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TITRE:

YANN ARMELLINO & EL BUTCHO (07 OCTOBRE 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Les mariages contre nature donnent souvent de superbes surprises, la rencontre avec Yann Armellino et El Butcho est de celle-ci... Music Waves les a rencontrés pour en savoir plus sur le fruit cette union, le hard rock eighties "Better Way"...
STRUCK - 21.10.2016 -
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Une interview durant laquelle nous avons appris que cette rencontre entre les deux artistes aura permis -outre la génèse d'un album particulièrement réussi- à Yann Armellino de faire rebondir sa carrière qu'il considérait entrer dans une impasse...


Vous êtes tous les deux fans du hard & heavy des années 80, vous étiez faits pour vous rencontrer, non ?

Yann Armellino : Oui, c’est vrai !

Butcho : On peut dire ça oui…





Une question qu’on a dû souvent vous poser dans le cadre de cette promo : quand a eu lieu cette rencontre et comment est né l’album ?

Yann : On se connaît depuis longtemps en fait. Même à l’époque où Butcho jouait dans Watcha, on s’est croisé à une ou deux soirées, il me semble… C’était une époque où nous avions plus de cheveux (Rires) et on s’est réellement revus il y a deux ans lors du Paris Metal Fest. On était invités par le Mörglbl trio de Christophe (NdStruck : Christophe Godin) - Butcho sur un titre et moi sur un autre – et il se trouve qu’en loge, nous avons parlé musique et nous avons passé un bon moment ensemble constatant que nous avions énormément de points communs.

Butcho : Et on ne s’imaginait pas non plus que le chanteur de Watcha écoutait du hard rock des années 1980 (Sourire)…


… A l’époque, mais ceux qui te suivent savent que c’est le cas avec notamment tes divers groupes comme Hellectrokuters, Pleasure Addiction, Showtime…

Butcho : Oui mais même à l’époque de Watcha, je voulais faire de l'extrême, ce côté funk metal… En fait, les autres n’ont pas voulu… Mais j’ai toujours été branché hard rock 1980.


Les musiciens, des vrais Shadoks : sans le savoir, on pompe, on pompe…





L’album sonne très hard rock et classic rock à la Aerosmith. C’était une volonté dès le départ ou çà s’est plutôt fait pendant la composition et de façon plus générale, comment s’est faite cette alchimie pour que ça sonne si naturel ?

Butcho : C’était une évidence mais il faut savoir que rien n’était voulu.

Yann : Les références que l’on peut entendre dans cet album, on les porte depuis longtemps. Je dis toujours que les musiciens sont des vrais Shadoks : sans le savoir, on pompe, on pompe… je ne vois pas qui pourrait avoir la prétention de dire aujourd’hui qu’il créé quelque chose de totalement nouveau.
On assimile tellement de choses au fur et à mesure du temps qu’à un moment, tu le ressors avec ta sensibilité. Donc oui, dans ces conditions, on peut retrouver dans cet album du Aerosmith, du Kiss, un peu de Guns N’Roses, Van Halen aussi… des trucs qui nous ont marqués et avec lesquels nous avons grandi musicalement.


Yann, tu rends hommage à ta principale référence, Van Halen, avec ‘Hellcome Baby’ ou avec le riff de ‘Another Day’. Que penses-tu de "A Different Kind Of Truth" ?

Yann : J’aime beaucoup. Franchement, j’aime beaucoup : ce n’est pas l’album du siècle mais c’est un bon album ! Personnellement, ça m’a fait extrêmement plaisir de les revoir. Je trouve que ça fonctionne toujours aussi bien : Eddy a un savoir-faire, un touchér qui est inimitable…


Et avec David Lee Roth qui revient…

Yann : Oui, il a ce grain qui est toujours là.


On parlait de Van Halen, ce projet a des allures de David Lee Roth lorsqu’il avait créé son all star band avec Steve Vai, Billy Sheehan… aviez-vous cela en tête au moment de lancer ce projet ?

Butcho : On ne se pose pas ce genre de questions. C’est juste qu’un feeling est passé, nous avons les mêmes goûts… On ne se pose pas ce genre de questions, on s’est envoyé des fichiers avec Yann et ça a collé tout suite, on a trouvé ça mortel et on a continué…

Yann : Au départ, nous étions partis pour faire un EP parce que je ne savais pas du tout où j’allais musicalement.

