte ?


Enfin vous jouez un style de heavy qui a été populaire dans les années 80 et au début des années 2000 mais moins maintenant. C’est difficile de se faire un nom et de trouver des dates face à des formations néo, post et extrêmes qui ont le vent en poupe auprès du public ?

Michel : On ne va pas dire que c’est facile, c’est très compliqué de trouver des dates aujourd’hui ! On travaille dessus et c’est pour ça que nous avons voulu travailler notre image notamment avec Replica parce que je pense que pour être booké, il faut être présent.

Christophe : Le problème est que notre musique est entre deux feux… ce qui rend notre positionnement plus difficile !

Guillaume : A mon avis, tout cela est un peu cyclique ; il y a eu une scène dans les années 1980/90 avec Napalm Death qui revient un peu aujourd’hui par exemple… Ca ne m’inquiète pas plus que ça mais c’est vrai qu’aujourd’hui, les groupes de true metal qui marchent beaucoup avec les vestes en jean avec des patchs… Je pense que c’est tout simplement cyclique parce que aujourd’hui, il n’y a plus de nouveaux styles et du coup, on revient en arrière en jouant avec la nostalgie.

Christophe : Il faut également rester objectif : nous faisons ce que nous savons faire (Rires) ! Je n’ai pas les compétences pour faire du death ou du black (Rires) !


Qu’attendez-vous de cet album?

 
Michel : Qu’on nous booke !

Christophe : Des concerts afin de pouvoir le défendre !





Ce n’est pas la première fois que vous dites vouloir être booké mais dans ces conditions, n’est-ce pas une erreur d’avoir laissé passer ses six années entre les deux albums - même si ce délai n’est pas entièrement de votre fait ?

Michel : Bien sûr que si !

Christophe : En finalité, l’accueil du premier album a dépassé nos attentes…


L’objectif est d’intégrer le rythme et de rattraper le temps perdu


Vous avez été dépassés, étonnés par le retour ?

Christophe : Etonnés, oui !

Guillaume : L’objectif est d’intégrer le rythme et de rattraper le temps perdu.

Christophe : Malheureusement, il faut également savoir que nous ne vivons pas de la musique de Syr Daria : nous avons une vie de famille, nous avons une activité professionnelle… Il faut mettre en place une espèce de méthode que nous avons essayé d’appliquer sur ce deuxième album. Et concernant le mix et le master, honnêtement, ça nous a pris 6 mois : ce n’est pas comme si tu allais voir un mec qui ne faisait que ça et qui te sortir ton CD en 15 jours. Je ne cherche pas à blâmer qui que ce soit et surtout pas Renaud (NdStruck : Renaud Hebinger) : nous avons également voulu perfectionner le tout…

Guillaume : Nous avons la chance que Christophe a son propre studio dans lequel nous répétons et du coup, nous prenons plus le temps pour bien faire les choses…

Christophe : … et parfois, c’est le piège ! Et à cet égard, je viens de lire l’interview de Mario Duplantier de Gojira qui se sont fait leur propre studio à New-York et il disait s’être fixé 10 jours de studio pour enregistrer ses prises et avait pris son billet d’avion pour rentrer chez lui ! Il s’était fixé une deadline qui lui permettait de ne pas tomber dans le cercle vicieux de la perte du temps… Attention, je ne me compare pas à Mario Duplantier, mais de la même façon, il va falloir que nous travaillons autrement.

Guillaume : Il est évident que nos méthodes vont changer !

Michel : Tu as également le facteur argent qui entre en ligne de compte : faire un mix rapidement, tu peux le faire mais il faut avoir les moyens…

Christophe : Tout à fait, rien que pour ça, Renaud a été super sympa : nous avons pu retourner le voir pour modifier certaines choses. A l’inverse, si tu décides d’avoir ton mix en 15 jours, tu l’auras en 15 jours mais il ne bougera plus et si tu décides de faire des modifications, il va te faire payer la journée supplémentaire à 300 euros ! Il faut trouver le juste équilibre !


