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NEW MODEL ARMY (12 SEPTEMBRE 2016)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
POP
A l'occasion de la sortie de "Winter", Music Waves avait rendez-vous avec le leader de New Model Army, le flegmatique Justin Sullivan....
STRUCK - 26.09.2016
Interview riche sur la politique, le Brexit, la musique bien sûr mais également Pierce Brosnan… Un échange avec des réponses témoignant d'une vraie réflexion sur les thèmes abordés mais également empreintes d'un humour froid so british...


Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

(Silence)


Peut-être n’y en a-t-il pas ?

Non pas vraiment…





Par exemple, certains groupes sont surpris de se voir demander de raconter l’histoire du groupe, ce n’est pas le cas de New Model Army ?

Je ne suis pas surpris. Je suppose que certaines personnes veulent uniquement parler de cela, personnellement, je trouve cela ennuyeux, non je dirais plutôt décevant… Sachant qu’en évoquant ce passé, tu auras des faits et comment la personne qui a vécu cela l’a ressenti… Quoi qu’il en soit, j’estime que je ne peux pas refaire le passé et puis, je t’avouerai que mes sentiments différent d’un jour à l’autre ; c’est comme me demander quel est mon titre préféré de New Model Army, ma réponse sera différente chaque jour.


Parlons du précédent album si tu le veux bien. "Between Dog and Wolf" a été particulièrement bien reçu par les médias et les fans au point que certains ont parlé d’un retour en grâce ; comment expliques-tu cela après 30 ans de carrière ?

Ok, nous y sommes, voici une question décevante parce qu’elle suggère que ce que nous avons fait dans "Carnival", "High" et "Today is a Good Day" n’étaient pas intéressants…


"Between Dog and Wolf" a été construit comme une cathédrale lentement en studio seulement par Michael et moi, joué par tous ensuite et mixé au final par Joe Baresi ce qui est très différent de ce que nous avions fait par le passé


… Je comprends parfaitement que cela puisse être décevant pour toi d’entendre mais c’est un fait que la plupart des médias et vos fans ont relayé…

Nous allons y arriver, je vais te répondre. "High" par exemple était un très bon album avec une bonne écriture et structure.
Quand nous avons fait "Between Dog and Wolf", nous avons peut-être surpris le public. Juste avant de faire "Today is a Good Day", notre manager qui nous suivait depuis très longtemps est mort, nous avons cherché un nouveau mais ça n’a pas vraiment fonctionné, nous avons donc dû apprendre à faire certaines choses par nous-mêmes et faire avec la perte de notre manager.
Et puis sont arrivés les trente ans de New Model Army ; en regardant dans le rétroviseur, finalement nous pouvons dire que nous sommes contents de ce que nous avons fait.
Et puis Nelson nous a quittés. Ce n’était pas vraiment une surprise mais après 22 ans passés au sein de New Model Army, il voulait juste passer à autre chose. Nous avons dû trouver un nouveau membre et nous avons trouvé Carry qui est très jeune et nous apporte une énergie totalement différente. Nous avons toujours constaté que quand un nouveau membre rejoignait le groupe, la relation entière dans le groupe changeait et c’était comme si nous montions un nouveau groupe.

Au final, il ne restait plus que moi et Michael (NdStruck : Michael Dean, le batteur du groupe) qui est mon principal compagnon de composition. Notre relation est comme celle que j’aimais beaucoup avec Robert (NdStruck : Robert Heaton), notre batteur de l’époque : je ne sais pas jouer de la batterie mais j’aime travailler la batterie. Selon moi, les batteurs sont de très bons producteurs car très jeunes, ils ont dû se faire à l’idée d’équilibrer tous les instruments. Et nous avons décidé de faire un album de studio ce qui n’est pas nécessairement ce que fait New Model Army sur scène mais nous nous sommes dit que nous soucierions de la scène plus tard et puis, nous avons surtout trouvé l’idée intéressante. Nous avons construit quelque chose mais le reste du groupe n’avait aucune idée de ce que nous faisions : ils allaient jouer ces chansons mais sans savoir ce que nous construisions. Et par la suite, nous avons prévu de faire appel à un des meilleurs producteurs pour mixer cet album et nous avons contacté Joe Baresi.