Butcho : On ne se pose pas de question, on fait tout au fur et à mesure.


Et d’EP, le projet est passé à un album…

Yann : Arrivé à la fin du cinquième, on s’est dit "On pourrait en faire un sixième et on serait à la moitié d’un album !" (Rires)…


HELLECTROKUTERS Pleasure Addiction, Showtime… depuis l’arrêt de Watcha, tu as multiplié les projets hard rock dans lesquels tu sembles prendre ton pied mais au succès limité…

Butcho : (il coupe)… Ce n’est pas un succès limité, ce sont des groupes en développement…




Mais cela reste confidentiel… penses-tu avoir trouvé avec Yann un projet qui vous permettra de retrouver le succès ?

Butcho : Je ne cherche pas cela ! Ce n’est plus à nous de décider de cela. Nous avons fait le travail que nous avions à faire, maintenant, c’est au public d’écouter et d’apprécier ou non : si il veut nous donner le succès, il le fera, si il ne le veut pas, il ne nous le donnera pas…


C’est quasiment la première fois que je suis autant satisfait à l’arrivée d’un album du début à la fin !



Et à ce jour, quels sont les premiers retours ?

Butcho : Pour le moment, ce n’est que de la presse…

Yann : Bien sûr, on l’a fait écouter un peu autour de nous et j’ai vraiment eu des retours super positifs : je n’en espérais pas tant ! Bien sûr, j’étais convaincu du projet mais c’est difficile de savoir. Ceci dit, c’est quasiment la première fois que je suis autant satisfait à l’arrivée d’un album du début à la fin : c’est assez rare qu’il n’y ait pas un bémol !  Il m’est déjà arrivé d’être vraiment satisfait d’un album et notamment cette collaboration avec Chris (NdStruck : Chris Caron) qui est un pote d’enfance, mais pour cet album, avec une nouvelle équipe, nouveau producteur… c’est encore plus fort : je revendique cet album de A à Z !


J’étais dans une situation dans laquelle je me demandais vraiment si j’allais refaire un album


Tu avais besoin de ça ?

Yann : Besoin ? Je ne sais pas mais c’était une vraie envie et c’est quelque chose qui m’a remis le pied à l’étrier et qui m’a redonné l’envie car j’étais dans une situation dans laquelle je me demandais vraiment si j’allais refaire un album.


A ce point ?

Yann : Oui, le marché du disque est ce qu’il est : j’en parlais aussi avec Patrick (NdStruck : Rondat) qui est un peu dans cet état d’esprit à se demander "A quoi bon ?". Faire un album ? Mais le sortir en autoproduction donc sans label et le vendre de la main à la main sur Internet ? Les gens qui le font : je trouve ça très respectable et c’est bien mais ce n’est pas comme ça que je concevais la suite. Je suis un peu old school, mais j’ai besoin d’avoir à mes côtés une vraie équipe promo, un label, un distributeur…
Et au fur et à mesure des rencontres, ça m’a redonné l’envie de composer, de voir déjà si j’avais encore des choses à dire car ce n’est pas facile…


Mais selon toi, où est le problème ? Car il y a une vraie attente du public : j’ai en tête le concert de Patrick Rondat que tu citais tout à l’heure en première partie de Tony MacAlpine qui a joué devant une salle pleine à craquer et quand son set s’est terminé, la moitié du public a quitté la salle…

Yann : Mais c’est un problème qui touche tout le monde…

Butcho : … même les plus gros…

Yann : La crise du disque fait que nous vendons dix fois moins qu’avant parce qu’il y a le téléchargement illégal, le streaming… En parlant de streaming, j’estime que ce n’est pas bien d’être disponible sur les Apple Music, sur les Spotify… on se tire une balle dans le pied parce qu’on ne gagne vraiment pas notre vie avec cela. Donc nous avons décidé que l’album y sera mais seulement un titre sera écoutable pendant quelques mois… Après, nous verrons comment ça se déroule.  Cela fait partie des choses que j’avais envie de tenter avec ce nouvel album. Plutôt que de rendre l’album tout de suite disponible partout le jour J de la sortie, les gens qui veulent nous suivre et nous soutenir et également soutenir à travers nous la scène classic rock en France : il faut acheter l’album… C’est un peu un acte militant !


