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Eindhoven Metal Meeting - Deuxième Journée - 17 décembre 2016


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
DEATH METAL

Pour sa deuxième journée, le festival d'Eindhoven met les petits plats dans les grands avec la présence de plusieurs grands noms métalliques.
NOISE - 12.01.2017 - 11 photo(s) - (0) commentaire(s)

La journée de vendredi de l’Eindhoven Metal Meeting a été une réussite et celle qui s’annonce est tout aussi prometteuse avec pas moins de 19 formations sur les deux scènes et avec quelques très grands noms de la scène métallique. Au vu du programme chargé, les hostilités commencent une heure plus tôt et les gens sont déjà nombreux à se presser devant les portes. Il faut dire que d’entrée quelques gros poissons sont attendus sur la grande scène. Pour le moment nous avons rendez dans la District 19 Stage qui a bien souffert hier et qui s’apprête à de nouveau voir ses spectateurs suer à grosses gouttes.

Les hostilités débutent avec Undivided qui va entraîner les fans dans un univers différent de la veille. Les Américains évoluent dans un thrash teinté de hardcore qui va bien remuer la salle. Le groupe privilégie des titres courts et nerveux, alliant la force de riffs et soli proches de Pantera à des vocaux core pas loin de Hatebreed. Ce concert aura ravi les fans du genre qui auront aussi apprécié quelques aspects groovy typiques. Avec Komah on reste sensiblement dans ce style, les deux groupes ouvrent pour Pro-Pain qui jouera dans la soirée et profitent de l’occasion pour s’ouvrir à un public différent. Les Belges vont saisir l’opportunité avec leur deathcore virulent en forme de mandale dans la tronche. Il se dégage une franche sympathie chez les musiciens et cette demi-heure passe à merveille auprès d’un public curieux. Komah aura balancé un bon concert puissant prouvant que le metalcore n’est pas que de l’émo. Avec Insanity Reigns Supreme le style va changer pour repartir vers un doom death occulte avec un décor soigné nous plongeant dans une messe noire. D’ailleurs Cris avec son costume évoque clairement un prélat de Satan. Le groupe nous plonge dans les abimes du genre avec une musique crade, bestiale et furieuse sans concession. D’un ‘Death Cult Manifest’ brutal à un ‘Throne Of One’ mystique et rehaussé par une voix féminine angélique, le groupe signe un concert fort et troublant qui rencontre un gros succès avec une salle se remplissant. Après cette expérience nous avons rendez-vous avec Seth. Nos Français sont rares depuis 2 ans, et les retrouver sur scène est un bonheur pour les amateurs de black pur et misanthropique. C’est aussi l’occasion de les voir live avec Saint Vincent au chant et Arnaud à la basse. Malgré le hiatus rien n’a changé, Seth reste une machine de guerre que le public apprécie à sa juste valeur. Et avec ‘Die Weihne’ ou encore ‘Addicted to Psychotropic Angeldust’ le groupe va frapper dur, son black metal a toujours cette pureté qu’on apprécie avec une violence froide intense et une face épique remarquable. Au chant Saint Vincent est parfait, il prend le poste avec aisance en rendant parfaitement toute la force des chansons.



