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A PROPOS DE:

AIRBOURNE (30 AOUT 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
HARD ROCK

Music Waves a rendez-vous avec Joel, le guitariste charismatique d'Airbourne pour nous témoigner tout son amour pour le rock n' roll, véritable passion qui se ressent à l'écoute de leur dernier opus "Breakin' Outta Hell".
PHILX - 16.09.2016 - 8 photo(s) - (0) commentaire(s)
Accroché à un joli modèle de Gibson dans le showroom parisien d'Airbourne, Joel nous reçoit en toute simplicité pour parler de leur dernière sortie "Breakin' Outta Hell".


Quelle est la question qu'on t'a trop souvent posée ?

Joel O'Keeffe : Je crois qu'on nous demande souvent à mon frère Ryan et moi si on se dispute souvent. C'est un peu comme si on nous demandait 'Est-ce que le Titanic a coulé ?' "Ben oui, évidemment qu'on se dispute !" (rires)


Votre dernier album s'intitule "Breakin' Outta Hell" (que l'on peut traduire par "s'échapper de l'enfer", NDLR). Quel est votre Enfer dont vous essayez de vous échapper ?

Pour nous, tu sais, si on rentre en studio et qu'on bosse sur les chansons et que rien ne vient, tu commences à t'énerver, à te stresser parce que tu voudrais que cette chanson fonctionne. Mais tu reviens d'un long voyage où tu n'as pas dormi pendant 4 jours, quasi rien mangé... Et tout d'un coup, tu montes sur scène, devant un public qui t'attend et te réclame. C'est ça qui nous sort de notre Enfer. Ce sont ces moments où les fans te tirent vers le haut.





C'est quelque chose qui se produit souvent pour vous, ces moments de frustration intenses pendant l'écriture ?

Alors, il faut savoir qu'aucun de nous n'a de formation classique. On ne connait pas la musique pour ainsi dire, les relations entre les tonalités, les accords, tout ça, on est autodidactes ! Donc il arrive cette frustration par moments, mais on joue du rock n' roll, on s'en fout !


Vu ce que vous composez, vous en connaissez quand même un peu...

Oui, bien sûr, mais les fondamentaux comme la lecture de la musique écrite, la construction de gamme ou tonalité, on ne les a pas. Alors oui, on sait ce qu'on aime, le son qu'on veut avoir, ou quand ça rock vraiment. Donc ce n'est pas la recherche de l'inspiration qui nous frustre, mais ce manque de connaissances pour tirer le meilleur de chaque chanson. Du coup, les paroles doivent percuter suffisamment, le groove et le rock doivent être au maximum de ce qu'on peut donner. Si on compare avec un verre de Jack Daniels et Coca, nous, quand on jamme, on livre un double Jack. On veut tellement remplir la salle qu'on doit agrandir le verre pour y mettre assez de Jack, tu vois la comparaison ? (rires) On ne se plaint pas du boulot que ça représente, on se défonce juste pour chaque album, on donne tout ce qu'on a. Le but d'un album, c'est qu'il soit joué et apprécié.


Si on reprend ta comparaison, vous pensez avoir trouvé le bon dosage pour votre musique, et ne craignez pas de resservir la même chose à vos fans ?

C'est compliqué, c'est clair. Les progressions d'accords ne peuvent pas resservir, ni les mêmes riffs. Personnellement, je n'arrive pas à prendre assez de recul pour avoir une vision globale sur les choses. Je serais infoutu de faire un puzzle, parce que je ne sais pas ce que je fais. Ce que je vois, c'est les détails. Donc je vais trouver des ressemblances avec des choses qu'on a déjà composées alors Ryan ne trouvera pas, par exemple. Je cherche toujours à nous renouveler, différencier clairement les nouveautés. C'est comme chercher de l'or. Tu vois, on a 50 ans de rock n' roll derrière nous, donc nos prédécesseurs ont déjà trouvé tout ce qu'il y avait d'accessible facilement. Il faut donc maintenant continuer à creuser, creuser, c'est illimité ! Plus on creuse, moins il y en a, mais il faut bosser dur pour. Donc parfois, on va trouver de la merde dans notre tamis... jusqu'au moment où "Allez, on va boire un coup". Puis tu reviens bosser, un peu plus bourré qu'avant, tu cherches et tu trouves ! Le lendemain, tu regardes de plus près et tu vois que ce n'était pas grand-chose, alors tu t'y remets (rires) !