Tu veux susciter une envie du public…

Yann : Oui, en laissant un titre en écoute sur ces plateformes de streaming, ça peut donner envie… Mais peut-être que dès le lendemain de la sortie de l’album qui est prévue le 14 octobre, tu retrouveras notre album sur toutes les plateformes de téléchargement illégal mais ça, nous ne pouvions rien y faire. Pour le reste, nous pouvons essayer de, je ne dirais pas de combattre un système, mais plutôt d’arrêter de nous tirer une balle dans le pied : nous nous sommes fait avoir parce que les accords entre la SACEM, les fournisseurs d’accès et ces plateformes nous font gagner 0,004 centimes d’euros / écoute. Même si tu en fais 100.000, tu t’achètes un paquet de cigarettes à la fin de l’année…


C’est pourquoi tu as arrêté de fumer…

Yann : Exactement (Rires) !


Sans transition, comment s’est passée la phase de composition ? Vous avez évoqué l’envoi de fichiers…

Bucho : Tout à fait, c’est beaucoup plus facile…

Yann : … et rapide !

Butcho : Yann m’a envoyé deux ou trois morceaux et je lui ai renvoyé le jour même des idées de chant et on a continué ainsi…

Yann : Et c’est exactement ce que j’avais en tête : c’est assez incroyable !


Visiblement, vous vous êtes bien trouvés…

Yann : Vraiment !

Butcho : Limite, je me demande si j’ai eu à recommencer des lignes de chant ?

Yann : Non, je ne crois pas… On a quasiment tout gardé. Et on a continué à échanger en s’envoyant des fichiers…


Mais à aucun moment, vous n’avez enregistré tous les deux ?

Yann : Tout à fait ! Pour des raisons pratiques parce que Butcho a son propre studio chez lui et il est à l’aise pour faire ses lignes de chant.

Butcho : Je suis très exigeant vis à vis de moi-même, je suis le pire critique de mon travail… Je suis extrêmement chiant vis à vis de moi-même (Sourire)…

Yann : C’est vrai qu’il est très exigeant…


Et en concert, il est pareil, quand un titre ne lui convient pas, il le recommence…

Yann : (Rires) !

Butcho : Non, la scène c’est la récréation mais je travaille énormément en amont afin que ce soit parfait en concert. En concert, je ne me pose aucune question : je n’aime pas me demander si je vais arriver à faire quelque chose, je le fais tout de suite. En concert, je ne cherche qu’à m’amuser…

Yann : Et pour revenir à l’exigence, je me souviens du titre 'Coming Home' qui a été un des titres sur lequel nous avons échangé le plus de fichiers. Je lui avais envoyé le titre sans le refrain actuel parce que pour moi, le refrain existait déjà - pour moi, le refrain est le pré-refrain actuel. Je me souviens qu’il m’a répondu en me disant qu’il n’y avait pas de refrain sur le titre (Rires) et au fur et à mesure, nous avons échangé pour obtenir la chanson actuelle.
C’est là que je me rends compte qu’ayant fait beaucoup de choses en solo, je n’ai jamais eu personne pour me dire qu’il n’y avait pas de refrain dans mes titres (Sourire)..





Après, ta carrière solo était moins orientée "chanson"… D’ailleurs, cette expérience doit donc être super enrichissante pour toi dans le sens où Butcho t’apporte le côté "chanson" que tu n’avais peut-être pas développé dans ta carrière solo…

Yann : C’est vrai, tu as tout à fait raison…


A l’écoute de titres comme 'Coming Home', 'Inner Slives'… on croirait faire un bond en arrière de 30 ans aux States… C’est un compliment, cet album sonne clairement américain ce qui n’est pas souvent le cas des groupes français se lançant dans l’exercice : était-ce un objectif et comment êtes-vous arrivés à un tel résultat ?

Butcho : "Well, you know, my parents are from United States…" (Rires)!

Yann : Non, on ne dirait pas mais en fait, dans l’album, il chante dans sa langue maternelle… le serbe ! On ne croyait pas comme ça (Rires) !