Après cette tempête glaciale nous retrouvons Harakiri For The Sky qui va nous plonger dans les tourments de l’âme humaine avec son post black à la fois puissant et teinté d’une sensibilité à fleur de peau. Le groupe autrichien marie à merveille les ambiances et nous propose de longs titres qui lui permettent d’exprimer nombre de sentiments. Un titre comme ‘Calling The Rain’ montrant à merveille la capacité du groupe à mêler mélancolie et puissance brute. Après cet excellent concert hors du temps nous restons plongés dans cette mélancolie noire avec l’arrivée de Caronte. Le groupe italien propose un doom teinté de stoner occulte et misanthropique dans un esprit malsain. Cet esprit occulte va se ressentir dans un concert d’une lourdeur phénoménale avec une basse très en avant. De plus l’extrême longueur des titres ajoute à ce côté doom habité captant l’esprit des grands anciens. Caronte a proposé une prestation d’une grande force incantatoire confirmant la très grande cohérence de la programmation. Avec Bölzer cette salle va connaitre un grand moment et atteindre son pic de remplissage dans une chaleur intense. Il faut dire que les Suisses sont très attendus avec leur death teinté de black dans l’esprit d’un Asphyx avec une rage intense et un amour des forces occultes. En 6 titres Bölzer va marquer les esprits et se tailler un gros succès : il est brutal, agressif et hargneux, le chant de KzR étant bien féroce avec aussi quelques montées dans les aigus. Avec ‘The Archer’, ‘Spiritual Athleticism’ ou encore ‘C.M.E.’ le groupe balance de belles pépites crues et froides avec quelques passages bien épiques. Ce concert restera clairement dans les mémoires comme un des grands moments de cette journée. Avec Valkyrja nous allons achever notre plongée dans la noirceur. Les Suédois proposent un black furieux, nihiliste et malsain dans l’esprit de Marduk et de Watain. Ce concert taillé pour faire mal va être un pur concentré de noirceur avec un rythme très intense sans pitié ni quartiers avec juste de la fureur. Et malgré l’heure déjà tardive le public répond bien présent à ces 45 minutes haineuses à souhait qui auront formé avec les groupes précédents une suite noire impressionnante.

Avec General Surgery le style va changer radicalement, nous restons dans la brutalité, le groupe suédois n’est pas là pour chanter des berceuses. Mais nous basculons dans un grind proche de Carcass qui va faire des ravages dans une fosse qui bascule dans une ambiance de folie avec pogos. Il faut dire que le groupe ne fait pas de quartier et balance ces titres, tous plus courts les uns que les autres, à une vitesse supersonique avec une violence rare. La maîtrise technique est appréciable, c’est violent mais ça joue très bien, et vocalement on goûte à une voix caverneuse parfaite. Après cette beigne qui a laissé des traces, ce sont les Belges d’Emptiness qui arrivent. Il est déjà tard et la nuit s’installe doucement, la salle est moins pleine mais les derniers survivants sont encore en forme pour savourer un death teinté de black puissant mais avec une touche atmosphérique délivrée par un clavier à fleur de peau. Dans la pénombre avec juste quelques images projetées, le groupe instaure une ambiance glaciale mystique et envoûtante. En alternant entre puissance et calme les Belges emportent l’adhésion d’un public sous leur charme vénéneux. Il faut finir en beauté, et la programmation en balançant Gutalax à quasiment deux heures du matin ne fait pas dans la dentelle. Les Tchèques font dans le gore grind déjanté et ce qui reste de public va se déchaîner furieusement dans une pure folie. Au chant Maty éructe comme un damné en poussant des cris souvent inhumains et derrière ça tabasse durement bien. On retiendra aussi le passage disco déjanté qui aura mis une ambiance du tonnerre dans une salle fatiguée mais qui a envie de s’amuser. Ce concert furieux achève en beauté une journée intense qui nous aura fait passer par nombre d’émotions et qui prouve l’intérêt de cette District Stage 19 pour sa programmation riche et à part.

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Dans la salle principale les hostilités commencent très tôt également, à peine 20 minutes après le démarrage de la petite salle. Cela va démarrer très fort avec un groupe très attendu, Der Weg Einer Freiheit, qui va remplir la salle malgré une heure considérée par beaucoup comme matinale. Il faut dire que le black des Allemands, à la fois cru et bestial mais avec une face sombre et nihiliste, est de grande qualité. En seulement trois titres ils vont se tailler un succès franc. ‘Einkehr’ montre d’entrée leur face violente, mais déjà il se développe des ambiances glacées qui vont exploser avec l’énorme ‘Der Stille Fluss’. Ce titre très long alterne avec aisance entre calme et tempête. Quand le groupe veut faire mal il le fait avec une furie intense, mais au détour d’un break froid et glacial il nous entraîne dans un univers que n’aurait par renié Bathory. ‘Zeichen’ confirme cette impression de voyage sans retour et conclut un concert énorme qui lance la journée sous les meilleurs auspices.