Donc si on comprend bien, 'When I Drink I Go Crazy' est inspirée de faits réels ?

Ahah, celle-ci, oui, très clairement (rires). Pour ce titre, je me souviens être entré dans la chambre de Ryan et lui avoir proposé ça. Il m'a répondu "Pourquoi, tu te souviens de ce que tu as fait la nuit dernière ?" En fait, je ne me souvenais même pas comment on était rentrés à la maison, et il m'a raconté que j'étais en train de faire le ninja, à pied sur une voie rapide, en train d'éviter le trafic qui arrivait en sens inverse... Du coup, on a trouvé le titre approprié et on a écrit la chanson d'après ça (rires).


On est pas loin de dire que ta musique s'apprécie quand on est bourré... (rires)

Ouais, c'est ce qu'on fait quand on est rock n' roll. Tu peux picoler partout, en voiture, dans le train, aux concerts...


C'est donc votre recette magique ?

La recette, c'est d'être capable d'éteindre tout ce qui t'entoure pour te retrouver toi et ton rock n' roll. C'est ce que les fans arrivent à faire, naturellement ! En concert, ils mettent leur vie de côté, quoi qu'il s'y passe, où qu'ils en soient, ils sont là pour faire la fête.


Le visuel de cet album est composé de deux images : la première te représente, et la seconde aussi, mais façon décharnée ? Est-ce que cette illustration traduit des souffrances endurées par le groupe ?

Non, pas particulièrement. On pourrait effectivement y voir plein de significations, mais ça illustre la difficulté de se sortir de l'enfer. Tu peux y laisser ta peau, mais il faut continuer d'essayer, même s'il ne reste que ton squelette.





Des titres tels que 'It's Never Too Loud For Me' ou 'It's All For Rock'n'Roll' sont-ils une réponse à ceux qui vous accusent d'être des clones d'AC/DC ?

'It's All For Rock n' Roll' a tout d'abord été écrite en hommage à Lemmy. Quand tu lis les paroles, c'est très clair "son fantôme hante la scène"... Il nous a vraiment beaucoup aidés, avec son apparition dans notre clip 'Runnin' Wild', il nous a amenés en tournée avec eux, quand on se croisait sur des festivals, on se retrouvait. C'était un homme extraordinaire avec ses fans, et son équipe de tournée, un vrai père. Dans le groupe, c'était comme des frères, backstage comme sur scène. Il laisse un terrible vide derrière lui dans le rock n' roll. Quand on a appris sa disparition, c'est la première chose qui nous est venue à l'esprit. On lui devait bien ça. Au final, c'est une grande famille, le rock n' roll. On ne fait qu'un dans le groupe, qu'un avec les fans. Ce n'est pas comme dans la pop où il y a l'artiste bien au milieu, ceux qui l'accompagnent à côté, et le public en face. Dans le rock, on n'est qu'un. On peut sentir les fans, les goûter. Autant qu'on est, tous ensemble, on n'est qu'un. Il peut se passer n'importe quoi sur une tournée, un accident, ou autre chose. On n'est pas sûrs de tous arriver à destination. C'est ce qu'il faut se rappeler quand on fait du rock n' roll.


Tu dis que Lemmy a laissé un énorme vide, c'est vrai, mais penses-tu que des groupes comme Airbourne, Ghost et autres sont une sorte d'héritage, d'entretien de cette tradition ?

Je ne connais pas la réponse à cette question, mais je sais qu'on ne s'arrêtera jamais de faire du rock n' roll. On continuera jusqu'à la mort, c'est notre engagement. On ne sous-estimera jamais nos fans, on ne changera jamais radicalement notre musique. Certains le font, coupent leurs cheveux, changent du tout au tout. "Putain, je t'aimais parce que tu me servais le Jack and Coke comme je l'aime, et maintenant tu me sers du Jack et jus de groseilles ! ! C'est quoi ce bordel ?" Non, jamais, mec. Je sais ce que c'est d'être fan. On est probablement fans des mêmes groupes, et heureusement des AC/DC, Mötorhead, Iron Maiden n'ont jamais radicalement changé.


A contrario, avec un titre très lourd tel que 'Rivalry' ou très rapide comme 'When I Drink I Go Crazy', vous vous éloignez assez nettement de l'ombre d'AC/DC. Est-ce une démarche amenée à se prolonger juste quelque chose de ponctuel ?