Butcho : Non, je travaille beaucoup le chant, j’essaie de m’améliorer constamment. Je parle anglais comme je parle français et écrire en français ou en anglais, c’est exactement pareil pour moi ! J’écris même en serbe : à l’époque de Watcha, dans le deuxième album qui s’intitule « Veliki Cirkus»…


Et ce côté naturel que nous ressentons s’explique par un travail notamment sur la langue anglaise ?

Butcho : Non, mon anglais a toujours été le même sauf qu’avec Watcha, je chantais en français. Mais au tout début de Watcha, avant le premier album, nous chantions en anglais : j’ai d’ailleurs un des premiers lives du groupe en 1994 à La Locomotive et nous faisions un funky metal un peu à la Red Hot Chili Peppers, Extreme et nous chantions en anglais.


Yann, es-tu toujours fidèle aux guitares Ibanez et aux amplis DV Mark ? N’aurais-tu pas utilisé une Gibson sur quelques titres comme ‘Never Nerver’ ?

Yann : Oh oui complètement ! C’est vrai que la guitare que j’utilise qui est la roadcore classique d’Ibanez est très proche de Les Paul au niveau du micro notamment… Après je trouve qu’il y a un confort de jeu plus important sur l’Ibanez. Et je pense qu’il est très difficile de la différencier d’une Les Paul. Elle est très old school : c’est la guitare qui veut ça et c’est également le jeu parce que j’ai un jeu qui n’utilise pas le vibrato et donc un jeu old school aussi je n’ai pas du tout d’effet de vibrato…

Butcho : … comme Brad Gillis…


… ou Steve Vai…

Yann : Tout à fait qui lui aussi est sur Ibanez mais dans d’autres modèles.

Butcho : Sinon j’ai une question pour toi. Quel est ton titre préféré parce que nous recherchons quelle chanson pourrait faire office de single ?

Je n’ai pas le recul nécessaire pour juger mais à ce moment, 'Coming Home' et 'Inner Slives' m’ont particulièrement marqué et notamment 'Inner Slives' qui me rappelle 'Damn Good' de David Lee Roth…

Yann : C’est un très beau compliment que tu me fais parce que j’adore ce titre…


Après je ne suis pas convaincu que ce titre qui me parle soit celui à mettre en avant…

Yann : En effet, est-il vraiment représentatif de l’album parce qu’il est quand même un peu acoustique…

Butcho : Non mais c’est très intéressant d’avoir ton avis à ce sujet.


L’album a été produit par Erick Benzi qui est plutôt connu dans le milieu de la variété française (Johnny Halliday, Goldman, Céline Dion, Anggun), est-il l’artisan de ce son américain ?

Yann : A 200% ! Ce qu’il a apporté en premier lieu, c’est la confiance au moment où j’en avais besoin, au moment où j’en avais plus beaucoup.


J’étais dans le flou… le flou artistique


Allonge-toi sur le canapé, nous allons faire une psychanalyse car c’est quand même la deuxième fois où tu me dis que tu n’avais plus confiance.

Yann : Non mais c’est vrai que j’étais dans le flou… le flou artistique. Erick m’a apporté de la confiance parce que quand je lui ai fait écouter les titres, il a trouvé ça très bien et a accepté de produire cet album.
Il était évident pour moi que je voulais changer de réalisateur, il était temps de changer d’équipe… d’essayer de voir ailleurs… et quand il a accepté de produire l’album, j’ai pris sa réponse comme un cadeau qui m’a motivé voire sur-motivé…  Il a un savoir- faire qui est incroyable rien que la façon dont il a agencé les titres est très importante. Je n’ai pas du tout assisté au mixage, je faisais une entière confiance à Eric qui - de la même façon que nous avons fonctionné avec Butcho - m’envoyait des fichiers qu’il avait mixés, que je transmettais à Butcho. Butcho était un peu plus critique mais personnellement, je trouvais tout parfait (Sourire).


Butcho devait notamment trouver les deux derniers titres moins bons (NdStruck : ce sont deux instrumentaux)…

Butcho : (Rires) Non, c’était sur la reprise de Stevie Wonder sur laquelle je trouvais que la batterie me dérangeait un peu.

Yann : Et le premier titre qu’Erick nous a envoyé c’était 'Desert's Song' sur lequel il avait eu l’idée de mettre des éléments électro sur l’intro et en plein milieu et Butcho…

Butcho : … oui, dès qu’il y a de l’électro, dès qu’il y a un truc qui n’est pas rock, ça ne passe pas…

Yann : … il m’a fait la gueule pendant six mois (Rires) !


