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TITRE:

BIG JESUS (02 SEPTEMBRE 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK ALTERNATIF



Music Waves a rencontré les membres de Big Jesus, véritable découverte pour tout amateur de son des années 1990, qui déboule dans les bacs avec "Oneiric"...
STRUCK - 07.10.2016 -
11 photo(s) - (0) commentaire(s)

... pour une interview découverte qui finalement l'était plus pour nos interlocuteurs qui visiblement faisaient leurs premiers pas promotionnels...


Quelle est la question vous a trop souvent posée ?


Spencer Ussery : J’adore cette question (Rires) ! Je dirais le nom…
Comme nous sommes un groupe relativement jeune, même si nous ne sommes pas vraiment un nouveau groupe, nous avons droit à ce type de questions comme le fait de nous demander de raconter l’histoire du groupe…





Votre actualité est la sortie de votre album "Oneiric", première question, comment vous sentez-vous à quelques jours de la sortie de cet album ?

Spencer : Nous sommes super excités, c’est notre premier album qui est distribué à une si grande échelle par notre label. Non, c’est vraiment incroyablement excitant !


Premier album distribué à grande échelle. Cela signifie que ce n’est pas votre premier album ?

Spencer : Non ! En 2013, nous avons sorti en indépendant un album de neuf titres et demi (Sourire).


"Oneiric" est une sorte de Frankenstein


Pourquoi cet album n’est mentionné nulle part, laissant croire que "Oneiric" est votre premier album ?

Spencer : Mais c’est notre premier album parce que quatre titres de "Oneiric" viennent de cet album auto-distribué. J’ai envie de dire que "Oneiric" est une sorte de Frankenstein composé de quatre titres issus de l’album "One" et six nouvelles autres chansons.


Big Jesus n’était pas un groupe sérieux


Puisque "Oneiric" est donc votre premier album, pourquoi avoir attendu sept ans avant de sortir un premier album ?

Spencer : C’est intéressant parce que c’est une histoire de fou finalement ! Cj (NdStruck : Cj Ridings, guitare)  et moi-même avons commencé à jouer ensemble en 2009 et je dois avouer que nous avons laissé passer pas mal d’années où nous n’avons pas fait grand chose (Rires). Pour nous, Big Jesus n’était pas un groupe sérieux, nous jouions juste pour le fun.


Et quand Big Jesus est devenu un groupe sérieux ?

Spencer : Je dirais que c’est juste avant que nous ayons commencé à écrire notre premier album auto-produit.





Mais que s’est-il passé concrètement pour que vous passiez de groupe de copains qui joue dans des clubs à celui qui fait la promo de son album ici en France : vous avez gagné au loto ?

Spencer : (Rires) Non, c’est tout simplement les retours de réseaux sociaux ! Nous avons diffusé sur Internet un EP de quatre titres juste pour nous faire plaisir. Et très rapidement, nous avons vu les retours positifs grandir. En voyant cela, nous avons décidé d’écrire de nouvelles chansons, les enregistrer et faire un album.


Mais comment expliquez-vous de tels retours ?

Spencer : Je n’en sais rien ! C’est difficile de décrire, nous ne sommes pas forcément les mieux placés pour le dire…


Enormément de groupes sonnent exactement comme les groupes du début des années 1990 mais nous ne voulons pas être de ceux-là.



Sortir la bonne musique, une musique fraîche, au bon moment ?

Spencer : Notre musique est fraîche tout en étant familière dans le même temps. C’est vrai qu’aux Etats-Unis notamment, il y a un vrai retour de la musique des années 1990 et notamment le shoegaze. Enormément de groupes sonnent exactement comme les groupes du début des années 1990 mais nous ne voulons pas être de ceux-là.
Nous avons grandi dans les années 1990, nous avons commencé à apprécier et à jouer de la musique sur Nirvana, les Smashing Pumpkins, Weezer, Soundgarden, Pearl Jam… Cela se ressent profondément dans notre musique et notamment les premiers titres que nous avons enregistrés qui sonnent très Soundgarden ou Torche avec des riffs heavy très typés 1990 et je chantais d’une façon totalement différente. Aujourd’hui, je chante de façon plus aérienne et rêveuse.

Joe Sweat : A l’époque, tu essayais de suivre la puissance des guitares aujourd’hui, tu as un mur de guitares duquel tu te détaches et t’élèves.