En fait, cet album a été construit comme une cathédrale lentement en studio seulement par Michael et moi, joué par tous ensuite et mixé au final par Joe Baresi ce qui est très différent de ce que nous avions fait par le passé et ce à quoi les gens attendent de nous. Je pense qu’ils ont écouté cet album en se disant que c’était un album étrange de la part de New Model Army mais il est très facile à écouter car c’est un album très studio. Donc je pense que c’est la raison de ces commentaires : une certaine surprise et nous avons répété le piège avec "Between Wine and Blood".

Ayant fait, nous nous sommes dit qu’il fallait faire l’inverse de "Between Dog and Wolf" en faisant un album qui ne serait pas un bel album facile à écouter mais au contraire un album qui serait difficile à écouter avec un son lourd, un album qui serait émotionnellement intense, quelque chose de vrai, pas monté de toutes pièces, que le groupe pourrait jouer sur scène.
Peut-être aussi que nous avons l’habitude d’écrire chanson par chanson, nous ne réfléchissons pas en termes d’album si bien que nos albums sont éclectiques : une chanson douce, une autre violente… alors que "Between Dog and Wolf" est une sorte de pièce, si bien que pour la première fois, les gens ont ressenti que c’était un album et non pas un recueil de chansons et "Winter" est un peu dans cette lignée aussi.





"Winter" est l’exact opposé de "Between Dog and Wolf"



Même si pour le coup, vous vouliez faire un album de groupe avec "Winter"…

"Winter" est l’exact opposé de "Between Dog and Wolf" qui était un bel album. Avec "Winter", nous avons voulu faire un album nerveux qui collerait à cette époque énervée que ce soit dans le monde mais également personnellement, dans nos vies privées. Voilà une bien longue réponse à ta simple première question…


Il semble que le son de New Model Army soit plus pur et agressif, comment expliques-tu cette évolution ?

Nous en avions assez de sortir des albums mal produits.


Pour "Between Dog and Wolf", nous sommes revenus aux cassettes et c’est quelque chose sur lequel nous ne reviendrons plus jamais.



Penses-tu que l’expérience avec Joe Baresi vous a aidé dans ce sens ?

Oui, je pense que nous avons pas mal appris de Joe sans compter que nous avons adoré travailler avec lui, c’est un type que j’apprécie profondément : je n’ai rien à dire de lui si ce n’est que des bonnes choses (Sourire)… Quand nous avons commencé à écrire "Winter", j’ai contacté Joe pour lui dire que nous voulions faire un album totalement différent et je ne voulais pas qu’il soit offensé en raison du fait que nous ne faisions pas appel à lui. Il nous a répondu par une lettre super cool dans laquelle il répond qu’il comprend parfaitement que les artistes souhaitaient changer et évoluer.

Pour "Between Dog and Wolf", nous sommes revenus aux cassettes et c’est quelque chose sur lequel nous ne reviendrons plus jamais. C’est totalement différent mais cela représente un coût : "Between Dog and Wolf" est un album qui nous a coûté très cher mais nous souhaitions que cela s’entende (Rires) et l’avons enregistré dans un grand studio à Londres. Mais depuis nous avons trouvé un petit studio qui se situe à 9 miles de notre ville. C’est une sorte de studio punk rock avec plein de vieilles mécaniques, plein de vieilles machines, sauf que contrairement à un studio punk rock traditionnel, tout fonctionnait… C’est un studio tenu par deux jeunes mecs qui n’ont pas grandi avec New Model Army mais ils avaient une idée de ce que nous devrions être : quelque chose de fort et rapide. C’étaient les personnes parfaites pour faire cet album !

La salle d’enregistrement est très petite mais nous avons enregistré sur des cassettes, de vieilles cassettes… et cela fait une énorme différence sur le son. Et à la fin, nous avons fait l’erreur de le mixer dans un studio - différent, non pas chez Joe mais ailleurs – par un mixer anglais. Nous avons passé trois semaines sur le mixage mais rien n’y a fait : ça n’a pas fonctionné ! Et finalement Lee - un des propriétaires du studio qui a produit l’album – m’a demandé qu’on lui donne le mixage, nous lui avons fait confiance et c’était juste parfait ! Pour l’anecdote, Lee est bassiste et cela s’entend sur l’album, la basse est la chose la plus lourde de l’album. C’est un album très proche de ce que nous jouons sur scène, très peu de reverb', très peu d’échos, très peu d’effets…





Nous n’avons jamais essayé de faire un album pour plaire au monde entier, nous essayons juste de faire quelque chose que nous pensons être vrai.