Après ce parfait début nous restons dans l’occulte black undeground avec Schammasch. Le groupe suisse a déjà trois albums à son actif et il a soigné les détails avec de la fumée et de l’encens, droit dans l’esprit sombre et habité d’un Behemoth. Musicalement d’ailleurs l’esprit des Polonais va régner sur ce concert ; d’ailleurs avec "Triangle" récemment sorti le groupe a sorti un disque conceptuel très fort dans cette idée  mystique. Au chant et dans ses habits religieux, Chris impressionne par son ton caverneux et lugubre. Musicalement nous nageons droit dans ce mélange hargneux de death et de black avec une aura renvoyant à Septic Flesh ou Rotting Christ. Par la longueur des chansons Schammasch prend le temps de poser les ambiances et un titre comme ‘Consensus’ se révèle impressionnant. Le groupe joue dans la pénombre avec juste quelques lumières bleues glaciales. Ce concert très fort aura marqué les esprits, certes l’esprit de Behemoth se ressent mais les Suisses ont le petit truc, ce côté underground sulfureux qui leur donne une aura à part.

Après deux concerts marqués par leur spiritualité, le festival revient à un style moins mystique avec l’arrivée de Memoriam. Fondé cette année, le groupe est un super groupe de death metal qui s’est donné pour but de rendre hommage au batteur récemment disparu de Bolt Thrower. On retrouve d’ailleurs au chant le hurleur historique de la légende anglaise, Karl Willetts. A ses côtés on retrouve Andrew Whale, premier batteur de Bolt Thrower. Logiquement Memoriam œuvre dans un death metal guttural avec un chant gras et une lourdeur écrasante, le tout bien dans cette idée d’hommage. Le groupe n’a que des démos pour le moment et va nous présenter les 5 titres qu’il a déjà écrits. Il n’y a rien de bien neuf là-dedans mais le tout est très bien réalisé et le côté écrasant est très marquant. À coté Memoriam a la bonne idée de proposer trois reprises de Bolt Thrower, dont un duo avec Dave Ingram, actuellement dans Hail Of Bullets et qui avait remplacé un temps Willets. Avec ‘Powder Burns’, extrait de "Mercenary", ‘Inside The Wire’, extrait de "Honour-Valour-Pride" en duo avec Ingram et ‘Spearhead’ tiré du classique "The IV Crusade", il touche juste. L’émotion est palpable sur scène et le public ravi de retrouver de tels classiques qui rappellent à quel point Bolt Thrower excellait dans ce death mEtal monolithique. Memoriam aura fait impression en faisant revivre l’art de ces derniers sans passéisme et avec la volonté de créer. Il faudra patienter pour le nouveau single début 2017 et un futur album, en attendant ce concert aura été une belle claque.

Avec Aura Noir le festival replonge dans la noirceur. En matière de thrash cru teinté de black dans l’esprit de Venom, Destroyer 666 ou Nifelheim,​ le groupe norvégien est une référence du genre avec ses 23 ans de carrière et des albums référentiels. L.a salle affiche quasi complet pour les accueillir. Car même s’il n’a pas proposé d’album depuis 2012 le groupe porte toujours son nom à merveille: il conserve cette aura particulière, ce charme sombre et froid qui ravit les amateurs d’underground, de cette idée de mélange crade entre les genres métalliques comme dans les années 80. Et l’on ne va pas être déçu de cette prestation, d’entrée de jeu on prend dans la face cette puissance. Le groupe joue sur les ambiances, et d’un chant malsain quasiment parlé à une musique crue et sauvage, il fait forte impression. On ressent dans chaque titre une conviction intense de la part des musiciens et derrière le micro Aggressor dégage un charisme glacial puissant. Cette violence est jouissive, un titre comme ‘Destructor’ tiré des débuts du groupe avec "Black Thrash Attack" étant la pure synthèse de tout son art féroce. Avec ce concert Aura Noir a lui aussi marqué les esprits et nous a rappelé qu’en matière de métal cru et barbare il restait une référence du genre.