Le groove qui se dégage de ces titres est quelque chose qu'on aura toujours, et non, cette évolution n'est vraiment pas quelque chose de ponctuel. Imagine-toi qu'on ait une caisse à outils spéciale Airbourne. Pour le premier album, on s'est servi du marteau et d'une clé. Pour le second, on a utilisé en plus un niveau et du scotch, pour le troisième, on s'est équipé de tournevis, et pour celui-ci, on a visseuse électrique ! On tapera toujours dans notre caisse à outils.


Ce nouvel album est produit par Bob Marlette avec qui vous aviez déjà fait le premier album. Est-ce un retour aux sources après l'accueil mitigé de "Black Dog Barking" ?

Pour le premier album avec lui, nous étions très jeunes, très inexpérimentés. Il a réussi à nous manager, et à nous aider à trouver des choses qu'on n'aurait pas trouvé sans lui, notamment le son de l'album. A la sortie de l'album il nous a dit : "Je pense qu'on a là un super album, nous devrions travailler à nouveau ensemble, mais pas tout de suite. Faites-vous une expérience, mais découvrez de nouvelles choses, je pourrai vous apporter encore beaucoup. Il faut que vous partiez en tournée, sortiez quelques disques." Ce mec est génial, très talentueux, et intelligent. Et ça fait déjà 10 ans, donc... On voulait aussi bosser avec Mike Fraser pour la post prod et le mix. Spinefarm nous a vraiment donné toute latitude pour le faire comme on voulait, en Australie en plus, on voulait ça depuis longtemps. Rien que là, on avait 3 très gros souhaits réalisés.


Avec un mix assuré par Mike Fraser, n'avez-vous pas peur de tendre encore le bâton aux critiques vous accusant de trop copier AC/DC ?

Ca ne m'embête pas, parce qu'on fait du power rock n' roll. Ce genre n'est pas resté très longtemps, entre la fin des années 60 et milieu des 70's. Il y en a eu des bribes dans les 80's, mais ça avait déjà pas mal changé et évolué avec des groupes comme Baby Animals, The Screaming Jets. Avant ça, il y avait The Easybeats, Lobby Loyde... Quand on nous fait cette comparaison, on sait qu'on est dans la bonne voie. Si les fans avaient également écouté Billy Thorpe, par exemple, ils pourraient dire "Aaahh, ok, je vois d'où ça vient". Mike Fraser est un rockeur, un magicien, donc on est ravis d'avoir pu bosser avec lui.





Tu parlais de Spinefarm chez qui vous venez de signer. Pourquoi avoir changé de label ?

Il y a chez Spinefarm beaucoup d'anciens de Roadrunner. Leur mentalité est donc proche de celle des beaux jours de Roadrunner. Il est question de tournée, de rock 'n roll, et ils le font comme il faut. Quand on a quitté Roadrunner, c'est au moment où ils se faisaient avaler par Warner. Je pense qu'on a quitté le navire au bon moment.


Vous prévoyez 5 dates en France pour soutenir cet album. Considérez-vous avoir une relation particulière avec notre pays ?

Oui, tout à fait ! La première fois qu'on est venus jouer en France, ça faisait déjà un moment qu'on tournait en Australie, et on était tous surexcités. Je me souviens d'avoir vu une longue file de gens, pas loin de la salle où on jouait. On était persuadés que c'était pour autre chose, un autre concert, mais pas nous ! C'est notre tour manager qui nous l'a dit (rires) ! Avant de jouer, on entendait le public scander "Airbourne, Airbourne !" On n'avait jamais entendu ça ! Il y a une passion ici pour le rock n' roll qui est immense, on s'est littéralement pris un fix d'énergie pure. Après ça, tu te sens indestructible. J'ai envie de faire une tournée de dingue ici en France, faire une trentaine de dates serait le pied. En parcourant la France, on pourrait aussi aller jouer à Bordeaux pour y rester un mois et faire une cure de vin et fromage (rires) ! J'adore la France !


Lors de la précédente édition du Hellfest, en 2015, vous avez réussi à garder le public captif malgré une coupure électrique qui a un peu duré. Tu nous as sorti un solo dont tu as le secret. Comment l'as-tu vécu ?

C'était très marrant. Quand ce genre de trucs arrive, tu te dis "Bon, ok, ce sont les aléas du live, il faut faire avec." C'est marrant parce que tu ne t'aperçois de certaines choses qu'une fois que tu ne les as plus. Donc sans jus, on ne pouvait strictement rien faire ! Il y a eu des huées, on était prêt à lancer une émeute (rires), sauf qu'à part offrir des bières, on ne savait pas quoi faire ! Donc quand le courant est revenu, j'ai lancé un "Hello" au micro, et le public s'est soudain levé, c'était incroyable. C'est cette sensation géniale que j'adore dans le rock.