Le son est plus agressif sur certains titres. En ces temps troublés où la culture est aseptisée, les gens ont besoin d’exorciser leur peur et leur rage, était-ce important de revenir aux racines du punk et du rock. D’ailleurs, l’anecdote de l’enregistrement sur cassette va dans ce sens ?

Non, nous n’avons pas enregistré sur des cassettes considérant que ça allait être bien parce que c’était quelque chose de vieux. Nous n’avons pas essayé de faire un album intemporel… Justement, cela me rappelle qu’une question qui revient souvent est de savoir comment les punks vont réagir en écoutant notre album. Nous n’avons jamais pensé à ça ! Nous n’avons jamais essayé de faire un album pour plaire au monde entier, nous essayons juste de faire quelque chose que nous pensons être vrai.
Quand nous avons terminé cet album en février / mars- je ne voulais plus en entendre parler pendant un certain temps – et je l’ai réécouté le lendemain du Brexit et j’ai pensé que c’était le son du moment (Rires) !


Quels sont les liens ?

Ce n’est pas tant qu’il y ait un lien sauf que personne ne sait ce que va être le résultat de cette sortie mais j’ai toujours un mauvais sentiment quand j’ai vu monter cette idée et plus particulièrement quand j’ai entendu prononcer le mot « référendum » : le référendum est l’outil des démagogues parce qu’ils donnent l’impression de donner des réponses simples à des questions simples mais au final, la question de la sortie n’était pas si simple bien au contraire. Mais c’était la première fois que plein d’Anglais avaient l’impression qu’on leur donnait l’opportunité de donner leur avis et leur première réponse à l’Europe était que c’était une merde.
Quoiqu’il en soit, la réponse à ce que je pense de tout ça et ce qu’il va se passer après le Brexit est dans le deuxième titre 'Burn the Castle' tu as le pourquoi et ça arrive…


Rien n’est délibéré, la seule chose qui l’a été était de faire un album intense et excitant


Ce nouvel album est le parfait résumé de la musique que vous avez jouée pendant toute votre carrière du crépusculaire 'Beginning' à l’entêtant 'Burn the Castle' et le presque pop 'Echo November'. Est-ce une volonté délibérée ?

Pas du tout ! Rien n’est délibéré, la seule chose qui l’a été était de faire un album intense et excitant : c’est la seule chose que nous savions que l’album serait !
C’est intéressant de voir que les gens pensent que c’est album très politique mais en fait, les chansons de New Model Army sont minoritairement politiques. Dans cet album, il y a plein de chansons concernant les relations, les gens, le quotidien… c’est intéressant d’écrire sur le monde en général mais nous ne sommes pas un groupe avec un programme politique dans cet album.





New Model Army a souvent traité de sujets sociologiques et politiques. Quels sont les thèmes de "Winter" ?

A toi de me dire… Deux chansons traitent des réfugiés ce qui est évident au regard de ce qu’il se passe dans le Monde aujourd’hui. Mais ce ne sont pas des thèmes, par exemple, 'Burn the Castle' est un sentiment, 'Beginning' est une idée abstraite… En fait, cet album reflète ce sentiment que quelque chose de mauvais arrive notamment depuis 2009 qui aurait dû être une opportunité pour le Monde de changer de direction notamment financière.


Et malheureusement ce ne fut pas le cas…


Exactement ! J’ai un ami Est-Allemand qui me disait que les années post-2009 lui rappelaient la fin de l’ex-RDA à savoir que tout le monde savait que le système était pourri mais personne ne savait le réparer… Rien ne change et c’est ce sentiment que nous évoquons et que nous chanterons cela jusqu’à la fin.
Mais parfois, en lisant certains articles dans des journaux, je vole certaines idées comme celle notamment de la conséquence asiatique.
On peut également voir au-delà de ça, considérant que j’espère que tout cela se termine avec l’hiver : quand la neige arrive, tout devient calme, j’adore quand les premiers flocons tombent, tout est si calme - mais peut-être suis-je trop vieux…
Et puis aussi cette chanson « Eyes Get Used To The Darkness », la dernière phrase résume parfaitement les troubles actuels : j’ai vraiment peur de la conséquence asiatique, j’ai hâte que ça se termine.