Avec Hell, Eindhoven accueille sa seule formation heavy metal classique. Mais le groupe anglais ne fait absolument pas tache grâce à son coté occulte. Depuis son retour en 2008 il fonce pour rattraper le temps perdu dans les années 80, et, stabilisé depuis 2010 avec l’arrivée de David Bower au micro, il a proposé deux excellents albums de heavy speed. Et en live il n’a jamais déçu grâce à un David charismatique derrière son micro-cravate et grâce à un superbe décor très soigné. Ce premier gros morceau de la soirée est très attendu, la foule est compacte. Mais en tout début de concert David est quasi inaudible tandis que ses compères peinent à se faire entendre. Heureusement le souci est vite réparé. La fête peut alors commencer et elle va être mémorable, Andy Sneap et les autres sont déchainés. Au milieu de tout ça, David impressionne par sa hargne mais aussi par son humour et son aptitude à faire vivre les chansons de manière très théâtrale avec ses vocaux partant souvent hauts. ‘The Age Of Nefarious’ qui ouvre le concert est un superbe moment de heavy. Ensuite on retiendra le fabuleux enchaînement entre ‘Something Wicked This Way Comes’ et ‘Blasphemy And The Master’, deux grands moments qui vont prouver que David vit son concert à fond. Sur la seconde, il revient torse nue et couvert de sang avec fouet à la main. Il nous propose une prestation de haut vol tel un acteur en utilisant son fouet sur lui-même, finissant couché sur la scène et allant saluer les premiers rangs. A ses côtés ses compères assurent le travail en distillant riffs et soli de haute volée. La suite du concert gardera ce haut niveau avec notamment un ‘The Quest’ redoutable d’efficacité. Hell a donné un concert mémorable et la foule en aurait volontiers repris une bonne rasade. Ce concert confirme en tout cas que le groupe a mille fois eu raison de remettre le couvert.

Après cette tornade nous retrouvons un groupe qui dénote un peu. En effet retrouver Pro-Pain et son hardcore metal sur ce week-end teinté death black torturé surprend un peu et la salle affiche moins rempli. Mais les Américains n’en ont cure et sont déterminés à mettre le feu. Et personne ne sera déçu tant Pro-Pain va dégager une folle énergie. Du haut de ses 25 ans de carrière il tient la scène avec aisance. L’ambiance ne va cesser de monter durant un concert furieux, parfait concentré de metal hardcore allant droit au but. Gary Meskill est intenable et arpente la scène dans toutes les directions, sautant avec conviction et entraînant avec lui un public de plus en plus chaud. Les années ne semblent avoir aucune prise sur Pro-Pain qui garde une fraicheur intacte et qui parvient à se faire une place dans cette concentration de black et death metalleux. Côté set-list nous avons droit à un bon petit best-of, cette tournée que mène Pro-Pain dans toute l’Europe étant l’occasion de célébrer son anniversaire, des titres comme ‘Make War Not Love’ ou ‘In For The Kill’ ayant marqués les esprits. La richesse du répertoire à travers les années et les albums, et cette constance dans le style malgré les modes force le respect. Au final et alors que ce n’était pas gagné d’avance les Américains se sont offert un joli succès. Et la standing ovation lors de la photo souvenir en fin de concert l’aura prouvé avec éclat.

Après cette claque, place à la tête d’affiche de cette journée. La soirée est bien entamée, le public est chauffé à blanc par tout les concerts et Moonspell est attendu. Les Portugais ont une forte cote de sympathie et proposent une set list consacrée à l’album "Irreligious" qui fête ses 20 ans, auquel sont ajoutés deux classiques de "Wolfheart".  Le décor rouge aux couleurs de l’album est superbe et la foule est compacte bien avant le début des hostilités. D’entrée Moonspell va mettre tout le monde à genoux, il nous propose l’album dans l’ordre et l’enchaînement entre ‘Opium’ et ‘Awake’ est tout bonnement fabuleux. Le son est énorme, clair et puissant, Fernando Ribeiro est dans une forme vocale étincelante, il alterne chant clair profond et growls avec aisance. Musicalement ce metal gothique qui combine puissance et mélodie est irrésistible. Emporté par la musique et des refrains énormes, le public est à fond dans le concert dans une ambiance de folie. Et cela ne va pas baisser, Fernando est communicatif, souriant et toujours charismatique, il n’hésite pas à aller au contact du public. Avec ‘Ruin & Misery’ ou le très gothique ‘A Poisoned Gift’, il fascine de plus belle manière encore. Par la suite ‘Mephisto’ et ‘Raven Claws’ remportent un franc succès. Sur ce dernier titre la participation vocale de Maria Angela Demurtas de Syrenia a ajouté une jolie touche. Et la fin du concert va être énorme: le trio final va transporter la salle dans un autre monde, avec ‘Vampiria’ tiré de "Wolfheart" on retrouve un classique. Fernando a revêtu sa robe de cérémonie et dans une lumière rouge intense le titre fait son effet grâce à son refrain et son rythme et ses breaks qui amènent cette ambiance si prenante. Enfin avec l’énorme ‘Alma Mater’, toujours aussi fédérateur, et ‘Full Moon Madness’, Moonspell achève en beauté un concert d’immense qualité qui restera dans le top 3 des meilleurs concerts de ce week-end.