Spencer : Dans cet album, nous avons apporté nos influences que nous ne pouvons pas renier, nous les avons laissé vivre tout en les mélangeant avec d’autres styles…


Cet album est produit par Matt Hyde qui a notamment produit Deftones, Machine Head, Slipknot, Bullet For My Valentine. Première question, comment avez-vous vécu cette expérience ?

Joe : C’est un privilège.





Un privilège coûteux je présume ?

Spencer : (Rires) !


Mais comment un groupe jeune comme le vôtre a pu se payer les services d’un tel producteur ?

Spencer : Nous avons sorti notre album auto-produit en 2013 et c’est en l’écoutant que Mascot a décidé de nous signer en avril 2014. En nous signant, nous pensions qu’ils allaient sortir notre premier album auto-produit mais non, ils ont voulu qu’on leur écrive de nouvelles chansons. Ce fut un petit défi parce qu’à peine nous venions de finir d’écrire et sortir cet album auto-produit qu’il fallait écrire de nouveaux morceaux alors que nous voulions tourner avec notre album auto-produit.
Ce fut donc un petit défi de se remettre à l’écriture mais à l’écoute de ces nouveaux morceaux, on se rend compte qu’en peu de temps notre son a grandi, il est plus mûr…

Joe : Il ressortait un vrai style. A l’écoute de ces morceaux, on se rendait compte que nous avions créé le son de Big Jesus qui est je pense très reconnaissable.


Quel fut la valeur ajoutée de Matt Hyde dans ce son ? Est-il lui aussi à la base du son Big Jesus ?

Spencer : D’une certaine façon oui.

Joe : Je pense qu’il a su capturer l’atmosphère sonique noyée au milieu du son assez énorme pendant l’enregistrement. Pour le reste, notamment la composition, il n’y est pour rien : nous sommes venus à Los Angeles avec nos titres déjà écrits.

Spencer : Nous sommes allés à Los Angeles pendant deux semaines pour enregistrer. Les deux premiers jours, nous avons répété devant Matt qui était assis dans son canapé : nous avions l’impression de faire un concert pour un seul spectateur à la différence que ce public particulier nous a demandé de jouer, rejouer et rejouer encore… une trentaine de fois, un truc dans le genre !
Nous lui avons également fourni les démos que nous avions enregistré nous-mêmes - Cj est un très bon ingénieur musical. Et quand Matt avait parfaitement intégré les chansons, il a estimé qu’il faudrait que nos refrains soient un plus "grands", qu’il fallait creuser cet aspect ainsi que les ponts afin de créer un moment dans la chanson. C’est ce que nous avons fait pendant deux jours ! Certaines chansons sont restées exactement en l’état, d’autres ont été réarrangées, nous avons ajouté certaines choses… Après ces deux jours, Joe a enregistré les batteries et il a cogné pendant deux semaines (Sourire) parce que nous n’avions pas eu le temps d’explorer cette partie auparavant.

Joe : Je me considère que je suis un meilleur batteur depuis cette expérience. Avec tous les conseils qu’il m’a fournis, il a vraiment sorti le meilleur de moi-même. Encore une fois, c’est un privilège immense de travailler avec un tel professionnel doublé d’un mec super : à aucun moment, nous ne nous sentions mal à l’aise.

Spencer : Quand nous avions terminé nos démos, nous avions fait une liste de producteurs - dont il faisait partie - avec lesquels nous voulions travailler. Certains ne pouvaient pas pour cause d’agenda incompatible et Matt, de son côté, venait tout juste de terminer d’enregistrer et mixer le nouvel album de Deftones et il a accepté de jeter une oreille. Nous lui avons envoyé et il a été tout suite emballé par notre musique et nous l’avons vu pendant les deux semaines durant lesquelles nous avons travaillé avec lui : il adore vraiment ce que nous faisons, pour lui, nous n’étions pas juste qu’un groupe à enregistrer, ce n’était pas juste un travail !





Si c’est le cas, vous auriez dû lui demander de le faire gratuitement ?

Spencer : (Rires) Non, comme chacun d’entre nous, il doit manger !

Joe : Et il a plein de chiens à nourrir !

Spencer : Il a un nombre incalculable de petits chiots : c’est très amusant (Sourire) !


Au final, peut-on dire que Big Jesus joue un rock alternatif très typé 1990 avec une voix pop qui confère à sa musique un aspect psychédélique ?

Joe et Spencer ensemble : Totalement !