Vos fans interprètent souvent vos chansons…

… souvent d’une mauvaise façon….


La musique est un peu comme de la nourriture : ça ne sert à rien de dire aux gens ce qu’ils doivent aimer, ils aiment ce qu’ils veulent aimer !



… N’est-ce pas frustrant de constater que seuls les groupes underground essaient de faire passer des messages au travers de leur musique et toucher une population réduite là où des groupes plus mainstream pourraient faire évoluer l’état d’esprit de millions de gens ?

Je ne pense pas… La plupart d’entre nous a des vies difficiles - cela se complique avec les années - et ce que nous voulons de la musique, c’est du bon temps ! Je ne pense que ce soit un crime… Je ne pense pas que tous les artistes doivent dire aux gens ce qu’il se passe, ce qu’il faut changer et quel chemin emprunter. Je pense que les gens font et écoutent la musique qui leur parle pour diverses raisons différentes. La musique est un peu comme de la nourriture : ça ne sert à rien de dire aux gens ce qu’ils doivent aimer, ils aiment ce qu’ils veulent aimer ! Et puis on peut aimer des choses différentes en fonction des jours !



Sur le titre 'Beginning', nous avons fait le rapprochement avec la voix de David Bowie…

… Vraiment ? Et bien quoi dire ? D’accord (Rires) ! Je n’ai jamais vraiment pensé à cela…
Mais le fait qu’il n’y ait aucune reverb', aucun écho… Sur certaines chansons, je chante lentement et peut-être que j’articule plus avec un accent très anglais : c’est peut-être ça ?





Vous avez d’ailleurs ouvert pour David Bowie à Berlin en 1987…

… Nous avons joué lui plusieurs fois en fait, c’était un homme adorable !


Est-ce que ce titre est une sorte d’hommage inconscient ?

Non, pas vraiment même si j’ai grandi en écoutant David Bowie mais d’autres membres du groupe n’aiment pas David Bowie…
Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que qu’à sa mort, les gens se sont concentrés sur la capacité à se réinventer qu’avait Bowie car finalement, c’est ce qui intéressé les médias et donc tout le monde ne parle plus que de ça mais en ce qui me concerne, ce qui m’intéressait de Bowie, c’était ses mélodies et ses chansons. En tant que compositeur, c’est ce qui me frappait avant tout de lui.

Ensuite, en 1986, nous avons fait sa première partie pour la première fois à Berlin, nous étions très excités de jouer devant 40.000 personnes : nous n’avions rien à perdre ! Et dix minutes avant de monter sur scène, quelqu’un à tapé à la porte de notre loge, c’était David Bowie qui venait nous passer le bonjour et nous souhaitait bonne chance… C’était une personne très généreuse parce que finalement, il n’était pas obligé de faire cela. Quand je pense à lui, je me rappelle d’une personne extrêmement généreuse et curieuse qui s’intéressait à plein de choses… C’était une personne intéressante comme on est en droit de s’attendre d’un gentleman anglais (Sourire)…


Vous allez jouer en France en octobre à Strasbourg et à Paris en décembre…

(En français) … et en mars également…


Où ?

(En français) Je ne sais pas…


Souhaites-tu continuer cette interview en français ?

(En français) Je suis paresseux comme tous les Anglais (Sourire)…


Vous n’allez faire que trois concerts en France là où vous en faites beaucoup plus en Allemagne, Espagne et bien entendu en Grande-Bretagne.

(En français) Oui, c’est dommage (Sourire) !


Nous n’avons jamais été un groupe cool…


Mais comment expliques-tu que vous n’alliez jouer que trois concerts en France ?