Tiamat n’a plus l’aura de ses années de gloire mais il reste une référence en matière de metal gothique. Même si l’heure est déjà tardive il est très attendu et la salle reste très bien remplie. Il n’a certes rien sorti depuis 2012 et le très bon "The Scarred People". De plus la santé fragile de Johan Edlund - il avait même annoncé son retrait début 2014 - a toujours laissé des doutes quant à la survie du groupe. De fait chaque occasion de voir le groupe ne se rate pas, comme si cela devait être la dernière fois. Et Tiamat va se mettre à la hauteur de l’évènement et faire honneur à sa place sur l’affiche. Johan toujours en jean et bonnet décontracté va se montrer dans une grande forme, à la fois vocale et physique. Il va aussi faire de l’humour et pas mal parler, notamment en nous narrant une tournée antique avec Death en 1991, en se demandant qui était né dans le public. D’entrée avec ‘Will They Come ?’ la salle bascule dans un autre univers, ce titre très planant est porté par la voix de Johan, à la fois forte et fragile et semblant sortir de l’au-delà. La suite est tout aussi prenante et intense, avec ‘Cain’ ou encore ‘Misantropolis’, Tiamat touche les âmes de son public. Ce concert fait plus que rassurer sur l’état de forme du groupe, il confirme qu’il reste un maître dans l’art de faire voyager hors du temps et de l’esprit. Et la touche finale sera grandiose avec un trio vocal magnifique, on se souviendra longtemps de cette rencontre entre Johan et Fernando Ribeiro de Moonspell, deux des plus belles voix de metal gothique. Tiamat a rencontré un succès mérité avec ce concert, à présent un album est attendu pour parachever ce retour aux affaires.

Après ce nouveau grand moment le festival va s’achever dans ce mysticisme occulte qu’il aime tant. Eindhoven va frapper un grand coup avec la venue de Batushka. Il est quasiment deux heures du matin, la salle s’est vidée en partie mais les curieux et les amateurs sont là pour accueillir les Polonais. Le groupe a vu le jour en 2015 et a su depuis faire le buzz, les membres restent inconnus, ils feraient tous partis de groupes célèbres, et il aime s’entourer de mystère autour d’une imagerie chrétienne orthodoxe très forte. Sans être chrétien, le groupe en emprunte tout les codes, de ses pochettes à ses membres, du chanteur habillé en pope aux décors scéniques en passant par l’encens dont l’odeur planera fortement. C’est avec du retard que Batushka lance sa messe à la fois noire et subversive dans une ambiance très feutrée avec un public attentif, curieux et même impressionné. Il faut dire que les cantiques en imposent pas mal et cette longue introduction mélancolique plante le décor. Musicalement nous nageons dans un death black costaud que ne renierait pas Behemoth ou Rotting Christ avec une face atmosphérique. L’imagerie prend un peu trop le pas sur la musique, mais dans ce cadre et à cette heure tardive cela fonctionne à merveille. Le groupe joue l’intégralité de son premier album "Litourgiya", 8 chansons aux titres en cyrillique d’une brutalité certaine avec la voix profonde de Варфоломей pour amener la touche solennelle. Ce concert aura marqué les esprits de ceux restés jusqu’au bout. Batushka n’invente assurément rien de neuf, mais il a su se créer un univers à part très fort, il faudra voir si tout cela peut tenir sur la durée.

Ce concert achève une grosse édition de l’Eindhoven Metal Meeting. Les deux jours auront été riches en confirmations, découvertes et en grandes prestations. Le festival sans jamais se renier vogue de succès en succès et confirme qu’il est le grand moment à ne pas rater pour tout fan d’extrême qui se respecte. Il nous reste à remercier Willem et l’organisation pour nous avoir accueillis ainsi que Bart et Hell&M Prod pour la précieuse collaboration.



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