Question traditionnelle de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste ?

Guillaume : La foire aux vins en première partie de Scorpions !

Christophe : C’est indéniable ! Quand tu entres sur scène devant 10.000 personnes, c’est inexplicable : 5 minutes avant de monter dessus, tu te fais dessus et au moment où tu montes sur scène et que tu entends les gens crier, encore aujourd’hui, regardes, j’en ai la chair de poule !
Nous avons également eu la chance de faire deux dates successives avec Freedom Call : tu as l’impression de faire une petite tournée, c’est cool (Sourire) !

Guillaume : Leur musique est classe, ils savent tenir un public et en plus, ils sont tous adorables dans le groupe : il y avait un vrai côté familial. En termes de support, ils parlaient au public pour nous en les incitant à acheter nos CDs, nos t-shirts… Et constater que nous avions été remerciés sur leur album, nous étions comme des gosses : c’est génial (Sourire) !


Au contraire le pire ?

Christophe : On a fait un premier concert avant Nightmare au Noumatrouff : Michel a eu un problème d’ampli. En sortant de scène, on se dit que c’est le fusible qui a lâché. La fois suivante, avant Paul Di'Anno, on prévoit un fusible de rechange. Mais surtout, avant, tu prends l’ampli en question et tu le ramènes au local, tu le fais réviser, tu changes le fusible : tout fonctionne nickel ! La fois suivante et au troisième morceau, rebelote, le même ampli qui ne t’a pas emmerdé pendant deux mois en répétition te lâche à nouveau (Rires) ! Depuis, il a acheté un nouvel ampli et nous n’avons plus eu de soucis.
Pour l’anecdote, pour meubler, je fais un solo de batterie sauf que pour ce concert, le batteur de Coverslave qui accompagne Paul Di’Anno a été super sympa et m’a prêté sa batterie qui est un kit à la Maiden et pour lancer un solo de batterie au bout du troisième morceau : c’est chaud !


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Guillaume : Si ça nous brancherait de faire la première partie de Maiden (Rires) ?

Michel : De façon générale, savoir ce qui nous anime pour faire de la musique…





Et donc ?

Michel : C’est l’émotion de faire quelque chose qui n’est pas tout à fait définissable, une émotion pure et intense.

Guillaume : Nous sommes tous très copains et pour ma part, je suis obligé de faire de la musique, si je n’en faisais pas, je péterais les plombs : c’est un exutoire phénoménal, c’est un outil de communication universel ! Et quand nous échangeons avec des personnes après les concerts, c’est toujours génial parce que ce sont des personnes que nous n’aurions sûrement pas rencontrées dans d’autres occasions. La musique est vecteur de beaucoup choses : d’émotions, de messages, de partage…

Christophe : Nous avons également beaucoup parlé du délai de 5 ans entre les deux albums mais nous n’avons pas relevé le fait que nous sommes ensemble depuis 2007 c’est à dire 9 ans : on a fait pas mal de concerts, on a passé pas mal de temps ensemble… et malgré tout, nous sommes encore tous ensemble parce qu’en 9 ans garder le même line-up avec les différences de tempéraments, cela témoigne d’une vraie amitié.
En 2009, je jouais déjà dans un groupe dans lequel je joue toujours mais au moment de me poser la question de savoir avec qui je voulais fonder un autre, je me suis demandé avec qui je voulais jouer : Thomas est arrivé dans la liste parce qu’il est impossible de se prendre la tête avec lui, il m’a dit connaître Michel qui est à peu près pareil et Guillaume s’est ajouté par la suite et on s’est rendu compte que ça fonctionne et c’est le top !
En fin de compte, on peut faire des morceaux, des albums, des concerts… mais le plus dur c’est de rester ensemble !


C’est un beau message de fin, merci !

Merci à toi !


Et merci à Noise pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.syrdaria.fr/
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