Finalement, c’est plutôt logique, depuis le début de cette interview, on parle de bond dans les années 1980, des éléments électro n’auraient pas collé à l’ambiance…

Butcho : Je le voyais comme ça car je suis old school du début à la fin ! Je suis très ouvert musicalement mais uniquement dans le hard rock 1980 (Rires) !
A : En tous cas, le son de l’album c’est vraiment Erick !


La reprise de Stevie Wonder ‘Signed Sealed Delivered’ est vraiment excellente et surprenante. Pourquoi ce choix ?


Yann : Personnellement, ça me semblait assez évident. Déjà dans mes albums instrumentaux, j’ai toujours fais des clins d’œil à la Motown que ce soit Marvin Gaye, Ike et Tina Turner mais aussi Stevie Wonder avec 'I Wish', et Butcho aime beaucoup aussi la Motown… Nous en avons parlé, je lui ai dit que je trouverais chouette d’avoir une telle reprise. Je lui ai demandé de choisir parce que c’était lui qui allait être en première ligne pour la chanter parce que ce n’est pas facile… Mais c’est vrai que ce fut un vrai défi pour moi après coup, car je me suis replongé dans la version originale qui ne contient aucune guitare et il a fallu que j’essaie d’en faire quelque chose (Sourire) et puis finalement, j’ai déchiffré la grille, j’ai même rajouté un chorus qui n’était pas là au départ…


Avant de rencontrer Butcho, tu ne mettais aucun refrain maintenant, tu en mets partout…

Yann : (Rires) !

Butcho : Stevie nous a même contactés depuis pour savoir si il pouvait adapter notre version (Rires) !

Yann : Et là où Butcho m’a vraiment étonné c’est que le titre est en "fa" qui n’est pas vraiment une tonalité de guitare. Je lui ai donc demandé si il voulait que je garde la tonalité originale du morceau, il m’a répondu "oui" et je l’ai enregistré en "fa". Et là où Stevie pousse déjà dans l’originale, nous sommes encore plus haut et finalement, Butcho s’en sort super bien en "fa".


Ne pensez-vous pas que les deux instrumentaux de fin (excellents par ailleurs) nuisent à la cohérence de l’album ?

Butcho : Je ne trouve pas et tu sais pourquoi ? Parce que les fans de Yann veulent de l’instrumental et si il n’y avait pas eu de titre instrumental, ça aurait été une grosse erreur de notre part. Pour moi, il me paraissait logique qu’il y ait au moins un titre instrumental parce que sinon nous aurions eu droit au traditionnel "Ah oui mais je préférais avant !".

Yann : C’est vrai !


Je pense que Butcho sait de quoi il parle car le fameux "C’était mieux avant", il en a bouffé…


Butcho : Ah ça c’est clair !

Yann : C’est vrai que j’en ai parlé au préalable à Butcho pour savoir si on tentait l’instrumental et il a été super positif. Donc il y a un titre instrumental très court et l’autre un peu plus long. Le plus court est une adaptation d’une série qui s’appelle "Suits", c’est pourquoi je l’ai intitulé 'Suits Revisited'. La musique de fin de la série durait 30 secondes et j’en ai fait deux minutes : j’ai beaucoup brodé autour parce que d’une part, je trouvais la série très sympa et d’autre part, le thème m’avait bien accroché et quand un truc m’accroche, je le rejoue…





Quels musiciens ont enregistré la section rythmique ?

Yann : La basse, c’est moi, plus pour une question de pratique qu’autre chose. De façon générale, quand je dois enregistrer un album, j’enregistre la basse, je mets mon costume de bassiste et je retravaille la basse au doigt mais c’est vraiment un instrument que j’aime beaucoup.
Et la batterie, c’est en partie Erick et beaucoup son fils.


Je préfère laisser parfois les gens sur leur faim avec un solo qui passe vite plutôt qu’un truc à rallonge [...] dans lequel le chanteur se retrouve à meubler


Yann, tu as toujours accordé une place importante à la rythmique mais c’est particulièrement vrai sur cet album où les solos sont plutôt courts et les riffs nombreux. Etait-ce une volonté d’approfondir l’aspect chansons rock ?