Et si je vous dis que Big Jesus évoque parfois My Bloody Valentine ?

Spencer : Absolument !

Joe : C’est une très bonne référence !


Il n’y a aucune référence cachée dans cet album


Vous en avez parlé en début d’interview : est-ce que Big Jesus est une sorte de renaissance du shoegaze en créant son propre shoegaze avec ses propres outils ?

Spencer : Je ne peux qu'être d’accord ! Il n’y a aucune référence cachée dans cet album : My Bloody Valentine est mon groupe préféré.
Non seulement nous avons pris certains aspects du shoegaze en l’incluant aux murs de guitares. Mais je considère que nous prenons beaucoup d’inspirations au niveau du chant du début du shoegaze : rêveur comme chez les Cocteau Twins !


Notre musique est nouvelle et familière dans le même temps



Tu l’as dit, tu as changé ta façon de chanter par rapport à l’album auto-produit. Penses-tu que la recette magique de Big Jesus consiste en le mariage inédit de ce mur de guitares heavy très grunge et ta voix aérienne qui puise sa source dans le shoegaze ? Mariage inédit qui expliquerait les retours enthousiastes des fans ?

Spencer : C’est vrai, tu as totalement raison : notre musique est nouvelle et familière dans le même temps ! C’est une recette piégeuse et je ne suis pas la bonne personne pour juger si nous avons réussi à le surmonter.

Joe : Ce n’est pas à nous de décider, seul le public peut le dire…





Comment avez-vous réussi à ne pas tomber dans le piège en mariant si bien toutes vos influences allant de la pop au metal en passant par le grunge, le shoegaze, le stoner… ?

Joe : Nous sommes quatre musiciens avec des goûts musicaux très larges. Spencer a une collection de vinyles impressionnante : il a tout…

Spencer : … du hip-hop au metal extrême.

Joe : Honnêtement, nos influences sont tellement larges et diversifiées qu’on ne peut pas dire de nous que nous avons voulu faire du shoegaze ou je ne sais quoi, nous avons juste voulu écrire de la bonne musique.

Spencer : Une musique qui est naturelle pour nous.

Joe : Plein de groupes font en sorte d’être catalogués dans un style aussi bien qu'au niveau du look pour s’attirer les faveurs des fans du style en question. Ce n’est pas notre cas, nous voulons rallier tout le monde à notre cause : du public féminin au métalleux… Nous voulons attirer l’attention de tout le monde si bien que quand on nous demande ce que joue notre groupe, nous répondons : du rock ou rock alternatif !


On a évoqué les murs de guitares et le fait que tu avais des albums de metal extrême. Avez-vous envisagé de mettre des chants gutturaux dans Big Jesus ?

Spencer : Non, pour la simple raison que je ne pense que ça collerait avec la musique de ce groupe.


De ce groupe ?

Spencer : (Rires) Cependant, j’ai déjà fait des chants hurlés dans d’autres groupes…

Joe: Tous les groupes dans lesquels j’ai joué par le passé étaient des groupes de metal extrême : du punk hardcore, du doom metal qui est également une influence assez forte dans Big Jesus dont nous n’avons pas trop parlé, un groupe comme Sleep, le stoner avec des groupes comme Kyuss… sont des influences énormes pour Big Jesus. Mais je suis également fan de Meshuggah…

Spencer : … oh, j’adore Meshuggah qui est un des mes groupes préférés…

Joe : … ou Mayhem qui sont des groupes de metal très extrême…
Mais ce qui est intéressant c’est que tout le monde s’attend à ce que l’on hurle sur quelques parties de nos guitares et finalement, chanter comme Spencer le fait…

Spencer : Tu as raison.





Cet album s’intitule "Oneiric". Qu’est-ce qui est onirique dans votre musique : les voix ou les parties atmosphériques ?