Votre réputation de groupe de scène n'est plus à faire. Avez-vous parfois la sensation de privilégier le live par rapport à la composition ?

Le truc c'est qu'il est difficile de faire un concert sans nouvel album à présenter. Comme je te disais, on a énormément mis de travail dans cet album, et c'est en partie pour que la retranscription live soit au sommet. Je pense que les deux sont indissociables.


A ce sujet, quand pensez-vous offrir un témoignage audio et/ou vidéo de vos concerts à vos fans ?

Bientôt ! C'est déjà notre 4ème album, et on va venir tourner en 2017, et Spinefarm nous a fait part de leur volonté également de sortir un live. On veut le faire car on est prêts, on a suffisamment de titres pour choisir une setlist super efficace, et de plus, j'aimerais tellement que ce soit filmé en France. Tu vois, mon live préféré est le "Let There Be Rock", d'AC/DC au Pavillon de Paris (filmé le 9 décembre 1979, sorti en 1980, ndlr).





C'est assez surprenant parce que souvent, les groupes font un clin d’œil à leur ville d'origine en y enregistrant un live après être devenus suffisamment gros. Pourquoi pas vous ? Ou alors sur la suite de la tournée promo, tu diras peut-être à nos homologues en Allemagne que tu veux absolument enregistrer au "Pavillon de Berlin" ! (rires)

(après un long fou rire de Joel, ndlr) Tu sais, ça fait environ 12 ans qu'on passe notre vie sur la route. On ne se sent pas vraiment provenir d'un endroit très important, et je peux te dire que je veux que ce soit fait ici... Ou... tout du moins la moitié ici et la moitié à Berlin (hilare), pour faire un double disque !


Tu veux dire qu'après 12 ans de route, ta ville ne te manque pas ?

On est arrivé au stade où on est un peu des gens du voyage ! Ce qui me manque, c'est ma bière préférée, qui est faite en Australie. Bien sûr il y a des choses qui me manquent, mais c'est pour jouer du rock n' roll ! En plus, j'ai la chance d'être ici à Paris en plein été. Sur les 10 ou 11 fois que je suis venu, c'était tout le temps en hiver, et je n'ai jamais pu prendre une journée pour visiter, me balader. Je veux faire un solo du haut de la tour Eiffel, la toucher !


Qu'attendez-vous d'un tel album ?


Je veux juste que les gens l'achètent et le mettent à fond chez eux. La sortie est prévue un vendredi, donc veille de week-end ! C'est parfait pour faire une soirée avec du bon gros rock n' roll.





Quel est ton meilleur souvenir d'artiste ?

Je dirais quand j'ai joué sur la Telecaster de Keith Richards. On jouait sur le même événement, et à cause de problème de vol ou de casse qu'il y avait eu auparavant, le staff était assez sévère, on devait respecter un périmètre, etc. Donc après joué, on retourne back stage, et tout le crew des Stones applaudissait, disant que ça faisait 15 ans qu'ils n'avaient pas eu un groupe de première partie assurer comme nous. Du coup, "Tiens, toi qui regardais les guitares un peu plus tôt, viens, viens en essayer une !" Je l'avais donc dans les mains, et je n'ai quasiment rien fait avec, j'avais tellement peur de la casser. Juste après, on a croisé les Stones, ils ont regardé ma Gibson, m'ont dit que c'était une bonne gratte, on a trippé quelques minutes, on s'est pris en photo, et 30 secondes plus tard, c'était les accords de 'Satisfaction' qui sonnaient dans l'arène, j'en ai encore des frissons de te raconter ça.


Au contraire, quel est ton pire souvenir en tant qu'artiste ?

Alors je ne me souviens pas à quel concert c'était, mais de toute façon ça arrive forcément une fois, c'est de jouer un concert quand t'as la chiasse... C'est pas le mieux... (rires) Hé, vous m'avez demandé, hein !


Nous avons débuté cette interview avec la question qu'on t'a trop souvent posée. Au contraire, quelle est celle à laquelle tu aurais adoré répondre ?

Je n'en ai pas de particulière, j'aime parler, et répondre à tout. Surtout si tu me dis "On va au pub ?", on y va ! (rires)


Merci beaucoup Joel

Merci !


Plus d'informations sur http://www.airbournerock.com/
 
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