Yann : Oui, je préfère laisser parfois les gens sur leur faim avec un solo qui passe vite plutôt qu’un truc à rallonge qui serait justement le défaut du guitariste qui a fait beaucoup d’instrumental et qui fait un album chanté et dans lequel le chanteur se retrouve à meubler. Je ne voulais pas que ce soit un prétexte…


Et on citait Steve Vai qui a fait des albums instrumentaux références mais au moment de jouer avec David Lee Roth…

Yann : il avait su se mettre au service des chansons : c’était ma volonté ! Si les gens veulent plus de notes, ils n’ont qu’à écouter mes albums précédents ou les deux derniers titres de cet album.


L’album a vraiment un gros son. Les parties de guitare ont-elles été systématiquement doublées ?

Yann : Non ! Pour la plupart oui mais par exemple, dans le cas de 'Hellcome Baby', ce n’est pas le cas : c’est juste une prise.


Envisagez-vous une tournée et si oui, avec quelle section rythmique ?

Yann : Pour commencer, nous allons faire une série de showcases qui seront plus dans une ambiance acoustique : nous avons un partenariat commercial avec la chaîne Cultura donc on va avoir pas mal de showcases à faire pour lesquels nous devrions être trois ou quatre.


Tu évoques ce deal avec Cultura, comment s’est-il concrétisé ?

Yann : On a mis ça en place avec Wagram et Nota a Bene le label. Je trouvais important d’avoir un tel partenariat. Aujourd’hui avoir un partenariat avec la Fnac, c’est très compliqué : c’est uniquement dédié aux gros projets. Et Cultura nous correspond tout à fait, sachant que Cultura a très bien vendu mes DVD pédagogiques qui sont toujours classés parmi les meilleures ventes de DVD, du coup, ça a facilité l’approche commerciale de Wagram. Et cela nous permet surtout d’avoir un certain nombre de disques présents dans les bacs le jour J de la sortie même si il sera également présent à la Fnac et chez Gibert.


Et pour en revenir à ses showcases ?

Yann : Nous devrions être donc trois ou quatre avec Butcho, moi-même et le guitariste de Jesus Volt, Jacques (NdStruck : Jacques Méhard-Baudot) qui sera également présent lors des autres concerts et mon frangin à la percussion voire à la batterie -nous verrons comment ça se déroule- et pour le bassiste nous ne savons pas encore même si nous avons quelques idées parce que ça va arriver vite…


Et hormis ces showcases ?

Yann : Et bien, nous sommes en discussion mais il va y avoir des choses…

Butcho : Je me verrais bien jouer au Hard Rock Café ou au MCM Café…

Yann : … C’est prévu !

Butcho : C’est prévu ? J’adore !

Yann : Oui, il va y avoir de bonnes choses (Sourire)…


Et la deuxième question évidente, envisagez-vous déjà une suite à cette collaboration ?

Yann : Oui, enfin… on n’a rien contre mais encore faut-il avoir des choses à dire… C’est marrant parce qu’Erick a également pris beaucoup de plaisir à mixer l’album et nous demandait de penser au deuxième…


Ca dépendra…

Butcho : … de plein de choses…


A commencer par l’accueil du public en salle, les ventes… Mais ne serait-il pas dommage de se restreindre sachant que comme vous l’avez indiqué cette collaboration ne devait être qu’un EP à la base car vous avez plein de choses à dire ?

Yann : Quand tu veux faire un vrai bon disque, un vrai album qui ne serait pas du home-made… ça demande quand même plein de choses : il faut réunir les outils, trouver le bon réalisateur - même si ça, c’est fait - le label également – même si le premier album marche bien ou du moins rentre dans ses frais, il nous suivra bien entendu sur un second -… Il faut que tout ça se mette en place et j’estime qu’il est beaucoup trop tôt pour en parler sachant qu’aujourd’hui, j’ai vraiment envie de faire vivre cet album, j’ai envie de le porter jusqu’au bout et cela peut nous amener sur une bonne partie de 2017 et ensuite, oui, nous pourrons envisager à mettre des idées de côté (Sourire)…





Merci beaucoup

Butcho : Merci à toi

Yann : Merci !


Merci à Newf pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/yann-armellino-el-butcho-165360693890783
 
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