Je dois rencontrer notre promoteur plus tard dans la journée et nous allons en discuter…
Mais la France a toujours été difficile pour nous et c’est une honte pour nous car nous sommes tous de vrais francophiles dans le groupe.
Mais il y a deux ou trois raisons qui expliquent cela. Par exemple, il y a un fantastique système de clubs en Allemagne, chaque petite ville a son petit club, ce qui n’est pas le cas ici en France qui n’a pas de réseau de clubs rock. Et puis, nous n’avons jamais été un groupe cool…


Mais quelle est la signification de « groupe cool », quel est l’exemple de groupe cool pour toi ?

The Smiths, Jarvis Cocker, Nick Cave… des artistes avec un fort sens de l’ironie : les Anglais adorent l’ironie !





Ce n’est pas ton cas ?

(Sourire) Non ! La cause est que les Britanniques n’aiment pas les émotions nues : c’est embarrassant !
Je ne dis pas que les artistes que j’ai cités n’ont pas d’émotion - ils en ont - mais ils ont une sorte de savoir. Chez eux, la passion est tempérée : elle n’est pas vraiment ouverte. Cela explique donc pourquoi les médias britanniques nous trouvent un peu embarrassants !


Je comprends mais quid du public français ?

Les médias britanniques centralisent et dictent au reste du pays ce qui est cool. D’une certaine façon, ce constat traverse la Manche et est le même également en France.
Je me souviens d’une conversation d’un promoteur en France qui me disait que notre problème était qu’à nos débuts, nous étions un groupe punk, puis ce n’était plus le cas. Les gens se demandaient qui nous étions et puis, nous sommes devenus les nouveaux U2 et puis, ce n’était plus le cas non plus. Puis nous sommes devenus un groupe de rock folk ce qui nous n’étions plus ensuite… Personne ne sait ce que nous sommes vraiment et c’est aussi quelque chose qui n’est pas considéré comme cool en Angleterre. Et puis nous avons ce côté metal qui ne nous aide pas parce que le metal n’a jamais été vraiment porteur ici en France.

Donc ce constat que nous ne sommes pas cool est le même en Angleterre ou en France où les médias dictent la façon de penser. Ce n’est pas le cas en Allemagne : il n’existe pas un média qui dicte ce qu’il faut penser parce que l’Allemagne est composée de régions différentes. Le résultat est que le public allemand est plus ouvert, moins concerné par la notion d’être cool ou non.


Quelles sont tes attentes pour cet album ?

Mes attentes ? Rien. Nous avons sorti cet album, nous espérons seulement que les gens vont l’aimer.


Seulement ? Vous n’espérez pas qu’il vous permette de tourner ?

Bien sûr, nous espérons tourner avec cet album parce que c’est un super album à jouer en concert mais à ce jour, nous n’avons pas encore commencé et nous ne savons pas encore comment nous allons nous y prendre avec certaines chansons (Sourire).
Mais mes attentes ? Après 30 ans, nous n’attendons ou ne désirons rien : nous essayons seulement de faire des choses bien !


Questions traditionnelles avant de se quitter, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

(Silence) Après toutes ces années, je pense aux moments où tu fais quelque chose et que ça marche… parfois, tu es sur scène et tout se déroule parfaitement : le sentiment est spécial !


Et quel fut ce dernier concert ?

L’an dernier, l’été 2015…
J’adore ce constat qu’après 3.000 concerts, tu peux encore en faire qui entrera dans ton top 10 des meilleurs concerts. Mais ça, tu ne peux pas le prévoir : parfois, tu rentres sur scène en te sentant super bien, la salle est pleine et finalement, rien ne se passe vraiment. Et le soir d’après, tu peux être fatigué, ne pas vraiment vouloir monter sur scène et au moment où tu joues les premières notes, tu te dis que tu adores vraiment ce que tu fais.


Nous avons commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

(Long silence) C’est le genre de question qui me tue : que pourrais-je dire ? Notre musique te fait vibrer ou pas du tout…





Et bien moi, j’en ai une… Cultives-tu une certaine ressemblance avec Pierce Brosnan ?

Non, tu es le premier à me le dire ! Mais c’est le côté irlandais - mon père est irlandais - qui te fait dire ça (Sourire)…


Merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.newmodelarmy.org/
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