Spencer : Les deux ! Le titre de cet album est assez amusant parce que l’album auto-produit sorti en 2013 s’appelait "One" qui sont les trois premières lettres de "Oneiric" et quand Cj et moi avons commencé à écrire les paroles des chansons, un titre s’appelait 'Oneirica' qui parle d’un des rêves que je faisais en 2008 d’une fille que je n’avais jamais rencontrée.
Et quand nous cherchions un mot qui évoquait le mieux notre musique : 'Dream' venait automatiquement et ensuite le mot "Onirique". C’était un mot que nous n’avions jamais vu auparavant pour décrire ce qui est relatif au rêve. Nous avons trouvé le mot très joli et nous avons ajouté un "a" à la fin pour lui donner un nom féminin.
Et au moment de donner un nom à l’album, nous savions que nous avions quatre de l’album "One" et même si le but n’était pas de trouver un titre original, ce sont les trois premières lettres de l’album et je pense que l’album dans sa globalité contient ses chants rêveurs, ses sonorités de guitares… ça collait parfaitement et ça donnait un nom parfait pour cet album.
Enfin, quand tu cherchais sur Google ce nom, il y avait pas mal de définitions… Aujourd’hui, en tant que geek en technologie, je travaille dans une plateforme marketing e-mail à Atlanta, je sais à quel point c’est important d’être performant sur les recherches Google et comment optimiser cela… A cet égard, nous sommes propriétaires de ce nom (Sourire)…


Cet album est une très bonne surprise et laisse entrevoir un groupe plus que prometteur mais n’est-ce pas un peu trop tôt pour vous proclamer "nouveaux messies de la scène rock alternative" ?

Spencer : Je ne dirais jamais ça…


Mais c’est ce qui est écrit dans votre argumentaire promotionnel…

Spencer : C’est très flatteur…


… et surtout un peu tôt, non ? Ne faudrait-il pas attendre confirmation avant d’écrire cela ?

Spencer : Tu as tout à fait raison !


Concernant cette confirmation, n’avez-vous pas de pression avant de vous lancer dans l’écriture du successeur de "Oneiric" ?

Spencer : Oui, mais tous les groupes sont passé par là. Le deuxième album signifie énormément dans la carrière d’un groupe : cela montre avant toute chose si vous avez la capacité de vivre dans le temps. Mais aujourd’hui, nous n’en sommes pas là, nous ne nous soucions pas de cela. Avant de nous lancer dans un deuxième album, nous tenions absolument à expérimenter d’autres choses musicales à commencer par tourner en Europe…


Nous voulons nous familiariser avec la vie de musicien qui tourne avec sa musique, rencontrer le public et je pense que cela influencera l’écriture du prochain album


… justement cette tournée avec Good Charlotte ?

Spencer : C’était fantastique ! Notre première scène était à Cologne en Allemagne devant 4.000 personnes ! A la fin de chaque titre, le public hurlait et nous étions super ravis car je pense que si le public allemand n’aime pas ta musique, il n’a pas d’état d’âme et te hue violemment…
Bref, nous voulons me familiariser avec la vie de musicien qui tourne avec sa musique, rencontrer le public et je pense que cela influencera l’écriture du prochain album.


Cela signifie que vous n’avez rien commencé à écrire…

Spencer : Non, pas encore !





Mais vous êtes conscients qu’il ne faut pas laisser passer le temps sous peine que le public vous oublie : il faut sortir un album dans deux ans maximum…


Spencer : C’est totalement vrai mais c’est l’objectif ! Nous voulons faire vivre cet album sur la route en tournée et à cet égard, la tournée en Europe a été super enrichissante et nous avons vu un large spectre de ce qu’était une tournée : comme je l’ai dit, nous avons joué devant 4.000 personnes à Cologne et quelques soirs plus tard, nous jouions à Newcastle devant… 10 personnes !
Mais ce n’est pas un problème : nous avons l’habitude de jouer dans des petits clubs à Atlanta, c’est plutôt le fait de jouer devant 4.000 personnes qui est inhabituel pour nous (Rires) !


Comme tu l’as dit, le but initial était de sortir cet album. Maintenant que c’est fait, quelles sont vos attentes pour cet album ?

Spencer : Je ne veux pas entrer dans ce genre de considérations… Je veux seulement que les gens prennent du plaisir en écoutant cet album. Je veux rencontrer le public.


Et je suis convaincu que ce sera le cas…

Spencer : Je l’espère vraiment !


Nous avons commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou à laquelle vous rêveriez de répondre ?

(Silence) Spencer : C’est une excellente question !





Mais tu n’en connais pas la réponse. Je te laisse y réfléchir et je te donne rendez-vous dans deux ans pour la sortie du deuxième album et tu me donneras ta réponse à ce moment.

Spencer : J’y réfléchirai, promis (Rires)


Merci

Joe : Merci beaucoup !

Spencer: C’était vraiment agréable !


Merci à Newf et Nuno777 pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.bigjesus.net/
 
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